Interview dans Libération
Bonjour,
il y a quelques temps, je lançai sur ce blog un débat sur les questions du mariage et de l'adoption entre personnes de même sexe. Je souhaite que ce débat se poursuive, c'est pourquoi je vous invite à réagir à l'interview que j'ai donnée à Libération.
dsk
-Etes vous favorable à l'ouverture du mariage aux gays et à l'adoption par des couples de mêmes sexe?
Oui. Ma conception du socialisme est que chacun doit pouvoir maîtriser son destin et qu'il faut lutter contre toutes les formes de discrimination. Les droits des homosexuels doivent être les mêmes que les droits des hétérosexuels. Le seul argument de la droite pour s’opposer au mariage des personnes de même sexe c'est de dire que le mariage doit servir à la procréation. Cela ne résiste pas aux faits : près de 50% des enfants naissent hors mariage aujourd'hui et il y a à l'inverse énormément de couples mariés qui n'ont pas d'enfants. Le lien entre la procréation et le mariage a donc été rompu. Par conséquent, qu’est devenu le mariage aujourd’hui ? Une déclaration d'amour solennelle entre deux êtres qui s’aiment et un contrat afin de protéger les intérêts et le patrimoine des conjoints. Pour ma part, je ne vois aucune raison que l'on interdise cette déclaration et ce contrat entre deux personnes du même sexe.
Quant à l'adoption, le problème est plus compliqué car les résistances dans l’opinion seront plus fortes. C’est pourtant la question essentielle et il ne faudrait, au prétexte qu'on ouvre le mariage, fermer l'adoption. Pour moi, l'adoption doit être regardée du point de vue de l'enfant plus que du point de vue des parents. Certains pensent que, par nature, il est dommageable pour un enfant d’être élevé par un couple homosexuel. Je considère que penser cela est une faute morale et, sauf à ce qu’on me démontre le contraire, un non-sens scientifique. L’orientation sexuelle ne détermine pas l’aptitude à élever un enfant. La réalité de l’homoparentalité aujourd’hui en est une illustration qui tord le cou aux idées reçues. Ce qui compte, c’est le bonheur de l’enfant et son avenir, que ce soit avec un couple hétérosexuel ou homosexuel. Sans compter que la réalité est encore plus brutale : pour l’enfant, la question, c’est être adopté ou rester abandonné.
-Sur l'adoption par un couple homosexuel, c'est oui, ou peut-être?
Posé comme cela, pour moi, c’est oui. C'est oui car il faut aller au bout de la lutte contre les discriminations : un couple homosexuel doit avoir les mêmes droits qu’un couple hétérosexuel, y compris au regard de l’adoption. Néanmoins, il est indispensable de préparer la société par le débat. Cela ne veut pas dire qu'il faille obligatoirement suivre la société et attendre qu'il y ait une majorité. On n'aurait jamais aboli la peine de mort dans ces conditions. Faire de la politique, ce n’est pas suivre ce que veut l’opinion publique et en faire son programme ; c’est au contraire identifier l’intérêt général et travailler à le faire partager par l’opinion.
C’est pour cela que je souhaite que le parti socialiste et la gauche prennent rapidement position. En attendant, j’ai créé sur ces questions, au sein de mon club « A gauche, en Europe », un groupe de travail « LGBT » présidé par Christophe Girard (vert, adjoint à la mairie de Paris, ndlr), qui comprend des pédo-psychiatres, des juristes, des sociologues, des représentants de parents d’élèves… Ces travaux seront présentés dans le cadre d’un colloque le 24 juin prochain.
-Etes-vous prêts à célébrer un mariage homosexuel en mairie, aujourd'hui, comme Noël Mamère?
Noël Mamère et moi partageons le même objectif : l’égalité de tous les citoyens de la République. Simplement, pour changer la loi, je préfère la confrontation démocratique à la provocation juridique. Un grand débat sera plus utile qu’un coup d’éclat.
-La question des droits des homosexuels est elle une question à part pour vous?
Non, elle est indissociable de l’avancée des libertés dans notre société. Les pays du nord sont en avance, tant sur le mariage que sur l’adoption, comme en Suède. L'exemple espagnol, avec l’annonce de José Luis Zapatero sur le mariage des couples homosexuels, apporte la preuve que, même dans les pays du sud plus traditionalistes, quand la gauche est au pouvoir, elle peut faire avancer les choses
-Irez vous à la marche des fiertés de cette année? Si j'ai le sentiment que ça fait avancer les idées auxquelles je crois, alors j’irai. S'il s'agit de faire sa publicité personnelle, si cela apparaît comme une entreprise de récupération, non. Je me rangerai à l'avis de ceux de mes amis qui sont impliqués dans ce mouvement et c'est eux qui apprécieront selon le contexte du moment
-Votre position progressiste, n'est-ce pas une façon pour vous de dire que la différence entre la droite et la gauche ne se joue plus sur le terrain économique et social?
Aujourd’hui, tout le monde voit bien qu’il y aune différence entre la droite et la gauche dans le domaine social. La droite veut libérer le marché, alors que nous, nous voulons libérer l’homme et la femme, les mettre au cœur des préoccupations politiques. Ce clivage est tout aussi pertinent sur les questions de société. Nul n’oublie que la majorité de la droite se prononça contre l’avortement, le PACS ou la pénalisation des propos homophobes, aspirations portées à chaque fois par la gauche. La droite se prononce encore aujourd’hui contre le mariage des couples homosexuels. Avec la gauche, il s’agit toujours de conquérir des droits nouveaux et de nouvelles libertés.
- Question : A gauche, il y a aussi un courant de pensée hostile en général au mariage, vieille institution réac, et qui ne comprend pas la revendication des homosexuels…
Faire en sorte que les homosexuels puissent se marier c'est aussi leur donner le droit de ne pas se marier.

Voilà qui a le mérite d'être clair!
Merci à dsk de défendre une position qui sera certainement (et malheureusement) l'objet de nombreuses critiques.
Rédigé par: Juju | le 11 mai 2004 à 10:28
Simple, concis, argumenté.
La seule question qui me vient à l'esprit et qui reste en suspens est : est-ce bien moral d'imposer à un enfant la différence de ses parents (qu'il n'a pas choisi) ?
Rédigé par: Olivier | le 11 mai 2004 à 10:36
Effectivement, c'est dur d'imposer la différence des parents aux enfants. Et si en plus ils sont noirs!
En fait, tout cela est profondément hypocrite: les pacsés n'ont pas le droit d'adopter, mais les célibataires, si. Entre les célibataires sur le papier et les enfants d'un premier lit, il y a en France plusieurs milliers d'enfants élevés par des couples homos, et ils n'ont pas l'air plus mal dans leur peau que les autres... ni plus "gais" d'ailleurs. On disait la même chose à propose des mères célibataires, et finalement y'a pas eu de catastrophe.
Mais sinon, je trouve ça assez attendrissant. Bientôt, ils voudront se marier à l'église, avec la messe en latin!
Rédigé par: Tonio | le 11 mai 2004 à 11:41
C'est bien. Vou avez le courage de proposer publiquement des mesures de progrès social, et d'épanouissement des individus, quels que soient leurs choix, et ce, malgré une opinion publique difficile à convaincre.
Ca va être dur. C'est un beau défi à relever. En avant pour le mariage homosexuel !
Rédigé par: Greg | le 11 mai 2004 à 12:17
Bravo pour cette prise de position claire et sans détour!
J'ose espérer qu'une très grande majorité de français soit également pour. Serions-nous l'une des dernières grandes démocraties à ne pas franchir enfin le pas, autant sur le mariage entre personnes qui s'aiment que sur l'adoption par ces mêmes personnes?
Le mariage classique ne serait nullement remis en cause par une décision pareille et en ce qui concerne l'adoption, il est temps de cesser l'hypocrisie.
Car si on refuse l'adoption à des personnes qui sont près à offrir leur amour à un enfant au prétexte supposé scientifique que son équilibre ne peut être assuré que par des parents de sexe opposé, alors il faut également retirer la garde des enfants aux femmes seules, aux veuves et veufs, aux familles reconstituées où les parents sont en général au nombre de quatre, aux pères ou/et mères divorcés homosexuels qui vivent avec un comcubin du même sexe...Bref, a plus d'un bon tiers des Français si ce n'est plus.
L'épanouissement des enfants, leur bien-être n'est-il pas un critère plus sérieux que des prétendus prétextes scientifiques, des considérations religieuses ou autres morales?
Rédigé par: Thierry | le 11 mai 2004 à 13:37
merci merci merci.
c'est tout. c'est énorme.
Rédigé par: wam | le 11 mai 2004 à 13:40
Cher DSK,
Homosexuel depuis 23 ans, j'ai connu les regards en biais de mon voisinage, de mes collègues, de ma famille depuis de nombreuses années.
Je ne vis pas à Paris. L'homosexualité est d'autant plus dure à vivre au quotidien en Province. Merci de votre prise de position sans ambiguité et courageuse dans cette interview. Merci de ne pas regarder les sondages avant d'intervenir.
Merci.
bien à vous
Rédigé par: rené | le 11 mai 2004 à 13:40
Votre interview dans Libération permet de dessiner une ligne de partage très nette entre la gauche et la droite, entre les progressistes et les conservateurs.
Les réponses que vous donnez sont claires, précises et montrent qu'il n'y a aucune raison de refuser aux couples gays le mariage et l'adoption d'un enfant.
Vous démontrez une fois de plus que vous avez toujours une longueur d'avance et que vous êtes celui qui porte le mieux les idées d'une gauche moderne.
Merci pour cette prise de position.
Rédigé par: Ludovic | le 11 mai 2004 à 14:13
Bravo, c'est une position claire et courageuse, que vous avez très solidement argumentée.
J'attends avec impatience de voir ce que ceci va donner après digestion par le P.S., et notamment par ses éléments les plus moralistes (suivez mon regard vers la "première concubine" du parti) qui se complaisent depuis bien longtemps dans la faute morale et le non-sens scientifique.
Merci,
un citoyen de seconde zone.
Rédigé par: padawan | le 11 mai 2004 à 14:16
D'accord sur le mariage pas sur l'adoption.
Si on se place du coté de l'enfant alors pourquoi pas l'adoption par des célibataires?
Rédigé par: Steve | le 11 mai 2004 à 15:57
A propos de l'adoption :
(je sens que je vais passé pour un réac...)
Alors voila, je suis un jeune papa (en attente de bisser cela). Je ne suis certainement pas parfait, pas toujours disponible pour mon fils mais je crois qu'il m'aime beaucoup et qu'il m'aime beaucoup en tant que papa. Il fait parfaitement la distiction entre ses deux parents (papa et maman) sans que l'éducation qu'on lui donne n'insiste lourdement sur nos différences (Oh, il a bien compris qu'on était pas tout à fait faits pareils, mais les tâches ménagères à la maison sont partagées également, etc...) et il n'appréhende pas tout à fait de la même façon les relations qu'il a avec nous deux. Est-ce que cette différence est nécessaire pour le construire psychologiquement ? Je ne suis pas spécialiste de la question, mais j'imagine que ça a un sens et j'imagine qu'un couple de garçon ou de fille ne peut parfaitement émuler cette différence. Alors bien sûr, il y a des couples homosexuels qui ont des enfants d'un premier lit et je suis persuadé que ce sont d'excellents parents comme il y a des femmes (ou hommes) célibataires qui sont aussi parents et qui s'acquittent de l'éducation de leurs enfants tout à fait comme il faut. Mais dire qu'il faut autoriser les adotpions par les couples homosexuels parce que ça existe déjà et qu'il y a des enfants plus malheureux avec des parents de sexe opposé, ça me semble un peu tordu comme raisonnement, parce que c'est un raisonnement par défaut ; un tel débat, à mon avis appel une conclusion plus tranchée.
Je ne souhaite pas conclure ma contribution de façon péremptoire, et je le répète, je ne suis pas psy (ni intégriste catho !). Peut être que mon analyse est courte sur patte et que l'homoparentalité a autant de vertus que l'hétéroparentalité. Je pense juste qu'un débat de société avec des éléments scientifiques contradictoires (et accessibles à toutes les personnes qui souhaitent débattre la-dessus) sur un sujet aussi sensible est nécessaire afin que la conclusion qui s'en dégage ne soit pas anecdotiques...
Rédigé par: Etienne | le 11 mai 2004 à 16:32
La demande des homosexuels d’affirmer au grand jour leur relation amoureuse en l’inscrivant dans les registres de mariages de leur commune est tout à fait légitime. Les liens forts qui peuvent unir deux êtres ne peuvent être vécus en cachette pour les homosexuels au nom d’une morale dépassée puisant dans le fonds de la religion chrétienne. Le mariage à la mairie reconnaît une relation et l’officialise en droit, celui de ces deux être l’un vers l’autre et envers la société.
Le mariage des homosexuels est une liberté de plus offerte à tout un chacun et une offre supplémentaire d’épanouissement.
La question de l’adoption est plus sensible. Certes, de prime abord, on peut penser qu’un couple homosexuel peut pourvoir aux biens matériels et à l’éducation des enfants comme un couple hétérosexuel. Par contre se pose le problème de l’identification pour le jeune où manifestement les pistes sont brouillées et, comme pour ce qui est nouveau en matière de manipulation génétique, je pense que le principe de précaution doit s’appliquer et qu’il faut prendre le temps de mener des études sur la question et ne pas foncer tête baissée.
En décidant aujourd’hui, on façonne demain et ce sujet me paraît plus que délicat. En conséquence, je n’approuve pas cette initiative, bien que je sois depuis longtemps aux côtés de ceux qui défendent les libertés individuelles et collectives.
Rédigé par: GRILLON Jean | le 11 mai 2004 à 17:22
Moi je suis pour le mariage et comme Monica
Belluci je pense qu'il vaut mieux se marier
4 fois que pas du tout. Lol
Le mariage homosexuel se fera j'en suis sure
un jour.
Sur l'adoption j'ai longtemps été sceptique:
parce que je ne supporte pas la relation
fusionelle qu'il y a souvent entre un enfant
et un de ses parents.Le père ou la mère
n'existent pas et l'enfant ne peut pas se
construire.
Serge Hefez psychiatre apporte la réponse:
"l'enfant a besoin d'etre élevé par deux
adultes distincts,quel que soit leur sexe".
Rédigé par: rosalie | le 11 mai 2004 à 19:18
J'ai lu votre interview aujourd'hui sur Libération.fr et je ne peux qu'abonder dans le sens de votre conclusion. La première des libertés est le choix. Le choix de l'individu entre faire ou ne pas faire. Or interdire c'est retirer le choix, donc contraindre.
Si le mariage est un geste significatif d'engagement entre deux personnes de sexe différent, il n'y a pas de raison pour qu'il ne reflète pas les mêmes valeurs d'amour et de partage chez deux autres du même sexe, quoi qu'en pensent les esprits réactionnaires. en entretenant le doute, on persiste en 2004 à diaboliser l'homosexuel et à le rendre différent.
Hétérosexuel par nature, métrosexuel à en juger par la presse féminine et omnisexuel par conviction, j'ai pu constater à tel point Paris pouvait être loin de certaines provinces. A ce propos, je vous conseille la lecture de blog du 28 avril (http://www.ecademy.com/module.php?mod=blog&uid=35262) et surtout les commentaires suscités. On y constate non seulement les différence de mentalité entre une ville comme Londres et Paris mais on peut également y apprécier les distances entre les capitales et leur périphérie (Attention, c'est en anglais et les liens mènent à des sites différents, un blog renvoie sur l'autre, c'est compliqué à naviguer).
Dans tous les cas, on peut considérer que les frémissements médiatiques et la loi ne peuvent que jeter une nouvelle lumière sur la situation des homosexuels en dehors des grandes villes.
A sujet de l'adoption, si on compare le nombre d'enfants vivant avec des parents isolés ou séparés avec celui des enfants qui ont l'immense "privilège" d'avoir son père et sa mère sous le même toit, n'est-on pas forcé d'admettre que : 1/ le concept de la famille traditionnelle se casse la gueule 2/ la notion même de famille est en train d'évoluer dans nos contrées et ce, de manière irréversible ? Après tout, est-ce que le refus de voir des parents gays ne vient-il pas de la peur que les enfants le deviennent également ? Auquel cas, l'homosexualité n'est-elle pas encore considérée comme une maladie dont on voudrait tenir les enfants éloignés ?
Si je poursuis ma réflexion et fais un petit bilan rapide, entre le mariage et l'adoption, ce sont toujours les mêmes vieux clichés qui datent d'OScar Wilde et qui freinent l'évolution sociale : le gay, ce malade sexuel, sodomite et diabolique qui ne peut pas être tout à fait comme les autres et, par conséquent, ne peut bénéficier des mêmes droits. A se demander s'ils ont une âme...
Rédigé par: Meursault | le 11 mai 2004 à 19:25
Franchement Merci!!!!!
Quoi dire camarade que je me bat pour faire avancer nos idées et je ne regrette pas de mettre engager a tes cotes au MJS et j espere au PS que tu joueras un role dans la programation future de notre parti et pas seulement!!!
Mais tes idees et tes suggestions sont toujours novatrices ca fais du bien camarade car parfois j'ai l'impression en voyant d'autre dirigeant du parti de voir toujours redite les memes phrases les memes pratiques ..avec Sd et SDJ ont invente une autre VRAI facon d' apprehender la politique et de propulser la gauche dans le nouveau siecle...
Merci a tres vite positionne toi beaucoup plus ..ecoute et agit car nous sommes nombreux a attendre une autre facon de faire de la politique et a gauche pas se contenter de critiquet ou de postures mais de proposer de debattre!!!bravo!!!
frederic bonnet un ex camarade du ps des bouches du rhones un peu degoute des pratiques locales je me suis investi lors du dernier congres du mjs pour faire avancer la social democratie et franchement je regrette pas ....
fred
Rédigé par: Bonnet Frederic | le 11 mai 2004 à 19:46
Vraiment merci!
Il en fallait du courage pour prendre ce risque, et relancer le débat au sein d'une gauche qui n'ose plus prendre de risques.
C'est clairement et simplement dit, que demander de plus.
Certes on trouvera toujours des gens pour le contester, mais quels arguments rationnels pourront ils opposer?
Rédigé par: antoine | le 11 mai 2004 à 20:31
Bon, on revient de loin! Ce sont les socialistes français, sous Jospin, qui sont les inventeurs de l'hypocrite PACS (on cache les homos derrière les concubins hétéros, et on ne concède que des droits minimaux) -- par défaut de concertation avec les camarades scandinaves qui, eux, avaient introduits un véritable partenariat équivalent au mariage, repris par le reste de l'Europe. Et puis Zapatero vint...
Rédigé par: Francois Brutsch | le 11 mai 2004 à 21:08
Pourquoi pas à partir du moment ou ce n'est qu'une mesure de liberté supplémentaire pour les homosexuels. Idem pour l'adoption, ici je vois surtout l'intérêt des enfants, mieux vaut l'adoption, surtout que rien ne prouve que des enfants adoptés par des homosexuels soient différents des autres, en dehors peut-être d'une ouverture d'esprit supplémentaire.
En tout cas, comme en écho à ce qui se passe au états-unis, le sujet est un tantinet polémique et le positionnement particulièrement judicieux en ce qu'il n'engage pas l'orateur.
Pour faire simple disons que c'est trop facile de se positionner la dessus, même si la problématique du mariage gay est une affaire sérieuse et une sérieuse avancée sociale.
Faut pas se gargariser de cette avancée (si çà se fait un jour en France) car cela aurait du être le cas depuis longtemps déjà . Il y a beaucoup d'autres exercices de politique bien plus délicats et qui concernent un plus grand pourcentage de Français.
Au boulot !!
Rédigé par: omar | le 11 mai 2004 à 21:13
Félicitations pour une position claire et déterminée.
Votre interview suscite en moi des interrogations sur la notion même de mariage, que vous remarquez être périmée (et c'est juste).
Quel est au final le sens du mariage si on lui retire celui de la famille ou de la procréation ? Celà me semblait être la base de ce contrat : la société donnait à un couple des avantages (fiscaux et patrimoniaux) pour reconnaître et favoriser ceux qui investissent dans son renouvellement.
S'il s'agit de mettre sur un pied d'égalité couples homosexuels et hétérosexuels sur des plans patrimoniaux, aucun problème. Mais est-ce vraiment l'unique sens du mariage ?
Quand à la "reconnaissance" par la société de l'effectivité du couple, je comprends ce besoin de la part des homosexuels, et je soutiens ce mouvement de reconnaissance ?
Mais celà passe-t-il par le mariage, dont la notion même semble rendue caducque ? Et pourquoi l'Etat doit-il s'insérer dans la vie intime et privée de deux êtres ? Si on va au bout de la démarche, la solution n'est-elle pas plus dans la suppression du concept même de mariage, pour un Pacs généralisé, simple contrat civil entre deux êtres ? En ouvrant le mariage, concept hétéro, familial, issu de la tradition religieuse, aux homosexuels, on ne fait qu'une motié du chemin, me semble-t-il...
(jé réfléchis à voix haute)
Rédigé par: versac | le 11 mai 2004 à 21:31
MERCI!
Enfin! je commençais à m'inquiéter de ce silence lâche de notre parti depuis quelques semaines.
Enfin un peu de courage. ALors bien sûr, on rétorquera qu'il y a bien de la démagogie là dessous, qu'il y a un intérêt électoral. Je ne le crois pas et à aucun moment. A voir les réactions des uns et des autres, ça fait beaucoup de bien d'entendre un socialiste afficher ainsi sa logique. Cela fait six mois que je suis de près ce que vous dites, et j'adhère de plus en plus à vos idées.
Cher Dominique Strauss-Kahn, un énorme merci.
Rédigé par: Etienne | le 12 mai 2004 à 00:29
Je suis contre l'adoption par des personnes homosexuelles.
Je pense que vouloir normaliser ce qui, selon moi, n'est pas normalisable quand bien même l'on serait de gauche, quand bien même on lutterait pour l'égalité des droits, est très dangereux.
En effet, que le "destin" d'autrui soit basé sur l'homoparentalité est à mon sens une aberration fondée sur un sentiment qui ne peut être légitmé dans la réalité. Si les orphelins ne sont pas heureux, le seront-ils plus avec des "parents" de même sexe ?
Ce débat est biaisé.
Lorsqu'il s'agit du sujet concernant "l'adoption", tout est centré sur l'intérêt supérieur de l'enfant. En revanche, lorqu'il s'agit de la question de "l'adoption par des homosexuels" l'intérêt supérieur de l'enfant n'est utilisé que comme un moyen et non comme une fin en soi contrairement aux apparences; seul compte dans ce débat démagogique les intérêts égoistes voire narcissiques de personnes sexuellement déviantes - je ne juge pas, c'est un fait.
L'intérêt supérieur de l'enfant n'apparaît que comme un moyen permettant à des homosexuels d'avoir des enfants; ce que je considère pour ma part comme l'expression d'un désir irréalisable car fondé sur le prinicpe de plaisir et non sur celui de réalité.
Je pense qu'il y a quelque chose de très dangereux de faire passer "la société" qui ne veut suivre pour conservatrice voire réactionnaire, sous pretexte d'être 'in' (sans jeu de mot). Pis, faire passer des gens de gauche pour des gens de droite...
Votre réaction M. Strauss-Kahn m'apparaît comme foncièrement démagogique. En fait, ce n'est pas seulement votre point de vue mais la façon dont les politiques, dont vous notamment, se saisissent de la question qui je n'approuve pas.
Et je trouve qu'il est une faute morale d'affirmer aussi peremptoirement que penser que l'adoption par des homosexuels est une faute morale.
Il ne faudrait pas non plus renverser les valeurs, et tenter de nous faire croire que le cube est sphérique!
Est-il utile de rappeler que les personnes homosexuelles ont une orientation sexuelle "anormale" - et oui il y a une norme ?
Et cette déviance doit, à mon sens, être corrigée dans un cadre psychothérapeutique.
Même s'il y a des familles monoparentales, des orphelins, des familles éclatées, d'autres recomposées, et beaucoup d'enfants malheureux, je ne pense pas que l'idée de progrès implique nécessairement le droit pour les homosexuels d'adopter car c'est la vie d'une tierce personne, étrangère, et qui aurait à "souffrir" de l'orientation sexuelles de ces "adoptants", qui est concernée.
Et s'il existe effectivement des cas où l'homoparentalité n'est pas "dommageable", je pense qu'il s'agit de cas exceptionnels ( je suis sorti avec une fille qui avait 2 mamans et tout paraissait aller bien), je ne crois pas qu'il y aura plus d'avantages que d'inconvénients.
Quelle société voulons-nous?
S'agissant du mariage homosexuel, cela ne me gêne pas dans la mesure ou cela concerne deux adultes consentants. Cela aurait de toute façon pour effet de continuer de démolir le mariage.
Mais il ne s'agit que de la démolition du mariage civil, car jamais il n'y aura de mariages homosexuels religieux. Or, il n'y a plus que la religion qui compte en matière de mariage !
Peut-être qu'une fois le mariage homosexuel autorisé il faudra réinventer une nouvelle institution pour restaurer le cadre social naturellement dévolu au couples hétérosexuels (maintenant il faut préciser ;o) ?
Rédigé par: kael | le 12 mai 2004 à 01:50
Bravo !
Stratégiquement le PS vient enfin d'enterrer les plus mauvais moments d'amateurisme Jospinien.
Cette opération de contre-feu (la droite est naturellement homophobe et liberticide) vient bien en contrepoint de la campagne de De Villiers (La gauche est nihiliste et fait le lit de la Théocratie islamiste en France).
Le Marketing événementiel vient enfin de conquérir ses lettres de noblesses au PS: ce matin on ne parle que de DSK à la radio.
PS: Il va sans dire que rien dans la déclaration des droits de l'homme et dans la Constitution n'interdisant ni le mariage homosexuel ni l'adoption, je suis pour.
Tant qu'on y est j'aimerais tout de même que le mariage (tous sexes confondus) puisse se faire en dehors de l'autorité de la Mairie: notaire, avocat, sphère privée avec témoins font aussi bien. . . de même pour le démariage.
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 12 mai 2004 à 08:33
Désolé d'être hors sujet avec cette question sur l'Europe:
(je fais un copier coller d'un précédent post du 1er mai)
A quand une nationalité européenne ?
Voilà qui permettrait aux individus d'adhérer à un "vrai" pays, autour d'une constitution, une loi, . . .
Elle pourrait être "optionnelle" les premières décennies de fonctionnement puis s'élargir au droit de naissance par la suite , etc.
Voilà une façon (parmi d'autres) de définir un pays autrement que par les frontières, l'histoire, d'en finir avec le nationalisme, et de donner corps à ce qui n'est toujours que de l'ordre du concept : l'Europe.
Pour ma part je suis prêt à renoncer à la nationalité française pour l'européenne.
Ceux qui ne sont pas sûrs pourraient avoir les deux, ceux qui ne veulent pas ne seraient forcés en rien.
C'est peut-être hors sujet par rapport la Turquie (et le mariage homosexuel) mais cette question posée entre autres par DSK a le mérite de nous faire prendre position et clarifier les choses sur la défintion d'Europe
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 12 mai 2004 à 08:43
Merci à DSK (et à Noël Mamère) d'avoir provoqué le débat. J'aime bien votre conclusion, DSK, car elle rappele utilement le principe de liberté du mariage.
Votre intervention, DSK, en posant deux questions (le droit au mariage des homosexuels et leur droit à l'adoption) et en donnant deux réponses positives à celles-ci, se place très justement sur le terrain de la lutte contre les discriminations. Elle permet aussi de mesurer le chemin qui reste à accomplir... à lire les réactions de certaines personnes sur votre blog, où la bêtise, l'abjection et l'ignorance se disputent la palme.
Je comptais, cher DSK, apporter deux petites critiques sur la forme (pas sur le fond) :
1. Vous avez déclaré récemment que, chez les socialistes français, le "nous" devait l'emporter sur le "je". En prenant la parole sur ce sujet, ne privilégiez vous pas le "je" sur le "nous" ? N'aurait-il pas fallu d'abord provoquer le débat au sein du PS, convaincre et faire ensuite une démarché commune, par la voie (voix) du Premier secrétaire ?
2. En vous exprimant personnellement sur le sujet, et en vous assurant ainsi une couverture médiatique très large, ne craignez vous pas de vous "fabiusiser" en cherchant à vous singulariser sur tous les sujets afin d'attirer la lumière sur vous et exister médiatiquement et, donc, politiquement - dans la perspective de la prochaine compétition présidentielle ?
Mais, s'agissant du sujet que vous avez abordé, peut-être valait-il mieux agir de manière isolée et provoquer un débat qui n'aurait peut-être pas eu lieu sans cela, en tout cas pas aussi vite, dans les rangs mêmes du PS ?
Rédigé par: Guillaume, Strasbourg | le 12 mai 2004 à 09:48
Je t'invite à poster ton texte sur writeandvote.com et regarder si les membres vont voter pour ou contre ton texte!
a bientot sur writeandvote.Com ;-)
Rédigé par: Antoine | le 12 mai 2004 à 10:56
Clap clap clap ! Chapeau bas...
Rédigé par: Matoo | le 12 mai 2004 à 12:17
Je suis profondément indigné par le message de kael. Celui-ci dénote une vision honnie par les démocraties occidentales, depuis déjà un certain nombre de décennie maintenant.
"Déviance sexuelle" : Monsieur, vous devriez lire un peu de Freud d'une part, et de Code Civil d'autre part, pour lire qu'il n'y a pas de "déviances" sexuelles, d'une part... autres que celles définies par la Loi d'autre part (viol, pédocriminalité, etc...).
Il dit qu'il faudrait faire soigner les homosexuels ! hem
Dans son acception extrême cette conception se traduit en dernier ressort par la logique de l'eugénisme, ou pire...
Rédigé par: Greg | le 12 mai 2004 à 13:24
Kael dit fort maladroitement les choses, je pense, mais toutefois je comprends sa prise de position. L’homosexualité, sans qu’il s’agisse d’une déviance au sens moral, révèle une problématique touchant à l’identification. Si je suis homme et que sur le terrain de mon imaginaire je m’identifie à une femme ou si je suis femme et je m’identifie à un homme révèle que dans mon histoire quelque chose ne m’a pas permis d’être en accord avec mon identité sexuelle réelle. Un bémol toutefois, l’homosexualité est aussi une partie de nous-mêmes que nous portons tous pour qui veut bien se l’avouer. Il n’en reste pas moins que cette partie de nous, masquée chez une grande majorité, passe par-dessus la digue chez d’autres. Libre à eux de s’épanouir en passant de l’imaginaire au réel, et cette liberté, dans notre civilisation, doit être protégée. Pour d’autres qui souhaitent se réapproprier leur identité, libre à eux d’effectuer un travail sur eux-mêmes s’ils le jugent nécessaire. C’est la liberté de choisir nos destins.
Par contre, c’est jouer aux apprentis sorciers que d’ouvrir la porte à l’adoption d’enfant par les couples homosexuels. La comparaison avec les familles monoparentales ne tient absolument pas debout. En effet, dans une famille monoparentale, le problème de l’identification ne se pose pas « a priori ».
D’évidence, pour un enfant, si papa est maman ou si j’ai deux papas ou deux mamans ça pose problème. On ne badine pas avec le développement psychologique des enfants et la société n’a rien à gagner à ouvrir grand les portes d’entrée dans des souffrances névrotiques futures pour ces jeunes, voire dans la psychose ou dans l’autisme. Comme je le disais dans un précédent commentaire, le principe de précaution s’impose à mon sens.
J’invite ceux qui veulent réfléchir à ce qui est du paraître avec un enfant à relire le jugement de Salomon, c’est fort instructif. Jacques Lacan peut aussi apporter du grain à moudre dans ce qu’il repère comme « la forclusion du nom du père » comme socle de la psychose.
Rédigé par: GRILLON Jean | le 12 mai 2004 à 16:12
Cher DSK,
Laic, mais heritier de notre culture islamo-judeo-chretienne commune, je suis confiant dans l'evolution de la societé dans laquelle nous vivons, et qui finira par trouver l'equilibre malgré l'intervention d'apprentis sorciers.
Certes vos idées sur ce sujet ont le merite d'etre claires, à tel point qu'on pourrait se demander pourquoi ne fonderiez vous pas un parti politique gay, en vue des prochaines elections presidentielles? En extrapolant votre analyse on en vient à se culpabiliser d'etre hetero. Votre conception du socialisme se revele etre eloignée de la mienne et de mes proches. Je vous en conjure donc de quitter le PS, car ma modeste voix, je prefere la reserver aux organisations qui oeuvrent pour la stabilité de la famille avec toutes les difficultés qu'on rencontre pour elever nos enfants et leur transmettre ce que nos parents ont fait de meme pendant des generations.
Discutez en d'abord en interne avec vos confreres du PS, notamment Mmes Guillou et Royal, que je felicitent pour leur reserve concernant cette delicate question.
Pourquoi egalement se referer contament aux pays nordiques, qu'on cite en exemple. D'autres civilisations mois developpées economiquement, peuvent egalement nous inspirer en toute modestie, dans une recherche harmonieuse d'une organisation sociale equilibrée.
Vous voyez donc que les exemples de progres social existent la ou on les attends point.
En esperant ne pas vous avoir choqué, par ma conception totalement opposée à la votre, je vous salue cordialement!
RN
Rédigé par: robert | le 12 mai 2004 à 16:15
C'est amusant de voir comme les choses évoluent, par à -coups, sans doute grâce à une prise de position que l'on peut critiquer, trouver politicienne,; il n'empêche que Noël Mamère a bel et bien précédé cette formidable avancée dans le débat de société. Enfin, après les débuts mouvementés du PaCS, puis les cafouillages des socialistes (où étaient DSK et les autres le jours du fameux vote ?..., sans oublier les réflexions quasi-réactionnaires de S. Royal sur la famille), voici qu'on entre dans une nouvelle phase vers une société plus égalitaire, n'en déplaise à ceux qui se croient plus "normaux" que d'autres, ou qui croient savoir mieux que les autre où se situe cette "norme".
Bravo quand même, M. Strauss-Kahn, notamment pour cette superbe dernière phrase !
Rédigé par: Yves | le 12 mai 2004 à 17:13
DSK pourrait il se Fabiusiser et pourquoi pas se
Melenchoniser tant que tu y es! Lol!
En quoi serait il honteux pour un homme politique
de rever à la Présidentielle de 2007?
DSK n'a jamais sacrifié au tout communicant.
Dans son livre "La Flamme et la Cendre" il nous
éclaire sur son dessein politique.
Il est présent dans les débats politiques, il
entend jouer un role; et alors!
Il a été un des 1ers à s'engager sur l'Europe.
Dans cette tribune de Libé il prend parti clai-
-rement sur le mariage et l'adoption entre
personnes de meme sexe. Il fallait le faire.
Rédigé par: rosalie | le 12 mai 2004 à 18:01
Pierre, dans la continuité de ce que tu dis sur
le mariage je ne sais pas si tu as lu :
"Droits d'unions" dans la rubrique rebonds de Libé aujourd'hui.
OK pour la nationalité: je me sens très Européenne, Française d'origine Espagnole et
Tchèque.
Rédigé par: rosalie | le 12 mai 2004 à 18:22
En réponse à M. Jean GRILLON
Vous trouvez compréhensible la "réaction" (dans tous les sens du terme) de "kael". Pas nous. Son message exprime la force des préjugés.
Sur le plan psychanalytique, sachez que Lacan voit certes dans la forclusion du signifiant "Nom-du-père" le mécanisme de la psychose mais "pour que la psychose se déclenche, il faut que le Nom-du-père, forclos, c'est-à -dire jamais venu à la place de l'Autre, y soit appelé en opposition symbolique au sujet" (Lacan, 1966, cité in Dictionnaire international de psychanalyse sous la dir. de Alain de Mijolla). "Lorsque le sujet en appelle au Père pour garantir la loi qui dans l'Autre lui ménage sa place en même temps que son désir, il ne rencontre que le vide qui déclenche la cascade des métaphores délirantes" (Dictionnaire international de psychanalyse, p. 617).
Nous sommes donc le symbolique et non dans le Réel. La présence d'un père réel ne préserve pas le sujet de la psychose. La psychose de l'enfant, en tout cas dans la théorie lacanienne, est liée à la transmission de la Loi (symbolique : interdits de l'inceste, du meurtre, etc.) qui institue le sujet, mais non au choix d'objet sexuel des parents. Il n'a jamais été montré que l'homosexualité du couple qui éduque l'enfant induit une structure psychotique chez celui-ci. Un couple hétérosexuel ne "garantit" pas qu'un enfant ne devienne pas psychotique (la psychose est d'ailleurs un champ vaste qui peut se décliner de différentes manières). Ce qui importe, c'est de s'interroger sur les signifiants dans lesquels l'enfant est pris.
Rédigé par: Guillaume et Nafissa, Strasbourg | le 12 mai 2004 à 19:14
Monsieur le Ministre,
Faut-il que vous soyez à la rue pour évoquer une question aussi futile que le mariage homosexuel, dont tout le monde se fout, et qui n'est que le cache-sexe de votre manque sidérant d'idées sur la réduction du fossé grandissant entre riches et pauvres en France ?
Le chômage, dois-je le rappeler, concerne tout le monde !
Rédigé par: Raphaël | le 12 mai 2004 à 19:22
Je viens d'entendre Christophe Hondelatte citer la réaction de Madame Royal, la femme de votre chef. Elle au moins, a le sens des réalités.
Rédigé par: Raphaël | le 12 mai 2004 à 19:23
DSK Président !!!!!!!
Rédigé par: vero597592 | le 12 mai 2004 à 21:19
Raphaël, pour une analyse fournie de DSK sur des sujets économiques, lisez le Nouvel Obs sorti aujourd'hui.
Si vous vous foutez des enjeux sociétaux, c'est votre droit mais ce n'est visiblement pas le cas de tout le monde.
Si vous souhaitez lire DSK sur les questions d'inégalités, écrivez à A gauche, en Europe à l'adresse secretariat@gauche-en-europe.org.
Rédigé par: Thomas | le 12 mai 2004 à 21:56
Bonsoir,
Je suis un jeune militant du PSOE (Parti Socialiste Espagnol) et je voudrais vous dire bravo pour aborder la questio du mariage gay avec courage et inteligence.
En Espagne, le PSOE a demontré qu'avoir une position claire est très apprecié par les électeurs (évidement les gays, mais aussi les jeunes et les citadins.)
Le contraste avec les positions très conservatrices du Parti Poupulaire a été très bénéfique pour le PSOE et ça permet de mettre en évidence les différences entre la droite et la gauche.
Je m'excuse pour mon français et je vous souhaite bonne chance pour l'avenir.
Damian.
Un jeune socialiste espagnol qui s'interesse à la politique européenne.
Rédigé par: Damian | le 12 mai 2004 à 23:28
Lacan était-il homosexuel ?
Rédigé par: ... | le 13 mai 2004 à 00:29
J'avais oublié de souligner comme tout le monde l'a justement fait ici le justesse de la dernière phrase de l'interview.
Bravo DSK: illustrer la démocratie en une phrase c'est Top. Merci.
Rosalie, non, je n'ai pas vu. J'y vais . . .
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 13 mai 2004 à 01:27
Je voudrais d'abord remercier kael pour sa mesure et la courtoisie de son post, qui sont rare dans les débats sur le sujet.
Pour revenir sur la déviance sexuelle, susceptible d'être soignée, une norme sexuelle existe effectivement. Mais elle est d'ordre culturel, et pas naturelle.
D'une part, cela fait longtemps que l'on observe chez les animaux des comportements homosexuels indubitables. D'autre part, la seule sexualité naturelle est la levrette: les animaux font comme ça, et c'est la position dans laquelle les machins s'emboitent le mieux! Or nous considérons le missionnaire comme l'archétype de la sexualité "saine", alors que cette position est totalement antinaturelle.
Ensuite, la culture accorde une place plus ou moins reconnue à l'homosexualité. Sans aller rechercher des exemples trop exotiques, les relations homosexuelles en grêce ancienne entre guerrier et éphèbes étaient considérés comme étant la norme. Plus que d'un rite de transition, elles relevaient d'une expression normale de la sexualité et ce désir n'était pas considéré comme malsain.
Si notre corps, issu des phénomènes de sélection naturelle, nous pousse donc fortement vers l'hétérosexualité, il est parfaitement possible qu'une culture ne s'oppose pas à ce que l'on s'en écarte. La seule limite est semble-t-il cette poussée biologique qui assure la reproduction de l'espèce, fut-ce à travers la bisexualité.
Pour les enfants, j'ai pas d'idée particulière, mais je crois que comme pour les gosses de famille monoparentale, ils sont capables de comprendre la normalité sociale et de se structurer à partir d'elle parce qu'elle "est dans l'air". Perso, j'ai un papa complètement maternel et fusionnel, et une maman carrément pas (d'accord ça n'a rien à voir, mais c'est pas la norme non plus). Je ne suis pas perturbé, ni d'ailleurs homo pour autant.
Rédigé par: | le 13 mai 2004 à 10:39
Anonyme,
Ton post manque d'ame, parler de sexe à travers 2
positions me semble ridicule: tout simplement
parce que la sexualité relève du domaine privé.
Si aujourd'hui le sexe n'est plus entouré de tabous ce n'est pas une raison pour en parler mal
A mes yeux tu as oublié la chose la plus importante: l'amour bien sur qui existe entre
deux etres.
Rédigé par: rosalie | le 13 mai 2004 à 17:01
Désolé, j'avais oublié de signer mon post.
S'il manquait d'âme, c'était un peu volontaire. Je voulais souligner que la sexualité n'était pas une chose si "naturelle" que ça. Cela ne relève d'ailleurs pas tant du privé que tu sembles le croire: les pratiques sexuelles ont semble-t-il une grande cohérence régionale (au moins en France) et évoluent sur des durées longues. Elles appartiennent donc bien à des cultures régionales, qui définissent des "normalités".
Quand à l'amour, c'est à la fois universel et tellement different selon les lieux et les époques... Pour tout dire, on en sait scientifiquement pas grand chose, alors j'ai surtout cherché à éviter de sortir trop de conneries et puis ça allait sans dire. Bien évidemment, c'est le point fondamental dans l'optique d'une vie commune (et donc d'un mariage), autant que dans celle d'une adoption.
Rédigé par: Tonio | le 13 mai 2004 à 17:42
Eh bien moi je t'affirme qu'il n'y a pas de "normalité" sexuelle, si "l'anormalité" que tu suppposes reste dans le cadre de la loi.
Nulle loi ne peut, ni ne doit interdire les pratiques sexuelles tant qu'elles sont librement choisies et consenties. (D'où l'interdiction du viol et de la pédophilie)
DDHC art 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce que la loi n'interdit pas.
En l'occurence, la loi sur le mariage ne précise pas le sexe des mariés, c'est sur une tradition que se fonde la droite pour refuser la marige gay, et c'est d'ailleurs pour cela que deux députés ont proposé un amendement sur cette question, pour "régulariser" la loi sur le mariage.
Rédigé par: Greg | le 13 mai 2004 à 18:01
Le mariage homosexuel sujet polémique sucite les recations les plus passionés car touchant à nos identités, si bien qu'aggrésivité alimenté par la sensibilité des uns et des autres sert de toile de fond à ce débat, mais il ne faut pas oublier de quoi on débat!!
Ainsi à trop développer sur l'homosexualité on en oublie ce qu'est le mariage...
Le mariage est "l'union légitime d'un homme et d'une femme" (Petit Robert ;-)), une institution planétéaire et pluri-millénaire. Et pourtant dans un mouvement politico-nihilisto-libertaire il est question de detrôner cette institution qui couronne l'union de personnes de sexes opposées et pourtant des académiciens en herbe veulent redéfinir ce qu'est le mariage...
Afin de garantir les mêmes droits aux homosexuels et aux hétérosexuels, redefinir le mariage semble juste, mais ne par là sommes nous pas en train de le galvauder. Si bien mais sommes nous pas en train de détruire tout un pan de nos traditions, suicider notre société matrimoniale?
Or cela fait longtemps que le mariage n'est plus considéré par les amoureux comme une union sacrée, la banalisation -inévitable- des divorces, l'explosion des enfants hors mariages ont affaibli le mariage. Ce qui était auparavant dans nos sociétés occidentales le fer de lance de la famille s'est transformé, si bien que ce n'est plus qu'une union légitime -égoïste?- entre un homme et une femme qui se suffit à elle même.
Mais n'a-t-on pas fait fausse route, que vaut l'amour s'il n'est qu'un drap flamboyant qui se consumme trop vite, qui devient cendre stérile?!
La conception de l'amour homosexuel a bien evolué ces dernières années. Si l'amour de Platon et Plutarque dominé par le désir, la jouvence intellectuelle et sexuelle avait traversé les âges survivant aux persécutions, bon nombre de gays contemporain aspirent à autre chose. Ainsi il sont de plus en plus attiré par une relation plus stable, du type matrimoniale avec son partenaire. En effet ils ambitionnent d'avoir une famille, pouvant rêver d'une "descendance", dès lors le mariage semble être un moyen de péréniser et d'officialiser le couple afin de pouvoir construire sur des bases solides un foyer avec enfants, mener une vie tranquille de bon petit ménage de banlieue.
Mais n'est-ce pas une utopie? Au mieux les homosexuels pourront s'offrir un mariage en trompe l'oeil. Car techniquement leur projeniture ne peut naître de l'acte transcendantal que constitue l'etreinte, leurs entrailles ne pourront engendrer la chair, il ne pourront vivre ces moments exceptionnel de la gestation, cette magie des premiers intsants de la vie! C'est tragique, mais il y a des lois de la nature qu'on ne peut contrarier...
Alors que l'union homosexuel reste différente de l'union hétérosexuelle, peut on l'aureoler par la même institution?
Cela sera se moquer des homos comme des heteros nier leurs différences, si les homos doivent absolument pouvoir s'epanouir comme n'importe quel citoyen de ce monde, je ne pense pas que le mariage homo, les y aiderait. En revanche une union homosexuelle, qui éviterait les ecueils du pacs et garantirait les mêmes droits (fiscaux, adoption, etc...) aux homosexuels qu'aux heteros est une nécessité!!
Rédigé par: Décapité | le 13 mai 2004 à 19:03
Très vrai Greg, ou plus exactement:
La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
Art V - DDHC 1789
Ou en d'autres termes:
Faire en sorte que les homosexuels puissent se marier c'est aussi leur donner le droit de ne pas se marier.
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 13 mai 2004 à 19:58
Je suis dans une réaction à chaud encore à ce jour.
L'égalité des droits et des devoirs concernent l'ensemble des citoyens, francais, européens et autres.
Cela concerne des droits fondamentaux, dont le droit de vote, le droit d'opinion, politique ou religieuse, et bien sur les droits sociaux.
J'ai trouvé cet article, non pas inutile, mais comme le reflet d'une image du politique, sensible à des questions de morales, mais absent des combats du quotidien.
Une page dans libé pour le droit de vote des étrangers, pour "les recalculés", sur la réforme en cour de la sécurité sociale, oui et même plus.
Je suis aigrie... L'essentiel est ailleure par la reconnaissance des droits fondamentaux à vivre libre et sans crainte de par ce monde, et en France aujourd'hui, les expulsions continues, sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Billet d'humeur, mais...
Rédigé par: Brahim | le 13 mai 2004 à 21:39
Mr Strauss-Kahn, j'admire votre franc parler sur ce carnet web concernant les droits au mariage et à l'adoption pour la communauté gay, ainsi que sur France Inter ce 13 mai, lors de votre interview par Mr Paoli.
Sans parler de comunautarisme, cela ne risque-t-il pas de vous porter préjudice, politiquement parlant, tant au niveau Européen qu'au niveau national?
Vos prises de position en faveur de la construction d'un pays extra-européen sont louables mais de la à appeler toute la communauté juive de France à faire de même, n'est-ce pas une trahison pour vos électeurs?
Rédigé par: Mon IP est Loguée | le 14 mai 2004 à 00:17
Bonsoir,
Juste une petite précision et quelques réponses - car je dois dormir.
La loi précise, contrairement à ce qui a été dit plus haut, que "[l'officier d'état civil] recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration qu'elles veulent se prendre pour mari et femme : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont unies par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ".
Art. 75 du Code civil, dernier alinéa http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnArticleDeCode?code=CCIVILL0.rcv&art=75.
Quand à ma "réaction" (dans tous les sens du terme) (sic), elle n'exprime en rien la force des préjugés mais est le fruit d'une réflexion sur ce sujet, notamment sur les plans psychologiques et juridiques.
Je pense qu'il va falloir que certains se calment véritablement dans l'analyse et la compréhension de mon post. J'ai certes été maladroit mais je trouve que quelques posts sont particulièrement excessifs...
Enfin je pense, de la même façon qu'Etienne at mai qui a posté plus haut, qu'il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers. Créer des générations d'enfants d'homosexuels...Et puis quoi encore ? Et après on me taxe implicitement d'eugéniste...
Quant à ce superbe argument selon lequel "Il n'a jamais été montré que ... donc... , je me demande s'il l'on peut légitmiment l'invoqué dans le cadre du droit des personnes.
Pourquoi ne pas jouer avec la vie des gens tant qu'Ã faire ?
Rédigé par: kael | le 14 mai 2004 à 01:40
J'aime de plus en pus ce Blog.
Il permet aux gens de s'exprimer sans tomber dans le sommaire ou la provoc' de base.
J'aime bien les précisions que tu as apportées Kael.
S'il est donc écrit dans le code civil: mari et femme, la question posée, entre autres par DSK, est de la modification de ce texte.
Après on peut être pour ou contre. Le fait que ce soit écrit dans le code civil n'en fait pas une vérité indéfinie. J'en veux pour preuve les femmes qui fument et portent des pantalons en public.
Pour ma part j'ai donné mon avis la-dessus, toi aussi. C'est bien.
PS: Je m'interroge toujours sur l'immixtion d'un officier dans une affaire privée qui peut se conclure tout aussi bien par un contrat entre parties et témoins.
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 14 mai 2004 à 09:02
Greg et Pierre Amoretti
Je crois qu'il y a un petit malentendu: je ne parle pas de normes au sens juridique et contraignant, mais de canons culturels qui font que dans une société, l'homosexualité, la sodomie ou les enfants hors mariage vont être plus ou moins considérés comme des pratiques normales, acceptables. Mais au-delà d'une approche liberté de l'individu contre censure sociale, il faut bien comprendre que selon les études dont on dispose, les pratiques privées et intimes se plient largement à ces normes culturelles, parce qu'elles sont intériorisées. Dans les faits, on est encore loin de la libération sexuelle (mais ça commence: Républicains, encore un effort!)
Donc, si considérer l'homosexualité comme une pratique "anti-naturelle" a peu de sens, parce qu'en fait c'est une bonne part de notre sexualité qui n'est pas naturelle (le missionnaire...), par contre il est évident qu'elle puisse être "contraire aux normes", ce qui se traduit par un sentiment de honte ou de gêne pour les premiers intéressé(e)s. Cela signifie qu'au delà des règles juridiques strictes, on doit faire bouger ces normes culturelles pour parvenir à une vraie libération des individus. L'approche "ce n'est pas interdit" est nécessaire, mais insuffisante.
Kael:
Bonne remarque sur l'article 75. Voir aussi les débats du Code civil et le discours de Portalis. Si le caractère hétero du mariage n'est pas inscrit directement, c'est que personne n'avait seulement pensé qu'il pût être mis en question. Les mentalités évoluent.
Mais élargissons le débat juridique: le PACS a été rendu nécessaire à la suite d'une jurisprudence peu connue sur le concubinage: la Cour de cassation a cessé de reconnaître la couple homo comme des concubins(la loi sur le PACs revient sur cette jurisprudence). D'où: perte des droits de sécurité sociale, de la possibilité du survivant de continuer à occuper l'appartement, etc... Elle a également ajouté que les concubins doivent vivre sous le même toit(Le Conseil constitutionnel a aussi ajouté cete condition au PACS sans daigner justifier cette position au vu d'une norme constitutionnelle, alors que les députés avaient refusé de légiférer sur la question). Les concubins deviennent donc un couple marié sauf que pas marié. Mais est-ce que le concubinage n'est pas bien autre chose? Une forme de couple plus libre? Peut-être justement plus affranchi des normes culturelles?
Dans les années 70, la Cour de cassation acceptait les concubinages à trois (j'en connais et ils forment un ménage très heureux). Depuis, immigration oblige (et retour d'un certain ordre moral) c'est fini. Pourtant, la pratique n'est pas si rare (Miterrand...Pensons également à toutes les maîtresses et les amant "officiels") et il est dommage que dans les débats juridiques, cette dimension de la vie en commun ne soit abordée que pour les expulsions d'étrangers.
Rédigé par: Tonio | le 14 mai 2004 à 10:54
Je vais te répondre que tes considérations sur la
libération sexuelle je m'en contrefiche
si tu le permets je vais quand meme me réjouir de
l'évolution dans ce domaine puisque le puritanis-
-me ne fait plus recette
l'image renvoyée sur la sexualité par tous les
médias m'indiffère à un point
quant aux secrets d'alcoves des grandd de ce monde, les phantasmes du ménage à 3 ça ne m'intéresse pas
si le sexe est devenu une affaire publique, la
sexualité elle est individuelle
pour ce qui est du mariage c'est une formalité
qui facilite la vie de famille
pour les homosexuels c'est un pas en avant vers
l'adoption
Rédigé par: Pilar | le 14 mai 2004 à 16:06
Ah! là !lÃ
Ce n'est pas si évident.
L'homosexualité,libre à chacun.
Le mariage entre homosexuel,??Déjà je trouve le mariage hétérosexuel comme un acte de prise de pouvoir de l'un sur l'autre.Pourquoi les homos veulent-ils se marier? Pour être reconnus ! Soit!
Et bien mariez -vous! Mais faites attention pour le divorce ce sera beaucoup moins facile,et si vous vous mariez dans la communauté des biens Aie!Aie!Aie. Refléchissez les gars . Demandez des conseils aux hétéros. D'ailleurs de moins en moins se marient.
C'est fou que le législateur ai à donner son accord!!!!!!!!
Amitiés hétéros à tous.
Rédigé par: den666 | le 14 mai 2004 à 22:10
Beaucoup d’interventions sur ce blog réduisent l’homosexualité à une pratique sexuelle entre sujets du même sexe. La pratique sexuelle n’est qu’un épiphénomène, ce qui est visible. Mais l’homosexualité relève davantage d’un problème d’identification. L’homosexualité peut même se vivre sans relations sexuelles.
L’homosexualité ne peut pas être lu de façon binaire, on l’est ou on ne l’est pas. C’est une échelle et il est plus juste de penser qu’on l’est plus ou moins, au même titre que la normalité... Notons que dans des formes exacerbées, il apparaît des phobies de l’autre sexe, des répulsions très gaves et que pour ces cas se pose la question de savoir comment un enfant peut se construire si ceux qui l’élèvent ont obstrué dans leur vie l’accès à l’autre sexe ?
On peut toujours rétorqué que beaucoup de couples hétérosexuels, donnant une image d’équilibre, peuvent aussi cacher des problèmes psychologiques de nature identique ou différente et peut-être plus grave pour le devenir de leurs enfants.
Rédigé par: GRILLON Jean | le 15 mai 2004 à 10:55
Bonjour,
Je reviens sur ce blog avec plus de temps pour écrire.
Sur le mariage entre des personnes de même sexe:
Je ne suis pas spécialement pour mais je ne suis certainement pas contre. Ce qui est sûr, c'est que le Parquet va être contre lorsque Noël Mamère va le célébrer, et je me demande quelle infraction "il va se prendre dans la gueule".
Je trouve que sa démarche est très intéressante, car elle consiste à dire "merde" à un droit positif dépassé, généralement dicté par ceux qui disposent du "pouvoir" (et non du droit) de le déterminer et de l'imposer. Ce ne sont plus des magistrats qui déterminent ce que sont les bonnes moeurs.
Le rappel de Tonio concernant l'évolution de la jurisprudence est très pertinent, d'autant plus que l'on rappelera que les magistrats ont eux-mêmes une sexualité et que celle-ci influence leurs décisions.
D'où notamment des divergences entre la Cour de cassation et le Conseil d'Etat; pourquoi le Conseil d'Etat était-il plus libéral ? Probablement que certains magistrats du Conseil d'Etat sont homosexuels et que par conséquent il leurs aurait été difficile de refuser de reconnaître juridiquement le concubinage homosexuel... qu'ils pratiquent eux-mêmes.
Et à ce titre, la démarche de Noêl Mamère est particulièrement intéressante car plus démocratrique.
Je ne sais pas ce qu'apportera d'autoriser à des personnes de même sexe de se marier, mais je pense que cela n'est pas nuisible pour la société.
Et pour reprendre la citation bien erronée de Greg, l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 dispose que "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui [...]" http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/d1789.htm .
Que deux personnes de mêmes sexe se marient ne nuit à personne, si ce n'est aux puritains qui osent dicter ce que doit faire autrui.
Sur l'adoption par des personnes homosexuelles:
En reprenant l'article 4 de la DDHC, je pense qu'il est nuisible pour un enfant d'être adopté par des personnes de même sexe, car notamment contraire à l'article 4 de la DDHC; sauf à considérer qu'un enfant n'est pas autrui...
Persister comme le font certains à absolument vouloir que des homosexuels puissent adopter me semble "très dangereux"² (au carré), et peut-être qu'ils devraient remettre en cause leur jugement sur cette question car à mon avis leur point de vue n'est que partiel.
Que l'on s'occupe - et commencez par cela Monsieur le Ministre - d'abord et effectivement des orphelins qui souffrent bien souvent de n'être que des enfants de la DASS, et que l'on arrête de raconter tout et n'importe quoi, pour passer en force (ce n'est pas être progressiste mais plutôt être un réactionnaire "inversé" - avec jeu de mot)
Enfin, je pense qu'il faudrait arrêter de catégorier les gens, notamment sur la base de leur orientation sexuelle, et que l'on laisse les gens vivrement en paix et tranquillement. Moi-même je n'apprécie pas de parler des homosexuels de cette façon là (malgré ce que j'ai écrit), car je me moque de savoir qu'elle est l'orientation sexuelle de telle ou telle personne. Seulement, les personnes homosexuelles doivent accepter, sur la base du principe de réalité, qu'elles n'auront jamais d'enfants.
Ne faisons pas de nécessité, vertu.
Rédigé par: kael | le 15 mai 2004 à 13:24
Monsieur le Député,
vous dites dans cet entretien :
"Ma conception du socialisme est que chacun doit pouvoir maîtriser son destin et qu'il faut lutter contre toutes les formes de discrimination. Les droits des homosexuels doivent être les mêmes que les droits des hétérosexuels."
Je ne partage absolument ni votre conception du socialisme ni votre définition de l'égalité des droits.
L'égalité telle qu'est définie dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est l'égalité entre les citoyens. Entre les individus. Celle que vous revendiquez est l'égalité entre les groupes. Entre les communautés diraient certains. Ce qui suppose que chaque individu adhère à l'un de ses groupes communautaires pour pouvoir bénéficier de l'égalité. Eh bien, pour ma part, je refuse de me définir comme homosexuel ou comme hétérosexuel. Je suis un individu désireux de jouir de l'égalité et ce qui passe dans ma chambre n'a pas à déterminer ma qualité de citoyen.
Quant au socialisme, croyez-moi, un ouvrier homosexuel souffre aujourd'hui bien davantage comme ouvrier que comme homosexuel. C'est d'ailleurs le peu de perspectives offertes à sa condition d'ouvrier qui l'empêche de vivre au mieux son homosexualité.
Rédigé par: François Devoucoux du Buysson | le 15 mai 2004 à 14:31
Il faut prendre son temps dans ce débat.
Une question me taraude, les histoires d'amour
finissent mal en général. Force est de constater
que beaucoup de mariages se soldent par un divorce; et à cette occasion on se déchire souvent pour les enfants.
Que se passera-il pour les couples homosexuels en
rupture de contrat? Assisterons nous aux memes
comportements? Car il faut bien l'avouer ce sont
les enfants qui trinquent.
Rédigé par: Paco | le 15 mai 2004 à 19:53
Sous Franco en Espagne quand on voulait se marier
il fallait passer par l'église.Mes grands-parents
se sont exécutés.Aujourd'hui je suis mariée civi-
-lement et je n'oublies rien.
Zaparero veut changer la vie:il propose le mariage Gay et pour nous c'est une victoire.
L'Espagne progresse je ne veux pas croire que la
France ne suive pas.
Rédigé par: Pilar | le 15 mai 2004 à 22:04
Bravo, il faut continuer à proposer des solutions aux problèmes et ne plus se contenter de critiquer les actions de notre regretable gouvernement. Continuez dans cette voie. Merci également au gouv espagnol de montrer que le progrès est possible en Europe de l'Ouest
Rédigé par: O | le 16 mai 2004 à 12:15
Il serait regrettable dans ce débat d'opposer une
"gauche" réactionnaire et une "gauche" moderne,
une "gauche" futile qui voudrait faire un coup
médiatique, et une "gauche" sérieuse préoccupée
uniquement par la politique.
DSK a plusieurs reprises ceette semaine a prouvé
le contraire. Il s'est exprimé dans la presse et
dans nos médias, les problèmes de ses concitoyens
sont au coeur de sa démarche(tribune Nouvel-Obs)
Lionel Jospin s'est positionné ce matin: il est
contre. Pour lui le Droit des enfants prime sur
le Droit à l'enfant.
Il est clair que les atrocités commises sur les
enfants et dont les médias se font l'écho avec
l'affaire Dutroux et autres ne peuvent provoquer
che nous que la nausée.
Nous déplorons tous que ces crimes existent chez
les heteros sexuels qui ont droit de vie et de
mort sur les enfants. Tout le monde peut donner
la vie meme les monstres.
Dans l'adoption il y a un désir d'enfant réfléchi
et controlé: vous devez prouver que vous serez de
bons parents. Les conditions sont draconiènes et
le parcours est souvent celui d'un combattant.
Pourquoi refuser à un couple un enfant quand il
satisfait à tous les critères?
toutes les études ont montré qu'il n'y avait pas
plus de problèmes chez les enfants élevés par 2
personnes du meme sexe.
Nous n'avons pas assez de recul, cela ne doit pas
nous empecher de débattre.
Rédigé par: rosalie | le 16 mai 2004 à 19:29
Oui Damien, tu as tout à fait raison et je t'approuve vivement.
Oui, les homophobes ont perdu, définitivement. Le camp des hommes libres de se définir eux-mêmes et de devenir ce qu'ils sont a gagné la guerre contre l'obscurantisme et les ennemis de la liberté.
Les poussiéreux qui continuent de brailler ne seront plus entendus parce que notre époque est respectueuse de toutes les sexualités et de toutes les amours.
Bravo Damien, je t'encourage à continuer sur la voie de la libération de l'homme !
Vive la liberté !
Gudule.
Rédigé par: Gudule | le 17 mai 2004 à 15:38
M.Strauss-Kahn, vous avez abordé ces questions avec beaucoup de tact et d'intelligence. Vos propos sont clairs, ouverts, tolérants et porteurs d'avenir.
Nous vous attendions pas forcément sur des sujets de société aussi sensibles mais votre prise de position est courageuse car l'opinion publique semble au moins partagée sur le mariage gay et sur l'adoption par des couples homosexuels.
Au moment où la police arrête le présumé coupable de l'odieuse agression de Sébastien Nouchet, vous avez su trouver les mots justes.
Merci beaucoup de contribuer à faire évoluer les mentalités.
Rédigé par: deny | le 17 mai 2004 à 16:19
Une prise de position claire et courageuse.
Dommage cependant qu'à quelques semaines des élections européennes, elle n'occulte les autres grand débats européens : pourquoi le parlement n'a-t-il que si peu de pouvoir ? comment organiser une action citoyenne à l'échelle de l'europe ? quel parti saura s'organiser de manière véritablement trans-nationale pour peser à l'échelle de l'europe dans les grands choix de société quio nous attendent ?
Certes, l'homosexualité est un problème important et sur le fond le débat actuel peut faire avancer les choses, mais en parler en juillet au lieu de mai n'aurait-il pas été plus judicieux ?
A moins qu'il ne s'agisse d'une stratégie délibérée, auxquel cas il ne s'agirait plus d'une erreur mais d'une félonie...
Un premier coup de canif en ce qui me concerne, à l'estime que je continue de porter à dsk...
Rédigé par: Thierry | le 17 mai 2004 à 22:32
Thierry a dit : «quel parti saura s'organiser de manière véritablement trans-nationale pour peser à l'échelle de l'europe dans les grands choix de société quio nous attendent ?»
Si par parti européen on entend une véritable fédération des partis nationaux (d'un point de vue juridique et dans les faits), avec un programme commun détaillé (et non pas une vague déclaration d'intention pour ne facher aucune susceptibilité nationale), alors force est de constater que le seul parti européen est celui des verts.
Ce sont les seuls à remplir les conditions nécessaires pour recevoir le financement l'UE, leur programme est clair et détaillé (1) alors que je cherche encore celui du PSE, et ils ont toujours eu une véritable ambition de parti européen, alors que le PSE semble se diriger vers cette nouvelle réalité «parce qu'il le faut», bref à contre-coeur.
Même si je peux en donner l'impression, je ne fais pas de la pub pour les verts, mais c'est pour mieux faire sentir à quel point le PSE est à la traine et qu'il faudrait qu'il se réveille d'urgence. Même sur une question aussi fondamentale que la constitution européenne, les verts européens ont une intention claire et lisible, alors qu'au PSE, c'est le grand point d'interrogation. Alors, le PSE, encore et toujours une facade européenne, ou enfin un vrai parti européen ? Il faut se donner les moyens de ses ambitions, car sinon les européens vont croire que le PSE n'a aucune ambition...
(1)le manifeste et les 44 propositions :
http://www.eurogreens.org/cms/default/rubrik/2/2063.manifesto%40fr.htm
http://greens-efa.org/pdf/documents/GreenContract_FR.pdf
Rédigé par: de passage | le 18 mai 2004 à 09:57
ma position est simple je suis pour le mariage homosexuel et je suis heureux que vous ayez exprimé clairement votre avis sur ce sujet.
Cependant l'urgence actuelle c'est l'europe et surtout enrayer cette pression libérale qui voudrait que pour être compétitifs en europe il faut démanteler nos services publics et baisser nos salaires au niveau de la pologne ou 6% des gens souffrent encore de la faim.
C'est cela qui engendre la peur chez nos concitoyens et qui génére un le pen à 20%.
Alors revenosn de grace rapidement a un vrai débat collectif social économique (fiscalité, service publics, réforme de l'etat, SS professionnelle etc..).
Ce n'est pas parceque les régionales ont virée au rose que le sujet de société principal est rose lui aussi.
L'attente des électeurs est d'abord sociale, ne l'oubliez pas ! Sinon vous allez perdre toute l'avance acquise aux régionales. Gare au retour de baton, on le sent déja venir PS à égalité avec l'UMP!
Je sais que DSK est un des leaders du PS qui a le plus d'influence en Europe, j'ai lu sa contribution sur l'express. Plus d'audace serait la bienvenue. Notamment sur la clause de révision constitutionnelle.
Si cette clause est maintenue en l'état, tout le monde va voter non ! et se serait un statut quo terrible pour l'europe.
En gros, il est temps maintenant de laisser de coté les thêmes favoris des inrockuptibles (même si cela a été utile) et de revenir sur les sujets quotidiens qui préoccupent les français !
Rédigé par: revallier pierre | le 18 mai 2004 à 10:58
ma position est simple je suis pour le mariage homosexuel et je suis heureux que vous ayez exprimé clairement votre avis sur ce sujet.
Cependant l'urgence actuelle c'est l'europe et surtout enrayer cette pression libérale qui voudrait que pour être compétitifs en europe il faut démanteler nos services publics et baisser nos salaires au niveau de la pologne ou 6% des gens souffrent encore de la faim.
C'est cela qui engendre la peur chez nos concitoyens et qui génére un le pen à 20%.
Alors revenosn de grace rapidement a un vrai débat collectif social économique (fiscalité, service publics, réforme de l'etat, SS professionnelle etc..).
Ce n'est pas parceque les régionales ont virée au rose que le sujet de société principal est rose lui aussi.
L'attente des électeurs est d'abord sociale, ne l'oubliez pas ! Sinon vous allez perdre toute l'avance acquise aux régionales. Gare au retour de baton, on le sent déja venir PS à égalité avec l'UMP!
Je sais que DSK est un des leaders du PS qui a le plus d'influence en Europe, j'ai lu sa contribution sur l'express. Plus d'audace serait la bienvenue. Notamment sur la clause de révision constitutionnelle.
Si cette clause est maintenue en l'état, tout le monde va voter non ! et se serait un statut quo terrible pour l'europe.
En gros, il est temps maintenant de laisser de coté les thêmes favoris des inrockuptibles (même si cela a été utile) et de revenir sur les sujets quotidiens qui préoccupent les français !
Rédigé par: revallier pierre | le 18 mai 2004 à 10:58
ma position est simple je suis pour le mariage homosexuel et je suis heureux que vous ayez exprimé clairement votre avis sur ce sujet.
Cependant l'urgence actuelle c'est l'europe et surtout enrayer cette pression libérale qui voudrait que pour être compétitifs en europe il faut démanteler nos services publics et baisser nos salaires au niveau de la pologne ou 6% des gens souffrent encore de la faim.
C'est cela qui engendre la peur chez nos concitoyens et qui génére un le pen à 20%.
Alors revenosn de grace rapidement a un vrai débat collectif social économique (fiscalité, service publics, réforme de l'etat, SS professionnelle etc..).
Ce n'est pas parceque les régionales ont virée au rose que le sujet de société principal est rose lui aussi.
L'attente des électeurs est d'abord sociale, ne l'oubliez pas ! Sinon vous allez perdre toute l'avance acquise aux régionales. Gare au retour de baton, on le sent déja venir PS à égalité avec l'UMP!
Je sais que DSK est un des leaders du PS qui a le plus d'influence en Europe, j'ai lu sa contribution sur l'express. Plus d'audace serait la bienvenue. Notamment sur la clause de révision constitutionnelle.
Si cette clause est maintenue en l'état, tout le monde va voter non ! et se serait un statut quo terrible pour l'europe.
En gros, il est temps maintenant de laisser de coté les thêmes favoris des inrockuptibles (même si cela a été utile) et de revenir sur les sujets quotidiens qui préoccupent les français !
Rédigé par: revallier pierre | le 18 mai 2004 à 10:58
Thierry,
Je ne suis pas choqué que DSK se soit exprimé sur le sujet au cours de la campagne européenne, qui malheureusement ne passionne pas grand monde. Le seul sujet de débat c'est la Turquie (pas à l'ordre du jour non plus, d'ailleurs), et DSK a déjà annoncé qu'il était pour. Sinon, le programme du PS est très décevant (franco-français: les 35h!!!) et déconnecté des problèmes européens actuels (place du service public, fiscalité commune).
Ce n'est pas DSK, mais Mamère qui a lancé le débat sur le mariage, et toute la droite a envahi les journaux pour s'y opposer. Au PS: silence radio. DSK s'était déjà prononcé en faveur du mariage et de l'adoption sur son blog, il n'a fait que reprendre sa position en public.
Par contre l'enchaînement qui a suivi dans la course des présidentiables était un peu grotesque de précipitation. Fabius et Delanöe, puis Hollande et le dépôt d'un projet de loi qui n'a aucune chance de passer. C'était pas glorieux.
Rédigé par: Tonio | le 18 mai 2004 à 11:05
Je trouve tres bien que le debat soit ouvert. Meme si cela montre certaines differences au sein du PS. On ne peut pas esperer, sur un sujet comme celui-la, une unite totale. C'est comme sur la peine de mort, la liberte de conscience de chacun doit d'abord s'exprimer avant que l'on trouve un consensus.
Comme pour la peine de mort, il y aura peut-etre a depasser l'opinion publique sur ce theme. L'adoption par des homosexuels est-elle vraiment un probleme ? Oui, si l'on considere que l'equilibre psychologique d'un enfant se construir avec un pere et une mere. Mais quid d'un couple de parents ou le pere est alcoolique et violent et la mere depressive ? Ne vaut-il pas mieux que l'enfant vive entre deux hommes ou deux femmes heureux et epanouis ?
J'ai l'impression qu'une part de la resistance sur cette question de l'adoption vient non pas d'arguments psycho-pedagogiques serieux, mais plutot d'un sentiment de gene morale. A quoi l'enfant risque-t-il d'etre expose? A quelles epouvantables scenes de perversite va-t-il etre expose ? La encore, le risque est-il reellement plus grand dans un couple homosexuel que dans un couple hetero ? qu'avec une mere ou un pere solitaire ?
Avec des parents homosexuels comme avec des parents heterosexuels, la societe n'est pas exoneree de son role de protection de l'enfance. L'assistance sociale, l'ecole, les pediatres auront toujours un role a jouer pour tirer les sonnettes d'alarme necessaires. Encore faut-il qu'ils le fassent sans prejuges sur ce qu'est ou n'est pas un milieu familial favorable.
Comme le dit Jospin, les tabous ne sont pas forcement la ou on croit...
Rédigé par: Zatoichi | le 18 mai 2004 à 11:10
Monsieur Dsk,
Il y a un point sur lequel je me pose une question.
Concernant la Turquie, vous dîtes que celle-ci a la vocation Européenne mais elle n'est pas prête ni pour l'ouverture des négociations ni pour une adhésion. Sur ce point, je suis d'accord, la Turquie aujourd'hui n'est pas prête.Mais dans votre rapport vous citez qu'il y a encore des efforts à faire et vous ne citez pas les réformes positives du pays.
Donc pourriez-vous nous en dire plus sur votre position sur la question? Ne pensez-vous pas que dorénavant, il serait tant de dire oui à la Turquie?
Bien cordialement,
Dilek
Rédigé par: Dilek | le 19 mai 2004 à 20:39
Désolée, je crois que je me suis trompée de rubrique...
Rédigé par: Dilek | le 19 mai 2004 à 20:41
pour repondre brievement a ceux qui disent que le mariage des homosexuels va remettre en cause tout l'equilibre de la societe, je voudrais juste dire quelques petites choses. d'abord qu'il faudrait commencer par prouver que le mariage est au coeur de notre edifice social, ce qui ne me semble pas si evident. plus de la moitie des enfants nait hors mariage, et le nombre de divorces est en augmentation constante. est-ce pour autant que la societe s'effondre? j'ai quelques doutes a ce sujet. le mariage n'est donc plus l'institution qui autorise la procreation. des personnes d'un age auquel on ne peut plus avoir d'enfants se marient, sans que personne n'y trouve rien a redire. le mariage est de nos jours l'union solenelle qui vient sanctionner publiquement une vie de couple, et dans laquelle chacun des epoux prend des engagements vis a vis de l'autre. c'est un contrat, pas une ceremonie sacree. ne confondons pas religion, et morale republicaine. si deux homos vivent ensemble, et souhaitent passer ce type de contrat, pour que leur vie de couple soit reconnue et protegee, comme toute autre vie de couple, franchement, pourquoi pas. ce n'est pas un acte sacre, fait devant un dieu quel qu'il soit, c'est un contrat signe devant les autorites republicaines.
Rédigé par: | le 21 mai 2004 à 19:52
Qui est dérangé par le mariage GAY aujourd'hui?
ce sont les autorités religieuses et politiques
le peuple a toujours une longueur d'avance sur
les sujets de société
Lionel Jospin est contre:c'est son choix assuré-
-ment
les stratégies de retour sur la scène politique
obéissent à des prises de position "branché"
diront certains, surtout quand on remonte dans
les sondages: c'était juste mon point de vue.
Rédigé par: Pilar | le 22 mai 2004 à 18:02
Dans "Réviser l'institution sacrée"
http://www.liberation.fr/page.php?Article=208663
Martine Gross répond à M Tabarot:députée UMP "le
mariage je pense que c'est une institution sacrée"; et à L Jospin:"le mariage c'est l'union
d'un homme et d'une femme"
"Tout ne peut donc pas etre débattu,certaines
institutions semblent hors démocrati, car elles
seraient sacrées. Telles semblent etre en tout cas les institutions pourtant civiles et républi-
-caines qui régissent l'alliance et la filiation
Paradoxalement,l'institution du mariage civil pré
-serve les significations culturelles du mariage
catholique. Le mariage catholique est fondé sur
un ordre divin. Le mariage civil sur un ordre de
la nature. Le mariage catholique fait coincider
conjugalité,procréation,et filiation. Le mariage
civil fait de meme coincider ces trois aspects en
remettant solennellement un livret de famille au
jeune couple tout juste marié et encore sans enfant.
L'institution de la filiation n'échappe pas Ã
l'influence religieuse."
"Aujourd'hui,le Politique s'accroche à la nature
"sacrée" de l'institution du mariage civil pour
refuser d'entrevoir la possibilité de marier deux
personnes du meme sexe; Pourquoi? Parce que, si un tel mariage était possible, deux normes seraient mises à mal: le mariage fondé sur l'ordre de la nature et l'interdit de la pluri-
-parentalité."
Rédigé par: Pilar | le 25 mai 2004 à 17:38
Bonjour Dilek,
Amusant "l'erreur" de rubrique, qui finalement m'a obligé à me poser la question:
- est-ce que la Turquie est prête aujourd'hui ou à moyen terme à célébrer le mariage gay qui semble s'institutionalier en Europe ?
Rédigé par: Pierre Amoretti | le 26 mai 2004 à 10:40
Je m'étonne que personne n'ait relevé une phrase qui, a mon sens, discrédite DSK:
"Sans compter que la réalité est encore plus brutale : pour l’enfant, la question, c’est être adopté ou rester abandonné."
Cette affirmation revèle soit une ignorance du sujet qu'il choisit d'aborder (il y a infiniment plus de parents candidats à l'adoption que d'enfants adoptables), soit d'une mauvaise foi caractérisée.
Rédigé par: nicolas | le 28 mai 2004 à 12:28
Alors comment se fait-il qu'il y ait tant d'enfants abandonnés qui attendent à la DASS ?
Rédigé par: | le 28 mai 2004 à 18:53
Les enfants de la DASS ne sont pas tous adoptable
il y a des délinquants qui ont encore leurs parents. Les autres ont des parents à problèmes:
( drogue, prostitution, pédophilie,ect.........)
ils sont confiés à des familles d'acceuil qui ne
pourront jamais les adopter.
Rédigé par: rosalie | le 28 mai 2004 à 19:41
Je suis homosexuel, de nationalité espagnole. J’ai jamais été si fier de ma nationalité car mon pays a approuvé le mariage entre personnes du même sexe, combat des associations homosexuelles mais aussi de TOUTE la gauche. Et je suis vachement surpris du manque de sensibilité, voir mépris, des partis politiques français de gauche vers l’égalité des droits. Les valeurs de la gauche française sont les mêmes du Vatican… C’est lamentable ! Je m’en fiche si le Parti Socialiste ne gagne pas les prochaines élections, P.S. ? U.M.P. ? c’est quoi la différence ? Allez, « camarades », merci de votre solidarité. Et surtout, soyez sages, sinon, le Pape vous punira !
Rédigé par: R.B. | le 18 novembre 2005 à 20:30