Hyperterrorisme

Les images de Madrid sont difficilement soutenables : les carcasses métalliques broyées, les corps sans vie, toutes ces victimes meurtries. Et ces deux millions de parapluies noyés sous l'eau et la douleur...
En dépit des hésitations du gouvernement Aznar, il ne semble plus faire de doute que cet acte de terreur est signé de la main du fanatisme islamiste. Comment enrayer cette guerre des civilisations qui est en train de naître sous nos yeux ? Bien sûr, il nous faut nous battre. Bien sûr, il nous faudra bien démanteler les réseaux d'Al Qaida, décapiter leur direction, assécher leurs sources de financement. Mais je doute que cela suffise. Je doute que la seule répression soit la solution - et encore moins la "guerre préventive". Comment pourrait-elle l'être, alors que la source du mal est dans l'obscénité du choc entre l'opulence d'ici et la misère de là -bas, deux milliards d'être humains qui vivent avec moins d'un dollar par jour ? Comment pourrait-elle l'être, alors que la désespérance est si absolue qu'elle peut amener des enfants à s'immoler dans des attentats-suicides, et leur mère à revendiquer leurs sacrifices comme martyrs de la foi ?
dsk
Non, dans la sécurité internationale comme dans la sécurité interne, les mêmes principes s'appliquent : une politique juste ne peut obérer la prévention pour la répression. Si nous voulons la paix, nous devrons réinventer le développement.
dsk

D'accord avec votre analyse mais "vouloir réinventer le développement" n'est il pas un peu utopique?
Q'elles ont été les mesures prises par le gouvernement Jospin pour aller dans ce sens?
Rédigé par: Delon | le 14 mars 2004 à 09:42
Je ne pense vraiment pas que l'heure soit aux réglement de compte pour savoir si tel gouvernement d'il y a 3 ans a fait ce qu'il fallait pour prévenir les horreurs d'aujourd'hui. Il faut réfléchir de manière constructive non pas à ce qu'on aurait pu faire si on avait, parce que les attentats ont bien eu lieu et que les morts ne ressuciteront pas, mais que pouvons nous faire maintenant? et qui nous propose la solution qui nous paraît avoir le plus de chance de réussir?
Quand il y a autant de mort, l'heure n'est plus aux querelles politique.
Quant à "réinventer le developpement" n'est-ce pas la une phrase aux faux airs d'altermondialisation? Et qu'est ce que cela veut dire en terme de propositions?
Rédigé par: Alexis | le 14 mars 2004 à 11:04
Ce qui est gênant c'est que le gouvernement espagnol, avec MM.Aznar et Acebes (ministre de Interieur), donne de plus en plus l'impression de ne communiquer sur cette affaire qu'en fonction de l'élection prévue ce dimanche.
Je suis actuellement en Espagne et j'ai pu suivre en direct à la télé la première conférence de presse d'Acebes, quelques heures seulement après le carnage.
Il n'avait qu'un mot à la bouche ETA, ETA, ETA, alors que déjà , la population évoquait Al-Qaïda. La première question l'interrogeait sur la piste islamique; il l'a rejetée avec vigueur (sans paraitre d'ailleurs très à l'aise).
Ensuite, c'est El PaÃs qui révèle le contenu d'une note émanant de la ministre des affaires étrangères demandant aux ambassadeurs d'imputer la responsabilité de la tuerie à ETA.
Pendant ce temps, ETA clame à qui veut bien l'entendre son innocence, soulignant que l'ETA prévient toujours les autorités avant de faire exploser une bombe et que la seule fois où ETA a tué beaucoup de civil (1987, Barcelone), il s'est excusé (!).
Bref, Aznar ayant fait de la lutte contre ETA un axe fort de sa politique, la culpabilité du groupe basque dans cette affaire le conforterait à posteriori.
En revanche, son action en Irak aux côté des USA ayant été très mal accueillie par la population, l'hypothèse Al-Qaïda serait une catastrophe pour son parti, le terrorisme islamique serait alors le prix à payer pour l'engagement avec Bush, contre l'avis du peuple souverain. La sanction pourrait être electorale.
Alors la tentation est forte pour Aznar et son parti d'accuser d'abord ETA au moins jusqu'à l'issue du scrutin. Manipulation ? J'ai personnellement l'impression d'assister à un "remake" de l'affaire de Nanterre, où pour conserver sa présidence, un homme où un parti n'hésite pas à utiliser une catastrophe qui a coûté la vie à des innocents.
Ce matin, les espagnols sont convaincus de la culpabilité des réseaux islamiques radicaux.
Rédigé par: Jean-Baptiste | le 14 mars 2004 à 13:05
Je voudrais revenir à ce que disait Alexis, car je suis tout à fait d'accord avec son point de vue, ce dont il est question n'est pas tant de savoir quelles erreurs ont été commises que la manière dont on peut les éviter à l'avenir...Et de ce point de vue "réinventer le développement" c'est bien, mais quelles marges de manoeuvre ont les politiques pour le faire quand on pense à l'individualisme des français, pour ne citer qu'eux et qu'a très bien rappelé l'abbé Pierre. L'Europe serait sans doute le meilleur échelon pour intervenir sur ce sujet, mais cela supposerait une véritable volonté européenne de le faire....qui manque encore.
L'homme politique, et ce que nous dit Jean Baptiste le montre bien, devrait avoir une vue un peu moins opportuniste. L'homme d'Etat n'est-il pas celui qui fait comprendre à ses citoyens l'intérêt général?
Rédigé par: Tonio | le 14 mars 2004 à 13:52
vos reflexions m'intéressent
je lis vos livres
je vous soutiens
jl.hameau
Rédigé par: HAMEAU | le 14 mars 2004 à 14:19
DSK,
Vu vos commentaires, mais il me semble que vous faites fausse route.
Croyez vous vraiment que si la démocratie s'installait dans le monde arabe, le problème du terrorisme serait résolu? Imaginons que les relations Isrélo-Palestiennes soient normalisées, pensez vous que les attentats suicides s'arrêteront?.
Il nous faut avoir le courage de dire non.
Aujourd'hui l'Espagne est visé au prétexte de sa participation à la guerre en Irak mais ce n'est qu'un piége dans lequel nous nous précipitons par manque de courage. Cessons de tomber dans la dialectique de nos ennemis et ayons le courage de les considerer comme tels: Des ennemis dont le but est de simplement détruire la démocratie et d'instaurer un régime totalitaire.
Ca n'est pas la souffrance qui est à l'origine de cette forme de totalitarisme mais une idéologie forte et structurée.J'en veux pour preuve la quasi absence de mouvement du type Al Quaida en Afrique.
Désigner de façon claire notre ennemi,reconnaitre l'état dans lequel nous sommes comme un état de guerre permet également de sortir des schémas du type " Choc des civilisations".Ca n'est pas une guerre entre des civilisations mais une guerre entre ceux qui croient en la valeur de l'homme, j'ose croire qu'au dela des civilisations et des cultures ils sont les plus nombreux, et ceux que l'on doit tout simplement appeler des fascistes.
Sur les problèmes de développement, l'éditorial de The Economist de cette semaine est une bonne base pour débattre
http://www.economist.com/printedition/displaystory.cfm?Story_ID=2499118
Rédigé par: Tlon | le 14 mars 2004 à 14:32
Il est possible que l'attentat de Madrid soit l'oeuvre de l'eta qui tue écoutez bien.. pour l'indépendance du pays basques..
On croit rêver..
Comment peut on tuer pour se foutre des frontières tout autour, comment peut on tuer pour se séparer alors que l'heure est au mélange, au brassage, a la mondialisation (alter si possible) et aux échanges.
On ne peut plus vivre enfermer.. Ni prospérer.
J'aimerai bien voir le niveau de vie d'un pays basque libre.. (marche pour la bretagne, la corse, etc)
Je ne comprend pas le communautarisme ni le nationalisme. Certains dans ma région se foutent sur la gueule car ils habitent dans une ville plutôt qu'une autre..
le frère de ma copine a des origines martiniquaises et il ne porte pas dans son coeur les guadeloupéens.. Je ne comprend pas sa..
Rédigé par: tartiflette | le 14 mars 2004 à 14:50
Difficile de commenter originalement ce drame. A part pour réaffirmer notre solidarité avec nos amis espagnols. Je crois que la responsabilité actuelle du PP est lourde car, à voir les réactions de Rajoy et d'Acebes, on a le sentiment d'un durcissement. Il était normal que le premier réflexe soit de penser à l'ETA. Quand ensuite les preuves d'une autre piste s'accumulent, il faut faire face à la réalité. Ca tombe très mal pour la droite, mais il faut assumer. Le PSOE est-il prêt à prendre la relève ?
Rédigé par: Pierre Kanuty | le 14 mars 2004 à 16:14
Vous proposez un shéma de pensée marxiste, qui veut que le délabrement culturel qui règne dans une partie du monde soit le résultat de la pauvreté.
Or la relation est essentiellement inverse. Nos richesses ne tombent pas du ciel, mais sont le produit d'une culture.
Les terroristes n'auraient pas accès au système scolaire ? Mensonge : leurs écoles n'enseignent ni les sciences ni la philosophie, mais le coran.
Rédigé par: PommeDePin | le 14 mars 2004 à 16:20
Mais, PommeDePin (vous écrivez sous Mac, n'est-ce pas ?), le Coran, dans l'absolu, ne serait-ce pas une philosophie, au même titre que la Bible par exemple ?
Il ne faut pas oublier que le Coran, c'est d'abord un livre religieux ; seule l'interprétation fanatique qu'en font quelques malades en fait cet objet de peur moderne.
De même, la corrélation "nos richesses"/"notre culture" me semble un peu simpliste, voire même un peu dangereuse. Les cultures que nous disons "primitives" ne le sont que parce que nous les voyons à travers le prisme des nôtres. Notre mode de vie, notre culture n'est qu'une facette des possibilités humaines, en rien un sommet.
et pour rebondir sur ce que disais Tartiflette, mes parents sont originaires de la Guadeloupe. Chacun de leurs voyages là -bas est un sujet d'écoeurement renouvelé au sujet de ce communautarisme. Il y a de cela 3 ou 4 ans, un type à la télé guadeloupéenne appellait ouvertement à s'en prendre physiquement aux Haïtiens dans des diatribes bien plus violentes qu'un discours de Mégret mâtiné de Lepénisme. Appel à la haine raciale sur un canal télévisé "louche", il avait fallu un certain temps avant que cet individu soit privé d'antenne.
De sanctions pénales, il ne fut pas question.
Et comme dit ma mère, les nationalistes Guadeloupéens (si, si, ils existent) rejettent tout ce qui est français, mais quand il s'agit de toucher les allocations ou de profiter des avantages fiscaux ahurissants accordés par la métropole, ils sont les premiers à réclamer...
Rédigé par: Jean-Baptiste | le 14 mars 2004 à 18:46
Pour une fois qu'on dit que Dominique est marxiste ! Il n'a plus qu'à se laisser repousser la barbe ! Encore un peu et il ressemblera à Lula !
Rédigé par: Pierrot K. | le 14 mars 2004 à 19:14
Je partage totalement l'analyse de DSK : au delà du fanatisme ou de fondamentalisme religieux, c'est la disproportion des modes de vie sur la planète, l'injustice croissante de la qualité de vie (selon qu'on est né sur tel ou tel continent) qu'il faut avoir la volonté politique d'endiguer.
On peut effectivement parler de "faschisme" à combattre mais l'intégrisme religieux a toujours existé, et à mon avis, existera toujours : il fait partie intégrante du fait religieux qui s'appuie sur l'irrationnel et sur la foi.
La question qu'il faut se poser, c'est pourquoi ce fanatisme a pris de telles proportions.
Il semble que les valeurs occidentales (démocratie, droits de l'homme, éducation) qui se voulaient universelles le soient de moins en moins.
Le modèle américain et avec lui le libéralisme mondialisé sans désormais d'opposition idéologique (autrement dit l'idéologie de droite) ne porte presque plus aucun universalisme. Au contraire, l'injustice économique qu'il développe (et qu'il défend), les postures morales et religieuses incessantes de Bush contribuent à faire de l'occident tout entier une civilisation qui combat les autres pour son seul profit propre.
Il va falloir rapidement inverser cette tendance qui plonge progressivement la planète dans l'obscurantisme, montrer que la social démocratie à l'echelle mondiale est la seule susceptible de porter cette universalité et que la droite, parce que libérale, y a renoncé.
Oui, nous devrons réinventer le développement car c'est la condition indispensable pour défendre et continuer de faire progresser les valeurs universelles de démocratie et de tolérance.
Rédigé par: Laurent Rumeau | le 14 mars 2004 à 19:25
Jean-Baptiste, enseigner la philosophie et enseigner une philosophie sont deux choses differentes. Je n'ouvrirais pas ici un debat sur le contenu du coran, ce n'est pas le sujet.
Vous semblez affirmer deux idees contraires : vous vous faites le chantre d'un relativisme culturel, mais affirmez en même temps, avec DSK, que le monde entier doit, grosso modo, tendre vers ce que sont nos sociétés.
Vos propos, Laurent, ouvrent la voie aux discours qui culpabilisent les victimes et innocentent les coupables.
Vous affirmez tout d'abord que l'universalité de certaines valeurs "occidentales" se mesureraient à l'epreuve des faits. Voila une bien etrange conception. Depuis quant une exigence morale est-elle soumise à l'alea des societes ? Vous devez prendre conscience que le relativisme culturel s'arrete la ou la dignite humaine n'est plus respectee.
Vos propos sont doublement faux : l'équation "pauvrete (ou inegalite ?) = terrorisme" est contredite par les faits (Cf. entre autres : Terrorisme : la pauvrete n'est pas coupable, Daniel Cohen in Le Monde).
Pour ce qui est de votre réquisitoire melant, pele mele, le libéralisme, Bush, la droite, la mondialisation, il est risible, et montre que vous cherchez juste, au prix des associations les plus perilleuses, a faire coller les faits à vos opinions et croyances.
Le developpement n'a nul besoin d'être reinventer. C'est au contraire dans les contrees ou la mondialisation liberale n'a pas encore penetree que perdure la pauvreté. Laissez-donc, les faits, et non l'ideologie s'en charger. Contrairement a ce que vous dites, le liberalisme est de plus en plus conteste, mais il est, dans le meme temps, de plus en plus pratique. Pas assez helas. N'essayez pas, une nouvelle fois, de reinventer le developpement, pour finalement renouveler la misere.
Rédigé par: PommeDePin | le 14 mars 2004 à 20:16
En entendant les différents commentaires suivant les attentats à Madrid, je pense à une phrase de Kennedy (prononcée je crois lors de la crise de Cuba, mais c'est pas sur):"Never fear to negociate, but never negiciate under fear".
Oui, on peut tout négocier, oui notre opulence et notre puissance nous donnent des devoirs vis-à -vis du reste du monde, non, nous ne devons rien céder sous la menace.
S'il était prouvé qu'Al Quaida était là dessous, cela devrait plutôt renforcer notre détermination qu'autre chose. Or les commentaires donnent parfois l'impression que ce serait Aznar qui aurait posé les bombes! Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas le cas.... J'ai été opposé à la guerre en Irak parce qu'il me semblait qu'on voulait la faire pour de mauvaises raisons, pas par peur d'Al Quaida. Il faudrait que cela soit très clair dans nos discours. Or cela ne me sembla pas l'être actuellement... Il ne faudrait par exemple pas (trop) se réjouir d'une défaite d'Aznar qui serait uniquement due à ces attentats. Car ce serait une victoire pour les terroristes...
Enfin, je me pose une question: je suis loin d'être un spécialiste en la question, mais peut on exclure une collusion d'Al Quaida (qui ne veut rien dire d'autre que "la base" [de donnée]) avec des parties d'ETA (dont des éléments ont été arrêtés en décembre avant de perpétrer un attentat au modus operandi dont la similitude est troublante)?
Rédigé par: Xavier Boutin | le 14 mars 2004 à 20:28
Pomme de Pin,
ce que tu affirme est inexact,
l'Argentine a suivi ces dix dernières années les très libérales injonctions du FMI avec le résultat que l'on sait. Ce n'est pas le seul pays en Amérique Latine (cf Bolivie et Uruguay). En Asie du Sud-Est, la Malaisie est le pays qui a le mieux résisté à la crise de 1997, avec un cocktail économique très peu libéral (contrôle des changes, des flux de capitaux, nationalisation partielle des banques...).
L'équation libéralisme=développement est pour le moins simpliste. Elle s'applique probablement beaucoup mieux aux grands pays qu'aux petits, et à ceux qui sont en périphérie des zones développées qu'aux plus marginalisés.
Réinventer le développement, pour moi c'est :
-trouver un système de commerce international qui soit équitable, en rompant avec l'asymétrie actuelle qu bénéficie aux grands pays et aux pays riches. En effet, les négociations de l'OMC, malgré le système un pays-une voix, fonctionnent essentiellement par formation de coalitions autour des pays puissants, sur fond de chantage à l'aide au développement.
-sortir de la logique qui consiste à épurer des dettes nationales qui résultent d'un système commercial inéquitable, quand elle ne provient pas carrément de détournements de fonds. Je pense ici au cas très limite de la restructuration de la dette de la RDC par le FMI, au profit d'une coalition de 5 chefs de guerre. Franchement, on aurait pu utiliser ces fonds de manière plus efficace...
Sur le libéralisme "de plus en plus pratique", j'avoue ne pas trop comprendre le sens de ta phrase, quant à ce fabuleux raccourci "Les terroristes n'auraient pas accès au système scolaire ? Mensonge : leurs écoles n'enseignent ni les sciences ni la philosophie, mais le coran. ", j'ai bien peur de comprendre...
Rédigé par: Thomas (Equipe DSK) | le 14 mars 2004 à 20:42
Le PSOE remporterait les élections législatives en Espagne. 56,33 % des votes ont été dépouillé et la gauche devance le PP de 17 sièges. 10 pour la Convergence et union (Catalans). C'est y pas une bonne nouvelle ça ? Attendons la suite !
Rédigé par: Pedro Kanuty | le 14 mars 2004 à 21:54
Oui, la victoire du PSOE se confirme. Comme quoi, la manipulation du gouvernement Aznar, effarante après un tel drame, va lui couter l'élection alors qu'il avait 10 points d'avance dans les sondages. La vérité doit, toujours, guider nos pas (PMF)...
Rédigé par: | le 14 mars 2004 à 23:06
Perdón por escribir en español. La victoria del PSOE se confirma, con una mayorÃa aplastante (164 parlamentarios -125 en 2000-) y un vuelco radical con respecto a las elecciones del 2000 (el PP se queda con 148 -183 en 2000-). Más información en http://www.elec_gen04.mir.es/congreso/CGF_TOP.htm
Rédigé par: Victor R. Ruiz | le 15 mars 2004 à 00:15
Plus un peuple, un individu ,a le ventre vide, est pauvre , est humilié, plus il est manipulabe et se tourne vers l'illégalité et les crimes en tous genres.
Alors oui le dévellopement est la solution et si nous revenons au pouvoir, nous devrons agir rapidement à un monde plus juste et plus équilibré car les menaces qui pèsent sur le monde sont en grandes partis le fruit des inégalités qui n'ont pas été traités.
Du coup on a trop longtemps laisssé les inégalités s'accroitrent ce qui a manifestement servi la cause des extremistes et des terroristes.
C'était une bombe à retardement...qui aujourd'hui nous explose en pleine figure.
Nous devons comdamner ces crimes abominables mais nous devons en même temps mieux répartir les richesses.
Rédigé par: Renaud | le 15 mars 2004 à 05:42
Merci M. Strauss-Kahn de parler de nouveau modèle de développement. Mais qu'entendez-vous par là ?
Je serais curieux d'avoir l'avis d'un économiste sur des questions telles que le revenu universel, l'économie d'énergie, la décroissance...
Un petit (non, un gros en fait) billet là -dessus ? :)
Rédigé par: Adrien | le 15 mars 2004 à 10:32
Bonjour à tous,
de mon côté, une crainte que je partage avec vous...
Si Al Qaida, comme celà semble être le cas, a perpétré ces attentats odieux, cela voudrait-il dire que les islamistes vont commencer à faire et défaire les élections et gouvernements en Europe ?
J'avoue que cette pensée donne un drôle de goût à la victoire des socialistes espagnols...
Rédigé par: Danielle | le 15 mars 2004 à 11:50
En réponse à Thomas.
Cessons de voir les échanges internationaux comme un jeu à somme nulle. Ce dont souffre les pays du tiers monde( et tout particulierement l'Afrique) c'est être mis hors jeu du système de mondialisation.L'intégration dans le systeme économique mondiale est une des clés pour un nouveau developpement.En fait tout se passe comme si,et au nom d'idées généreuses, on interdisait à certains de mettre en place les recettes qui n'ont ont permis de réussir.En ce sens l'échec de Bombay est une catastrophe et une application pratique du dilemne du prisonnier. L'absence de coopération fait que la plus mauvaise solution a été choisie.En résumé et pour faire réagir
Le veritable ennemi des PVD c'est José Bové et surement pas NIKE.
Ce dont souffre l'Afrique ça n'est pas d'être exploité,mais plutôt de ne pas être exploité.
Rédigé par: Tlon | le 15 mars 2004 à 16:20
Thomas, vos propos sont simplificateurs. Le propre du FMI est d'intervenir dans des pays en crise. Je ne doute pas que les médecins homéopathes enregistrent moins de décès que leurs confrères urgentistes dans les hopitaux, mais malgré cela, quand j'ai un souci, c'est bien aux urgences que je me rend.
Pour autant, votre analyse économique à propos de ces pays n'est même pas du niveau d'un mauvais roman de Stiglitz... Quant à la kleptocratie, qu'à telle à voir avec le libéralisme ?
Vous avez bien raison, Tlon, de rappeler que l'échange international est un jeu à somme positive. Hélas, une propagande idéologique dangereuse n'a de cesse de faire des firmes multinationales des boucs émissaires du sous-développement.
Rédigé par: PommeDePin | le 15 mars 2004 à 16:48
Dommage que DSK ne reagisse pas plus souvent, dans le cas de l'Espagne, cela eut ete utile.
L'interet du blog est de coller a l'actu et non de publier hebdomadairement sa feuille paroissiale..
Je me doute que l'emploi du temps de l'ancien ministre et futur (j'espere) candidat a la presidentielle ne le permette pas, mais a ce moment des reactions peut etre plus courtes et plus actuelles seraient bienvenues.
En tout cas, bravo pour l'initiative,
je vous soutiens aussi,
Christian
Rédigé par: Christian | le 15 mars 2004 à 17:12
C'est heureux de voir que certains, même se disant de gauche, continue de penser que le libéralisme est bon pour tout le monde et qu'il est hors idéologie.
Tlon et PommeDePin n'ont pas dû entendre parler de l'Argentine (pour ne citer que ce pays)...
Rédigé par: Adrien | le 15 mars 2004 à 17:39
Tlon, je n'ai pas écrit que le commerce international était un jeu à somme nulle, je pense le contraire. Mais une somme positive peut cacher des sous-sommes négatives, et l'exemple africain que tu apportes est bienvenu.
Intégration dans le système mondial oui, mais pas exploitation comme ta dernière phrase le laisse envisager et comme cela se passe trop souvent. Le système commercial doit être plus juste ! Il est assez choquant de voir que les pays du Tiers-Monde n'ont pas les moyens de participer à toutes les réunions de l'OMC, y sont mal défendus, y subissent des pressions... Je rappelle les montant des subventions américaines aux producteurs de coton : 100 000 dollars par plantation (25000 planteurs). Résultat, une chute des cours de 50% depuis 2001, et appauvrissement à la clé pour 10 millions de planteurs africains...
Pomme de Pin, merci de me mettre dans le même sac que Jo Stiglitz ; ton mépris envers un prix Nobel et Chef-economiste de la Banque mondiale est tout à ton honneur! Ce qui est amusant, c'est que même le FMI a reconnu certains de ses torts, heureusement qu'il lui reste des inconditionnels comme toi. Je constate d'ailleurs que tu as le mépris facile (cf tes sympathiques réponses à Jean-Baptiste et Laurent). Si tu souhaites laisser libre cours à ton agressivité, je te recommande le blog de Jean-François Copé
Le lien entre kleptocratie et Libéralisme? L'absence de régulation.
Je milite à titre personnel pour la lutte anti-blanchiment (DSK a contribué à la création du GAFI en 1998).
Rédigé par: Thomas | le 15 mars 2004 à 18:22
Thomas,
Ce monsieur ou madame pomme de pin me semble tout à fait sympathique et pourquoi le chasser vers JF Coppé? Il croit en ses idées et les défend avec conviction.
Plus sérieusement, je ne vois pas comment l'argument des subventions américaines peut être utiliser contre la liberalisation du commerce mondiale, alors que justement c'est contre cela que nous devons lutter.Il faut effectivement être contre toute forme de subvention qui provoque l'appauvrissement des PVD.
Pour info, selon l'OCDE 20% des fermiers les plus riches de l'UE accaparent 80% des subventions, 40% du budget total de l'UE est distribué à moins de 1% de la population. Ces subventions ont entraîné l'accumulation de surplus dont il faut se débarrasser et sont déversés sur les marchés mondiaux avec l'aide de subventions à l'exportation ce qui ne laisse aucune chance aux PVD. Selon certaines études, la PAC entraîne une perte de 20 milliards de dollars chaque année pour les PVD.
De même, l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Afrique (Africa Growth and Opportunity Act) stipule la liberté d'échange pour certains produits comme le tabac ou les arachides alors que certains produit pour lesquels l'Afrique a un avantage comparatif sont exclus.
Haïti par exemple peut exporter du café en Europe mais ne peut vendre des chandails s'ils sont fabriqués avec des tissus importés de Chine par exemple.
Selon le gouvernement britannqiue, une réduction de 50% des droits de douane dans les pays industrialisés mènerait à une augmentation de la propérité de 150 milliards de dollars chez les plus pauvres.
Répétons-le, c'est de leur exclusion du libre jeu du commerce mondial dont souffrent les pays les plus pauvres.
"This is the real White's Man shame"
Ps : sur l'Argentine, il y aurait pas mal à dire mais je crains d'être trop long.
Rédigé par: Tlon | le 15 mars 2004 à 19:35
Bonjour,
Si je puis me permette cette drôlerie, je dirais que le FMI, et Stiglitz le montre parfaitement dans son dernier bouquin, "Globalization and its Discontents", est une hôpital économique qui produit un trop grand nombre de maladies nosocomiales ! C'est à dire des problèmes causés par les recommandations même de ces médecins économiques, comme en Argentine.
Les fondements idéologiques sur lesquels le FMI fonde ses prescriptions, conditionnant l'octroi de prêts aux pays endettés (je me demande si ça va tarder pour la France vu sa dette...), sont trop rigides au regard de la diversité des situations et des structures économiques des différents PED. Il veulent appliquer un modèle qui a certes fonctionné dans une certaine mesure dans certains pays et sous certaines conditions. Mais vouloir appliquer de manière quasi aveugle des principes, comme le fait le FMI (cf le consensus de Washington : privatisation, libéralisation, hausse des taux d'intérêts, rigueur budgétaire) se heurte simplement au bon sens de la diversité. Certaines situation économiques demandent, appellent un certain expansionnisme budgétaire, ou dans certaines conditions très restrictives, monétaire. Mais il est idiot de vouloir appliquer la même thérapeutique pour un enrhumé (déficit élevé) ou pour un diabétique (dette astronomique). Il est idiot d'adopter les mêmes soins psychologiques pour un introverti (faible ouverture financière) que pour un exalté (forte ouverture).
Disons qu'il faudrait suivre les quelques recommandations que Stiglitz fait à la fin de son livre (auquel je ne puis que vous renvoyer, parmi d'autres). Disons aussi qu'il faudrait que les "experts du FMI" aillent peut-être un peu plus sur le terrain, se fondent plus sur les caractéristiques des pays à aider.
Cordialement.
A aller voir aussi : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3328,36-307642,0.html
Ce sont toutes les conférences de l’Université de tous les savoirs, c’est excellent, et elles sont gratuitement audibles sur le net. IL y en a une vingtaine sur la mondialisation.
Rédigé par: Greg | le 15 mars 2004 à 19:46
Il ne peut y avoir développement économique sans une ouverture démocratique des pays musulmans et notamment arabes, car le terrorisme se nourrit du totalitarisme des régimes arabes qui pour les démocraties occidentales sont une nécessité pour éviter l'avènement de régimes islamistes, un cercle pervers!
Ne jamais oublier que le terrorisme frappe avant tout les pays arabes, un double terrorisme, un terrorisme d'Etat qui s'approprie toute la richesse des pays et un terrorisme islamiste manipulateur qui culpabilise les sociétés arabes!
La situation est folle!
Je pense qu'il faudra des décennies pour que le monde arabe qui est divers mais riche de son histoire sorte de cet enfer!!!
Les démocraties occidentales et surtout européennes doivent tout faire pour montrer au monde arabe qu'une autre voix est possible que celle dela fuite en avant!
Le monde arabe dans sa diversité ne réve qu'à une chose, vivre paisiblement dans des Etats de droit où la croissance économique, la culture profite au plus grand nombre!
La france a un grand rôle à jouer dans l'avènement d'un monde arabe moderne!
Il n'existe pas de fatalité, des pays comme le maroc,la tunisie essaient d'emprunter la voix de la démocratie!
Un symbole fort pourrait être lancé contre tout ceux qui espèrent le choc des civilisations: la coupe du monde de football au maroc quelle plus bel exemple qu'un pays arabo-africain au porte de l'europe organise cet évennement planétaire!
Rédigé par: Jamel | le 16 mars 2004 à 11:55
Sur le débat Tlon/Pommedepin/Thomas.
Il me parait nécessaire de ne pas caricaturer les positions, et de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Il est évident que le FMI a de gros progrès à faire. Dire qu'il est un peu grossier dans sa doctrine et son inadaptation est certain. Mais c'est différent de dire que sa politique libérale doit être remise en cause.
De même, je trouve, comme Tlon, assez ahurissant que tu utilises l'argument des subventions (injustes et purement anti-libérales) pour condamner le système soi-disant libéral dont seraient victimes les pays du tiers-monde.
Les négos à l'OMC sont un exercice difficile, et comme toute "démocratie", celà suppsoe des jeux d'alliances, des jeux partisans. C'est le pluralisme, et il est faux de dire que les blocs se font toujours autour de pays puissants (cf. les dernières négos avortées); La critique est très facile, mais l'améliroation d'un système par nature pluraliste ne souffre pas la caricature.
Il est évident qu'un des soucis majeurs de l'Afrique est dans l'utilisation des fonds d'aide, et dans la corruption. Celà n'est en aucun cas un argument en défaveur du libéralisme, bien au contraire.
On ne peut pas dire libéralisme=développement, à coup sur, mais il est nécessaire de dire aussi que la solution n'est pas dans la fermeture des frontières, dans la stigmatisation systématique des institutions internationales, dans la caricature des effets du libéralisme.
Il est certain que les effets globaux de la mondialisation de l'économie ont été positifs. Il reste énormément de travail pour résoudre la pauvreté dans le monde, mais ne nous trompons pas sur les moyens.
Rédigé par: Nicolas | le 16 mars 2004 à 15:17
Il faudra que l'on ai un de ces jours un échange sur le concept "d'insertion" qui me semble un concept clé pour penser le monde de demain. Que devons nous faire quant des positions aussi généreuses soient elles ( Cf l'echec de Cancun et nom de Bombay comme je l'ai écrit!!!!) mettent hors jeu une partie du monde.
Même chose pour la France ou par ex le taux d'emploi( rapport pop totale employée/pop totale agée de 15 à 64 ans) passe de 66% en 1970 à 60,9% en 2000.Pour info le même taux passe de 70,8% à 71,4% au Royaume Uni,de 61,9% à 74,4% au USA. Comment passer de politique de l'emploi malthusienne génerant une société d'assistance à de veritable politique d'insertion voila le vrai débat tant sur le plan national qu'international.
Rédigé par: Tlon | le 16 mars 2004 à 17:08
Juste une petite question (c'est pas un procès, c'est juste pour info) : Tlon et Pomme de Pin, vous considérez vous "de gauche" et proche des idées de DSK ?
PB
Rédigé par: PB | le 16 mars 2004 à 20:59
Allez, je ne résiste pas à la tentation de répondre à PB.
Est-il nécessaire "d'être de gauche", voire de partger ses idées, pour échanger avec DSK sur ce blog ?
Dans ce cas, quel serait l'intérêt du blog ?
Je pense au contraire que e blog peut êre pour DSK l'occasion d'échanger, de confronter ses idées, de convaincre de nouvelles personnes du bien fondé de ses prises de positions.
Et celà , particulièrement à l'égard du "noyau mou" de l'électorat, celui qui n'est pas forcément à gauche, ou à droite, celui qui est overt, indécis...
Mais bon, c'est ma vision, ça, peut-être n'est-elle pas partagée.
Rédigé par: Nicolas | le 16 mars 2004 à 21:30
Pour info
L'homme politique dont je me semble le plus proche est... Tony Blair.Mais pour beaucoup ici il est de droite!!!
Les idées libérales sont à l'origine des idées de gauche(cf Les règles de de la liberté de M Canto Sperber ou DSK est remercié)et un penseur libéral comme John Rawls me semble avoir un point de vue juste sur la societé.
Je ne sais pas si je suis proche de DSK mais je suis intimement persuadé comme lui que le cycle d'Epinay est terminé.
L'égalité par l'offre faite à chacun de developper son potentiel.
La liberté comme autonomie et promotion de l'individu.
La protection des faibles tout en les encourageant à prendre leur avenir en main.
L'acceptation de la mondialisation et du pluralisme cosmopolite.
L'égalité considerée comme intégration et l'exclusion des opportunités considérée comme première des inégalités.
Pas de droits sans responsabilitéet ce pour tous.
Pas d'autorité sans démocratie.
Le fait que l'individu soit au centre de la politique économique et sociale, tout en l'encourageant à avoir une démarche active et d'entreprenariat.
Le passage du "Welfare state" au "Welfare to work" pour mettre fin à la culture de la dépendance
Voila certaines des valeurs auxquelles je crois.
" Il n'y a pas conflit entre ces deux conceptions(la social démocratie et le libéralisme), nous acceptons en effet que l'état soit un des moyens d'atteindre nos buts, sans que ce soit le seul, et surtout pas comme une fin en soi" Tony Blair.
Pour le reste lire le post de Nicolas.
Cordialement
Rédigé par: Tlon | le 16 mars 2004 à 22:02
Belle réaction. Mais pour autant le développement doit aussi s'entendre, cher DSK, sur le plan de l'éducation, pour combattre les idéologies, plus que sur le plan économique, pour combattre les inégalités.
En effet les inégalités, bien qu'écoeurantes, ne sont pas souvent forcément génératrice de combats : les clochards sont aggressés plutôt qu'agresseurs, les pays les plus pauvres générent-ils forcément plus de terroristes que les autres ?
En revanche l'éducation, et l'apprentissage de l'histoire, permettraient d'éviter bien des horreurs.
Rédigé par: Nicolas Halftermeyer | le 17 mars 2004 à 01:34
je suis d'accord avec toi camamrade,mais il faut surtout eviter de faire la confusion entre les musulmans et les groupes intégristes sans foi ni loi,quand les groupes terroristes ont sévi à ALger ,ils ont trouvé refuge en Grande Bretagne ,en France ,en Espagne au mon soit disant de la démocratie,et quand à certaines personnes sur certain média qui demande à la communauté musulman de s'éxcuser pour l'horreur de ce qui, s'est produit en Espagne ,je trouve ça scandaleux ,car la communauté à l'aquelle j'appartiens ne se reconnait pas dans ses groupuscules et au contraire condamne ces attentas ,et nous sommes tous solidaires du peuple espagnole ,pour finir j'éspére que le sursaut républicain qui s'est produit en Espagne qui a abouti à sanctionner la droit éspagnole se produira en France le 21 Mars .
bon courage DSK
Rédigé par: rami | le 17 mars 2004 à 08:54
Merci Nicolas ! Le but de ma question n'était pas de faire le procès de ceux qui postent sur le blog et qui ne serait pas "de gauche" (je l'avais déjà écrit dans mon post, mais visiblement il faut répéter), mais de me faire une idée plus précise sur la proximité politique. Au risque de déclencher une émeute, j'avais l'impression que certains posts étaient plus proches du simplisme à la Madelin que de la mise en perspective libérale du socialisme (idée que je me fais de DSK d'après son discours et ceux de ses plus ou proches : Cambadélis, Canto-Sperber, etc).
Pour Tlon : a propos de Tony, je suis un peu dubitatif. D'un côté, les éloges qu'il recoit ne me semblent pas toujours cohérents. Par exemple, quand il s'agit d'européens convaincus (alors que Tony n'engage pas son pays dans l'euro). Par exemple quand il s'agit de personnes qui ont manifesté contre la guerre en Irak (j'ai pas besoin de faire un dessin). Par exemple (et là je sens que ça va pas plaire) quand il s'agit de penseurs qui nous explique que passer du "welfare state" au "welfare to work" est bon pour les plus faibles (les plus faibles en Angleterre s'enfoncent toujours plus dans la pauvreté, le service public de soins est toujours sous le Labour un désastre, etc).
D'un autre coté, pour prendre un exemple récent, sa réforme du fincancement des universités me semblait pas mal (faire payer ceux qui ont profité du "service" et qui en ont retiré un avantage matériel suffisant).
Rédigé par: PB | le 17 mars 2004 à 09:04
Je ne vais pas continuer la "polémique" sur qui est de gauche ou pas, ou bien dans la tradition du socialisme, ou fils spirituel de Léon Blum ou de Jaurès ou de...
Je suis de ceux qui croient qu'on peut dire dépassé un modèle dans son environnement, sans que celà ne remette en cause le passé. Le monde change, a énormément changé ces dernières années, et le système de l'Etat Providence prouve ses limites.
Je suis en entier accord avec la "profession de foi" de Tlon, et s'il est un philosophe dont je me sens proche aujourd'hui, c'est bien Monique Canto-Sperber, qu'on ne peut pas dire de droite.
Celà me place dans une sphère intellectuelle 'proche' de DSK, et mon intérêt est donc grand de savoir si DSK prendra un jour des positions aussi affirmées que Tony Blair ou Monique Canto-Sperber sur l'évolution du corps de doctrine à apporter au socialisme.
Pour les positionnements politiques, je vous recommande le test du political compass : la ligne gauche-droite est un peu dépassée. Un mapping bi-dimensionnel me placerait à coup sur plus proche de DSK que de Chirac. faites les test, monsieur Strauss-Kahn !
http://www.politicalcompass.org/
Rédigé par: Nicolas | le 17 mars 2004 à 12:20
Je rejoins Nicolas sur le mapping bi-dimensionnel. Raisonner en terme de droite et de gauche n'est pas fécond. Il faut se positionner à la fois par rapport aux libertés individuelles et aux libertés économiques. (Voir à ce propos ce shéma de 'spectre politique' : http://fr.wikipedia.org/upload/4/4e/Spectre_politique_2D.png)
Thomas, vous prettez au FMI des propos qu'il ne tient pas. Je vous renvoie à la lettre ouverte à Stiglitz de Kenneth Rogoff (FMI), se terminant ainsi :
« Joe, as an academic, you are a towering genius. Like your fellow Nobel Prize winner, John Nash, you have a "beautiful mind." As a policymaker, however, you were just a bit less impressive. »
Pour une critique en français de son (avant dernier) livre, lire également : 'La Grande Désillusion', par Alexandre Delaigue ( http://econo.free.fr/stiglitz2.htm ) « comment Stiglitz a-t-il pu en arriver à ce niveau ? On ne peut qu'avancer quelques pistes. Il est possible qu'il croie sincèrement à tout ce qu'il écrit, dans ce cas il ferait bien de donner son Nobel a n'importe lequel de ses étudiants de première année »
Rédigé par: PommeDePin | le 17 mars 2004 à 21:57
Ajout et rectification
J'ai oublié le lien vers la lettre ouverte que je mentionne :
http://www.imf.org/external/np/vc/2002/070202.htm
Quant à mon spectre politique, le lien à gobbé une parenthèse. Le voici fonctionnant :
http://fr.wikipedia.org/upload/4/4e/Spectre_politique_2D.png
Rédigé par: PommeDePin | le 17 mars 2004 à 22:02
quel es le berceau mondial du terrorisme islamiste?
Arabie saoudite
à cause de la misère du pays?
Pensez vous que les islamistes demandent un développement plus juste? et que c'est la raison des attentats?
trop facil
et faux surtout
mais l'idée est jolie, ce serait tellement bien
Rédigé par: anti-kitsch | le 18 mars 2004 à 12:15
DSK a raison il faut réinventer le dévellopement et se poser surtout les bonnes questions ...
(Je dirai après, il ne manque plus que du courage politique pour mettre tout celà en oeuvre)
Nous avons besoin d'homme politique courageux qui entreprennent de grande réformes...Voici quelques questions à laquelle il va falloir répondre très rapidement
Niveau polution, si 'on ne fait rien....que va t-il se passer ?
Commennt faire face au lobbying pétrolier?
Peut-on contruire un socialisme européen comme contrepoids à la mondialisation néo-libérale?
Si oui comment?
Comment aider les pays du tiers monde à se dévelloper de façon durable?
Comment pouvons nous dévelloper une politique de coopération afin de les aider à former des enseignants, des chercheurs..etc..?
.................................................
Pourquoi dans le passé la gauche n'a jamais pu faire une réelle politique socialiste ?
Quels ont-été les obstacles?
Comment peut-on les surmonter?
Et enfin une question polémique...le socialisme a t-il encore de l'avenir?
Mais au fait, monsieur Strauss Kahn, quelle est votre définition du socialisme?
Rédigé par: Flo | le 18 mars 2004 à 23:14
Pour répondre à anti-kitsch...Je pense que vous voyez les choses à très court terme...Effectivement il faut une politique ferme contre le terrorisme mais celà ne suffit pas....
Aujourd'hui partout dans le monde, beaucoup de jeunes sont désespérées....soit par le chômage soit par d'autres problème bien plus terre à terre...C'est auprès de ces jeunes que les fondamentalistes trouvent le terreau pour dévelloper leurs doctrines....
Il ne faut donc pas agir de façon uniforme avec "que de la répression".....mais aussi avec de la prévention afin de réduire au maximum la désespérance auprès de ces jeunes...
Réinventons le dévellopement car sur le long terme, il en va de notre survie....à tous et à toutes
Rédigé par: Flo | le 18 mars 2004 à 23:28
En réponse à Flo : vous tombez dans leur piège.
Les terroristes islamistes sont en effet des hommes en quête d'identité, mais en aucun cas des "perdants de la mondialisation". Ce sont au contraire des hommes qui ont pour la plupart connu plusieurs pays, étudié dans des pays européens, ont une éducation assez solide, et sont à l'abri des probèmes de pauvreté. De nombreux livres et reportages en attestent.
Ces gens sont perdus dans le monde libéral, comme peuvent l'être certains occidentaux, mais ils ne sont pas des victimes. Ils ne sont pas pauvres. Ils entretiennent comme seule réponse au monde libre et démocratique une haine atroce de ses valeurs. Cette réaction est fasciste, réactionnaire, et n'est pas le fait des petits.
Ces gens sont des Le Pen. Le Pen donne une solution facile à des gens en perte de repères. La solution : assumer avec force ces repères.
Le fait de faire un lien entre les problèmes du monde (pauvreté, inégalités, etc...) et le terrorisme islamiste est l'objectif de ce terrorisme. C'est leur fonds de commerce, leur business.
Ca n'empêche pas qu'il faut s'attaquer aux problèmes du développement. Evidemment que l'équilibre global est nécessaire à long terme. Mais deux erreurs sont à mon avis fatales :
- répondre directement aux actes terroristes par des actions en faveur du développement (légitimation de leur discours odieux)
- croire que le terrorisme disparaitra. Le monde libre est malheureusement porteur de ces menaces.
Rédigé par: Nicolas | le 19 mars 2004 à 11:10
Pour répondre à Nicolas, je ne vois pas en quoi, le fait de proposer un système de dévellopement différent, plus humain et plus soucieux de notre environnement serait un laché de leste en faveur des terroristes...Au contraire le fait de mener une action politique qui répondrait à ces exigences de dévellopement pourrait prévénir bien d'autres maux à venir...et surtout préserver notre planète....Pour revenir aux altermondialistes...je dirai que ces personnes constituent une sonnette d'alarme.....Leurs constats sont souvent justes...mais leurs réponses sont peut-être encore mal formulés....L'enjeu de nos politiques c'est de répondre à ces attentes de plus en plus forte......(Quand vous voyez les bourses qui s'effondre à chaque annonce des terroristes, on se demande bien qui tombent dans leurs pièges...)
Rédigé par: Flo | le 19 mars 2004 à 15:55
c'est mignon, les chameaux. pour le reste, je pensais que Perben saurait mieux se defendre, et qu'il trouverait un autre argument que la baisse des impots a tout prix.
Rédigé par: | le 19 mars 2004 à 16:46
Je pense que ce n'est pas pertinent de dire (a juste titre) que les leaders d'Al Qaida ou autre ne sont pas pauvres... Les leaders le sont rarements (cf M. Lepen)
Mais je pense qu'il est indeniable que la pauvrete est un facteur (sinon bien sur le seul) qui ne peut que favoriser l'echo rencontre par le message a un niveau plus global. Les kamikazes sont rarement des gens qui ont tout...
Rédigé par: Eve | le 20 mars 2004 à 02:22
Bonjour...je rejoint certaine avis émis plus haut.si la pauvreté fragilise les populations
soumises aux prèches fondamentaliste la rupture
à mon sens est lié au gap que ces populations
constatent par rapport aux pays occidentaux et
à l'attraction que ceux ci exercent sur ces populations.Les pays arabes ne manquent pas d'argent et la solution serai qu'ils investissent
dans l'ammélioration de la condition de leurs
populations.La caution qu'apportent aujourd'hui les occidentaux aux régimes arabes est aussi source de frustation pour ces gens qui n'on dés lors qu'une solution ..se tourner vers les discours qui leur expliquent d'ou vient le malheur..
Rédigé par: alibi31 | le 20 mars 2004 à 11:37
Aujourd'hui l'armée Israélienne vient de commettre un assasinnat ciblé contre le chek Yassin.....Il s'agit bel et bien d'un acte terroriste perpétré par un état, Israel...Cet acte est tout autant condamnable que les attentats de Madrid ou bien les attentats perpétrés par les activistes palestiniens en Israel.....Je voulais simplement écrire ce message pour m'élever contre ces actes barbares qui ne font qu'accentuer le choc des civilasations...
Rédigé par: Flo | le 22 mars 2004 à 16:22
Nous avons beaucoup de combats à mener pour un monde plus juste.
ce questionnaire m'a été fourni par un collectif d'étudiants regroupés autour du collectif "Rwanda Plus Jamais ça!"
www.rwandaplusjamaisca.fr.st
Questions pour un million (de victimes oubliées)
Si pour vous comme pour un célèbre président français un génocide en Afrique c'est pas trop important, ne lisez pas ce qui suit et ne le faites pas circuler.
Sinon, participez à cette chaîne d'information citoyenne en transférant ce questionnaire à votre carnet d'adresse (par "copier-coller" en précisant "complices de génocide?" en objet). Cela ne sauvera pas de vies cette fois, mais à l'avenir, ça pourrait s'avérer utile...
1/ Le Rwanda est un pays:
a/du Moyen Orient
b/d'Asie Mineure
c/d'Amérique du Sud
d/ d'Afrique Centrale
2/ En quelle année les médias ont ils le plus parlé de ce pays?
a/en 1789
b/en 1848
c/en 1947
d/en 1994
3/Quel événement s'y est alors déroulé?
a/ la propagation du virus Ebola
b/une grande sécheresse
c/la Coupe d'Afrique des Nations
d/un génocide
4/A quels groupes de population associez-vous le Rwanda?
a/serbes et croates
b/chiites et sunnites
c/wallons et flamands
d/hutu et tutsi
5/Selon vous, ces 2 groupes souvent présentés comme des ethnies que tout oppose ont:
a/ une culture, une langue et une religion différentes
b/la même langue, la même culture mais une religion différente
c/la même culture, la même religion mais une langue différente
d/la même culture, la même langue et la même religion
6/Qui, en 1931, a imposé que les cartes d'identité des Rwandais portent la mention "ethnie"
a/le Mwami, roi traditionnel
b/ la Société des Nations
c/Adolf Hitler
d/le colonisateur belge
7/Qui a armé et formé les futurs commandos et miliciens génocidaires de 1990 à 1994?
a/Des terroristes islamistes
b/Des mercenaires serbes
c/Des agents de la CIA
d/Les forces spéciales françaises
8/ Où ont été accueillis les représentants du gouvernement génocidaire rwandais le 27 avril 1994, en plein coeur des massacres ?
a/Ã la Cour Internationale de Justice de La Haye
b/ Ã Guantanamo
c/ sur l'Ile de Saint-Hélène
d/ A l'Elysée et à Matignon
9/Sur un total de 8 millions d'habitants combien le génocide des Tutsi et le massacre d'opposants Hutu a t-il fait de victimes?
a/10 000
b/50 000
c/200 000
d/environ un million
10/Quel homme public français a déclaré à ce propos "dans ces pays là un génocide c'est pas trop important"?
a/Maurice Papon
b/Le Général Aussaresses
c/Jean-Marie Le Pen
d/François Mitterrand
11/Suite au déclenchement du génocide, les effectifs de la mission d'intervention de l'ONU stationnés au Rwanda:
a/ sont passés de 2500 à 5000 casques bleus
b/ sont passés de 2500 à 10 000 casques bleus
c/sont restés stables
d/ sont passés de 2500 à 270 casques bleus
12/Quel est l'événement qui a arrêté le génocide, au bout de trois mois?
a/une campagne mondiale de protestation
b/un discours du Pape
c/une intervention armée de l'ONU
d/la défaite du régime génocidaire par les troupes rebelles du FPR (Front Patriotique Rwandais)
13/A quoi a principalement servi l'opération Turquoise, lancée par la France sous couvert d'humanitaire, à la fin du génocide?
a/à arrêter le génocide
b/à désarmer les miliciens
c/ à envoyer du riz aux victimes et rescapés
d/à évacuer les auteurs du génocide menacés par la progression du FPR
14/Quel grand journal français a le mieux relayé la stratégie de désinformation menée par les plus hautes sphères de l'Etat français pendant et après ce génocide ?
a/Les Echos
b/L'Equipe
c/Le Chasseur français
d/ Le Monde
Réponses:
Toutes les bonnes réponses sont à la lettre "d"
La France complice du génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.
Le saviez vous? Informez vous !
www.survie-france.org
www.enquete-citoyenne-rwanda.org http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org
un exemple de réaction citoyenne www.rwandaplusjamaisca.fr.st
Rédigé par: romain blachier | le 23 mars 2004 à 19:53
Dédidément que d'idées simplistes !
C'est sans doute ce qui a amené le bilan des quatorze années de Mittérandisme !
La misère comme justificatif aux attentats, aux suicides et à l'expression de tous les extrémismes ?
Sortez les violons et le carnet de chèques... des autres.
Oui il est impossible de regarder une partie du monde mourir de fain. Oui je crois qu'il faut tenter de les aider.
Mais je ne me sens pas du tout "responsable" de la misère du monde "entier". Et je ne suis pas prêt à accepter le déversement de cette misère à ma porte.
Quant à ces suicides que vous ramenez arbitrairement à la désespérance, je les crois surtout dus au fanatisme, le même qui pousse dans nos rues des femmes voilées prétendument heureuse de l'ètre! Heureuse de vivre au moyennage ?
Les socialistes aiment les idées simplistes. Pendant des années tout commentaire "différent" a été immédiatement considéré comme raciste, on peut mesurer aujourd'hui l'inepsie d'un tel acharnement à nier l'évidence du danger de l'islam.
La guerre préventive ?
Rassurez-vous, cette guerre ne sera plus préventive. Décryptez les images que l'on nous montrent sans cesse! On n'y voit que la haine et la violence. Pas forcément la misère ou la fain! Car les peuples arabes ne meurt pas de fain !
Le problème de l'afrique est différent. Mais ce ne sont pas les africains qui posent des bombes dans nos gares !
Les Espagnol croient qu'ils auraient pu éviter les attentats uniquement en n'allant pas en Irak ? Quelle erreur !
En 1939 aussi, certains on pensé qu'il fallait ètre "gentil" avec Hitler et éviter l'affrontement...
Tout plutôt que la guerre. Oui, mais à condition que le fanatisme ne soit pas de la partie.
Alors si l'utopie s'en mêle.
Rédigé par: | le 23 mars 2004 à 22:46
Je trouve le post précédent extraodinairement simpliste et dire que l'irrigation des idées terroristes n'est pas du à la pauvreté est une totale absurdité....tout autant que le raisonnement inverse....Les choses ne sont pas bipolaires......Ces actions sont les conséquences d'une multitude de facteurs dont la pauvreté fait bien évidemment partie....On pourra donc agir contre le terrorisme en allant à la source de ces multiples problèmes...et en les enrayant un par un ...
Quand à l'allusion à Munich...absolument rien à voir
1. Epoque différente
2. tout autre contexte
Rédigé par: Flo | le 24 mars 2004 à 02:24
Le principe de subsidiarité voudrait que face aux problèmes de plus en plus cruciaux de la mondialisation (qu'en est-il du concept de développement durable pour toutes les nations), soit construit un outil politique efficace pour les résoudre ces problèmes, c'est à dire un pouvoir exécutif, je veux dire un gouvernement mondial. Ne me parlez pas de l'ONU telle qu'elle existe aujourd'hui et qui n'a rien à voir avec un pouvoir exécutif.
Aucun homme politique d'envergure n'ose parler encore d'un gouvernement mondial. C'est trop utopique. Et pourtant, on y va inéluctablement. Et le plus tôt sera le mieux pour soulager la misère du monde et tendre vers un tarissement des candidatures de porteurs de bombes suicidaires. La misère du monde n'est de la responsabilité d'aucun chef d'Etat actuel en particulier. Elle le sera pleinement pour un chef de gouvernement mondial dont la responsabilité directe sera d'y faire face. Actuellement, aucun groupe d'Etats ne peut techniquement instituer la taxe Tobin, premier impôt mondial et donc première recette mondiale. Un gouvernement mondial le pourrait pour organiser un développement durable de niveau planétaire par redéploiement des ressources.
Cette utopie d'un exécutif mondial, il faudrait qu'une personnalité comme DSK la fasse entrer dans le crâne de tout un chacun. Et arrivera bien un jour où le poids de l'opinion de ceux qui adhèreront à cette utopie atteindra la masse critique permettant de passer de l'utopie à un début de réalisation. Quelle est la personnalité politique qui va commencer la première à surmonter la peur du ridicule pour lancer cette utopie. Car encore une fois, le plus tôt sera le mieux pour les parias de ce monde et pour la sécurité de ceux qu'ils perçoivent comme des nantis.
Rédigé par: | le 24 mars 2004 à 03:26
Tout à fait d'accord avec anonyme. c'est une belle utopie, mais c'est surtout une u-topie (qui n'a pas de lieu...).
Bien-sûr que tout le monde est d'accord avec cet sorte d'espérance.
Mais trois choses posent problème.
1. N'y a t il pas un risque d'un pouvoir trop puissant, face auquel les citoyens "mondiaux" n'auraient pas de poids. QUelque part, un gouvernement, pour rester démocratique et efficace, doit être un minimum au plus près de la situation.
2. N'y a t il pas un risque que certaines populations, décidées à rester en marge de cet "Etat Mondial" soient éliminées, ou en tout cas affaiblies dans leur culture par celui-ci ? Car homogénéiser politiquement siginifie aussi homogénéiser les autres domaines (économiques, culturels, etc...).
Il n'est pas sûr par ailleurs, contrairement à ce que tu dis que cet Etat soit la Providence, du côté des plus faibles. L'Etat est souvent poussé à être le représentant des classes supérieures (souvent à cause de la corruption...).
Un Etat socialiste mondial ? allez en parler aux Américains...
3. L'Europe n'est elle pas cet Etat supranational à venir, qui ne sera qu'un étape, et, espérons-le, rétrospectivement un "exemple", pour la formation de cet Etat.
Conclusion : faire d'abord l'Europe. L'Etat mondial, c'est pour le XXIIème siècle...Cela n'empèche pas qu'il faut tacher dès aujourd'hui d'en poser les bases, à travers des réformes des institutions internationales, pour les rendres plus démocratiques, plus efficaces, qu'elle disposent d'une puissance publique guidée par les décisions du conseil de sécurité élargi. IL faut également réformer l'OMC pour diversifier sa substance juridique(cf. les OM(X) de DSK => pouvez vous développer ?).
Pour le moment, il faut être honnête, nous sommes en état d'oligarchie mondiale, et nous tendons vers la monarchie mondiale, c'est à dire que peu à peu, les USA deviendront, par l'écart militaire qu'ils auront creusé avec l'Europe, le monarque mondial disposant du monopole de la puissance et de la violence légitime. Que faire ?
Unifier la défense au niveau Européen, et investir dans la recherche pour nous doter des moyens militaires modernes. IL est également possible de laisser les américains maitriser l'armement mondial, mais il serait alors peu probable que nous ayions un Etat mondial démocratique, et nous perdrions notre souveraineté militaire pour rien...
Cordialement
Rédigé par: Greg | le 24 mars 2004 à 17:54
le post anonyme et anti-socialiste primaire me surprend.
Les socialistes n'ont pas à etre traités de munichois, nous luttons nous aussi (et plutot efficacement quant on compare le nombre d'attentats faits sous des ogouvenremnts de gauche par rapports à ceux faits sous la droite)
La violence aveugle n'a pas à etre exploitée à des fins politiciennes.
Rédigé par: romain blachier | le 24 mars 2004 à 17:57
sur l'autre anonyme antisocialiste d'accord avec vous monsieur blachier.
Ce n'est pas maintenant que les Espagnols reculent devant l'Irak, mais ils n'en voulaient pas dans leur immense majorité depuis le début.
Quant à Munich, il fait une grave une erreur.
La vérité, c'est qu'il n y avait, au départ (c'est maintenant une autre histoire) pas de lien entre le terrorisme et l'Irak. Tout simplement.
Lorsqu'ils, lorsque nous avons ont attaqué l'Afganistan, nous n'avons pas choisi Munich, au contraire, parce que le terrorisme est une menace partagée, et tout le monde est allé chercher ben laden.
Mais Munich ne correspond pas à l'Irak, qui n'avait aucun lien avec Al Quaïda, où il n y avait pas de terrorisme (mais certes une dictature, c'est un autre débat) ni d'ADM.
Alors il faut revenir au début. L'Irak, Bush voulait l'attaquer depuis son entrée en fonction (cf. le bouquin de David Kay, premier conseiller de Bush qui l'a quitté), parce que ce monsieur n'est pas un homme de raison, et avait le désir dynastique d'accomplir l'oeuvre que son père avait commencé : affaiblir l'Arabie Saoudite en s'implantant dans l'autre gros pays pétrolier du monde arabe, et avoir un double accès à cette ressource...Le 11 septembre lui donnait la possibilité de la faire, Blair a suivi...et la messe était dite. Au passage, Halliburton a empoché de nombreux contrats, à partir de la guerre, financée en creusant délibérément le (déjà ) important déficit public américain, ce qui a permis, ne l'oublions pas un retour de la croissance aux USA (cas particuler des politiques de relance keynesienne par la guerre...).
Mettre plus de fonds dans la lutte anti-terroriste et dans les renseignements, c'est une nécessité. Aller en Afghanistan pour traquer les fanatique, nous l'avons fait.
Mais que l'Espagne quitte l'Irak, c'est normal, et on ne peut que s'en réjouir. et ce n'est pas Munich. C'est l'aboutissement naturel d'une situation de désaccord prolongé entre le gouvernement et les citoyens espagnols.
Rédigé par: Greg | le 24 mars 2004 à 18:36
la lecture des evenements peut se faire à + niveaux et ce que l'on nous sert en général dans
les informations préviligie l'emotionnel.c'en est un et il ne faut pas l'occulter comme il ne faut pas occulter celui du "crime d'état".il faut
integrer aussi que cheik yacine est donneur d'ordre du terrorisme et a des centaines de victimes à son actif...un autre niveau est celui
que fait peser le hamas sur le pleuple palestinien et sur arafat dans la conquète du
pouvoir dans les territoires...un autre niveau
est celui des factions qui se battent entre elles
pour la préeminance de leur organisation..
que dire des financeurs de cette guerre...(les pays voisins..autre espect les milliards de dollars en possession de Arafat dont ne profite
pas son peuple...non compris le credit que cette
guerre apporte au fondamentalisme...non compté
la situation psychologique des civils israeliens
et palestiniens...Gardons nous des lectures primaires qui nous sont servies par ceux qui ont
besoin de sensationnel pour vendre leur salades...
Rédigé par: alibi31 | le 27 mars 2004 à 07:58
Terrorisme : Et si nous agissions sur les racines du Mal ?
30 mois jours pour jours après les attaques contre le World Trade Center à New York, une nouvelle attaque terroriste à touché la ville de Madrid en Espagne, faisant plus de 200 morts, des milliers de blessés et répandant la terreur sur l'ensemble de l'occident. Au-delà de la nécessaire solidarité avec les victimes, cette nouvelle tragédie impose quelques instants de réflexion : Que veulent les terroristes ? Les occidentaux ont-ils adopté les bonnes réponses depuis deux ans ? La position de la France est-elle juste ? Que doit proposer le Parti Radical ?
Les islamistes extrémistes ne sont pas les premiers groupuscules politiques à contester la légitimité de la démocratie représentative et à mener des actions terroristes pour fragiliser les États. Ce type de méthodes était déjà le fait de groupes anarcho-communistes à la fin du XIXe siècle dont les actions d'agitation puis de propagande reposaient en fait sur les mêmes mécanismes. Les bombes semaient la terreurs et poussaient les Etats à adopter des lois liberticides et les appareils policiers à mener des actions de répression justifiant A POSTERIORI la propagande de ces groupes politiques.
Initialement financés par les États-unis dans le cadre de la guérilla en Afghanistan contre l'URSS, ces islamistes extrémistes, abreuvés d'idéologie wahhabite et organisés sous couvert de confréries musulmanes, connaissent bien évidemment ces techniques révolutionnaires et les appliquent à l'encontre de l'occident mais également contre les Etats arabes souhaitant s'affranchir de la loi islamique : la charia. Leurs bombes n'ont d'autre but que de pousser les États démocratiques à la faute et de justifier leur propagande anti-occidentale et il faut reconnaître que la double intervention des États-unis, en Afghanistan en 2002 puis en Irak en 2003 n'a fait que crédibiliser les arguments des extrémistes, renforçant l'idée d'une guerre de civilisation pourtant rejetée par tous les modérés.
Au lendemain du 11 septembre, le désir de revanche était trop fort pour entendre la voix de la raison. Les américains voulaient une revanche, il fallait que le sang coule, il fallait attraper ce mystérieux Ben Laden ou à défaut un leader du monde arabe comme Saddam Hussein, afin de satisfaire le besoin revanchard du peuple américain. Mais ces actions, aussi pertinentes qu'elles soient sur le plan géopolitique ou économique pour les Etats-Unis n'ont absolument pas réduit la menace terroriste et n'ont fait que multiplier, de Karachi à Rabat, les candidats au suicide. 30 mois jours pour jours après les attaques contre le World Trade Center à New-York, l'Occident, et en premier lieu la France, doivent faire entendre une autre voix dans la guerre au terrorisme. Face à un terrorisme globalisé, il faut une réponse globalisée, agissant sur les racines du mal, et ne se limitant pas à une coopération policière internationale, certes nécessaire, mais qui risque une fois de plus d'être instrumentalisée par la propagande islamiste.
La lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à des réponses militaires. Il faut au contraire pacifier un moyen orient fragilisé par les conflits en Tchétchénie, en Palestine et désormais en Irak où des guerres de basse intensité, généralement dominées par les occidentaux, ne font que renforcer le sentiment d'humiliation des peuples de la région. La réponse à ces crises passe nécessairement par une union "orientale", une union politique pacifiant les relations entre peuples turcophones, arabophones et persophones, mais également économique afin d'organiser le contrôle de la manne pétrolière source de tant de tensions. Cette action géopolitique doit également être accompagnée d'une critique radicale de la pensée wahabbite. Héritiers de la révolution française et des idées des lumières, nous devons certes mettre en avant la démocratie, les droits de l'homme, la liberté ou la tolérance mais également entreprendre une lutte sans merci contre l'obscurantisme religieux en lui opposant la laïcité, la Raison et la Science.
Après avoir courageusement tenu tête aux Etats-Unis sur le dossier Irakien, la France aurait dû proposer des solutions et aurait dû convaincre ses partenaires européens les plus atlantistes de la pertinence d'un plan d'action à la fois respectueux des valeurs démocratiques, intransigeant face à la propagande islamiste et soucieux d'un "développement politique durable" avec l'ensemble du monde oriental.
Le Parti Radical peut être le porteur d'un tel message. A la défenseur de l'idéal laïc, promoteur de la première heure de l'union politique de l'Europe et partisan de la paix entre les peuples, notre formation politique doit faire entendre son message et rallier à sa cause les citoyens du monde entier. Le sang n'a que trop coulé et il est temps que, dans un monde ravagé par la folie et la mort, les hommes reviennent au temps de la Raison.
Rédigé par: Jeune Radical | le 29 mars 2004 à 17:41
réinventer le developpement, j'y vois toute la justification de l'effort vers l'Europe...
Rédigé par: rasputin | le 15 avril 2004 à 23:58
La politique Américaine vis à vis de Cuba d'après Michael Moore:
"Fidel Castro mort de rire
Vous êtes vous demandé pourquoi Fidel Castro est au pouvoir depuis si longtemps ? Personne, à part le roi de Jordanie, n’a duré aussi longtemps au sommet. Ce type a vu passer huit présidents des Etats-Unis, 10 Jeux olympiques, et le retour de la comète Halley. Et quoi que fasse le gouvernement des Etats-Unis pour le détrôner, il a plus de vies que (la chanteuse) Cher a de "come-back" dans le show-biz.
C’est pas que nos dirigeants américains n’aient pas fait de leur mieux. Depuis que Castro a libéré son pays du régime corrompu de Batista soutenu par les Etats-Unis et la Mafia, Washington a tenté une large variété de méthodes pour l’éjecter de son siège. On trouve des tentatives d’assassinat financés avec l’argent de nos impôts, des invasions, des blocus, des embargos, des menaces de destruction nucléaire, le chaos interne, la guerre biologique (la CIA a balancé la fièvre porcine sur le pays en 1971, obligeant les Cubains à détruire 500.000 porcs).
Et, quelque chose qui me paraît étrange, il y a même une base navale des Etats-Unis sur l’île de Cuba ! Imaginez, qu’après avoir battu les Anglais pendant notre révolution, nous les ayons laissé garder quelques milliers d’hommes et une poignée de navires de guerre dans la Baie de New York. Bizarre.
Le Président Kennedy, qui appliquait le plan de Président Eisenhower d’envahir Cuba par la Baie des Cochons, donna des ordres à la CIA pour assassiner Castro, en essayant tout, du stylo-plume rempli d’encre empoisonnée jusqu’au cigare explosif. (Non, je ne suis pas allé chercher mes infos à Hollywood ; c’est tout marqué dans le rapport du Comité Church du Congrès des Etats-Unis, 1975.)
Bien entendu, rien n’a marché. Castro est devenu plus fort et les Etats-Unis ont continué à devenir fous. Cuba était perçu comme "celui qui nous avait échappé". C’en est devenu embarrassant pour nous. Voilà que nous avions dans la poche chaque nation de notre hémisphère, sauf ces maudits Cubains. Ca faisait vilain. Comme quand toute la famille sort pour dîner et que la seule mauvaise graine, le petit Billy, refuse de s’asseoir tranquillement et d’obéir. Tout le monde autour observe les parents en se demandant comment ils vont s’y prendre... L’image qu’ils donnent de n’avoir aucune discipline ou de contrôle est la pire des humiliations. Alors ils se mettent à gifler little Billy, mais sans résultat : il n’est pas près de manger ses petits pois.
C’est cet air ridicule que nous avons aux yeux du reste du monde. Comme si nous étions devenus fous à cause de ce petit pays à 180 km de nos côtes. Nous ne ressentons pas la même chose lorsqu’il s’agit d’une vraie menace pour l’humanité, comme celle posée par le gouvernement chinois, par exemple. Tu parles d’un bande de voyous. Et pourtant, nous ne pouvons pas nous retenir de coucher avec eux. Washington a passé 23 ans à nous monter la tête contre les Chinois et soudainement, un jour, ils sont devenus nos amis. Il s’est avéré que les Républicains et leurs copains des multinationales n’étaient pas vraiment contre le communisme - juste contre le communisme qui vous empêche d’entrer dans le pays et gagner quelques sous.
Et ça, bien sûr, a été l’erreur fatale de Castro. Une fois avoir pris le contrôle et nationalisé toutes les entreprises états-uniennes et avoir viré la Mafia de La Havane, il aurait aussi bien pu aller s’asseoir sur la faille de San Andreas, parce que la colère divine d’Oncle Sam s’est abattu sur lui, et elle ne s’est pas calmée depuis 37 ans. Et pourtant Castro a survécu. Pour ce seul exploit, et malgré tous ses défauts (une répression politique, des discours de quatre heures, un taux d’alphabétisation de 100%), on est bien obligé d’admirer ce type.
Alors pourquoi continuons-nous à nous battre contre ce résidu de Guerre froide ? La réponse se trouve dans une ville appelée Miami. Là -bas, une bande d’exilés cubains cinglés ont pris le contrôle de la politique étrangère des Etats-Unis vis-à -vis de cette toute petite île-nation. Ces Cubains, dont beaucoup étaient des supporters de Batista et vivaient très bien pendant que le bandit dirigeait le pays, semblent ne pas avoir pris une seule nuit de sommeil depuis qu’ils ont ramassé leurs affaires et qu’ils sont partis en direction de la Floride.
Et depuis 1960, ils insistent pour nous entraîner dans leur folie. Pourquoi est-ce qu’à chaque événement tragique qui s’abat sur notre pays - Assassinat de Kennedy, Watergate, Iran-Contra, drogue - la liste est longue - on trouve toujours ces exilés cubains dans les parages et impliqués dans ces affaires ? D’abord ça a été les connexions de Lee Harvey Oswald avec les Cubains de la Nouvelle-Orléans. (Ou est-ce que ce sont les exilés cubains seuls qui ont tué Kennedy ou Castro qui en a eu marre de servir de cible à Kennedy ? Quelque soit la théorie que vous préférez, les Cubains exilés sont dans les parages).
Ensuite, dans la nuit du 17 Juin, 1972, trois Cubains, Bernard Barker, Eugenio Martinez et Virgilio Gonzales (plus les Etats-uniens Frank Sturgis et James McCord Jr.) furent surpris en train de cambrioler les bureaux du Watergate du président du Parti Démocrate. Cette opération clandestine finit par entraîner la chute du Président Nixon. Tout n’est donc pas négatif dans cette opération.
A ce jour, Barker et Gonzalez sont considérés comme des héros dans la communauté cubaine de Miami. Martinez, qui devait plus tard être gracié par Ronald Reagan, est le seul qui se sente mal. "Je ne voulais pas être impliqué dans le chute d’un Président des Etats-Unis". Oh, comme c’est gentil à vous !
Lorsque Olivier North a eu besoin d’une couverture pour convoyer des armes au Nicaragua pour aider à renverser le gouvernement, à qui d’autre pouvait-il s’adresser sinon aux Cubains de Miami ? Le vétéran de la Baie des Cochons, Ramon Medina et Rafael Quintero étaient des dirigeants clés de la compagnie de transport aérien qui devait fournir les armes à la "contra". La guerre des Contras, soutenue par les Etats-Unis, provoqua la mort de 30.000 Nicaraguayens.
Nous avons financé ces Cubains exilés et en guise de remerciement ils ont fait introduire des drogues illégales aux Etats-Unis, détruisant des familles et des parties entières de nos villes. Dès le début des années 60, un certain nombre de Cubains (qui avaient aussi participé à la Baie des Cochons) commençaient à diriger les plus grands réseaux de drogue du pays. La DEA (Département anti-drogues, N.d.T.) trouva peu d’appuis auprès du gouvernement fédéral pour courir après ces exilés cubains, parce qu’ils s’étaient regroupés sous la bannière bidon de "partisans de la liberté". En fait, la plupart des groupes n’étaient rien de plus que des couvertures pour des opérations de trafic de drogues. Ces mêmes trafiquants ont ensuite aidé à passer des armes au Nicaragua.
Des organisations terroristes cubaines basées aux Etats-Unis ont été responsables de plus de deux cents attentats à la bombe et au moins cent meurtres depuis la Révolution de Castro. Ils ont réussi à inspirer tellement de trouille que je ne devrais même pas être en train d’écrire cet article. Je suis, après tout, un des rares Etats-uniens à ne pas porter d’armes.
Alors pourquoi est-ce que je n’ai pas peur ? Parce que tous ces exilés cubains, malgré tous leurs grands airs et tout leur terrorisme, sont en fait une bande de minables. Oui, des minables.
Vous voulez des preuves ? Pour commencer, quand on n’aime pas l’oppresseur dans son pays, on reste et on tente de le renverser. On peut avoir recours à la force (Révolution américaine, Révolution française) ou des moyens pacifiques (Gandhi en Inde ou Mandela en Afrique du Sud). Mais on ne fait pas demi-tour pour détaler comme l’ont fait ces Cubains.
Imaginez que tous les colons américains se soient enfuis au Canada, et aient insisté pour que les Canadiens prennent la responsabilité de renverser les Britanniques dans les Etats-Unis Les Sandinistes n’auraient jamais libérer leur pays de Somoza s’ils s’étaient assis sur une plage au Costa Rica en buvant des margaritas et en devenant riches. Mandela est allé en prison, pas en Libye ni à Londres.
Mais les riches cubains ont détalé vers Miami où ils sont devenus encore plus riches. 90% de ces exilés sont blancs, alors que la majorité des Cubains - 62% - sont noirs ou métis. Les blancs savaient qu’ils ne pouvaient rester à Cuba parce qu’ils n’avaient aucun soutien du peuple. Alors ils sont venus ici, en pensant que nous allions nous battre pour eux. Et comme une bande d’imbéciles, c’est ce que nous avons fait.
Ce n’est pas que ces pleurnichards de Cubains n’aient pas essayé de se débrouiller un peu. Mais un rapide examen de leurs efforts fait penser à un film comique muet. La Baie des Cochons est le plus connu de leurs fiascos. Il y avait tous les ingrédients d’une grande farce - mauvais bateaux, mauvaise plage, pas de munitions, personne pour les accueillir et, pour finir, on les abandonne sur place, à traîner dans un coin de l’île qu’ils ne connaissent pas (leur chauffeurs, je suppose, ne les avaient jamais emmenés par là dans le bon vieux temps).
Leur embarras fut tellement monumental que le monde entier en rigole encore, et les Cubains de Miami ne l’ont jamais oublié ou pardonné. Dites "Baie des Cochons" à l’un d’entre eux et c’est comme si vous étiez un dentiste avec une fraise sur un nerf à vif.
On pourrait penser que la défaite de la Baie des Cochons leur aurait donné une leçon. Mais on serait en pleine spéculation. VOUS auriez appris une leçon. Mais pas eux. Depuis 1962, de nombreux groupes d’exilés cubains ont tenté encore plus de raids pour "libérer" leur pays.
Passons directement aux points forts :
En 1981, un groupe d’exilés cubains accostèrent sur l’île de Providenciales dans les Caraïbes, sur la route pour envahir Cuba. Leur bateau, le seul d’un groupe de quatre à avoir réussi à sortir de la rivière Miami, (les trois autres furent interceptés par les gardes-côtes à cause du mauvais temps, des problèmes de moteur ou un nombre insuffisant de gilets de sauvetage) heurta un récif prés de Providenciales. Coincé sur l’île, sans eau et sans abri, les Cubains de Miami ont commencé à se battre entre eux. Il ont supplié les gens de Miami de venir les sauver et après trois jours furent évacués par avion vers la Floride. Le seul à avoir réussi à atteindre les eaux cubaines, Geraldo Fuentes, souffrit d’une attaque d’appendicite alors qu’il se trouvait encore en mer et a du être héliporté par les gardes-côtes jusqu’à Guantanamo.
En 1968, un groupe de Cubains de Miami avait appris qu’un bateau polonais avait accosté dans un port de Miami et qu’une délégation cubaine pouvait se trouver à bord. De la jetée MacArthur (selon le journal St Petersburg Times) les exilés cubains ont tiré avec un bazooka de fabrication artisanale et ont touché la coque. A peine une égratignure. Le dirigeant du groupe, Orlando Bosch, fut condamné à dix ans de prison, mais fut libéré en 1972. Bosch expliqua qu’ils avaient espéré faire plus de dégâts mais que "c’était un GRAND bateau !" Bosch avait déjà été arrêté pour avoir baladé une torpille dans le centre de Miami à une heure de pointe. Une autre fois il fut arrêté avec 600 bombes (des vaporisateurs) chargés de dynamite dans le coffre de sa Cadillac. En 1990, l’administration Bush le fit sortir de prison, où il était enfermé pour n’avoir pas respecté le contrôle judiciaire auquel il était soumis.
Selon le mensuel Washington Monthly, "Au cours de l’été et de l’automne de 1963, cinq raids de commandos ont été lancés contre Cuba, dans l’espoir de déstabiliser le régime. La rachitique « cinquième colonne » fut instruite pour laisser couler les chasses d’eau et de laisser les lumières allumées pour consommer de l’énergie."
En 1962, selon le San Francisco Chronicle, l’exilé Cubain José Basulto, au cours d’une mission effectuée pour la CIA, a tiré au canon de 20mm depuis un hors-bord contre l’Hôtel Inca sur la Baie de la Havane. Il espérait tuer Fidel Castro. Le tir a raté la cible et Basulto, voyant du gasoil se répandre sur son bateau, fit demi-tour vers la Floride. "Un de nos réservoirs était en plastique et a commencé à fuir", a expliqué Basulto plus tard. "Il y avait du gasoil partout sur le pont. Nous ne savions plus quoi faire".
Des années plus tard, Basulto devait former "Brothers to the Rescue", un groupe d’exilés qui ont passé les dernières années à faire voler des avions au dessus de Cuba, survolant des sites cubains, lâchant des tracts, et en général tentant d’intimider le gouvernement cubain. En février 1996, Castro en avait apparemment assez de leur harcèlement et, après le vingt-cinquième incident en vingt mois, où les avions de Brothers avaient violé l’espace aérien cubain, il a ordonné d’abattre deux des avions.
Bien que Brothers était en train de violer la loi des Etats-Unis en volant dans l’espace aérien cubain, l’administration Clinton est encore allée remplir la gamelle des exilés et leur a servi une loi destinée à resserrer l’embargo contre Cuba. Cet embargo a provoqué la colère du reste du monde contre les Etats-Unis - l’Assemblée générale des Nations Unies a voté par 117 voix contre 3 une "condamnation" des Etats-Unis pour sa violence économique contre Cuba (comme à chaque fois qu’elle vote sur cette question).
La semaine suivante, les exilés ont essayé de forcer la main des Etats-Unis, en espérant une sorte d’intervention militaire contre Castro. Ils ont annoncé que le samedi suivant, ils allaient sortir une flottille de bateaux jusqu’aux côtes cubaines pour protester contre la perte des deux avions. Clinton décida de faire la plus grande démonstration de force depuis la Crise des missiles, et envoya un escadron de chasseurs F-15, onze vedettes des gardes-côtes, deux croisières lance-missiles de la Navy, une frégate, deux avions C-130, une flopée d’hélicoptères, des AWACS, et six cent gardes-côtes pour accompagner la flottille
La seule chose qu’il avait oublié était la Dramamine - en définitive la seule chose dont les Cubains de Miami avaient vraiment besoin. A 60 km à peine de Key West, les Cubains dans les bateaux ont commencé à avoir le mal de mer, dégueulant à souhait et suppliant que les foutus yachts fassent demi-tour. Sous le regard du monde entier, les Cubains de Miami ont encore une fois fait demi-tour et ont détalé. A leur retour, ils ont tenu une conférence de presse pour expliquer la retraite. Un des porte-parole était encore un peu secoué, et on pouvait voir les journalistes prendre leurs distances, pour éviter de recevoir le résultat d’une de ses gerbes.
"Il y avait une terrible tempête sur la mer," raconta le dirigeant cubain qui perdait rapidement ses couleurs. "Les vagues faisaient plus de 4 mètres et nous avons dû faire demi-tour ou perdre nos bateaux !". En même temps qu’il parlait, un génie créatif qui devait bosser le week-end chez CNN a décidé de faire passer le film de la flottille en route vers Cuba. Le soleil billait, la mer était presque plate avec une légère brise, très légère. Des journalistes qui étaient en mer ont dit qu’après le départ des caméras de CNN, "les choses se sont gâtées". Ca, c’est sûr. Castro devait être mort de rire."
Rédigé par: Flo | le 06 mai 2004 à 04:13
Lien: JFK. http://artefact.blogs.com/kennedy
Que s'est-il vraiment passé le 22 novembre 1963 ? Lisez le témoignage de Jack Frost...
Faites passer le message, c'est urgent !
Merci.
Et Bravo pour la qualité de votre site.
Rédigé par: iritsen | le 15 octobre 2005 à 00:06
Lien: JFK. http://artefact.blogs.com/kennedy
Que s'est-il vraiment passé le 22 novembre 1963 ? Lisez le témoignage de Jack Frost...
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Rédigé par: iritsen | le 15 octobre 2005 à 00:07
et le masacre de génine sabra et shatella et le masacre de l'iraq et le masacre du maroc et d'algérie et de tunisie compter combien de millions de musulman masacrés dans le monde
Rédigé par: universal | le 27 novembre 2005 à 22:41