Délocalisations: menaces et remèdes
Le rapport de la DATAR de février 2004, intitulé « La France puissance industrielle », mentionne qu’en 1999-2000, les délocalisations représentaient « moins de 5% des investissements directs à l’étranger sur les marchés proches (PECO et Maghreb) et moins de 1% sur les marchés lointains ». Par ailleurs, les investissements directs à l’étranger seraient « désormais plus faibles dans l’industrie que dans les services».
Ces quelques chiffres semblent indiquer que le développement global des délocalisations reste mesuré. Toutefois, celles-ci constituent toujours un traumatisme pour les salariés concernés et un élément fort d’insécurité sociale. Ces drames humains ne peuvent laisser indifférent !
Ce que le rapport montre c’est que le problème qui touchait depuis longtemps les activités industrielles dans de nombreux secteurs (textile, automobile, électronique, etc.) concerne désormais aussi des secteurs, tels que les services aux entreprises (centres d’appels, services informatiques, etc.). Les groupes annoncent que la prochaine vague de délocalisation concernera leurs centres de R&D !
Des pistes ont été proposées pour réduire le coût du travail, mais elles reposent pour la plupart sur une tentative de réduction des coûts. C’est pourquoi elles me paraissent sans issue, tant le différentiel est important. Nous ne devons pas chercher à lutter sur la compétitivité-coût mais sur la compétitivité-produit : à travers l'innovation, en nous orientant vers une "économie de la connaissance", nous devons franchir la "frontière technologique" qui rendra nos produits complémentaires et non plus concurrents des produits des pays en développement. Cela nécessite d'investir massivement dans la recherche, dans l'université, dans les secteurs industriels à haute valeur ajoutée. Voilà la politique à suivre pour le moyen terme, et nous sommes loin de nous orienter en ce sens !
A court terme, pour les salariés qui se retrouvent au chômage après une décision de leur direction de produire ailleurs, il faut aussi des réponses immédiates.
Pour ma part, j'explore trois idées principales :
- la mise en place d'un dispositif d'"aide à la reconversion" : lorsqu'ils se séparent d'un site industriel, certains grands groupes cherchent un repreneur plutot qu'une fermeture "sèche". Une telle politique "éthique" coûte parfois moins cher financièrement, elle évite surtout les coûts d'image (cf. Danone ou Marks & Spencer...). Un mécanisme d'incitation public viserait à généraliser ces comportements.
- dans le cas d'entreprises qui auraient des problèmes de liquidité à court terme, mais solvables à long terme, une intervention temporaire de l'Etat pour franchir le cap et sauvegarder les emplois, surtout dans le cas de secteurs stratégiques. Ce dispositif pourrait être confié à entreprise publique de capital-investissement chargée de sélectionner et suivre les projets.
- la gestion de la transition entre deux emplois. C'est ce que les syndicats appellent la "sécurisation des parcours professionnels" ou la "sécurité sociale professionnelle" : validation des acquis professionnels, formation tout au long de la vie...
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous d'autres pistes ?
Je suis ravi que DSK s'attaque à ce sujet essentiel car il pouvait donner l'impression ces derniers temps de vouloir tourner le dos aux "vieilles" inégalités, issues de la machine capitaliste de destruction créatrice .
Or si je suis d'accord avec Emmanuelli et ses amis sur un point c'est qu'il ne faut pas enterrer les ouvriers et l'industrie française. En revanche, je pense qu'ils n'ont pas fait le deuil de la grande industrie concentrée et sa classe ouvrière monilithique.
Quant aux solutions préconisées par la plupart des socialistes elles tournent souvent autour d'un durcissement du droit du licenciement économique . Or, on a atteint je pense les limites de la méthode avec la loi de modernisation sociale, retoquée sur ce point par le conseil constit. Même si je pense qu'il faut éviter une libéralisation du licenciement pour motif économique qui serait un recul évident.
Ce qu'il faut c'est explorer de nouvelles pistes comme le fait DSK; je partage l'essentiel de son propos. Voici quelques commentaires en complément ou en critique .
- Sur la concurrence mondiale. DSK a raison de dire que l'économie française ne doit pas se battre sur les coûts. Il est absurde de comparer avec effroi le salaire d'un ouvrier chinois et d'un ouvrier français ! Paradoxalement, on trouve ce discours à droite (pour justifier les reculs sociaux) mais aussi à gauche: le protectionnisme redevient à la mode ce qui est bien triste pour nous internationalistes ! En revanche, je pense qu'il ne faut pas laisser tomber l'idée d'introduire des règles du jeu dans le commerce mondial. Non pas des absurdités comme un salaire mimimum mondial. Mais il y a des "droits fondamentaux de l'homme au travail" comme les appellent l'OIT qu'il faut faire respecter. Il me semble intolérable qu'une minorité de chinois s'enrichissent par les ecxportations sans accorder aux travailleurs chinois la liberté de défendre leurs intérêts dans des syndicats libres.
- Sur la reconversion des sites industriels. La Loi de Modernisation Sociale (où se cotoyait le pire et le meilleur) avait ouvert une piste très interessante: l'obligation pour une grande entreprise fermant un site de contribuer à la revitalisation du bassin d'emploi par la recherche de repreneur, le financement de nouvelles activités (aides à la création d'entreprises...) C'était innovant car avant l'entreprise devait seulement aider au reclassement de ses salariés, sans se précoccuper de l'impact sur le territoire. Avec un premier effet pervers c'est que les entreprises préférent verser de gros chèques de départs ce qui permet d'acheter la paix sociale mais ne crée pas d'emplois. Et une second effet pervers c'est que les salariés des PME sous traitantes eux n'ont bien souvent droit qu'au mimimum légal payé par l'AGS.
Cette disposition de la LMS n'a pas été suspendue mais apparemment elle reste très inégalement connue et appliquée par les préfets. Peut être faudrait il penser à à la relancer et à l'étendre.
- Sur les nationalisations temporaires pour sauver des entreprises solvables : rien à dire, très intelligent.
-Sur la sécurité sociale professionelle: belle idée mais gagnerait à être approfondie. Il y a bien des choses à changer. Pour les salariées du textile virées après 20 ans de boite, sans qualification, la reconversion est très dure. Même dans les emplois de couturières c'est impossible car elles n'ont pas les compétences ayant fait un seul geste pendant des années. Evidemment elles ont rarement béneficié de formation continue et ont du mal à se motiver pour commencer à 45 ans. Pourtant ce n'est pas l'argent qui manque dans le secteur de la formation professionnelle; alors où est le problème ?
- un autre point à prendre en compte: il est important d'anticiper les mutations économiques car dans un traitement à chaud les marges de manoeuvres sont plus réduites. Les services du ministère de l'emploi et ceux du ministère de l'économie doivent apprendre à travailler ensemble et se convertir à cette nouvelle appproche.
Rédigé par: Social-democrate | 19 août 2004 at 19:06
Social-démocrate qu'entends tu par salariés des
PME sous traitantes?
Rédigé par: rosalie | 19 août 2004 at 21:13
Je pense bien sur à "la profession du nettoyage"
10 000 entreprises(7,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2002,et 350 000 salariés).
Ce secteur emploit un nombre important de sous-traitants dont les conditions de travail sont assez inhumaines,après des grèves nous avons droit à des licenciements,nous aprenons ainsi dans Libé du 11 aout 2004 que Faty Mayant femme
de ménage s'est fait virer en Mai pour"dépassement de ses heures de délégation"
Elle travaillait chez ARcade sous-traitant des
hotels Accor(mercure,novotel,formule1....)
Rédigé par: rosalie | 19 août 2004 at 21:51
social-democrate :
ce qui me gêne dans toutes vos idées c'est que vous attendez des entreprises qu'elles jouent un rôle social, qu'elles feront peut-être hypocritement semblant de vouloir jouer, mais au final il n'en sera rien dans les faits.
vous semblez visiblement accepter que l'Etat rencontre quelques difficultés à agir efficacement. ce qui m'étonne, c'est que vos raisonnements supposent que les entreprises auront plus de succès que l'Etat. si l'on assigne aux entreprises le rôle de l'Etat, il est peu probable que le résultat soit meilleur que lorsque l'Etat s'en charge. en fait on déplace simplement le problème.
les entreprises ne sont pas intrinsèquement meilleures ou plus efficaces que l'Etat, ce qui les distingue c'est que contrairement à l'Etat, elles n'ont qu'un seul objectif : la rentabilité. c'est de là que naît cette impression d'efficacité. elles sont relativement efficaces, car leur objectif est clair.
l'Etat a pour sa part des milliers d'objectifs contradictoires. les politiques sont certes là pour trancher, mais à moins d'une dictature, le résultat est rarement cohérent et simple. comme en plus en France nous avons des hommes politiques de grande qualité, ils ont l'esprit plus compliqué qu'ailleurs, ce qui paradoxalement éloigne encore du but.
si vous voulez réellement contraindre les entreprises, votre seul moyen est de prendre des mesures qui agissent de manière indirecte sur leur rentabilité. en voulant rendre les entreprises citoyennes, vous leur assignez des missions qui sont celles de l'Etat. sur le domaine qui vous intéresse elles ne feront pas mieux que l'Etat, probablement plus mal, et dans celui qui devrait les intéresser - la rentabilité - elles perdront en efficacité pour cause d’éparpillement des objectifs.
il faut également prendre en compte l'effet secondaire des aides aux entreprises. il faut bien voir que lorsque vous aidez les entreprises, vous favorisez un certain type d'entreprise aux dépens d'un autre type d'entreprise. si l'entreprise A sait produire un bien pour 100€ et l'entreprise B pour 50€, soit l'entreprise A parvient au niveau d'efficacité de l'entreprise B, soit elle disparaît. or si vous faites intervenir l'Etat pour sauvegarder l'emploi, 1) vous n'encouragez pas l'entreprise A à améliorer sa productivité toute seule 2) vous découragez l'entreprise B de continuer à tenter d'améliorer sa productivité, puisqu'elle sait que l'Etat viendra au secours de ses concurrents moins performants. bien sûr vous raisonnez comme si l'entreprise A était française, et l'entreprise B était chinoise, donc ça vous paraît légitime (pas à moi, mais passons). mais l'entreprise B peut très bien être française aussi, auquel cas vos aides aux entreprises découragent justement les entreprises les meilleures du point de vue de la productivité. en aidant naïvement les entreprises, vous favorisez justement les moins bonnes, ce qui est la pire des façons de « lutter » contre les délocalisations.
l'idée d'aide temporaire de DSK est intéressante justement parce qu'elle est temporaire. on passe d'un encouragement à la médiocrité à un coup de main temporaire pour passer un cap difficile. en gros l'Etat joue le rôle d'un investisseur à très long terme qu'il faut convaincre que l'écart de productivité d'une entreprise donnée est temporaire et pas systémique.
DSK :
il y avait aussi cette idée de favoriser les activités non délocalisables. par exemple, si la pyramide des ages en reste-là, les services aux personnes âgées. le problème c'est que c'est souvent assimilé au domaine médical, qu'on raisonne souvent dans un esprit collectiviste (on parque les gens dans des maisons de retraite au lieu de leur apporter le service chez elles...). entre nous, je ne vois pas en quoi une couturière ne pourrait pas être reconvertie là-dedans à partir du moment où l'on démédicalise le problème. je peux me tromper, mais je crois que le plus gros besoin est en qualités humaines.
autre idée, mais celle-là nettement plus ambitieuse et dangereuse. faire de l'Etat un urbaniste d'Internet, comme dans la vie réelle. en pratique cela revient à définir et faire adopter des normes, françaises ou, dans l'idéal, européennes. pour citer un exemple proche de cette idée, la norme GSM a fourni à l'industrie européenne un avantage compétitif sur le reste du monde. cet avantage est maintenant en grande partie érodé, mais il illustre bien qu'en imposant des normes, l'Etat peut redonner l'avantage là où il paraît perdu. construire des téléphones paraissait voué aux constructeurs à bas coût jusqu'au jour où l'on a réinventé le téléphone. il faut voir que l'une des raisons de la délocalisation de certains services administratifs est leur fort contenu manuel. si la comptabilité n'exigeait pas autant de saisies manuelles - c'est à dire s'il y avait une norme européenne d'échanges des données comptables inter-entreprises-état, sécurisées, validées, authentifiées, etc - on ne la délocaliserait pas. on l’automatiserait, ce qui ferait dire à certains que ça revient au même. c'est faux pour deux raisons : 1) en délocalisant, ce sont les chinois qui automatiseront, et pas nous. or, 2) en automatisant, une nouvelle activité plus sophistiquée imprévue va se créer au dessus. à priori l'analyse temps réel, plutôt que décalée de plusieurs mois comme c'est le cas aujourd'hui. or cette analyse temps réel donnerait un avantage systématique de plusieurs mois aux entreprises européennes sur leurs concurrentes. elles percevraient certaines évolutions avant les autres, voire analyseraient plus finement que d'autres, ce qui en général aboutit à des produits que les concurrents peuvent difficilement anticiper et donc répliquer rapidement.
ce sont des ébauches, je n'ai pas le temps d'être plus clair, mais je pense que l'idée y est. et si un journaliste du Figaro nous lit, l'absence de majuscule en début de phrase est volontaire : ça va plus vite ;-)
Rédigé par: lionel | 20 août 2004 at 05:07
A Lionel,
Je suis un peu ennuyé pour répondre à tes commentaires à mon post pour la simple raison que je n'y retrouve pas du tout mon propos initial. Je ne pense pas avoir écrit un plaidoyer pour un recul de l'intervention de l'Etat, bien au contraire ! Je pense juste que certains outils comme le durcissement des procédures et de la définition du licenciement économique ont perdu de l'efficacité. Mais la puissance publique doit intervenir pour contraindre les entreprises à anticiper et à réparer les conséquences sociales de leurs restructurations. Il ne s'agit nullement de "déléguer" le rôle social de l'Etat aux entreprises. Car c'est bien aux entreprises en premier lieu d'assumer les conséquences de leurs restructurations. Il ne s'agit pas d'attendre une quelconque philanthropie de la part des entreprises mais bien plutôt de les obliger à assumer les responsabilités qui leur appartiennent.
Ce n'est pas l'Etat seul de réparer tous les dégats du capitalisme !
Rédigé par: Social-democrate | 20 août 2004 at 10:37
A Rosalie
Concernant les salariés des PME sous traitantes, je voulais simplement dire qu'ils sont les grands oubliés (avec les intérimaires) des restructurations parce qu'ils ne profitent évidemment pas des mesures du plan social de l'entreprise donneuse d'ordre.
Si demain Renault ou PSA ferme l'une de ses usines eh bien ce sera une catastrophe pour les salariés de ces entreprises mais aussi et surtout pour les intérimaires et les salariés des sous traitants qui ne manqueront pas de tomber avec. On peut espérer pour les premiers que le plan social soit à la hauteur des moyens de ces groupes. Mais ce plan ne profitera qu'à une minorité des salariés concernés par la restructuration. Car, dans ce secteur, le recours à l'intérim et à la sous traitance atteint des proportions hallucinantes.
Voilà pourquoi il me semble important d'obliger les grandes entreprises à participer à la revitalisation du bassin d'emploi.
Rédigé par: Social-democrate | 20 août 2004 at 10:54
Je ne veux pas focaliser la discussion sur les sous-traitants,mais je constate simplement qu'en
France il n'y a pas de prise de conscience de la
base. Je peux me tromper mais je n'ai pas vu des
ouvriers débrayer comme ceux de SEAT à Barcelone
après la mort d'un travailleur d'une société sous-traitante.
Rédigé par: rosalie | 20 août 2004 at 14:24
Je suis trentenaire, cadre en activité et ancien stagiaire.
Je pense que la gauche devrait proposer :
1 – un aménagement des règles prévoyant que les entreprises sont exonérées de charges sociales à hauteur des 30% du SMIC versés aux stagiaires car nombre d’entreprises ne versent que ce montant aux stagiaires et les exploitent parfois un an à ce tarif… (il faut soit supprimer cette exonération soit élever sensiblement ce plafond).
2 – Réglementer le recours au stage dans les mêmes conditions que les CDD, voire interdire les stages de plus de six mois afin de susciter la création de vrais emplois.
3 – Créer un statut du stagiaire et donner au stagiaire un droit à des jours de repos.
4 – Généraliser un principe juridique du mieux disant social : de même qu’un salarié, depuis la loi de modernisation sociale, peut désormais facilement rompre un CDD pour rejoindre un CDI, il faut créer un principe général autorisant tous les salariés en situation précaire à accéder à une meilleure situation (y compris de salaire : réduction de préavis par exemple). Cette pratique n’interdira pas le recours au salariat précaire mais le pénalisera en faisant porter un risque juridique sur les entreprises abusant de cette pratique.
Cordialement.
Jérôme
Rédigé par: jerome | 20 août 2004 at 22:58
A propos des délocalisations, deux très bons papiers de Jacques Attali et Claude Allègre dans l'Express de cette semaine.
Deux remèdes sont mentionnés :
- fermer les marchés publics aux entreprises qui délocalisent : ça me parait juste, simple à mettre en oeuvre, et surtout cela favoriserait l'accès des PMEs aux marchés publics squattés par des grands groupes sous perfusion.
- interdire l'accès des marchés occidentaux aux pays ne respectant pas certains critères sociaux : réflexion intéressante mais un peu idéaliste, sachant que c'est l'OMC (=le marché) qui domine le monde. Les politiques ne sont plus la que pour jouer un feuilleton télévisé.
Au final, ce sont bien les énormes disparités sociales des pays pauvres que nous risquons d'importer. Belle revanche des pays pauvres qui exportent leur pauvreté.
D'accord avec lionel :
- les aides d'état sont complices de la médiocrité des chefs d'entreprise (les médiocres se soutiennent toujours...)
- l'informatisation est une alternative à la délocalisation, mais elle a les mêmes effets : la base trinque.
La seule réponse : le grand projet.
Mieux vaut être pauvre dans une société qui a un projet (cf Inde) que riche dans une société sans projet, vouée à l'ennui (cf ...)
Qui osera le proposer ? un homme politique sur de ses convictions.
Sarko ? DSK ? la prochaine génération ?
Rédigé par: stephane | 21 août 2004 at 11:26
Idée excellente: favoriser les activités non
délocalisables comme les services aux personnes
agées.
Après l'instauration de l'APA,les résultats sont
encourageants;mais face à une forte demande il a fallu recruter.Les formations laissent à désirer,
mais il faut effectivement démédicaliser le pb.
Je connais plusieurs personnes maintenues à domicile et je suis très satisfaite de la parfaite coordination qui existe entre les infirmières et les aides: sur un cahier elles
inscrivent l'état de santé,prise de médicaments,
l'alimentation ect... Au final une surveillance
très efficace.
Et là on se dit que le plus gros besoin est en qualités humaines.
Rédigé par: rosalie | 21 août 2004 at 11:33
En réponse à Stephane:
Je ne crois pas du tout comme toi que "Les politiques ne sont plus la que pour jouer un feuilleton télévisé". C'est une conception assez cynique de l'action politique qui c'est vrai est assez partagé par certains politiques (les Sarko, Copé, Deveidjan...il y en a aussi à gauche mais bon soyons diplomates).
Mais il y a de la place je pense pour une conception plus exigeante. Car le postulat de l'impuissance des politiques qui sert à certains pour justifier leur renoncement est tout simplement faux. L'exemple que tu donnes est révélateur: l'OMC ce n'est pas le "marché", ce sont des ministres, des politiques qui prennent les décisions. Sans le commissaire européen Pascal Lamy, il n'y aurait pas eu un accord dernièrement.
Ensuite tu dis que la solution c'est un grand projet. Je ne peux que t'approuver. Mais encore faut il s'entendre sur les mots. S'agit il d'un écran de fumée pour détourner le peuple de ses attentes légitimes ? de faire rêver les gens pendant les campagnes quitte à les décevoir par la suite ? Alors là non merci: je préfère les petites réformes qui changent la vie des gens aux grands projets du marketing politique !
Rédigé par: social-democrate | 21 août 2004 at 13:33
Concernant les emplois de service aux personne , l'aide à domicile pour les personnes âgées, toutes les études (cf. celle du Plan sur le vieillisssement) montrent que c'est avec la santé, le secteur qui va créer le plus d'emplois dans les années à venir. De là à en faire un rempart contre les délocalisations ! La France n'est pas un pays grabataire condamné à se replier sur des activités de service non concurrentielles. Nous avons une industrie compétitive et si on met le paquet sur la recherche, elle peut le rester. Ce n'est pas en Chine que se construit l'A380, c'est la Chine qui vient l'acheter à Toulouse. Alors soyons lucides sur nos faiblesses mais pas misérabilistes !
Rédigé par: social-democrate | 21 août 2004 at 13:47
Social démocrate soyons lucides sur la réinsertion des plus de 45 ans(sans formation ou
au chomage).J'ai du mal me faire comprendre encore une fois!
Rédigé par: rosalie | 21 août 2004 at 15:32
Petites remarques en passant sur le fonds d'investissement national destiné à renflouer temporairement les entreprises en difficulté:
Des investisseurs régionaux existent, travaillant essentiellement à l'aide à la création d'entreprises. Il n'est pas dans leur mission de participer au capital des entreprises existantes mais ce que propose DSK pourrait s'inscrire dans ce tissu local (voir, par exemple, http://www.finorpa.fr).
Ça me fait penser à un système qui existe au Québec, le Fonds de solidarité FTQ. La FTQ est un syndicat québecois (Fédération des Travailleurs du Québec) qui a créé un fonds d'investissement ayant pour mission de créer et maintenir des emplois au Québec (tout en étant rentable pour ses actionnaires). Qui sont les actionnaires? L'état, les syndiqués mais aussi des particuliers qui sont, si je me souviens bien, défiscalisés sur leur investissement. Le système n'est pas nécessairement applicable tel quel en France (un syndicat gestionnaire de portefeuille?! ça pourrait heurter certaines sensibilités...) mais il peut être intéressant de voir ce qui se fait ailleurs. Je vous invite à jeter un coup d'oeil au document suivant: http://ftq.qc.ca/documentation/suite.asp?aid=2936 .
Rédigé par: fx | 22 août 2004 at 11:22
Monsieur Strauss-Kahn content de vous lire à nouveau sur ce Blog.Bientôt il sera trop fréquenté et vous ne pourrez plus lire ni répondre à nos messages.;-)
La delocation est un phénomène assez simple il me semble.L'entreprise va là où les salaires sont les plus bas et où elle paiera le moins d'impôts.Il n'y a aucune raison que cela s'arrête tant qu'une résolution internationale ne sera pas prise imposant un salaire minimum à l'ensemble du globe et harmonisant les politiques fiscales avec des casques bleus financiers pour contrôler.Les pays en voie de développement doivent pouvoir compter par ailleurs sur d'autres sources de croissance que de vendre des mains corvéables à souhait.Il faut partager, il faut des aides internationales en echange des concessions fiscales et juridiques, et contrôler que les aides ne tombent pas dans de mauvaises poches. Les multinationales se moquent même des Etats Unis et de l'Europe elles sont en guerre froide contre les états, les réglementations et la fiscalité. Vous ne pourrez pas lutter même avec les mesures très interessantes que vous proposez.Vous decevrez les français qui vous chasseront du pouvoir et la droite reviendra si ce n'est pas l'extrême droite alors attention.C'est le monde qu'il faut construire, et vite.Vous n'avez pas d'autres choix qu'être extrêmement ambitieux, vous devez changer le monde, et pour moi vous en avez le talent et le charisme.Merci.Phil.
Rédigé par: Philaxel | 22 août 2004 at 15:24
A social-democrate :
Bien sur je caricature quand je dis que les hommes politiques sont les acteurs d'un feuilleton. Ils peuvent avoir une influence considérable (cf De gaulle, Gandhi, Churchill & co) s'ils le veulent. Ou plutôt s'ils le sont (de vrais dirigeants).
Mais le pouvoir qu'on leur prêt est faux : il ne tiens pas à leur fonctions mais à leur individualité, au sens de leur vie.
Au sujet de l'OMC, tu sais bien que ce sont les grands lobbys du marché qui pilotent tout ça, non ? Quand Chirac se transforme en VRP, tu crois que c'est pour quoi ? Pour sauver des emplois que des dirigeants médiocres mettent en otage, je crois.
Quand je parles de grand projet, je pense projet collectif (pas marketing). Je ne veux surtout pas du projet de Mr X pour la France mais de son projet AVEC les Français.
Le seul projet motivant est celui où chacun a une place,un rôle, un sens. Tant que les politiques voteront des lois dans leur coin sans demander à la base de participer à un projet de société, tout le monde trainera les pieds.
C'est tellement évident que je me demande ce qu'ils apprennent à l'ENA. Moins qu'à la cafet' en tout cas.
Rédigé par: stephane | 22 août 2004 at 17:29
C'est vrai Stephane et sur ce point je crois que
Mitterand avait raison: il souhaitait que tous ses ministres soient des élus.Je me souviens de cette réflexion de Roger Fauroux à l'époque sur
France-culture: "cela a été plus difficile pour
moi d'etre maire de ST-Girons que d'etre patron de ST gobain".
Rédigé par: rosalie | 22 août 2004 at 21:36
Peut-être appliquer plus nettement aux impôts sur les sociétés les mêmes principes que ceux appliqués à l'impôt sur le revenu ?
Au delà de leur vocation de redistribuer la richesse, nous favorisons par exemple via les réductions d'impôts et les "parts" les investissements et la natalité.
Je pense que celà devrais être plus marqué dans l'impôt sur les sociétés : mécanisme de "parts" en fonction du nombre de salariés, réductions d'impôts incitatrices de comportements écologiques, crédit d'impôt pour la formation continue...
Evidemment, il faudrait associer à cette politique pour qu'elle soit efficace un mécanisme limitant l'évasion fiscale légale que constituent les filiales francaise toujours déficitaires, d'entreprises domiciliées dans des paradis fiscaux, auxquelles elles achètent fort cher les prestations fictives qui les maintiennent systématiquement non imposables sur les bénéfices en France... un impôt sur le chiffre d'affaire réalisé en france ?
Rédigé par: thierry | 22 août 2004 at 23:44
Thierry,
Je crois que les sociétés paient suffisamment d'impots et de taxes comme ça.
Il faut leur offrir un choix qui ait du sens au niveau "business" (le seul langage qu'elle doivent comprendre).
Si elle délocalise --> option business 1
Si elle ne le font pas --> option business 2
Ex : restreindre/favoriser l'accès aux marchés publics
A elles de faire leur comptes pour savoir quelle option adopter.
Il faut traduire le "social" en termes "business" si on veut faire bouger les entreprises.
C'est juste une question de langage.
Rédigé par: stephane | 23 août 2004 at 17:48
la rentrée s'annonce riche et intelligente, ... enfin du débat économique de fond, concrêt à gauche. Chouette.
voici quelques remarques :
1- contrairement à ce que j'ai pu lire, les délocalisations ne sont pas un phénomène simple. elles touchent autant les PME que les multinationales, elles peuvent être négatives (simple prise d'intérêt, donc socialement, éthiquement, moralement condamnables) ou positives (donc stratégiques, ie: nécessaires à la continuation de l'activité).
2- quand Sellière pousse à la roue pour obtenir de l'état des abaissements de charge, il fait comme n'importe quel chef de rayon qui demande 5% de réduction à son fournissuer de cassoulet : il abaisse les coûts autant que faire se peut, car à court terme, il est gagnant. c'est con, mais c'est comme ça.
3- quand la PME X trouve un service ou un produit ailleurs qui lui permet de se recentrer sur son métier de base, de dégager du cash et une nouvelle capacité d'emprunt, et d'investir, donc de pérenniser ou sauver sa peau, ne pas délocaliser serait suicidaire.
4- il serait donc bon de ne pas donner dans la démagogie : à ce jour TOUT circule, donc les relations fournisseurs deviennent elles aussi mondiales. il convient donc de faire respecter les droits sociaux partout, mais aussi de jouer plus finement que les multinationales dont l'éthique est souvent ... déficiente.
5- mais le plus important me semble de permettre aux PME (ultra créatrices d'emplois) de naître, se développer, assurer leur avenir et NE PAS MOURIR. or, les PME sont les plus grands risqueurs. Je ne suis pas pour la baisse des charges, mais pour un dégrèvement total, suivi de moratoires si nécessaire, puis un rétablissement progressif de ces charges. en effet ces PME n'ont pas ou peu accès au capital, trusté par les multinationales, d'autant que le comportement des banques est très conservateur. il faut donc abaisser leurs points morts, jusqu'au moment où les effets d'apprentissage peuvent prendre le relais des dégrèvements tels que décrits plus haut.
6- en leur permettant d'investir dès la création, on peut éviter les délocalisations opportunes, les faillites, et surtout de devoir mettre en place une structure d'état qui serve de garde fou (l'idée est bonne, mais mieux vaut prévenir que guérir).
7- en revanche, subventionner les grosses boites (ex: toyota à lille) et leur offrir des cadeaux monstrueux est à moyen terme dangereux : une fois le chèque empoché, on disparaît, ou on en demande un autre (ex: le chantage au temps de travail).
8- ce qui m'amène à la notion de paix sociale. ce thème me parait central. il induit un contrat donnant - donnant et surtout gagnant -gagnant entre les citoyens, l'état et les partenaires sociaux. on ne peut plus en faire l'économie. cette paix sociale a un coût et un résultat, peut permettre de faire reculer le nombre de jours de grève (pourtant pas bien élevé, mais ça fait plaisir aux centristes qui éliront dsk un jour).
9- sinon, hors sujet, encore merci pour votre prise de position pour le mariage gay. hop ! ciao a tutti.
Rédigé par: wam | 24 août 2004 at 12:15
Intéressant débat.
Il y a en effet deux dimensions au sujet :
- l'assistance à la reconversion quand les délocalisations ont lieu :
Les dispositifs d'aide à la reconversion existent déjà pas mal. L'essentiel est de donner du pouvoir et des moyens aux collectivités locales pour les mener à bien. Je ne connais pas bien le corps égislatif sur le sujet, et suis donc en peine de dire s'il faut renforcer ceci. J'aurais tendance à souhaiter une plus grande implication, et donc délégation de pouvoirs aux collectivités locales dans la gestion du développement économique (avec une coordination région/département/communes simplifiée). Je connais un cas de fermeture d'usine à cheval entre deux départements, qui a été une catastrophe sociale du fait de la rivalité entre les deux conseils généraux...
- la prévention des délocalisations : nous devons adopter une stratégie offensive, et non pas de sauvegarde, de protection, timorée et malthusienne. La clef est à mon avis dans la constitution de pôles de développement économiques régionaux, qui créent des synergies entre éducation et formation, recherche, entreprises, financements, à l'instar des clusters américains...
Le rapport de la Datar en parlait de manière un peu jargonneuse. Celui de Christian Blanc (Pour un écosystème de la croissance, disponible sur http://www.christian-blanc.net) est limpide et propose une foule de propositions concrètes pour réanimer notre tissu économique régional. Que pensez-vous des propositions de ce rapport ?
Rédigé par: versac | 24 août 2004 at 12:54
versac> je me demande si des fonctionnements associatifs ou innovant (un mélange d'investisseurs privés et institutionnels) ne seraient pas plus efficaces que des agences régionales (véritables paniers de crabe en majorité).
cela dit, la notion de proximité me semble plus efficace qu'une politique de filière comme il m'a semblé en apercevoir une ombre dans les mots de dsk.
Rédigé par: wam | 24 août 2004 at 14:00
Stephane a dit «fermer les marchés publics aux entreprises qui délocalisent : ça me parait juste, simple à mettre en oeuvre, et surtout cela favoriserait l'accès des PMEs aux marchés publics squattés par des grands groupes sous perfusion.»
J'ai essayé de retrouver mes sources, mais comme je n'y arrive après une heure de recherche, je vais travailler de mémoire.
En Afrique du Sud, ils ont mis en place un indice boursier «mesurant» trois critères de l'action de l'entreprise :
- sa durabilité environnementale
- sa durabilité sociale
- sa durabilité économique
Cet indice boursier est utilisé comme critère discriminant pour les appels d'offre de marchés publiques.
(si quelqu'un possède les liens sur les documents officiels décrivant cet indice, j'aimerais bien les avoir à nouveau, car j'enrage de ne pas les retrouver)
Personnellement, je parlerais plutôt de responsabilité environnementale, sociale et économique, mais l'idée reste. On pourrait penser a priori que la responsabilité environnementale est un critère, soit tout à fait indispensable, mais qui ne nous aide pas pour la question particulière des délocalisations. Mais c'est oublier que les transports sur des milliers de kilomètre, ça pollue, ainsi, pour les services délocalisables, le critère environnementale jouerait en faveur de la relocalisation des entreprises. Quant au problème, très justement cité par Rosalie, des entreprises sous-traitantes, d'après mes souvenirs, il rentrait dans les sous-critères de la durabilité économique (la stabilité des relations avec les partenaires économiques).
Bien sûr, comme tout ce qui est proposé, cela ne résoudrait pas tout à lui tout seul, mais il aurait l'avantage de permettre à l'État de prendre en compte un minimum les responsabilités environnementales et sociales des entreprises sur la base de critères transparents pour tous (citoyens, états, entreprises) et durables (même si le calcul de l'indice boursier peut évoluer, son objectif réel est connu de tous, donc il n'y aura pas de mauvaises surprises pour les entreprises visant l'obtention d'une valeur élevée pour cette indice particulier).
Rédigé par: Catégorie A | 24 août 2004 at 16:21
wam > Il ne s'agit pas simplement de la création/superposition d'agences régionales, mais bien de la mise sous tension de réseaux. Ce qui manque au développement économique régional, ce ne sont pas les structures (il y en a plutôt trop), mais les liens, les flux et les échanges, et leur coordination intelligente, entre éducation, recherche, agents économique et gestion du territoire.
Je sens comme toi dans le discours de DSK une pointe du tropisme français habituel : créer de grands programmes nationaux de filières, générer des "grands champions français", etc... Je crois que la revitalisation économique de notre pays passe par une profonde et effective décentralisation de la gestion du développement économique, au lieu d'immenses programmes nationaux sur 2 ou 3 technologies, comme nous savons si bien le faire. L'emploi est dans les PME, leur création, dans les régions.
Rédigé par: versac | 25 août 2004 at 12:58
hormi des mesures contraignantes, voire illégales si l'on en croit les regles de commerce, l'attrait d'un salaire à 20 euros est et restera forte.
Les usa ont un protectionisme de fait, de culture , meme si c'est plus cher, on achète americain....chez le consommateur
C'est encore le contraire ici.
Cela peut en partie changer mais ne suffira pas . D'un autre coté, en poids de consommateurs, c'est un atout à considerer, surtout que ce sont souvent des grosses entreprises qui vendent ici .
L'avantage de l'Europe est qu'elle peut limiter les dégats, en préservant la richesse produite en son sein. On a "notre Chine" à nous, des pays ou la main d'oeuvre est peu couteuse, si je puis dire.
En coordinant des infrastructures, des moyens de communication, en tenant compte ou en specialisant chaque pays un bloc économique solide avec une croissance interne peut se dégager mais ce n'est pas sure.
L'interet de s'installer en France ou en Europe ne passe pas par des aides, mais par des infrastructures et un cadre de vie, une motivation pour les salariés.
le truc mou politique europeen fait pas avancer les choses, et le bipartisme politique national non plus...
Aucun politique n'a tapé du point sur la table, par exemple, quand les tarifs téléphoniques et internet de France telecom etaient scandaleusement chers et ont pénalisés la France jusqu'à la disparition du monopole. on ose s'etonner ensuite que des boites francaises fassent leur callback d'ailleurs.
et les salaries francais en espagne qui repondent d'espagne touchent moins qu'ici mais vivent bien plus cool, dans un pays plutot réputé moraliste..
Et c'est pas parcequ'ils ont moins de taxes sur l'alcool, les clopes ou l'essence qu'ils boivent plus, fument plus ou roulent plus...
au contraire...
c'est quand même curieux...
Pourtant, moi, français, je les envie....
le minitel francais fut visionnaire et aussi un choix technique contestable, basé sur une restriction et ce n'est jamais bon mais typique français (un serveur qui envoit)
pourtant Internet aurait pu etre le systeme du minitel....
les differents gouvernements de l'époque ont eu la possibilité de choisir tcp/ip...relire N. Negroponte.
Je ne sais si on imagine bien, mais la France serait devenue la Silicon Valley ..
L'inde produit actuellement un ordi, simple mais performant, pour tous...Ils se demandent pas quelles licences ils vont acheter, ils prennent du libre. a dix ans un gamin indou d'un coin paumé en sait parfois plus sur linux qu'un jeune ingénieur francais...
On parle d'internet, pirate, danger, blahblahblah
c'est quoi les pays européens les plus costaud actuellement ? et ou vont les entreprises?
et ou c'est le plus LIBRE coté informatique, pirates, etc...
tiens, les mêmes, curieux...
même ouvrir un site internet personel en france on a rendu cela compliqué !!!
on avait (a ?) les noms de domaines les plus chers DU MONDE !!! avec les conditions LES PLUS DIFFICILES au MONDE !
c'est une manie ou quoi ?
Par contre, niveau securité des sites, on en est encore a l'an 2
actuellement , si je peux me délocaliser, je prends suisse, hollande, espagne ou d'autres, juste pour un facteur simple cela s'appelle cannabis.. Ce n'est pas qu'ils fassent mieux ou moins bien, c'est au moins qu'ils essaient de faire, et de tenir compte de tous les cas, de discutter, d'avancer... sans se demander si c'est bien ou mal politiquement.
A partir du moment ou j'assure au boulot, de quel droit vient on m'emm...r au 21 eme siècle ? idem pour ceux qui se soignent avec..
Dans une délocalisation il n'y a pas que l'économique, il y a aussi les choix et conditions de vie des dirigeants..et des salaries. L'ambiance de travail.
je terminerais ce coup de gueule, si si, en disant que nous avons de facon certaine en France une des meilleures main d'oeuvre du monde, avec des tx de productivité très élevé..
Faut juste qu'elle ait un peu plus envie d'aller bosser..qu'elle se sente un peu plus libre.
car le bien plus grave que les delocalisations, c'est l'attrait des pays etrangers pour les français.. et leur moral.
pourquoi-pas?
Rédigé par: pourquoi-pas? | 25 août 2004 at 18:06