Changer de politique
21 régions métropolitaines sur 22 ! Un rapport de forces régional qui passe de 14-8 pour la droite à 21-1 pour la gauche. La sanction du premier tour s’est achevée en raz-de-marée au second.
C’est un échec historique pour la droite. Jacques Chirac porte une responsabilité très lourde. En mai 2002, au second tour des présidentielles, l’ensemble des Français s’était retrouvé derrière lui pour garantir la République, son unité, son pacte social. Il a mené, à travers le gouvernement Raffarin, une politique violente, injuste, clientéliste. Dès lors, l’enjeu, ce n’est pas de changer les hommes mais de changer de politique. J’espère que Jacques Chirac saura l’entendre.
Ce raz-de-marée, c’est aussi une responsabilité pour la gauche. Les Français n’ont pas simplement rejeté le gouvernement, ils ont voté pour le parti socialiste et ses alliés. Nous devons justifier cette confiance, et assumer ces nouvelles responsabilités dans les régions et les départements qui nous ont été confiés. Nous devons aussi porter, désormais, une alternative, avec un projet de société pour la France et l’Europe de demain.
dsk

Félicitations. Maintenant, au boulot ;-)
Rédigé par: Laurent | le 28 mars 2004 à 22:02
Bravo, c'est un immense succès! On n'osait trop y croire, c'est mieux que prévu. Maintenant, il faut essayer en régions ce que peuvent être les propositions du programme de 2007.
Rédigé par: Simon | le 28 mars 2004 à 22:10
Félicitations également.
J'approuve la modestie de la gauche et la votre par la même occasion,
mais comme vous le rappelez il faut encore être digne de cette confiance et se mettre au travail, tenir ces engagements...pour que le vote sanction d'aujourd'hui soit un vote d'adhésion demain.
Cela dit on ne peut que se réjouir que les français se soient à nouveau déplacés encore plus nombreux pour voter
et qu'ils aient à nouveau compris la différence entre droite et gauche.
PS : Merci Mr Strauss Kahn pour cette brillante initiative citoyenne.
Rédigé par: Antoine | le 28 mars 2004 à 22:14
Yeah yeah Dodo, tu as été brillant ce soir sur France 2.
C'est joli la France toute rouge comme ça :).
Mais ne délaissons pas la droite pour autant. Soyons solidaires : côtisons pour leur acheter de l'objectivité.
Rédigé par: Choucroute | le 28 mars 2004 à 22:22
Bravo pour la réactivité et ce franc succès !
J'espère que ce succès éclatant du PS ne l'empêchera pas de mener le légitime travail qui l'attend toujours sur le fond, et que les années à venir seront consacrées à la construction d'un vrai projet.
Bon courage pour les années qui viennent !
Rédigé par: Versac | le 28 mars 2004 à 22:23
Féclicitations.
Mais les déclarations ce soir de messieurs Juppé, Raffarin, Douste-Blazy, Fillon, Baroin (sérieusement, comment faite-vous pour rester stoïque face à Barouin ?) laissent fortement à penser que les réformes ultra-libérales _vont_ continuer. La majorité de 2002 sera là jusqu'en 2007. Quelles est donc votre marge de manoeuvre *avant* l'élection présidentielle ? Qu'allez-vous faire si l'UMP ne change pas de politique, arguant des résultats de 2002 et de la "nécessité" d'agir ? Votre représentation à l'Assemblée reste la même, et restera la même pendant tout le reste du mandat de J.Chirac. Le paysage local change certes; mais je trouve votre marge de manoeuvre au niveau national plutôt étriquée avant 2007. Allez, étonnez-moi :-)
J'en profite d'ailleurs pour dire ici que je tiens la réforme du quinquennat comme la plus grande escroquerie politique du dernier siècle, lancée pour des raisons stupides et simplement politiciennes, dont l'impact est catastrophique puisqu'empêchant l'apparition d'une opposition majoritaire législative pendant la durée d'un mandat exécutif. J'en veux énormément au PS d'avoir accepté d'affaiblir les mécanismes de contrôles et d'équilibre exécutif-législatif.
Rédigé par: Daniel Glazman | le 28 mars 2004 à 22:31
Le 17 et le 18 mai, le conseil de l'union européenne débattra des aménagements qu'il estime nécessaire de faire à la directive européenne sur les brevets votée par le parlement en septembre dernier.
Puisque vous ne pouvez ignorer d'une part le très long débat qui a précédé ce vote, et d'autre part le fait que les élections européennes débuteront le 10 juin, je vous invite à prendre dès à présent parti sur ce dossier.
Rédigé par: Pingouin furieux | le 28 mars 2004 à 22:40
"[Le] gouvernement qui va payer" ?
Il a pas déjà payé le gouvernement ? :)
Rédigé par: Choucroute | le 28 mars 2004 à 23:26
Je ne partagerais pas cet optimisme ambiant. Ces élections témoignent avant tout d'une sanction systématique des gouvernements.
Ce n'est pas, contrairement à ce que prétend Daniel Glazman, la sanction d'un gouvernement libéral. Ce gouvernement n'a pas agit, ni prétendu agir, au nom de valeurs libérales, qui sont d'ailleurs totalement absentes de la vie politique française.
L'exemple le plus significatif est celui de la "réforme" des retraites. Cette réformette va dans le sens d'un sauvetage de la retraite par répartition : en cela, elle n'est pas du tout libérale. De plus, cette reformette est de très loin insuffisante : elle ne règle que très partiellement les problèmes de financement futurs. Pourtant, elle a subit l'assaut des lobbys de l'immobilisme.
Ce qu'il faut en retenir, c'est que ce ne sont plus des politiques qui sont rejetées, mais le changement.
Tout ceux qui à un moment donné ont le contrôle de l'éxecutif sont systématiquements sanctionnés par les urnes.
Au risque de me montrer cruel, je vous laisse imaginer ce que sera la sanction infligée à la gauche lors de son retour au pouvoir, après les années d'opposition.
Les "gagnants" de ces élections ne sont pas plus la gauche que la droite, mais les libéraux. Une fois de plus, la preuve est faites que "l'Etat providence" est ingérable.
Rédigé par: PommeDePin | le 29 mars 2004 à 00:06
Le travail ne fait que commencer pour que la gauche se reconstruise, et notamment sur toutes les questions sur lesquelles ses absences de positions grèvent sa crédibilité, notamment concernant la sécurité.
N'oublions pas non plus que, au vu des réactions de l'UMP, le combat est loin d'être gagné et qu'il risque de falloir exprimer notre opinion dans les mois a venir par tous les moyens a notre disposition, la manifestation étant malheureusement l'une des seules façon de pouvoir faire entendre sa voix dans ce pays.
Il faut faire infléchir ce gouvernement qui se moque des français!
Tous ensemble face à l'agression de toutes nos valeurs (progrès, équité, égalité, culture, santé...).
Rédigé par: locke | le 29 mars 2004 à 00:18
Concernant le post d'Alex, pour avoir fréquenté ce benêt sur le blog de Copé, il est toujours comme ça...
0% arguments, 100% invectives.
Après nombre d'essais de discuter, pas une seule réponse construite (sans même parler de constructive).
La preuve en est ce message d'insultes a-interessantes (je fais souvent ces néologisme en préfixant d'un a- pour signifier le contraire ou l'antinomie)
Rédigé par: locke | le 29 mars 2004 à 00:24
Malgré la défaite, la droite monopolise encore le thême de la réforme.
Pour les journalistes, c'en est presque devenu une equation : droite=réforme. Et la gauche le sur place, alors?
Aussi, la droite continue, deux ans après, à faire le coup du bilan à chaque débat, sans s'attirer, la plupart du temps, les réponses fleuries que mériteraient leurs résultats.
J'espere que la victoire réussira là ou la campagne a échoué, et amenera le ps a secouer un peu la routine autosatisfaite (!!) du gouvernement.
Au mieux la passivité que l'on a vu jusqu'a présent passe pour la gueule de bois (tres prolongée) des présidentielle, au pire pour une prudence de mauvais aloi.
Au taf, donc. Et bravo :-)
Rédigé par: yabonn | le 29 mars 2004 à 00:48
la gauche est majoritaire dans ce pays, ça faisait plus de quinze ans qu'on avait pas vu ça ! mais au fait, est ce que l'on a un projet à proposer autre que " sous Jospin c'était mieux " et " L'Etat UMP conduit à la catastrophe " ?
( meme si ces deux affirmations sont vraies )
Rédigé par: Samuel | le 29 mars 2004 à 00:57
Mettre "la pâtée", dans un système démocratique ce n’est jamais une victoire.
Pour peu que l’on se contente de regarder le Nord, les sirènes de l’ouest font du bien. Sauf que notre chère démocratie propose régulièrement le renouvellement de nos représentants et que nous devons de fait nous plier aux verdict des urnes.
Par contre, la tentation de devancer l’échéance, même si elle est bien compréhensible, serait une stupidité supplémentaire ajoutée au crédit du jeu électoral tant il paraît impossible de désigner un vainqueur tant le projet est pâle et la sanction lourde.
Même si l’expression est galvaudée, « coup de semonce » sonnait bien (le jour où les Américains font par Mach 7 voler leurs engins…).
L’autre coup de semonce, c’est ce pourcentage alarmant des autres, ceux qui regardent s’embourber les électeurs dans l’ornière tant redoutée.
N’oublions pas que le scrutin aujourd’hui ne tient pas compte des abstentionnistes, des protestataires… et de tous ceux qui bien volontiers ou pas se trouvent sur ce sol et doivent (à dessein ou pas) répondre de son avenir. pourquoi ne les entend-t-on pas mieux?
Le coup de semonce a retentit, mais à l’heure où la France regarde l’Espagne, l’Allemagne et l’Angleterre la France, où entrent dans notre communauté des nations effrayées par leurs histoires de gauche ; il est impératif de prendre son choix et de le traduire en suffrage, sinon de se demander pourquoi.
Le vrai challenge semble là, car si un gouvernement peut gouverner sans velléité séductrice, il peut en être empêché par chaque voix qui s’élève contre Bruxelles l’institution (mais qu’est ce au juste ?) à l’occasion de ce scrutin à un seul et unique tour… comme l’était la régionale avant sa réforme.
Comme toujours, rien n'est gagnée et tout reste à faire.
Rédigé par: cédric - trashpopb | le 29 mars 2004 à 01:17
;-)
Nousen sommes tous au même point: espérer une gauche qui se réaffirme avec A) de la répartie et B) des ambitions.
De la répartie car il y en a marre d'entendre affirmer "le Ps gagne grace au FN" ou "le bilan catastrophique des socialistes" et des réponses vagues et peu percutantes de la gauche. La droite est pro de la démagogie, alors utilisons (en partie) les mêmes méthodes. Audace doit être un des mots d'ordre de la gauche! "Le ps gagne grace au fn"? Regardez les 4 duels: tous remportés par la gauche. Par ailleurs, sous entendre que le programme de l'UMP ressemble assez a celui du FN Pour que les electeurs passent de l'un a l'autre est peu glorieux. "Le bilan catastrophique"? Une sécu excédentaire, donc qui est bonne et n'a pas BESOIN d'être réformée, un déficit maitrisé, donc pas BESOIN de rigueur budgétaire et de coupes franches dans des budgets primordiaux comme ceux de la recherche...
Ce sont des choses comme ça que j'ai envie d'entendre.
Ensuite, des ambitions: Marre d'avoir un PS laxiste sur les questions de sécurité! La droite et l'extreme droite ne devraient pas avoir l'apanage de cette problématique. Il est temps de dire haut et fort qu'on peut etre de gauche et dire qu'il y en a marre des zones de non-droits, zones qui existent. Que si on fait des arrestations en masse dans les banlieues, on arrêtera 80% de personnes issues de l'immigration. Et à partir de ces constats construire une politique en deux temps: Rétablir la sécurité pour tous, à court terme, avec une politique volontariste, et en même temps, pour des effets a moyen et long terme, une politique d'intégration, qui passe notamment par une grande politique de ré urbanisation, de destruction des ghettos HLM et une intégration qui passe avant tout par une intégration des familles difficiles et/ou en détresse dans le reste de la société. Et sur ce deuxième point s'affirme le côté gauche de cette double politique.
Qu'en pensez vous?
Rédigé par: locke | le 29 mars 2004 à 01:18
Bonjour,
Pourquoi n'activez vous pas le trackback sur votre weblogue ?
Merci.
Rédigé par: sw / blog-art / | le 29 mars 2004 à 02:47
Mazel tov ! la tête tourne. C'est un moment historique ! Je réalise aujourd'hui l'ampleur de le victoire de la gauche, de l'échec du gouvernement, de la déconfiture de la droite et de la tâche à accomplir. Cette écrasante victoire, même si elle est un ras-le-bol plus qu'une adhésion à la gauche, sonne comme une sollicitation : Ô gauche, c'est sur toi que nous comptons pour transformer la société. Maintenant, au boulot !
Rédigé par: Pierre Kanuty | le 29 mars 2004 à 04:49
Depuis des dizaines d'années, le France est dirigée par des hommes politiques qui pratiquent une forme de gestion frileuse.
Pendant les débats télévisés, je vois des expert-comptables, des assistantes de direction, des commerciaux, des syndicalistes, des contrôleurs de gestion, des représentants des services généraux...et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne fait pas rêver.
La France a besoin d'un projet collectif nouveau et motivant, que seuls des créateurs qui pensent "out-of-the-box" peuvent concevoir.
Mr Dsk, serez-vous gestionnaire ou visionnaire ?
Rédigé par: Stéphane | le 29 mars 2004 à 09:47
Félicitation, mais il va falloir rester lucide!!!
Rédigé par: Tlon | le 29 mars 2004 à 09:56
M. Strauss-Kahn, au boulot maintenant. Et de la vraie gauche SVP, pas de centre-gauche mou qui justifie le libéralisme avec une pincée de social. Vous avez blagué avec Claire Villiers l'autre soir au Zénith, continuez à l'écouter.
En tant que Vert, je me permets aussi de vous dire que les partenaires de la "Gauche unie / ex-Gauche plurielle" et hypothétique "Gauche Arc-en-ciel" vont être extrêmement vigilants : les citoyens n'ont pas donné une confiance aveugle en la Gauche, les partis amis du PS non plus.
On retrousse les manches, on digère le champagne, et on bosse. :)
Rédigé par: Adrien | le 29 mars 2004 à 10:21
J'ai découvert ces très bons résultats en rentrant du dépouillement de mon bureau du 18e arrondissement.
Au milieu de la joie, j'ai cependant été très choqué par un incident que des responsables politiques ne devraient pas laisser passer: R.C., patron d'un grand institut de sondages, n'a eu de cesse de contrebalancer les résultats écrasants du vote par des chiffres d'un prétendu sondage (réalisé quand et ou??) qui montrerait que les français ne souhaitent pas que la politique actuelle du gouvernement soit remise en cause. C'est une insulte à la démocratie, en particulier quand les résultats sont aussi clairs sur ce que pensent les français de cette politique.
Il me semble également que l'on ne peut pas s'en tirer en disant que les chiffres des sondages ne sont que des "indications"; quand ils sont utilisés dans de telles conditions, un soir d'élections, c'est un usage politique qui est à combattre et critiquer comme tel (R.C. a souligné à plusieurs reprises qu'au vu de ces chiffres, la solution ne serait pas de remplacer l'actuel premier ministre; si cela ne revient pas à sortir de ses prérogatives, je n'y connais rien).
On ne peut pas perpétuellement conforter de façon discutable une politique indéfendable au moyen de chiffres invérifiables.
Rédigé par: | le 29 mars 2004 à 10:34
Adien, un sondage dit effectivement que les français sont pour la poursuite des réformes, mais lesquelles et comment ???
Oh bien sûr, dans un pays fragilisé, avec une opinion publique blessée, le gouvernement peut choisir de temporiser et, comme on dit, de 'faire du social' ainsi qu'on sait si bien le faire en France: en engageant l'argent qu'on n'a pas ou plus...
J'ai voté à gauche mais comment gouverner aujourd'hui, à qui le tour pour la prochaine raclée ?
Enfin, je crains que DSK ne parvienne jamais à ses fins, hélas. Trop pragmatique, trop honnète, et pas assez démago (Lang championnnn du mooooonde)
Rédigé par: Sophie | le 29 mars 2004 à 11:18
Il faut faire une vraie politique de droite, faites de privatisations. il faut stopper l'assistanat en revalorisant le travail comme le fait Raff en augmentant le smic et la prime pour l'emploi !
Rédigé par: x-or | le 29 mars 2004 à 11:52
Réforme: Modification effectuée dans un but d'amélioration. Synon. vieilli réformation
(Source: Trésors de la langue française, internet).
Arrêtons d'utiliser les mots sans leur donner de sens !
Sinon je me permettrais cette pirouette verbale en parlant d'un "bloody sunday" ou plutot d'un "rosy sunday" pour l'Ump.
Rédigé par: Girondin | le 29 mars 2004 à 12:18
Oui je suis d'accord pour parler de sanction de la droite mais pour la gauche, le caractère trop massif de la victoire ne présage rien de bon, en effet lors des prochaines élections nous seront OBLIGES de perdre des régions et là, la droite va nous refaire le même coup du bilan mauvais etc......
Sinon DSK quelles solutions auriez vous pour lutter contre cette pseudo décentralisation raffarin ? Comme organiser une opposition progressive au niveau national grace a cette victoire régionalo-nationale ?
Rédigé par: le jeune con | le 29 mars 2004 à 12:20
Le sursaut des électeurs semble réjouissant. Mais gare aux illusions.
Chirac est en place grâce aux voix de gauche qui faisaient barrage à l'extrême-droite. Lui et ses amis claimaient alors la même chose que vous : "Les Français n’ont pas simplement rejeté le gouvernement, ils ont voté pour l'UMP et ses alliés". Deux ans après on voit bien qu'il n'en est rien. Le raz-de-marée bleu était alors aussi impressionnant que la vague rose qui s'est étalée sur la berge ce dimanche 28 mars.
Ne voyons pas là une victoire de l'un sur l'autre, mais le souci d'une majorité politiquement peu identifiée (estampillée PS certes, mais plutôt façon marque de distributeur, avec effet canada dry garantit) de se défaire démocratiquement d'une gouvernance qui nous assomme tous, de gauche, de droite ou d'ailleurs, à des degrés divers.
Ce n'est pas une victoire. C'est un acte de survie. Et uniquement cela contrairement à ce que vous prétendez. Je crois en effet que beaucoup on choisit le PS parce qu'il n'y avait pas d'autre parti à même de jouer sérieusement le rôle d'outsider. Le choix étant limité dès le départ, il s'est fait entre le pire et le moins pire, pas entre le meilleur et le potentiellement encore meilleur. Nuance !
Quand vous dites que "Nous devons justifier cette confiance, et assumer ces nouvelles responsabilités dans les régions et les départements qui nous ont été confiés", je crains le pire face à la langue de bois, déjà, utilisée.
Quelle confiance au juste voulez-vous justifier ? Ce serait plutôt aux électeurs de se justifier, si tant est qu'ils aient à le faire, puisque l'acte vient essentiellement de leur part. Comment voulez-vous justifier quelque chose que vous n'avez pas véritablement prévu avant l'issue du premier tour?
D'autre part, quelles sont "ces nouvelles responsabilités" dont vous parlez ?
Elles ne sont pas nouvelles, elles ont simplement changées de camp. Ne réinventez donc pas à chaque fois le fil à couper le beurre !
Ce que demande le peuple, c'est un gouvernement qui travaille aux bien du plus grand nombre. Pas la peine de nous inventer de nouvelles tâches à chaque changement. Il y a bien assez à mieux faire ou à refaire comme cela. Remettons d'abord de l'ordre dans la maison avant d'installer de nouvelles armoires.
Ce sera plus commode, plus clair et plus agréable pour tout le monde ensuite pour aller plus avant. Et ca laisserait au PS le temps de refaire sa copie, de se reforger une vertu quelque peu ternie par l'âge (qui est paraît-il dextrogire chez l'homme), quelques souvenirs d'affaires peu reluisantes et des bourdes incommensurables de tout poils.
L'ambition première des français n'est pas de devenir à tout prix le premier exportateur de patates ou de voitures, mais plus concrètement de vivre décemment et de savoir qu'il pourra le faire jsqu'à sa mort. C'est déjà pas mal, humainement parlant.
Sur le web, on commence à séparer nettement le fond de la forme. Lisez le mode d'emploi de votre blog par exemple pour saisir cela. Pourquoi ne pas faire pareil en politique, hum ?
Sur ce, bon courage. Et montrez-vous à la hauteur de la tâche qui vous incombe désormais.
Rédigé par: Patator | le 29 mars 2004 à 13:40
Locke,
vous dites que si on faisait des arrestations de masse dans les banlieues, on arrêterait 80% de personnes issues de l'immigration, et vous laissez entendre que cela garantirait la sécurité à un grand nombre de personnes.
mais d'abord, une démocratie ne procède pas par arrestations de masse. c'est contraire à toute forme de justice. chaque cas est individuel, il n'y a pas de magma criminel en général, qu'on pourrait mettre en prison d'un coup d'un seul. ensuite, il est vrai qu'en banlieue, il ne serait pas difficile de trouver beaucoup d'immigrés, puique c'est là qu'on les a fait vivre. dans le XVIè, on aurait sans doute plus de mal. quant à la sécurité, j'ai quelques doutes sur l'évidence qu'il y aurait à assurer la sécurité au plus grand nombre en mettant les personnes issues de l'immigration et vivant en banlieue en prison.
Rédigé par: | le 29 mars 2004 à 14:28
Tout d'abord, je tiens a vous dire que si je m'en tiens a mes convictions profondes, je me rejouis du retour de la gauche a la tete des regions, rien que pour avoir un contrepouvoir a cette droite "rouleau-compresseur liberal", elue uniquement a cause d'une campagne baclee de la gauche ... enfin, ne revenons pas la dessus. Mais pour reprendre les posts respectifs de yabonn et choucroute, je pose tout de meme une question qui est recurente, chez nous les citoyens "d'en bas", non militants, et qui fait le jeu des extremes chez ceux qui n'ont plus la foi politique "republicaine": la gauche, la droite, la gauche, la droite et puis encore la gauche; combien de temps cela va t'il durer ? Est ce vraiment la solution: de plus en plus de monde croit deviner que non, avec les derives que l'on ne connait que trop: au mieux des abstentions record, au pire l'extreme droite au second tour (et la prochaine fois ?). Les electeurs qui font le yoyo de la droite a la gauche, votant un peu comme on choisit le produit qui fait la meilleure promo dans une grande surface, en auront peut etre un jour ras le bol de ce systeme qui ne repond jamais a leurs attentes. Ne cours t-on pas comme le disait hier soir Noel Mamere vers une explosion sociale, faute de pouvoir repondre a ces attentes ? Je ne parle pas de mon sentiment personnel, car je suis peut etre encore trop idealiste. Bon sang, n'y a t'il vraiment aucun moyen de regler certains de ces problemes recurents, et de reformer la societe, en essayant de satisfaire la majorite ? Ou bien est ce qu'il faut absolument etre demago et faire des promesses irrealisables pour obtenir les postes cles de l'appareil politique, appareil qui par essence serait donc grippe et voue a l'immobilisme ? ... Le 21 avril, je n'aurais pas vote pour la droite dans un contexte "normal", mais je dois avouer que si je regarde les 2 ans de pleins pouvoirs de la droite, si l'on prend le domaine de la prevention routiere par exemple, ils ont fait bien mieux que la gauche en 15 ans, et ce en prenant des decisions courageuses ( je veux pour preuves les radars automatiques, le permis jeune), au risque de se saborder politiquement. Certes bien d'autres domaines sont tres contestables et je ne veux pas faire l'eloge Chiraquienne (oh que non !!), mais je pense que ce que les gens attendent, c'est ca: des decisions COURAGEUSES, ASSUMEES, quitte a perdre son mandat a l'election suivante, mais en ayant au moins la satisfaction d'avoir accompli ce a quoi on croyait, ce qu'on avait promis surtout !!
Rédigé par: Yannick | le 29 mars 2004 à 15:08
félicitation pour le succès d'hier, qui rassure un peu sur la santé mentale des français (vont-ils enfin définitivement cesser de croire au discours social de Jacques Chirac?). En regardant les politiques parler hier, il n'était question que d'impossibilité de mener une réforme en France...cela depuis plusieurs dizaines d'années, et donc le pays serait sur le déclin! Mais à ce train là, la France devrait s'apparenter au Tiers Monde! Que Jacques Barrot lui-même se serre la ceinture au lieu de nous demander de faire des efforts, au nom de la soi-disante réforme (pourquoi toujours réformer vers le bas, jamais vers le haut?)
Pourquoi enfin les hommes politiques sont incapables de reconnaître leurs erreurs? Tous, à droite, ont répété qu'il s'agissait d'un problème de méthode et de communication : quel mépris pour les citoyens, puisque cela sous-entendait que nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre ce qui est bon pour nous! Si méthode il y a, elle révèle en tout cas la haute idée qu'ils ont d'eux-mêmes et la piètre idée qu'ils ont de nous...
cher DSK, ne faite pas la même erreur; comme vous l'avez dit je crois hier, on ne gouverne pas "contre" son peuple mais "avec"...
bien à vous, les partisans de justice sociale comptent sur vous!
Rédigé par: jean-sébastien | le 29 mars 2004 à 15:12
parmi toutes les raisons du succès d'hier, je voudrais en noter une que je n'ai pas encore lue.
Elle se lite dans les résultats et dans toutes les discussions que je peux avoir : l'envie de voir de nouvelles têtes au pouvoir, le besoin de renouvellement. Les "éléphants" lassent énormément, de droite comme de gauche. 40 ans de vie politique pilotée alternativement par Chirac, Mitterrand, Giscard nous ont fait voir les mêmes réseaux et les mêmes dirigeants. La montée en puissance de nouvelles têtes en régions, des Hollande, Royal, mais aussi de copé, sarko, bayrou, sans être exhaustif, est aussi la manifestation d'une volonté de renouvellement. a défaut d'idéologies ou tout simplement d'idées discriminantes, place à de nouveaux hommes et de nouvelles femmes pour faire ce que leurs ainés ont montré qu'ils étaient incapables de réaliser. Et mon cher Dominique, je pense que vous faites partie de cette (re)génération, à l'inverse de Fabius, Lang et autres mammouths aux discours devenus inaudibles à force d'avoir été entendus.
Rédigé par: benzaquen | le 29 mars 2004 à 16:05
Oui je suis daccord avec Benzaquen, je crois qu'il y a une generation qui fatigue à droite (quand je vois les Karouchi et autres dans la région IDF, ca me fatigue) comme à gauche (je ne citerai pas de nom mais on voit à peu prés).
Parcontre je déteste profondément le profil du jeune aux dents méga longues qui rayent le parquets en laissant d'immenses traces derriere lui.
Ce jeune "type" porte la cravate avec la raie sur le côté n'est pas sincere une seconde et est d'une prétention sans nom...Il est froid, mégalo et loin de vous et veut qu'on l'appelle toutes les deux secondes par son titre.
Il nous faut des gens qui viennent du terrain, des associatifs en particulier, qui sont confrontés de maniere quotidienne aux problemes des gens donc proche des vérités du terrain et loin des bureaux politiques et états majors.
Rédigé par: Renaud | le 29 mars 2004 à 16:28
Selon un sondage 40% des électeurs sont favorables à la poursuite des réformes, 40% sont opposés.
En déduisant de manière simplificatrice, cela voudrait dire que la quasi-totalité des électeurs ayant voté à gauche est opposé aux réformes.
Bien sûr que non. Ils ont selon le PS favorables aux réformes mais pas sur le contenu de celles qui ont été menées jusqu'à présent par la droite.
Mais de quelle réformes parle-t-on; dans le passé de celle des retraites, dans le futur de l'assurance maladie.
Donc le PS va préparer un projet de réforme où le système d'assurance maladie va brusquement s'équilibrer, sans que personne ne mette la main à la poche, ni ne fasse d'effort; ni les mutuelles, ni les patients, ni les cotisants, ni la sécurité sociale, ni les pharmaciens, ni les médecins, ... Seuls les méchants capitalistes(pléonasme) paieront (postulat; un riche peut toujours payer). Bref une réforme magique à laquelle personne n'avait pensé depuis 20 ans.
De la même manière il va annuler la réforme des retraites et en préparer une plus juste (retraite pour tous à 37,5 évidemment).
D'une réforme difficile, longue et douloureuse pronée par le droite nous allons passer à une réforme miraculeuse et bienfaitrice pour tous !!!!!
Je rappelle que le déficit du budget est passé progressivement depuis 1980 (sans qu'on puisse voir un lien avec les changements de gouvernement) de 100 milliards de déficit à 1000 milliards et continue d'augmenter au meme rythme. Le remboursement représente plus de 6% du budget de l'état. Toutes les équilibrages que nous nous refusons de faire, ce sont autant de dettes qui s'accumuleront sur les épaules de nos enfants. Après avoir retarder l'échéance pendant de si longues années on peut affirmer maitenant que LES REFORMES INDOLORES N'EXISTENT PAS.
Prétendre le contraire c'est pure démagogie de la part d'un homme politique. Le croire c'est faire preuve d'un aveuglement coupable et partisan,
donc désespérant
Rédigé par: Lucien | le 29 mars 2004 à 16:28
félicitations pour quoi ??? ou est notre programme ? quelles sont les alternatives, hier à la télé toujours les mêmes, nous pauvres (économiquement ) militants de base ou nouveaux adhérents au PS un peu sonnés de retrouver les mêmes nous ont-ils entendus??, FABIUS, AUBRY , et consort ne nous ressemblent pas .
Désolés aussi de ne pas trouver dans les sections qui doivent nous accueillir, la possibilité d'exprimer nos avis, désolés d'avoir vu des ex-élus et nouveaux élus se battrent en coulisses pour les bonnes places - hier on a distribué des tracs sur les marchés, parce que l'on pense que les valeurs humanistes doivent vivre à gauche .
aujourd'hui nous voulons un programme des échéances, une raison d'espérer que tous les enfants aient un égal accès au savoir, que tous ceux qui vivent dans notre pays aient une égale chance de se faire soigner, d'avoir un toit, un travail et de la dignité.
Que va t-on défendre demain au niveau européen ? qui sera sur les listes , les amis des amis ? ou des personnes capables de défendre des valeurs issus d'une expérience de terrain et d'une large concertation avec la base ?
ALLEZ ! un peu de courage !!! retroussez vos manches quittez vos universités et vos clubs ouvrez grandes les portes de vos cercles , on a des idées...vous avez l'expérience politique a vous de faire en sorte que les uns et les autres se rencontrent
Rédigé par: rondelle | le 29 mars 2004 à 16:34
Soirée sympa, ce dimanche... :-)
Dommage pour l'Alsace, on est pas passé loin du Grand Chelem, après celui du XV de France ;-)
première constatation, la forte mobilisation des électeurs, malgré l'abscence de toute campagne incitant au civisme... Comme quoi, pour ramener nos concitoyens sur le chemin des urnes, il suffit de mettre la droite au pouvoir pendant 2 ans... ;-)
Pour revenir au sondage CSA évoqué par un anonyme ici, j'ai aussi été choqué par ces résultats et en allant voir de plus près, on s'aperçoit que si 45 % des français ont répondu oui, 42 % ont répondus non, et 13 % ne se sont pas prononcé. On est loin d'un plébiscite pour la reformite !
De même, concernant le futur premier ministre, il est intéressant de voir que si Sarkosy a 29 %, 18% de sondés ne se sont pas prononcé et 11 % ont répondu "spontanément" aucun de ceux là. Le spontanément veut dire que le choix "aucun de ceux là" n'était pas proposé, dans le genre sondage ouvert, on fait mieux...
Toujours pour cette question, plusieurs réponses étaient possibles , le total donné par les électeurs de droite est de 146 % et celui des électeurs de gauche de 130% : Mathématiquement il y a donc un gonflement artificiel pour chaque candidat, au détriment de ceux qui n'en voulaient aucun ...
ne pourrait on pas estimer que 29% des sondés pencheraient pour une solution alternative, comme une dissolution ???
A titre indicatif, le sondage d'expression publique en cours ce jour refuse tous les noms cités comme futur premier ministre, y compris Nicolas Sarkosy 41% contre, 29 % pour.
Les pouvoirs étendus que va voter ce gouvernement aux régions la semaine prochaine vont renforcer la force d'un contre pouvoir régional, mais c'est aussi un cadeau empoisonné: l'état se débarasse de tout ce qui lui coute cher. On peut d'ors et déjà annoncer que la droite tirera à boulet rouge sur la gestion socialiste, quand les régions seront bien obligé de trouver des recettes fiscales nouvelles, pour pallier à l'augmentation imposée de leurs dépenses.
En entendant les ténors de l'UMP/UDF hier, pas un ne s'est interrogé sur le bien fondé de leurs réformes, pas un n'a envisagé qu'elles étaient peut être tout simplement mauvaises.
Je me demande donc ce jour si le Chef de l'Etat comprendra mieux qu'eux la situation, et s'il ne fera pas comme Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin: continuer à sauter comme un cabri sur leur chaise en criant réformer, réformer, réformer !
Rédigé par: Pourquoi-pas? | le 29 mars 2004 à 16:41
1974 - 2004 : Jacques Chirac ou le pouvoir biennal
1974-1976 :
En 1974, le gaullo-pompidolien Jacques Chirac est nommé Premier ministre en 1974 par le "républicain indépendant" Valéry Giscard d'Estaing (partisan d'un "libéralisme avancé"), après avoir soutenu ce dernier à l'élection présidentielle (contre Jacques Chadan-Delmas, candidat officel du parti gaulliste - l'UDR). En 1976, il lui remet sa démission, car il estime ne pas avoir les moyens de sa politique. Les années suivantes, J. Chirac fustige le "parti de l'étranger" (appel de Cochin) et souhaite construire "un travaillisme à la française".
1986-1988 :
En 1986, J. Chirac, à la tête de la coalition RPR-UDF, repeinte aux couleurs du néo-libéralisme, est nommé Premier ministre par François Mitterrand (président de la République depuis 1981), après la victoire de la droite aux élections législatives. En 1988, il est battu par ce dernier à l'élection présidentielle après deux années d'une cohabitation difficile.
1995-1997 :
En 1995, J. Chirac est élu président de la République sur le thème de la "fracture sociale." Il nomme Alain Juppé Premier ministre. En 1997, il dissout l'Assemblée nationale et la "gauche plurielle" emporte la victoire. Lionel Jospin est nommé Premier ministre. La cohabitation durera cinq ans.
2002-2004 :
Le 5 mai 2002, J. Chirac est réélu président de la République avec 82 % des voix grâce au soutien des électeurs de gauche et malgré un score de 19 % au premier tour.
Il nomme Jean-Pierre Raffarin (issu de Démocratie libérale, avatar de la droite conservatrice d'après guerre) Premier ministre. L'UMP, le nouveau parti juppéo-chiraquien, obtient la majorité absolue aux élections législatives de juin. Mais Raffarin mène une politique basée sur l'électorat du premier tour de la présidentielle. Au soir du 28 mars 2004, la sanction tombe : la gauche emporte la totalité des régions, à l'exception de l'Alsace (le cas de la Corse mis à part).
Rédigé par: Guillaume67 | le 29 mars 2004 à 17:09
Et comme le disait si bien les guignols : Putain ... deux ans !!
Rédigé par: Thomas | le 29 mars 2004 à 17:13
Toutes les régions de métropole passent à gauche, sauf ... l'Alsace, qui s'était déjà distinguée au premier tour avec la palme des régions brunes (28 % des suffrages pour l'extrême droite : FN + Alsace d'Abord).
AU SECOURS !!!
Signé : un électeur de gauche en Alsace
Rédigé par: Guillaume67 | le 29 mars 2004 à 17:39
Putain, encore 3 ans ...
Rédigé par: Michel | le 29 mars 2004 à 17:51
Copie de mon post sur le blog ( lol )de JFC :
" Triste mine à droite ce matin... Attention à l'exultation à gauche. Oui on a gagné, et de façon magistrale... La gauche doit désormais renaître :
1° dans les régions en faisant ce qu'elle a promis, en jouant sur tous les leviers qui sont transmis à la Région,...
2° En criant haut et fort s'il y a le moindre problème dans le financement ou la définition des compétences des régions : de ce que j'ai compris, le financement est loin d'être réglé, vu que l'état transfèrerait des compétences mais sans transférer les ressources afférentes (à surveiller de près donc), et les compétences elles-même sont plus que floueset entremêlées à l'action de l'état central et des autres collectivités territoriales
3° En profitant des 3 ans qui viennent pour porter un projet fort de rénovation de l'état, dans une vision sociale juste et protecrice des plus faibles, en tenant compte des nouveaux enjeux qui lui ont sauté à la figure
4° J'éspère enfin un jour pouvoir entendre un discours sensé sur "l'insécurité", lorsque la gauche assumera que le tout éducatif ne fonctionne pas, que Sarkozy aura malgré lui prouvé que le tout répressif ne fonctionne pas non plus. Un discours ambitieux fondé sur l'encadrement, le logement, l'accompagnement, l'éducation pour qu'à échelle de 15 ans les problèmes de fonds soit maitrisés, tout en redonnant un sens à la punition qui doit être à la hauteur des infractions !
L'effort à gauche ne fait que commencer !
2004-03-29 11:49:17 de Démosthene "
Rédigé par: Démosthène | le 29 mars 2004 à 17:57
Je constate une demande de plus en plus irrepressible d'un programme à gauche...
Rédigé par: greg | le 29 mars 2004 à 18:05
Désolé d'insister, mais malgré votre réaction matinale, le trackback n'est toujours pas activé sur le DSKB...
Serait ce le champagne d'hier soir qui vous aurez étourdi ce rose lundi ?
:)
Cordialement,
SW
(ps, peut être faut il republier vos templates, si je me souviens bien sous typepad ? Non ?)
Rédigé par: sw / blog-art / | le 29 mars 2004 à 18:09
@Patator : L'idée de Locke n'est évidemment pas de faire des arrestations en masse !!! Juste de souligner que statistiquement, on arriverait à ce type de pourcentage extrème.
La solution n'est pas que dans le prison. Comme je le dit plus haut, elle est dans une vraie politique "d'essaimage" des familles immigrées ou issues de l'immigration, de lutter contre les concentrations ghettos par une politique de logement social volontaire et réfléchie , un éductaion renforcée à la citoyenneté, une véritable égalité des chances, un accès assuré au monde du travail, ET AUSSI une répression des infractions.
D'autre part, mettre les gens en prison ne doit pas être une fin en soit. Il faut, même dans ce cadre assurer l'accès à de nouvelles chances !
Rédigé par: Démosthène | le 29 mars 2004 à 18:16
Vive l'expression "gauche plurielle"! elle est encore active, la preuve en a été faite. Socialistes, Verts, Communistes, Radicaux, on peut travailler ensemble. Pluriellement.
Rédigé par: benoit | le 29 mars 2004 à 19:22
ump+udf+fn.....le france est a droite !!
Rédigé par: xela | le 29 mars 2004 à 19:43
La Gauche reviendra-t-elle sur la réforme de la Sécurité Sociale ? Sur les retraites ? Sur le régime des intermittents du spectacle ? Sur les Emplois Jeunes ? Sur les 35 heures ? Sur... Saperlotte ! Ce raz-de-marée me fait croire que la législature a déjà changé. Nous n'y sommes pas encore !
Sinon, on nous dit que l'on doit inéluctablement repenser le systèem d'assurance. Mais qui y parviendra sans y perdre des plumes ? Est-ce la Gauche ? J'aimerais y croire...
Rédigé par: BabOOn | le 29 mars 2004 à 19:46
bahhh vous etes degueu !! s'associer avec les communistes...c'est naze !
Communisme = Nazisme
Rédigé par: alex | le 29 mars 2004 à 21:52
j'oubliais !! vous n'avez pu gagner sur votre programme etant donné qu'il n'existe pas....
Revez les petits !
Rédigé par: alex | le 29 mars 2004 à 21:56
Bonjour ,voila je suis un élécteur de droite et je ne peux que m'incliner face a la victoire ecrasante de la gauche
cependant cette victoire eclatante n'en cache pas moins les limites du systeme francais qui ne peux se construire autour d'une politique continue car le vote zapping comme le disait De villiers est un fait.
Le francais est trop versatile: en 2002 il vire la gauche et en 2004 il vire la droite incompréhensible cette France
Rédigé par: Gilles | le 29 mars 2004 à 22:05
Juste une question n'as t'on pas honte dans cette gauche plurielle de ratisser jusqu'aux voix de l'extreme gauche alors qu'aucune affinité n'est présente??
Rédigé par: gilles | le 29 mars 2004 à 22:09
lucien :
LES REFORMES INDOLORES N'EXISTENT PAS.
Ha tiens?
Qui dit ça? Un peu daté la douleur sanctificatrice, non?
On est d'accord sur le fait que l'on ne crée pas à partir de rien. Retraites, secu, tout ce que vous voulez.
Mais :
Ce coté maso du "c'est bon si ça fait mal", d'ailleurs exploité par la droite en ce moment (on est pas injustes et incompétents : cou-ra-geux, on vous dit!) fait quand même un peu marrer.
On évalue pas une réforme (ce mot!) à l'aune des dégats qu'elle inflige. On a déja plus trop de leviers économiques, pas la peine en plus de plomber la confiance des ménages/des entreprises à grand coups de neuneuterie thatcherienne.
Quand même incroyable d'en venir à rappeler ça sur le blog de strauss kahn.
(les italiques machent pas : au boulot, le blogman)
Rédigé par: yabonn | le 29 mars 2004 à 22:18
Je suis en train de regarder Mots croisés et je suis profondément déçue de votre attitude politicienne, de votre langue de bois, de votre refus (voulu ?) de ne pas répondre aux questions directes, pratiques.
Gauche-droite, c'est terminé depuis longtemps. Il n'y a que les politiques comme vous (et d'autres !), blanchi sous le harnais du pouvoir bien ou mal exercé mais tellement grisant pour remettre cette dualité à chaque phrase sur le tapis de la discussion, envoyer des vannes minables (l'allusion à de Gaulle et Pompidou, vraiment, ce n'est pas digne d'un homme intelligent comme vous !)
Ce soir, je préfère le jeune Coppé qui ne manie pas la langue de bois et dit clairement les difficultés de vos boulots.
Paule Neyray
Rédigé par: Paule Neyrat | le 29 mars 2004 à 23:30
DSK t'es mauvais !!
Coppe ca c'est l'avenir de la France
Rédigé par: alex | le 29 mars 2004 à 23:49
FELICITATIONS
je vous admire monsieur Strauss-Kahnn.
Il ne faut pas faire attention aux commentaires de certaines personnes qui sont trop aigris.
Amicalement,
MM
Rédigé par: MISBAH Mehdi | le 30 mars 2004 à 00:08
la droite française est arrogante, quand elle ne se surveille pas, et depuis sa débâcle de dimanche, elle se lâche. et si le fond de sa pensée, c'est de claironner "DSK t'es mauvais, l'avenir de la France, c'est Copé" (qui au passage, n'a qu'un seul "p", n'est-ce pas, Alex?), il y a du souci à se faire pour les trois années à venir... je trouve que le comble de l'arrogance a été involontairement atteint par François Fillon, qui a dit que les régionales étaient un "21 avril à l'envers". ce qu'il n'a pas compris, en disant cela, c'est que le soir du 21 avril, bien au-delà de la défaite de Jospin, les socialistes pleuraient la présence de Le Pen au second tour, et la menace que cette présence faisait peser sur la démocratie française. or, pour ces régionales, la droite est certes écrasée, mais elle a été présente au second tour: ces élections ont donc eu lieu dans une configuration démocratique traditionnelle. ce n'est pas un 21 avril, et le prétendre, c'est tout confondre, sans rien comprendre, et laisser entendre qu'il y aurait un point commun entre victoire de la gauche et présence en force du FN.
Rédigé par: Anna | le 30 mars 2004 à 01:11
La France voit rouge !
Sur l'ensemble des derniers scrutins, les français disent qu'ils ne veulent pas des réformes à caractères ultra-libérales ou même libérales. Ils ne veulent pas que les inégalités se creusent. Ils veulent de l'équité tout simplement.
Ils l'ont fait comprendre à M. Jospin. Il fallait être beaucoup plus à gauche avec Lu ou Moulinex, par exemple.
Ils sont en opposition avec ce que nous présente la droite comme inévitable. La droite possède un discours simple : "nous sommes courageux d'engager des réformes inévitables, vitales ! Et les résultats se verront dans quelques années..."
Appeler la droite et M. Chirac a changer de politique est un coup d'épée dans l'eau. Que sait faire la droite à part sa politique actuel ?
Je suis inquiet quand j'entend Coppé dire "Nous avons entendu le message des français" et "Nous allons continuer les réformes" !! Ils prend véritablement les français pour des imbéciles et c'est précisément ce qu'il faut éviter à tout prix.
M Strauss-Kahn, il vous faut ne pas tomber dans le piège des manoeuvres politicienne en face d'un Coppé. Il vous faut rester concret, terre à terre. Systématiquement, rappeler point par point, les alternatives qui sont proposées par la gauche en face des solutions de droite.
Taper sur Chirac ne sert à rien, son propre camp s'en chargera le moment venue...
Rédigé par: GIRAUD David | le 30 mars 2004 à 09:45
Le président Chirac et son gourvernement sont en place sur deux incompréhensions...
La première consiste à dire que le 21 avril est un echec de la gauche alors que, tout bien considéré, c'est surtout un effet perverse des elections présidentielles à deux tours...Le vrai enjeu est de savoir que le président n'est en place qu'avec 19% des voix au premier tour... Cela ne s'était jamais vu!
La deuxième est propre à la tactique de la droite lors des elections présidentielles et legislatives. Mettre la sécurité en premier en faisant croire au peuple français que c'était son principal problème. Le vrai problème du peuple et on le voit aujourd'hui était et reste bien la cohésion sociale et l'emploi! J'attends d'ailleur les nouveaux mots d'ordre du prochain gourvernement qui seront sans doute ceux-ci.
La sécurité est un vraie besoin mais il y a un parfait concensus là dessus et ce n'était donc pas un enjeu de choix entre la droite et la gauche. Pour preuve, les principales réformes structurelles mis en place par Monsieur Sarkozy avaient été initiées par Monsieur Vaillant!
Un autre axe interessant de ces élections sont l'expérimentation à grande echelle d'accords programmatiques entre les verts et le PS pour la gestion de régions... Une précieuse expérience pour nos furures programmes...
Bravo dominique pour ton blog!
Daniel
Rédigé par: daniel | le 30 mars 2004 à 10:41
Je voudrais apporter un commentaire à ce que j'ai entendu hier soir sur France 2 dans l'émission "Mots croisés", à laquelle était invité Dominique Strauss-Kahn.
DSK a décliné à la fin de l'émission ses propositions pour rénover la doctrine de la gauche et du PS : améliorer en aval la redistribution (i.e. corriger les effets négatifs du marché) et lutter en amont contre les inégalités, là où elles se créent, et donc, pour parler trivialement, mettre plus de moyens là où les besoins sont plus importants.
Il est vrai que cette logique existe déjà dans l'action publique (ex. : les ZEP). Mais ce n'est pas suffisant et, surtout, le PS n'a jamais théorisé sa pratique. En le faisant, il peut poser des jalons et proposer un vrai chemin pour la France et l'Europe (avec ses partenaires), en évitant ainsi de sombrer dans l'ornière gestionnaire, une fois arrivé au pouvoir. C'est ma conviction profonde, qui est la raison même de l'association AG2E : il faut penser le monde et la société avant de prétendre gouverner !
Je passe sur les propos de J-F. Copé qui prétend que le réformisme radical, tel que le décrit DSK, est la vision de la droite...
Je voudrais insister sur le cas anglais qu'a évoqué B. Spitz. Il s'agit d'un exemple révélateur de la façon dont la gauche devrait penser, me semble-t-il, les problèmes actuels et formuler des analyses et des propositions. La réforme de l'enseignement supérieur proposée par T. Blair est, selon B. Spitz, sinon un modèle, en tout cas une piste intéressante. Le postulat est le suivant : l'enseignement supérieur est fréquenté par les enfants de la bourgeoisie. Ce n'est donc pas à la collectivité de financer l'enseignement supérieur mais aux classes aisées, par l'intermédiaire de frais d'inscription dont le montant serait calculé par rapport aux revenus. Un système de bourses permettrait aux familles défavorisées d'accèder à l'Université (c'est d'ailleurs le système que souhaite mettre en oeuvre l'IEP de Paris).
Or, n'est -ce pas une vision conservatrice ? En effet, en affirmant cela, on naturalise un fait social, à savoir les inégalités d'accès à l'Université, ce qui est une attitude propre à la droite, alors que ce fait est précisément le résultat d'un construction sociale qui s'inscrit historiquement, mais qui peut être non seulement corrigée a posteriori, mais aussi combattue a priori. Si la droite considère que les inégalités sont naturellles et qu'elles sont même bénéfiques à la société, la gauche estime, en revanche, qu'elles doivent être combattues par l'action publique. C'est ce qui différencie la gauche de la droite (Voir les travaux de Norberto Bobbio).
On peut remarquer d'ailleurs que, sur la question de l'enseignement supérieur, la Grande-Bretagne est partitulièrement en retard en matière de démocratisation et la France, quant à elle, a accompli quelques progrès dans ce domaine, grâce à la gauche notamment (même si on peut critiquer certains aspects des politiques qui ont été menées).
L'objectif, pour un social-démocrate, n'est-il pas de faire société ? La collectivité (locale, nationale ou européenne) doit rester, grâce l'impôt progressif (local, national ou européen, comme le préconise Michel Rocard), le fondement de l'action publique.
Rédigé par: Guillaume67 | le 30 mars 2004 à 11:18
Juste un petit message pour "alex": la gauche ne s'est pas alliée avec l'extrême-gauche pour les régionales ( le PCF n'étant plus ce que l'on peut appeler un parti d'extrême-gauche) , ce que la droite n'a pas hésité à faire en 1998, en Bourgogne notamment...
Et puis, c'est Copé et pas "Coppe", apprends les noms de tes idoles avant de venir nous exposer tes petites idées...
Rédigé par: jlo | le 30 mars 2004 à 11:33
Félicitations au Parti Socialiste, félicitations aux français qui se sont déplacés dimanche pour voter à gauche.
Blâme à Monsieur Chirac qui n'a décidément rien compris. Il garde Raffarin comme premier ministre...
Rédigé par: Blandine | le 30 mars 2004 à 13:06
Il est clair que le vote ne s'est pas fait sur les projets des régions mais sur le rejet d'une politique nationale. Politique nationale qui a voulu s'appuyer sur les politiques libérales comme modèles de croissance ou de profitabilité pour pouvoir mieux réister à la concurence mondiale.
Tant mieux si les régions peuvent repartir dans une logique sociale dynamique, mais ce n'est pas à cet echelon que l'avenir se joue.
La seule solution pour ne pas être contraint à l'ultralibéralisme mondial (notamment US) c'est de monter une europe forte : économiquement, technologiquement, socialement. Grace à un marché intérieur large, l'Europe peut imposer SA voie de la croissance, une croissance qui profite à tous même s'il elle n'est pas la la championne du monde en temre d'indice industriel ou de cout du travail. La comparaison avec le reste du monde n'a de sens que si l'on devient dépendant. Il faut qu'une partie sensible de notre économie se réalise dans un espace homogène, qu'elle soit conduite avec une vision sociale, au delà des régions, au dela du pays, mais au moins au niveau de l'Europe.
Rédigé par: cool | le 30 mars 2004 à 13:57
J'aimerais me réveiller demain avec Monsieur Fabius comme premier ministre.
Il a prouvé dimanche soir qu'il avait LES recettes pour dissoudre le chômage, effacer la dette intérieur de 1000 milliards d'€, sauver la Sécu en ne touchant à rien...
Ignorer la donne économique et les règles européennes.
FABIUS, premier Ministre !
Ps : Dominique, que faîtes vous encore dans ce parti démago et dogmatique ?
Rédigé par: Inès | le 30 mars 2004 à 14:15
Je pense que la gauche devrait s'inspirer de l'experience de démocratie locale impulsé par Mme Marjolene Rauze de Morsang sur Orge.
En effet celle ci propose qu'il y est au niveau de la commune des commissions et que celle ci et des budgets pour fonctionner et pour peser sur les décisions.
Les réunionites et la parlotes c'est tres bien mais si cela ne débouche sur rien de concret cela ne sert à rien, il faut donc rendre la démocratie locale effective.
Dailleurs je crois qu'au niveau de la région en Ile de France Jean paul Huchon s'y attele ce qui va donc dans le bon sens.
Renaud
Rédigé par: Renaud | le 30 mars 2004 à 14:37
gilles> au moins, ratisser à gauche, c'est apporter un peu d'humanité dans monde ou le profit est la seule valeur prise en compte et encore... Alors que ratisser FN, c'est incalifiable. Ce n'est pas le communisme qui a fait des morts, mais des dictateurs.
Sinon, Pour ceux de droites qui disent que les réformes sont efficaces, comment cela se fait qu'il ait de nouvelles discussions sur les intermittents? tout simplement parce-que les experts ont constaté que les inégalités se creusaient et que ceux qui abusaient du système en bénéficient toujours. C'est si compliquer d'écouter les propositions des principaux concernés? ça aiderait peut-être à passer les réformes! la base n'est pas aussi bête que la droite l'UMP le laisse entendre!
Un autre domaine qui me concerne directement : la recherche. ça fait 16 mois qu'on se bat pour être entendu. et que répond le gouvernement? vous l'avez lu dans les journaux : la fameuse intelligence de la main, la gestion à la petite semaine, le coup des nobel, bref, de la provoque. Résultats, on doit faire leur travail! En plus ces tentatives de séparer les mouvements, c'est visibles!
Bref, je tiens à féliciter le PS pour avoir su se mettre d'accord avec ses partenaires AVANT les élections. Maintenant, appliquez votre démocratie participative. On n'attend que ça! Je tiens à m'impliquer dans les états généraux même si le sentiment général est que le gouvernement nous laisse faire pour nous occuper pendant qu'il prépare ses propres réformes sans nous consulter. C'est déjà ce qu'a fait le directeur du CNRS mis en place par ce gouvernement et responsable des problèmes administratifs actuels pour lesquels nous sommes critiqués, en disant "c'est pour défendre le CNRS"... PIPO!
Le seul moyen actuellement d'avancer, c'est de poursuivre la lutte tout en construisant des projets. Car il ne sert à rien de contester sans rien apporter derrière. Par exemple, certains syndicats tentent de plomber le collectif sauvons la recherche en disant qu'ils ne participeront que lorsque les revendications des 550 postes seront satisfaites! C'est quoi ces syndicats à 2 balles??? juste pour une histoire de scène politique! s'ils jouaient leur rôle ces syndicats, on n'en serait pas là! Alors participons tous à notre niveau en tentant de trouver des solutions aux problèmes qui nous touchent puis en mettant en commun nos propositions (intermittents, médecine, éducations, recherche, etc...), c'est comme ça qu'on changera réellement les choses! Et surtout, arrêtons les batailles partisanes!
Rédigé par: guillaumeM | le 30 mars 2004 à 16:16
Juste une interrogation par rapport à la dernière phrase du message de David Guiraud plus haut à 9h45. Est-ce qu'il faut arrêter de taper sur Chirac ou non ? Ou bien sur Raffarin ?
Sachant que ce dernier n'a maintenant plus beaucoup de crédibilité, je trouve qu'il faut maintenant que Chirac s'implique. Je trouve ahurissant qu'on ait aussi peu vu Chirac au cours de ces deux ans. C'est la doctrine Pilhan puissance 10 (se faire désirer) ou n'a-t-il rien à dire ? Après tout, c'est notre président puisque l'on a voté pour. On est donc en droit de l'interpeler, non Moi, je veux qu'il s'exprime. Et pas seulement sur la nécessaire lutte contre le cancer, l'insécurité routière mais aussi et surtout sur des sujets très concrets comme les délocalisations...
Je trouve qu'il faut vraiment traiter maintenant Raffarin pour un exécutant. Il faut s'adresser à Chirac. C'est quand même hallucinant dans notre démocratie qu'on (et encore, uniquement les journalistes les plus dociles) ne puisse poser des questions au Pdt qu'une fois par an le 14 juillet. Aux Etats-Unis, sans en faire une démocratie exemplaire, Bush a beau nous apparaitre comme un peu bêta ; il justifie publiquement sa politique une fois par semaine.
On nous dit sans cesse que le Pdt travaille, mais, à force de ne pas l'attendre nous parler politique, on va finir par ne plus y croire.
Ronan
Rédigé par: ronan | le 30 mars 2004 à 18:57
Ronan,
je crois que Chirac a bien compris que s'il assumait ce qui est SA politique, les Français lui diraient à LUI qu'ils n'en sont pas contents (ce qui est sans doute toujours désagréble, surtout quand ça fait 40 ans qu'on se l'entend répéter). alors le président fait porter le chapeau au premier ministre, et envoie sa femme faire les meetings à sa place. Chirac, ou comment transformer une démocratie en république bananière...
je crois que le problème, c'est qu'avec le quinquennat, on a voulu faire un régime plus présidentiel, mais qu'on n'a pas pensé que le président pourrait passer sa vie à ne pas se mouiller et à protéger ses amis.
Rédigé par: titi | le 30 mars 2004 à 19:50
Cher DSK
Après avoir vu Mots croisés, je constate que la droite, par le biais de M. Copé, manie toujours aussi bien la langue de bois. Il semblerait que ce dernier en ait fait sa spécialité.
En effet quand vous lui demandiez a juste titre si le projet sur la Sécu sera débattu à l'Assemblée, le porte parole du gouvernement etait d'abord évasif puis a dit que oui.
Néanmoins j'emettrai des reserves car on connait la démagogie de ce gouvernement qui pourrait passer en force par une ordonnance.
Et dire que l'objectif du gouvernement était d'instaurer un vrai dialogue social.
Sous Jospin, tout n'était peut etre pas rose mais sous Raffarin c'est loin d'etre gai.
Rédigé par: allende | le 30 mars 2004 à 19:54
Quelqu'un connaît le blog de Raffarin ?
Rédigé par: patator | le 30 mars 2004 à 20:31
Félicitations pour les résultats du PS, félicitations pour la présence à Mots Croisés.
On l’attendait depuis quelque temps un peu de fermeté face à M. Copé. Et cela à réjoui plus d’un. Mais il me semble que l’essentiel n’était pas là. Finalement il s’agit du spectacle. Devant le discours des auteurs (ou scientifiques si l’on veut, il ne s’agissait d’analystes-maison) présents sur le plateau il me semble que ni vous ni Monsieur Copé n’étiez pas à l’aise. Pourquoi ne pas avoir essayé de donner du sens, d’expliciter le spécifique de l’action politique ?
Un deuxième point : Je continue de croire, malgré l’ampleur de la victoire, qu’il y a eu un vote-sanction contre le PS au premier tour. Les électeurs UDF qui ont voté socialiste au deuxième tour auraient pu voter pour le PS dès le début. (Si DSK accepterait de s’exprimer plus souvent.)
Rédigé par: cozadini | le 30 mars 2004 à 21:35
Une question :
A qui doit-on les 1000 Milliards de la dette ??
Rédigé par: DG | le 31 mars 2004 à 12:30
Pour Dg:
Chiffres de l'INSEE:
dette publique en milliards d'euros
1996:691.8 , 1997: 741.6, 1998: 777.3, 1999: 792.1, 2000: 812.1, 2001: 838.7, 2002: 896.6
je vous laisse calculer vous même l'augmentation depuis 2001 jusqu'à ce jour ;-)
Raffarin a battu Juppé dans le record d'augmentation de la dette publique.
Ce qui ne veut pas dire que la Gauche n'a pas aussi une responsabilité, c'est juste pour répondre à une opinion que tente de répandre la majorité gouvernementale actuelle comme quoi ils ne seraient pour rien dans ces plus de 1000 milliards....
Rédigé par: Pourquoi-pas? | le 31 mars 2004 à 13:01
la composition du nouveau gouvernement sera connue à 19 heures.
Rédigé par: Pierre Kanuty | le 31 mars 2004 à 17:15
Cher DSK
Juste quelques mots pour te dire qu'il nous faut vite un programme à gauche...
Pour être un des rares à oser la défendre lors de débats (à Supdeco Paris) je me heurte systématiquement à cet argument...
Merci par avance
Rédigé par: Antoine | le 31 mars 2004 à 18:29
bravo ! pour cette brillante victoire bien méritée après la désillusion de 2002
vous avez sur relever la tête et ce malgré le depart de votre leader --> avec un léger coup de pouce de l'UMP il faut bien l'avouer car ceux-ci mènent une politique scandaleuse et je suis content de voir que je ne suis pas le seul à le constater et que des gens comme vous le dénoncent.
merci pour la france et pour la republique
Rédigé par: el GREKO | le 31 mars 2004 à 18:54
Qui nous prête les 1000 milliards ??
Rédigé par: DG | le 31 mars 2004 à 19:20
Comment peut on se faire élire et ensuite publiquement et smelbe-t-il pogiquement annoncer: "maintenant il nous faut un programme ???"
Est-ce que la gauche est devenue le TF1 de la politique ? Elle propose uniquement ce que veulent les sacro-saints français des phrases politiques ? les sacro-saints français étant le concept total de la sagesse ..
Super, on vit dans un pays où le peuple est intelligent, sait ENSEMBLE ce qu'il veut et où il doit aller ..
Si c'est le cas, pourquoi avoir des dirigeants et ne pas mandater plutôt un cabinet de conseil payé au résultat ?
Vous qui voulez être novateur Mr DSK (vous devriez pour vos futures sampagnes rouler en DS, un nouveau modèle baptisé la K. Ca lutterait contre FORD et donc flatterait l'antiaméricanisme et ça rassurerait les personnes âgées nostalgiques de Pompidou et ça vous donnerait les voix de Bayrou qui roulait en bus ;-))
bref, vous qui voulez être novateur vous devriez proposer de réunir des échantillons représentatifs des sacro-saints français (Mr Delanoé doit en avoir puisqu'il dit que la démocratie participative, ça marche !!!) et leur demander quelles réformes il faudrait faire pour que la Frtance arrive à suivre les mouvements mondiaux qui se passent sans qu'on lui demande son avis..
Rédigé par: Posedesquestionsbêtes | le 31 mars 2004 à 19:32
si vous croyez que ce sont ces réformes qui vont rattrapper les 1000 Milliards de deficit ...
c pas demain la veille!
La chose doit se faire à long terme avec la participation de la croissance qui peine à arriver en Europe, c tout ...
Rédigé par: el GREKO | le 31 mars 2004 à 19:58
chouette: le president nous a entendus, nous, les Francais d'en bas, qui osons aller voter!!! on a un nouveau gouvernement!!! "Je vous ai compris", disait l'autre. Chirac veut-t-il l'imiter? vous croyez que Sarkozy il est bon en economie et finances publiques? et que Fillon sait ce qu'est une ecole? que Villepin va savoir parler aux policiers? que Raffarin est a sa place a Matignon? se moque-t-on de nous?
Rédigé par: titi | le 31 mars 2004 à 20:22
Bachelot est renvoyee parce qu'elle s'est permis de devoiler LE secret des hautes spheres du pouvoir: Jacques Chirac porte un sonotone...
Rédigé par: titi | le 31 mars 2004 à 20:27
Antoine
Un programme à Gauche certes, mais il faudrait
peut etr arreter de coller à l'extrème-gauche
Je pense à la démagogie du PS sur les retraites
à l'époque; à l'attentisme de certains lors du
vote de la constitution Européene. Et j'en passe
et des meilleures.
Rédigé par: rosalie | le 31 mars 2004 à 20:54
un nouveau gouvernement mais le fond politique dans tout ça... C'est bien beau de changer les têtes mais "il est déjà usé avant l'heure"
Rédigé par: el GREKO | le 31 mars 2004 à 22:12
Concernant la dette (JE VOIS QU'UN BANQUIER ALIMENTE CE FORUM) je voudrais rappeler que même si son niveau est très élevé elle ne représente que 60% du PIB ce qui n'est pas si important quand on regarde nos voisins. Il ne faut jamais s'en tenir à un chiffre en valeur absolue, ça ne veut rien dire. Dans le cas de la dette, il faut la rapporter à la richesse et dieu merci on arrive encore à la rembourser, même s'il est vrai que son niveau ne doit pas être sous-estimé.
Pour le reste, disons le la gauche s'illustre pour l'instant plus par l'absence de projet et une certaine démagogie qui en font douter plus d'un même s'ils ont voter pour elle pour contrer le gouvernement.
On sait ce qu'on ne veut pas, mais il nous reste à définir ce que l'on veut et qui est bon pour la France...
Cela dit je crois plus que jamais aux idées de gauche, car elles sont humaines et vecteur de progrès, là où celles de la droite (et ce gouvernement ne saurait me faire changer d'avis) est avant tout incohérente car trop clientéliste.
Rédigé par: Antoine | le 31 mars 2004 à 22:20
Pour réflexion
"La mondialisation néolibérale ne
durera que quelques décennies
-Fidel-
• Plus tôt que tard elle devra disparaître
Discours prononcé par Fidel Castro Ruz, président des Conseils d'Etat et des ministreset
premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, à la clôture de la
Rencontre internationale des économistes qui s'est tenue au Palais des Congrès de
La Havane, le 22 janvier 1999, «Année du 40e anniversaire du triomphe de la Révolution».
(Traduction de la version sténographique du Conseil d'État)
Chers délégués, observateurs et invités:
Puisque vous me concédez cet honneur, je ne prononcerai pas de discours; je me limiterai à faire un exposé (Applaudissements).
Je le ferai à la manière d'une dépêche, en me livrant à une sorte de soliloque.
Juillet: Rencontre des économistes d'Amérique latine et de la Caraïbe. Ordre du jour: grave crise économique mondiale en vue. Nécessité de convoquer une réunion internationale. Point central: la crise économique et la mondialisation néolibérale.
Vaste débat.
Toutes les écoles présentes.
Confronter les arguments.
On a travaillé dans ce sens.
Réduction maximum des dépenses pour tous.
Travailler matin, après-midi et soir.
Sérieux et discipline exceptionnels: trait marquant de ces cinq journées.
Nous avons tous parlé avec une liberté absolue. Nous y sommes parvenus. Nous en sommes reconnaissants.
Nous avons beaucoup appris en vous écoutant.
Grande variété et diversité d'idées. Démonstration extraordinaire d'esprit d'étude, de talent, de clarté et de beauté d'expression.
Nous avons tous des convictions.
Nous pouvons tous nous influencer les uns les autres.
Nous tirerons tous à la longue des conclusions similaires.
Mes convictions les plus profondes: la mondialisation incroyable et inédite qui nous occupe est un produit du développement historique; un fruit de la civilisation humaine; elle a été atteinte en une très brève période de pas plus de 3 000 ans dans la longue vie de nos prédécesseurs sur la planète. Ils constituaient déjà une espèce complètement évoluée. L'homme actuel n'est pas plus intelligent que Périclès, Platon ou Aristote, bien que nous ignorions encore s'il a suffisamment d'intelligence pour résoudre les très complexes problèmes d'aujourd'hui. Nous misons sur sa réussite. C'est de cela qu'a traité notre réunion.
Une question: S'agit-il d'un processus irréversible? Ma réponse, celle que je me donne à moi-même: non.
A quel type de mondialisation avons-nous à faire? A une mondialisation néolibérale; c'est ainsi que beaucoup d'entre nous l'appellent. Est-elle soutenable? Non. Pourra-t-elle subsister longtemps? Absolument pas. Est-ce une question de siècles? Catégoriquement, non. Ne durera-t-elle que quelques décennies? Oui, que quelques décennies. Mais, plus tôt que tard, elle devra cesser d'exister.
Me prendrais-je d'aventure pour une espèce de prophète ou de devin? Non. Suis-je un spécialiste de l'économie? Non, je n'y connais presque absolument rien. Pour affirmer ce que je viens de dire, il suffit d'additionner, soustraire, multiplier et diviser. C'est ce qu'apprennent les enfants en primaire.
Comment la transition aura-t-elle lieu? Nous l'ignorons. A travers de vastes révolutions violentes ou de grandes guerres? Cela paraît improbable, irrationnel et suicidaire. A travers des crises profondes et catastrophiques? C'est malheureusement le plus probable, c'est presque inévitable et cela se produira à travers des voies et des formes de lutte très diverses.
De quel type de mondialisation s'agira-t-il? Il ne pourra s'agir que d'une mondialisation solidaire, socialiste, communiste, ou comme vous voudrez l'appeler.
La nature, et avec elle l'espèce humaine dispose-t-elle de beaucoup de temps pour survivre à l'absence d'un tel changement? Elle dispose de très peu de temps. Qui seront les auteurs, créateurs d'un tel changement? Les hommes et les femmes qui peuplent notre planète.
Quelles seront les armes essentielles? Les idées; les consciences. Qui les sèmeront, les cultiveront et les rendront invincibles? Vous. S'agit-il d'une utopie, d'un rêve parmi tant d'autres? Non, parce que c'est objectivement inévitable et il n'y a pas d'autre alternative. On en a déjà rêvé il n'y pas très longtemps, peut-être un peu prématurément. Comme l'a dit le plus éclairé des enfants de cette île, José Marti: «Les rêves d'aujourd'hui seront les réalités de demain».
J'ai terminé mon exposé. A présent, je suis à votre disposition, si vous avez des questions à poser."
Rédigé par: Flo | le 31 mars 2004 à 23:23
La crise est inévitable
• Les économistes réunis à La Havane se montrent
préoccuppés par les effets de la mondialisation et de
la ligne libérale de ce phénomène
PAR JOAQUIN ORAMAS
BIEN que les hauts cadres des importants organismes financiers internationaux n'aient pas fait le voyage pour participer à la Renconre internationale d'économistes sur la globalisation et les problèmes du développement, qui s'est tenue à La Havane, leur absence n'a pas empêché que, dans le pluralisme, de significatifs courants de la pensée économique dégagent des idées fondamentales sur la complexe situation économique du monde actuel.
L'un des enseignements à tirer de cette rencontre, signalent de nombreux experts, c'est que la mondialisation n'est pas un mythe de la fin du XXe siècle, mais bel et bien un processus issu du capitalisme lui-même, qui atteint son envergure maximum à partir de l'offensive du courant néolibéral des années 80; tendance qui favorisa l'écroulement du camp socialiste et la désintégration de l'Union soviétique.
A travers une centaine d'interventions de divers spécialistes et fonctionnaires, de nombreux thèmes ont été abordés, dont notamment: le déclin de l'économie globale, l'invasion de l'ordre moral et politique par l'ordre économique, la distribution du pouvoir, la fragilité des systèmes banquaires dans les pays en voie de développement, les crises financières, la «flibusterie» dans ce même domaine, et les attaques portées au système monétaire.
Il a également été débattu des transformations ayant touché l'économie depuis la crise pétrolière de 1973, qui provoquèrent une succession de déséquilibres commerciaux et financiers et donnèrent lieu à un processus de restructuration des sytèmes énergétiques et de l'appareil productif, comme l'indique Ariel Français, fonctionnaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Celui-ci a signalé que cette crise tire son origine de l'épuisement du mode de croissance et d'accumulation de capital qui dominait l'économie depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Le manque de ressources naturelles et la hausse des prix, ajoutés à la croissance explosive de la population, coïncident avec l'inhabituel développement de la technologie à la recherche de la diminution des coûts et des dépenses en matières premières.
Parallèlement, on assiste à la multiplication du nombre des chômeurs, et de nombreux Etats, appliquant les recettes néolibérales, encouragent la privatisation de leurs principales industries et sources productives. Ils nomment cette politique «réformes économiques», mais dépossèdent ainsi en définitive ces pays de leur souveraineté.
Sans aborder ce dernier aspect, Andrés Solimano, représentant de la Banque mondiale, a déclaré que les réformes demandent du temps, car, précise-t-il, le changement des structures économiques et institutionnelles fait appel à un processus qui nécessite des décennies. Mais ses énoncés techniques exposés lors de la rencontre n'ont apporté aucune lumière sur le problème des dettes du tiers monde et le transfert de capitaux vers les USA et autres puissances, pas plus que sur les mesures susceptibles de permettre à ces pays pauvres de s'ajuster au nouvel ordre économique international, à cette mondialisation appellée aujourd'hui néolibérale. On semble plutôt se diriger, comme le considèrent les participants, vers une extension de la crise, vers une sorte d'effet boule de neige qui frappera les bourses de valeurs, comme cela s'est produit au Mexique, puis en Asie du Sud-est et plus récemment en Russie.
La réunion de La Havane a été loin de proposer des recettes, mais elle a constitué une tribune favorable à la réflexion et même à la dénonciation, comme ce fut par exemple le cas de l'intervention de l'analyste mexicain Alfredo Jalife, qui a présenté son exposé sur la flibusterie financière, la «mégaspéculation» et la théorie du chaos.
Les économistes présents au forum connaissent bien évidemment les activités du puissant spéculateur Georges Soros (absent bien qu'ayant été invité à la rencontre) mais son modus operandi a constitué une révélation. En effet, indique Jalife, à l'aide de ses paris ludiques électroniques, Soros initia l'attaque sur le bath, la monnaie thaïlandaise, qui se traduisit par une réaction en chaîne devant aboutir à la crise asiatique. Ce businessman peu scrupuleux fut également accusé par le président de Malaisie d'avoir retiré plusieurs centaines de millions de dollars des banques malaises en quelques heures, étendant ainsi la crise à ce pays.
L'analyste mexicain rappelle qu'avec «sa lettre à l'éditeur» du Financial Times, Soros favorisa l'effondrement du rouble russe, en basant ses paris sur les «principes quantiques et sur les préceptes de la théorie du chaos», qui sont appliqués dans une ambiance de panique psychologique pour maximiser les bénéfices des «mégaspéculateurs», lesquels, commente Jalife, opèrent dey a quelques siècles), sont auourd'hui basés sur d'autres petites îles, un peu plus au sud, dans la mer des Caraïbes.
Les «mégabanques» et leurs émules spéculateurs, constitueront sûrement des points d'analyse dans le monde financier actuel, et nourrissent peut-être dejà l'un des thèmes incontournables de la seconde rencontre d'économistes sur la globalisation et le développement, qui doit se dérouler en l'an 2000 à La Havane.
Rédigé par: Flo | le 31 mars 2004 à 23:25
Rejet du
néo-libéralisme
DE l'avis de la grande majorité des participants à la réunion, le rejet du néo-libéralisme s'exprime chez nombre de peuples pauvres par un ressentiment accru à l'égard de l'impérialisme nord-américain. C'est ce qu'a déclaré l'économiste brésilien Tehotonio dos Santos, signalant que la dépendance économique s'aggrave tandis que la pauvreté augmente dans les pays du tiers monde.
L'économiste principal de la Banque interaméricaine de développement, Eduardo Lora, a reconnu lui-même, en défendant la politique de libre marché, que le Latino-Américain commun est en proie au pessimisme. Certains Latino-Américains estiment qu'ils ne progressent pas, a-t-il dit, attribuant le retard relatif à l'absence d'éducation économique. Il a assuré qu'il se produit une reprise économique dans la région.
Les affirmations de Lora ont été réfutées par plusieurs experts, lesquels ont mentionné les problèmes de la dette extérieure, les privatisations et le manque de politique sociale. Ils ont rappelé le cas du Brésil, qui cette année doit payer 52 milliards de dollars au titre des intérêts de la dette extérieure et intérieure, et où 55% des travailleurs dépassent la journée de travail établie.
Le Chilien Manuel Hidalgo a signalé que dans son pays les mesures néo-libérales ont entamé la souveraineté nationale et accru la dépendance vis-à-vis du capital étranger; elles ont provoqué la désintégration sociale en permettant l'accumulation des richesses entre les mains d'une minorité et la désintégration territoriale en concentrant les investissements dans quelques régions du pays, sur la base de la main-d'oeuvre bon marché; pendant ce temps des mines importantes ferment, notamment celles de charbon, laissant sans emploi des milliers de travailleurs, et la démocratie participative est minée par la désintégration des organisations sociales et l'affaiblissement du mouvement ouvrier. Finalement, Hidalgo a estimé que la pire conséquence du modèle économique imposé au Chili est la profonde déshumanisation de la population.
Pour sa part, le docteur Alameda, de Colombie, a expliqué que la politique néo-libérale a fait augmenter de trois fois les importations dans son pays, tandis que les exportations ont baissé. En Colombie, a-t-il précisé, plus du tiers du revenu national est affecté au paiement du service de la dette extérieure. Quant au docteur Francisco Frutos, d'Espagne, il a attiré l'attention sur les problèmes d'éducation posés par le spécialiste de la BID, et rappelé que dans le projet néo-libéral on a négligé l'éducation publique, tandis que celle des riches s'est hissée aux niveaux de l'Université de Harvard.
Certains participants ont déploré l'absence à la réunion des plus hauts responsables du Fonds monétaire international et d'autres institutions internationales, auxquels il aurait été utile de connaître les réflexions suscitées par les problèmes financiers et la crise économique internationale.
LA CARAIBE ET LA MONDIALISATION
L'exposé de Miguel Cerara Hatton, directeur de l'Association des Etats de la Caraïbe, a donné lieu à plusieurs interventions. Il a parlé de l'intégration de la Grande Caraïbe en tant que réponse à la mondialisation. Il a décrit la situation économique de son pays, la République dominicaine, et informé sur les mesures qui ont été adoptées pour augmenter le tourisme, et de l'ouverture de 80 zones franches.
Ses paroles ont suscité une nouvelle intervention de Fidel, qui a signalé que les pays du CARICOM ont perdu une grande quantité d'entreprises et plus de cent mille emplois et qu'une grande préoccupation règne dans ces nations qui sont abandonées à leur sort par tout le monde. Le président cubain a souligné l'importance de l'intégration caribéenne au reste de l'Amérique latine.
A propos des zones franches (où existe la concurrence), il les a qualifiées de «produits du désespoir», car elles ne paient pas d'impôts et ne laissent au pays que le salaire des travailleurs. Il a pris comme exemple les zones franches dominicaines mentionnées par le docteur Ceara, précisant qu'un ouvrier dominicain gagne en un mois ce qu'un travailleur nord-américain gagne en un jour ou deux. C'est là le genre d'industrialisation qu'ils nous laissent, et ils nous jettent dans la concurrence pour voir qui leur procure le plus d'avantages. Nous nous faisons concurrence pour être les esclaves du XXIe siècle, a ajouté Fidel, après avoir rappelé qu'à l'Organisation mondiale du commerce il avait demandé si on avait l'intention de faire du monde une grande zone franche.
Il a ensuite évoqué les prétentions du grand bloc économique ALCA —libre circulation de capitaux, libre circulation de marchandises, mais pas d'êtres humains. A cet égard il a critiqué la xénophobie et le mur que les Etats-Unis érigent à la frontière avec le Mexique.
Fidel s'est finalement demandé si c'est là le type d'association que ce pays veut nous imposer, tout en détruisant notre culture. Dans certains pays, a-t-il dit, 90% de ce qui se transmet et se projette provient de la production nord-américaine, avec sa charge de violence, de sexe, de pornographie. Il a insisté sur le cas du cinéma, où l'on a vu un film —Titanic— coûter 300 millions de dollars, alors que toutes les productions cinématographiques latino-américaines et d'autres pays du tiers monde n'atteignent pas un tel budget.
«Il faut un autre Titanic, celui dans lequel nous vivons tous. Un bateau d'êtres humains rebelles, qui vont se dresser avec la dignité, avec les masses, avec la conscience, avec les idées», a-t-il conclu.
Rédigé par: Flo | le 31 mars 2004 à 23:25
Suite
"La Banque mondiale
n'est le FMI
L'IDEAL serait que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) travaillent en coordination, a déclaré Andrés Solimano, spécialiste de cette dernière institution ayant participé à la Conférence internationale d'économistes qui s'est tenue à La Havane.
Il a commenté à ce sujet que les appréciations sont différentes entre les deux institutions, «mais il n'est pas nécessaire que nous pensions tous de la même façon».
Dans une entrevue publiée par l'hebdomadaire cubain Trabajadores, il indique que la BM a pour mission le développement économique, mais avec une responsabilité plus large, qui est de veiller sur les problèmes sociaux, la réduction de la pauvreté, l'égalité sociale.
En précisant que l'institution dont il fait partie travaille avec le FMI, il souligne qu'il doit exister une coordination au sein du système financier international, que le travail doit être réalisé en commun et que les différences doivent être débattues. Et surtout, travailler en relation étroite avec les pays.
Concernant les marchés financiers et l'activité des «mégaspéculateurs», il a commenté que les profits ne peuvent signifier, comme c'est le cas aujourd'hui, l'obtention d'intérêts «surnormaux». Les profits doivent simplement représenter le retour du capital productif, des profits normaux, car dans une économie à secteur privé le retour du profit est aussi la récompense de la prise de risques pour l'investissement des capitaux.
Au sujet des réformes dans les pays en développement et leurs résultats non satisfaisants, Solimano a indiqué que le problème réside dans le fait que les réformes demandent du temps. «Changer les structures économiques et institutionnelles est un processus de plusieurs décennies. Ce sont des changements très délicats et des erreurs peuvent être commises. L'important est de ne pas répéter la même erreur», a-t-il déclaré.
Il a finalement signalé que les conditions requises pour bénéficier des prêts des institutions financières internationales sont alignées sur la capacité des pays à entreprendre des réformes. Et d'ajouter que des révisions sont nécessaires et que la Banque mondiale est en train de revoir ses concepts quant aux conditions à imposer. «L'idée est d'aider avec des crédits et une assistance technique les pays qui appliquent les réformes, mais que lesdites conditions ne se traduisent pas pour eux par une contrainte les empêchant de les mener à béolibéralisme, Solimano a fait remarquer que cela dépend de ce que l'on entend par néolibéralisme. «Si nous parlons d'un néolibéralisme au sein duquel on pense qu'en privatisant, en libéralisant les marchés et les finances, en `dérégulant' tout, on résoud les problèmes du développement et de la pauvreté, nous devons dire que cette vision est entrée en crise».
Il précise pour finir qu'il considère le libéralisme comme quelque chose de pragmatique, comme une politique économique plus mixte. «Je crois dans les marchés, mais à certaines conditions, avec un Etat fort comme contrepoids. Je crois au marché, mais accompagné de politiques sociales actives, avec un consensus social», a-t-il ajouté.«"
Rédigé par: Flo | le 31 mars 2004 à 23:28
"Il existe aujourd'hui un
gouvernement mondial de facto
• A déclaré le président Fidel Castro à la
Rencontre internationale d'économistes de La Havane
PAR JOAQUIN ORAMAS
L'EXISTENCE sur la planète d'un gouvernement de facto qui impose comme bon lui semble des décisions militaires, politiques et économiques, a été dénoncée par le président Fidel Castro à la Rencontre internationale d'économistes sur la mondialisation et les problèmes du développement, qui s'est déroulée à La Havane.
Pourquoi est-ce que les entreprises nord-américaines situées en n'importe quelle partie du monde ne peuvent pas vendre une seule vis à Cuba?, a demandé Fidel, pour donner un exemple «parmi vingt autres que nous pouvons citer».
Il a déclaré qu'il y avait bel et bien un gouvernement mondial. «Pour notre part on le sait, bien que nous soyons en rébellion contre le gouvernement mondial et que nous en payions les conséquences». Et il a demandé s'il existait ou non un gouvernement mondial qui avait lancé des fusées contre une usine soudanaise parce que, à ce que l'on affirmait, son propriétaire avait ordonné de lancer des bombes contre des ambassades nord-américaines. Certaines de celles qui furent lancées contre l'Afghanistan tombèrent au Pakistan; ces armes armes ont beau être intelligentes, certaines se trompent, a-t-il affirmé. Ils ont également lancé près de 200 fusées contre l'Irak.
Un pays puissant avec toutes sortes d'armes nucléaires sans cesse perfectionnées, qui dépense plus d'argent en armements que durant la guerre froide, qui lance à sa guise des bombes à tort et à travers, qu'est-ce que c'est que ce gouvernement et qu'est-ce que c'est que ce monde? a-t-il répété, avant d'ajouter: Un gouvernement qui décide quelle usine, produisant tel produit avec telles matières premières, quelle usine de tel pays, que ce soit la France, ou l'Italie, ou la Suisse, ne pourra rien vendre. Un gouvernement qui décide quels pays bénéficieront ou non des crédits du Fonds monétaire international, car un crédit ne peut être accordé s'il n'obtient pas 85% des voix; ainsi donc, avec leurs 17% du total de voix, ils dictent leur loi à la Banque mondiale, et sont les maîtres du jeu pour les octrois de crédits.
Fidel a mis l'accent sur l'attitude des ambassadeurs étasuniens dans le monde: pression brutale, ordres secs, impudence de plus en plus grande. Ce sont en fait des proconsuls; mais cela ne veut pas dire que tout le monde les écoute, il y a parfois des gouvernements qui ne les écoutent pas. «Nous faisons partie de ceux qui ne les écoutent pas toujours, mais je crois que nous sommes très peu».
Il a énuméré à un autre moment de son intervention les mesures appliquées contre ceux qui réalisent des affaires à Cuba, car ils inventent tous les jours une nouvelle mesure, comme les amendements contre Cuba ajoutés au dernier budget des Etats-Unis pour renforcer le blocus. «Qui est-ce qui s'y oppose? Quelle est l'entreprise qui vend?» a-t-il demandé.
Il a rappelé que le président argentin Juan Domingo Peron, lorsqu'il revint au pouvoir, avait dit aux Nord-Américains que si les usines qui se trouvaient dans son pays ne vendaient pas à Cuba, il s'en saisirait. Cuba a alors acheté mille voitures Ford pour ses hôpitaux et d'autres équipements destinés à des usines avec un crédit d'un milliard de dollars. Mais qui vend à Cuba à l'heure actuelle? Quelles sont les entreprises, qu'elles soient françaises, italiennes, ou suisses, dans lesquelles les Nord-Américains détiennent la majorité des actions, qui osent enfreindre l'ordre et vendre des produits élaborés dans leur pays avec leurs propres matières premières, même s'il s'agit de médicaments? Quelle est donc la part de souveraineté qui reste aux Etats?
Il a rappelé qu'aux Nations unies 157 pays avaient voté pour la Résolution cubaine contre le blocus, succès qui s'est construit peu à peu. Il s'est montré optimiste car la résistance s'accroît.
Il y a des rencontres entre tous les pays d'Amérique latine auxquelles Cuba ne peut assister en raison de l'opposition d'un très puissant pays voisin (les Etats-Unis). Mais nous sommes présents aux Nations unies, nous faisons partie des Non Alignés, des 77 et même du Sommet ibéro-américain, d'où ils ne peuvent nous exclure. Et Cuba est présente en tant qu'observatrice à la Convention de Lomé avec l'accord unanime de ses 71 membres, et elle le sera également à la prochaine rencontre entre Caribéens, Latino-Américains et les 15 pays de la Communauté européenne, et à l'Association des Etats de la Caraïbe.
Le président cubain a mis en exergue le thème de la souveraineté, qui avait été analysé au cours d'un débat de la rencontre, et rappelé les sentiments internationalistes de la Révolution cubaine. Cuba serait disposée à renoncer, au nom de l'humanité, à sa propre souveraineté, dans un monde réellement juste, uni, dans un monde qui adopterait une direction sans que cela implique pour autant de renoncer à l'identité nationale, à la culture, à la langue.
Il est certain que dans de nombreux pays la décentralisation a augmenté l'identité des forces de la région.
«Nous avons pour notre part décentralisé un bon nombre d'activités du gouvernement central», a-t-il précisé, en ajoutant que d'autres pays pratiquent l'autonomie des régions, l'Espagne par exemple, avec ses diverses autonomies comme la basque, la catalane, la galicienne, l'extréménienne.
Fidel ne craint pas un monde uni, un monde qui adopte une direction, car cela est nécessaire. Il existe par exemple un embryon de direction mondiale aux Nations unies, qu'il faut démocratiser; nous entrons dans une époque où il faut commencer à concilier les concepts de souveraineté, Etat national et une certaine forme de souveraineté mondiale. Lorsqu'à la fin du XIXe siècle Marti affirmait que la patrie était humanité, il exprimait là un concept du XXIe siècle. Et lorsqu'un officier espagnol (le capitaine Federico Capdevila) brisa son épée pour protester contre l'exécution de huit innocents étudiants de médecine en 1871, il prononça ces paroles: «avant la patrie il y a l'humanité». Et Fidel de poursuivre: «Tout rêveur de ce monde pourrait rêver ceci: que l'humanité soit une grande patrie et celle de tous; c'est à cela que devraient servir les technologies et tant d'autres choses nouvelles. Si cet objectif n'est pas atteint, l'espèce ne survivra pas; et cela n'arrivera pas dans 500 ans, ni même dans cent ans, cela arrivera tout au plus dans 40, 50, ou 60 ans.
LE PHENOMENE DE LA MONDIALISATION
Le leader cubain a commenté les interventions des professeurs argentins Alfredo et Eric Calcagno sur la mondialisation en tant qu'invasion de l'ordre économique, moral et politique, critiquant les conceptions qui présentent la mondialisation comme un phénomène absolument nouveau, sans antécédents historiques.
Un autre intervenant, l'universitaire mexicain Arturo Huerta, de l'Université autonome de Mexico, a dénoncé le fait que la mondialisation entraîne la décapitalisation de la sphère productive et favorise le capital financier.
Les près de 800 économistes des 50 pays représentés se montrèrent également préoccupés par les grands risques d'une économie globalisée et par l'image du monde au XXIe siècle.
A ce sujet, le président Fidel Castro a mis en garde sur le fait que la crise économique mondiale serait d'autant plus forte que l'on tarde à la résoudre, et souhaité que le talent et la nationalité fassent prévaloir la conscience que les problèmes doivent être résolus d'un coup, sans grandes crises ni guerres."
Rédigé par: Flo | le 31 mars 2004 à 23:30
"Un oubli:
la mondialisation
«LES thèmes discutés pendant cinq jours par quelque 600 délégués d'une cinquant