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19 août 2004

Délocalisations: menaces et remèdes

Le rapport de la DATAR de février 2004, intitulé « La France puissance industrielle », mentionne qu’en 1999-2000, les délocalisations représentaient « moins de 5% des investissements directs à l’étranger sur les marchés proches (PECO et Maghreb) et moins de 1% sur les marchés lointains ». Par ailleurs, les investissements directs à l’étranger seraient « désormais plus faibles dans l’industrie que dans les services».

Ces quelques chiffres semblent indiquer que le développement global des délocalisations reste mesuré. Toutefois, celles-ci constituent toujours un traumatisme pour les salariés concernés et un élément fort d’insécurité sociale. Ces drames humains ne peuvent laisser indifférent !

Ce que le rapport montre c’est que le problème qui touchait depuis longtemps les activités industrielles dans de nombreux secteurs (textile, automobile, électronique, etc.) concerne désormais aussi des secteurs, tels que les services aux entreprises (centres d’appels, services informatiques, etc.). Les groupes annoncent que la prochaine vague de délocalisation concernera leurs centres de R&D !

Des pistes ont été proposées pour réduire le coût du travail, mais elles reposent pour la plupart sur une tentative de réduction des coûts. C’est pourquoi elles me paraissent sans issue, tant le différentiel est important. Nous ne devons pas chercher à lutter sur la compétitivité-coût mais sur la compétitivité-produit : à travers l'innovation, en nous orientant vers une "économie de la connaissance", nous devons franchir la "frontière technologique" qui rendra nos produits complémentaires et non plus concurrents des produits des pays en développement. Cela nécessite d'investir massivement dans la recherche, dans l'université, dans les secteurs industriels à haute valeur ajoutée.  Voilà la politique à suivre pour le moyen terme, et nous sommes loin de nous orienter en ce sens !

A court terme, pour les salariés qui se retrouvent au chômage après une décision de leur direction de produire ailleurs, il faut aussi des réponses immédiates.

Pour ma part, j'explore trois idées principales :

- la mise en place d'un dispositif d'"aide à la reconversion" : lorsqu'ils se séparent d'un site industriel, certains grands groupes cherchent un repreneur plutot qu'une fermeture "sèche". Une telle politique "éthique" coûte parfois moins cher financièrement, elle évite surtout les coûts d'image (cf. Danone ou Marks & Spencer...). Un mécanisme d'incitation public viserait à généraliser ces comportements.

-  dans le cas d'entreprises qui auraient des problèmes de liquidité à court terme, mais solvables à long terme, une intervention temporaire de l'Etat pour franchir le cap et sauvegarder les emplois, surtout dans le cas de secteurs stratégiques. Ce dispositif pourrait être confié à entreprise publique de capital-investissement chargée de sélectionner et suivre les projets.

- la gestion de la transition entre deux emplois. C'est ce que les syndicats appellent la "sécurisation des parcours professionnels" ou la "sécurité sociale professionnelle" : validation des acquis professionnels, formation tout au long de la vie...

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous d'autres pistes ?

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Voici les sites qui parlent de Délocalisations: menaces et remèdes:

» Economie et territoires de versac
C’est un récent post de Dominique Strauss-Kahn qui me donne l’idée de ce post, plus long qu'à mon habitude et écrit un peu vite, vous m'en excuserez pour ceux qui auront le courage de le lire. On a en effet [Lire la suite]

» Economie et territoires de versac
C’est un récent post de Dominique Strauss-Kahn qui me donne l’idée de ce post, plus long qu'à mon habitude et écrit un peu vite, vous m'en excuserez pour ceux qui auront le courage de le lire. On a en effet [Lire la suite]

» Economie et territoires de versac
C’est un récent post de Dominique Strauss-Kahn (Délocalisations: menaces et remèdes) qui me donne l’idée de ce post, plus long qu'à mon habitude et écrit un peu vite, vous m'en excuserez pour ceux qui auront le courage de le lire. [Lire la suite]

Commentaires

Je suis ravi que DSK s'attaque à ce sujet essentiel car il pouvait donner l'impression ces derniers temps de vouloir tourner le dos aux "vieilles" inégalités, issues de la machine capitaliste de destruction créatrice .

Or si je suis d'accord avec Emmanuelli et ses amis sur un point c'est qu'il ne faut pas enterrer les ouvriers et l'industrie française. En revanche, je pense qu'ils n'ont pas fait le deuil de la grande industrie concentrée et sa classe ouvrière monilithique.

Quant aux solutions préconisées par la plupart des socialistes elles tournent souvent autour d'un durcissement du droit du licenciement économique . Or, on a atteint je pense les limites de la méthode avec la loi de modernisation sociale, retoquée sur ce point par le conseil constit. Même si je pense qu'il faut éviter une libéralisation du licenciement pour motif économique qui serait un recul évident.

Ce qu'il faut c'est explorer de nouvelles pistes comme le fait DSK; je partage l'essentiel de son propos. Voici quelques commentaires en complément ou en critique .

- Sur la concurrence mondiale. DSK a raison de dire que l'économie française ne doit pas se battre sur les coûts. Il est absurde de comparer avec effroi le salaire d'un ouvrier chinois et d'un ouvrier français ! Paradoxalement, on trouve ce discours à droite (pour justifier les reculs sociaux) mais aussi à gauche: le protectionnisme redevient à la mode ce qui est bien triste pour nous internationalistes ! En revanche, je pense qu'il ne faut pas laisser tomber l'idée d'introduire des règles du jeu dans le commerce mondial. Non pas des absurdités comme un salaire mimimum mondial. Mais il y a des "droits fondamentaux de l'homme au travail" comme les appellent l'OIT qu'il faut faire respecter. Il me semble intolérable qu'une minorité de chinois s'enrichissent par les ecxportations sans accorder aux travailleurs chinois la liberté de défendre leurs intérêts dans des syndicats libres.

- Sur la reconversion des sites industriels. La Loi de Modernisation Sociale (où se cotoyait le pire et le meilleur) avait ouvert une piste très interessante: l'obligation pour une grande entreprise fermant un site de contribuer à la revitalisation du bassin d'emploi par la recherche de repreneur, le financement de nouvelles activités (aides à la création d'entreprises...) C'était innovant car avant l'entreprise devait seulement aider au reclassement de ses salariés, sans se précoccuper de l'impact sur le territoire. Avec un premier effet pervers c'est que les entreprises préférent verser de gros chèques de départs ce qui permet d'acheter la paix sociale mais ne crée pas d'emplois. Et une second effet pervers c'est que les salariés des PME sous traitantes eux n'ont bien souvent droit qu'au mimimum légal payé par l'AGS.
Cette disposition de la LMS n'a pas été suspendue mais apparemment elle reste très inégalement connue et appliquée par les préfets. Peut être faudrait il penser à à la relancer et à l'étendre.

- Sur les nationalisations temporaires pour sauver des entreprises solvables : rien à dire, très intelligent.

-Sur la sécurité sociale professionelle: belle idée mais gagnerait à être approfondie. Il y a bien des choses à changer. Pour les salariées du textile virées après 20 ans de boite, sans qualification, la reconversion est très dure. Même dans les emplois de couturières c'est impossible car elles n'ont pas les compétences ayant fait un seul geste pendant des années. Evidemment elles ont rarement béneficié de formation continue et ont du mal à se motiver pour commencer à 45 ans. Pourtant ce n'est pas l'argent qui manque dans le secteur de la formation professionnelle; alors où est le problème ?

- un autre point à prendre en compte: il est important d'anticiper les mutations économiques car dans un traitement à chaud les marges de manoeuvres sont plus réduites. Les services du ministère de l'emploi et ceux du ministère de l'économie doivent apprendre à travailler ensemble et se convertir à cette nouvelle appproche.

Social-démocrate qu'entends tu par salariés des
PME sous traitantes?

Je pense bien sur à "la profession du nettoyage"
10 000 entreprises(7,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2002,et 350 000 salariés).
Ce secteur emploit un nombre important de sous-traitants dont les conditions de travail sont assez inhumaines,après des grèves nous avons droit à des licenciements,nous aprenons ainsi dans Libé du 11 aout 2004 que Faty Mayant femme
de ménage s'est fait virer en Mai pour"dépassement de ses heures de délégation"
Elle travaillait chez ARcade sous-traitant des
hotels Accor(mercure,novotel,formule1....)

social-democrate :

ce qui me gêne dans toutes vos idées c'est que vous attendez des entreprises qu'elles jouent un rôle social, qu'elles feront peut-être hypocritement semblant de vouloir jouer, mais au final il n'en sera rien dans les faits.

vous semblez visiblement accepter que l'Etat rencontre quelques difficultés à agir efficacement. ce qui m'étonne, c'est que vos raisonnements supposent que les entreprises auront plus de succès que l'Etat. si l'on assigne aux entreprises le rôle de l'Etat, il est peu probable que le résultat soit meilleur que lorsque l'Etat s'en charge. en fait on déplace simplement le problème.

les entreprises ne sont pas intrinsèquement meilleures ou plus efficaces que l'Etat, ce qui les distingue c'est que contrairement à l'Etat, elles n'ont qu'un seul objectif : la rentabilité. c'est de là que naît cette impression d'efficacité. elles sont relativement efficaces, car leur objectif est clair.

l'Etat a pour sa part des milliers d'objectifs contradictoires. les politiques sont certes là pour trancher, mais à moins d'une dictature, le résultat est rarement cohérent et simple. comme en plus en France nous avons des hommes politiques de grande qualité, ils ont l'esprit plus compliqué qu'ailleurs, ce qui paradoxalement éloigne encore du but.

si vous voulez réellement contraindre les entreprises, votre seul moyen est de prendre des mesures qui agissent de manière indirecte sur leur rentabilité. en voulant rendre les entreprises citoyennes, vous leur assignez des missions qui sont celles de l'Etat. sur le domaine qui vous intéresse elles ne feront pas mieux que l'Etat, probablement plus mal, et dans celui qui devrait les intéresser - la rentabilité - elles perdront en efficacité pour cause d’éparpillement des objectifs.

il faut également prendre en compte l'effet secondaire des aides aux entreprises. il faut bien voir que lorsque vous aidez les entreprises, vous favorisez un certain type d'entreprise aux dépens d'un autre type d'entreprise. si l'entreprise A sait produire un bien pour 100€ et l'entreprise B pour 50€, soit l'entreprise A parvient au niveau d'efficacité de l'entreprise B, soit elle disparaît. or si vous faites intervenir l'Etat pour sauvegarder l'emploi, 1) vous n'encouragez pas l'entreprise A à améliorer sa productivité toute seule 2) vous découragez l'entreprise B de continuer à tenter d'améliorer sa productivité, puisqu'elle sait que l'Etat viendra au secours de ses concurrents moins performants. bien sûr vous raisonnez comme si l'entreprise A était française, et l'entreprise B était chinoise, donc ça vous paraît légitime (pas à moi, mais passons). mais l'entreprise B peut très bien être française aussi, auquel cas vos aides aux entreprises découragent justement les entreprises les meilleures du point de vue de la productivité. en aidant naïvement les entreprises, vous favorisez justement les moins bonnes, ce qui est la pire des façons de « lutter » contre les délocalisations.

l'idée d'aide temporaire de DSK est intéressante justement parce qu'elle est temporaire. on passe d'un encouragement à la médiocrité à un coup de main temporaire pour passer un cap difficile. en gros l'Etat joue le rôle d'un investisseur à très long terme qu'il faut convaincre que l'écart de productivité d'une entreprise donnée est temporaire et pas systémique.

DSK :

il y avait aussi cette idée de favoriser les activités non délocalisables. par exemple, si la pyramide des ages en reste-là, les services aux personnes âgées. le problème c'est que c'est souvent assimilé au domaine médical, qu'on raisonne souvent dans un esprit collectiviste (on parque les gens dans des maisons de retraite au lieu de leur apporter le service chez elles...). entre nous, je ne vois pas en quoi une couturière ne pourrait pas être reconvertie là-dedans à partir du moment où l'on démédicalise le problème. je peux me tromper, mais je crois que le plus gros besoin est en qualités humaines.

autre idée, mais celle-là nettement plus ambitieuse et dangereuse. faire de l'Etat un urbaniste d'Internet, comme dans la vie réelle. en pratique cela revient à définir et faire adopter des normes, françaises ou, dans l'idéal, européennes. pour citer un exemple proche de cette idée, la norme GSM a fourni à l'industrie européenne un avantage compétitif sur le reste du monde. cet avantage est maintenant en grande partie érodé, mais il illustre bien qu'en imposant des normes, l'Etat peut redonner l'avantage là où il paraît perdu. construire des téléphones paraissait voué aux constructeurs à bas coût jusqu'au jour où l'on a réinventé le téléphone. il faut voir que l'une des raisons de la délocalisation de certains services administratifs est leur fort contenu manuel. si la comptabilité n'exigeait pas autant de saisies manuelles - c'est à dire s'il y avait une norme européenne d'échanges des données comptables inter-entreprises-état, sécurisées, validées, authentifiées, etc - on ne la délocaliserait pas. on l’automatiserait, ce qui ferait dire à certains que ça revient au même. c'est faux pour deux raisons : 1) en délocalisant, ce sont les chinois qui automatiseront, et pas nous. or, 2) en automatisant, une nouvelle activité plus sophistiquée imprévue va se créer au dessus. à priori l'analyse temps réel, plutôt que décalée de plusieurs mois comme c'est le cas aujourd'hui. or cette analyse temps réel donnerait un avantage systématique de plusieurs mois aux entreprises européennes sur leurs concurrentes. elles percevraient certaines évolutions avant les autres, voire analyseraient plus finement que d'autres, ce qui en général aboutit à des produits que les concurrents peuvent difficilement anticiper et donc répliquer rapidement.

ce sont des ébauches, je n'ai pas le temps d'être plus clair, mais je pense que l'idée y est. et si un journaliste du Figaro nous lit, l'absence de majuscule en début de phrase est volontaire : ça va plus vite ;-)

A Lionel,

Je suis un peu ennuyé pour répondre à tes commentaires à mon post pour la simple raison que je n'y retrouve pas du tout mon propos initial. Je ne pense pas avoir écrit un plaidoyer pour un recul de l'intervention de l'Etat, bien au contraire ! Je pense juste que certains outils comme le durcissement des procédures et de la définition du licenciement économique ont perdu de l'efficacité. Mais la puissance publique doit intervenir pour contraindre les entreprises à anticiper et à réparer les conséquences sociales de leurs restructurations. Il ne s'agit nullement de "déléguer" le rôle social de l'Etat aux entreprises. Car c'est bien aux entreprises en premier lieu d'assumer les conséquences de leurs restructurations. Il ne s'agit pas d'attendre une quelconque philanthropie de la part des entreprises mais bien plutôt de les obliger à assumer les responsabilités qui leur appartiennent.
Ce n'est pas l'Etat seul de réparer tous les dégats du capitalisme !

A Rosalie

Concernant les salariés des PME sous traitantes, je voulais simplement dire qu'ils sont les grands oubliés (avec les intérimaires) des restructurations parce qu'ils ne profitent évidemment pas des mesures du plan social de l'entreprise donneuse d'ordre.
Si demain Renault ou PSA ferme l'une de ses usines eh bien ce sera une catastrophe pour les salariés de ces entreprises mais aussi et surtout pour les intérimaires et les salariés des sous traitants qui ne manqueront pas de tomber avec. On peut espérer pour les premiers que le plan social soit à la hauteur des moyens de ces groupes. Mais ce plan ne profitera qu'à une minorité des salariés concernés par la restructuration. Car, dans ce secteur, le recours à l'intérim et à la sous traitance atteint des proportions hallucinantes.

Voilà pourquoi il me semble important d'obliger les grandes entreprises à participer à la revitalisation du bassin d'emploi.

Je ne veux pas focaliser la discussion sur les sous-traitants,mais je constate simplement qu'en
France il n'y a pas de prise de conscience de la
base. Je peux me tromper mais je n'ai pas vu des
ouvriers débrayer comme ceux de SEAT à Barcelone
après la mort d'un travailleur d'une société sous-traitante.

Je suis trentenaire, cadre en activité et ancien stagiaire.

Je pense que la gauche devrait proposer :

1 – un aménagement des règles prévoyant que les entreprises sont exonérées de charges sociales à hauteur des 30% du SMIC versés aux stagiaires car nombre d’entreprises ne versent que ce montant aux stagiaires et les exploitent parfois un an à ce tarif… (il faut soit supprimer cette exonération soit élever sensiblement ce plafond).

2 – Réglementer le recours au stage dans les mêmes conditions que les CDD, voire interdire les stages de plus de six mois afin de susciter la création de vrais emplois.

3 – Créer un statut du stagiaire et donner au stagiaire un droit à des jours de repos.

4 – Généraliser un principe juridique du mieux disant social : de même qu’un salarié, depuis la loi de modernisation sociale, peut désormais facilement rompre un CDD pour rejoindre un CDI, il faut créer un principe général autorisant tous les salariés en situation précaire à accéder à une meilleure situation (y compris de salaire : réduction de préavis par exemple). Cette pratique n’interdira pas le recours au salariat précaire mais le pénalisera en faisant porter un risque juridique sur les entreprises abusant de cette pratique.

Cordialement.
Jérôme


A propos des délocalisations, deux très bons papiers de Jacques Attali et Claude Allègre dans l'Express de cette semaine.

Deux remèdes sont mentionnés :
- fermer les marchés publics aux entreprises qui délocalisent : ça me parait juste, simple à mettre en oeuvre, et surtout cela favoriserait l'accès des PMEs aux marchés publics squattés par des grands groupes sous perfusion.
- interdire l'accès des marchés occidentaux aux pays ne respectant pas certains critères sociaux : réflexion intéressante mais un peu idéaliste, sachant que c'est l'OMC (=le marché) qui domine le monde. Les politiques ne sont plus la que pour jouer un feuilleton télévisé.

Au final, ce sont bien les énormes disparités sociales des pays pauvres que nous risquons d'importer. Belle revanche des pays pauvres qui exportent leur pauvreté.

D'accord avec lionel :
- les aides d'état sont complices de la médiocrité des chefs d'entreprise (les médiocres se soutiennent toujours...)
- l'informatisation est une alternative à la délocalisation, mais elle a les mêmes effets : la base trinque.

La seule réponse : le grand projet.
Mieux vaut être pauvre dans une société qui a un projet (cf Inde) que riche dans une société sans projet, vouée à l'ennui (cf ...)

Qui osera le proposer ? un homme politique sur de ses convictions.
Sarko ? DSK ? la prochaine génération ?

Idée excellente: favoriser les activités non
délocalisables comme les services aux personnes
agées.
Après l'instauration de l'APA,les résultats sont
encourageants;mais face à une forte demande il a fallu recruter.Les formations laissent à désirer,
mais il faut effectivement démédicaliser le pb.
Je connais plusieurs personnes maintenues à domicile et je suis très satisfaite de la parfaite coordination qui existe entre les infirmières et les aides: sur un cahier elles
inscrivent l'état de santé,prise de médicaments,
l'alimentation ect... Au final une surveillance
très efficace.
Et là on se dit que le plus gros besoin est en qualités humaines.

En réponse à Stephane:
Je ne crois pas du tout comme toi que "Les politiques ne sont plus la que pour jouer un feuilleton télévisé". C'est une conception assez cynique de l'action politique qui c'est vrai est assez partagé par certains politiques (les Sarko, Copé, Deveidjan...il y en a aussi à gauche mais bon soyons diplomates).
Mais il y a de la place je pense pour une conception plus exigeante. Car le postulat de l'impuissance des politiques qui sert à certains pour justifier leur renoncement est tout simplement faux. L'exemple que tu donnes est révélateur: l'OMC ce n'est pas le "marché", ce sont des ministres, des politiques qui prennent les décisions. Sans le commissaire européen Pascal Lamy, il n'y aurait pas eu un accord dernièrement.
Ensuite tu dis que la solution c'est un grand projet. Je ne peux que t'approuver. Mais encore faut il s'entendre sur les mots. S'agit il d'un écran de fumée pour détourner le peuple de ses attentes légitimes ? de faire rêver les gens pendant les campagnes quitte à les décevoir par la suite ? Alors là non merci: je préfère les petites réformes qui changent la vie des gens aux grands projets du marketing politique !

Concernant les emplois de service aux personne , l'aide à domicile pour les personnes âgées, toutes les études (cf. celle du Plan sur le vieillisssement) montrent que c'est avec la santé, le secteur qui va créer le plus d'emplois dans les années à venir. De là à en faire un rempart contre les délocalisations ! La France n'est pas un pays grabataire condamné à se replier sur des activités de service non concurrentielles. Nous avons une industrie compétitive et si on met le paquet sur la recherche, elle peut le rester. Ce n'est pas en Chine que se construit l'A380, c'est la Chine qui vient l'acheter à Toulouse. Alors soyons lucides sur nos faiblesses mais pas misérabilistes !

Social démocrate soyons lucides sur la réinsertion des plus de 45 ans(sans formation ou
au chomage).J'ai du mal me faire comprendre encore une fois!

Petites remarques en passant sur le fonds d'investissement national destiné à renflouer temporairement les entreprises en difficulté:

Des investisseurs régionaux existent, travaillant essentiellement à l'aide à la création d'entreprises. Il n'est pas dans leur mission de participer au capital des entreprises existantes mais ce que propose DSK pourrait s'inscrire dans ce tissu local (voir, par exemple, http://www.finorpa.fr).

Ça me fait penser à un système qui existe au Québec, le Fonds de solidarité FTQ. La FTQ est un syndicat québecois (Fédération des Travailleurs du Québec) qui a créé un fonds d'investissement ayant pour mission de créer et maintenir des emplois au Québec (tout en étant rentable pour ses actionnaires). Qui sont les actionnaires? L'état, les syndiqués mais aussi des particuliers qui sont, si je me souviens bien, défiscalisés sur leur investissement. Le système n'est pas nécessairement applicable tel quel en France (un syndicat gestionnaire de portefeuille?! ça pourrait heurter certaines sensibilités...) mais il peut être intéressant de voir ce qui se fait ailleurs. Je vous invite à jeter un coup d'oeil au document suivant: http://ftq.qc.ca/documentation/suite.asp?aid=2936 .

Monsieur Strauss-Kahn content de vous lire à nouveau sur ce Blog.Bientôt il sera trop fréquenté et vous ne pourrez plus lire ni répondre à nos messages.;-)

La delocation est un phénomène assez simple il me semble.L'entreprise va là où les salaires sont les plus bas et où elle paiera le moins d'impôts.Il n'y a aucune raison que cela s'arrête tant qu'une résolution internationale ne sera pas prise imposant un salaire minimum à l'ensemble du globe et harmonisant les politiques fiscales avec des casques bleus financiers pour contrôler.Les pays en voie de développement doivent pouvoir compter par ailleurs sur d'autres sources de croissance que de vendre des mains corvéables à souhait.Il faut partager, il faut des aides internationales en echange des concessions fiscales et juridiques, et contrôler que les aides ne tombent pas dans de mauvaises poches. Les multinationales se moquent même des Etats Unis et de l'Europe elles sont en guerre froide contre les états, les réglementations et la fiscalité. Vous ne pourrez pas lutter même avec les mesures très interessantes que vous proposez.Vous decevrez les français qui vous chasseront du pouvoir et la droite reviendra si ce n'est pas l'extrême droite alors attention.C'est le monde qu'il faut construire, et vite.Vous n'avez pas d'autres choix qu'être extrêmement ambitieux, vous devez changer le monde, et pour moi vous en avez le talent et le charisme.Merci.Phil.

A social-democrate :

Bien sur je caricature quand je dis que les hommes politiques sont les acteurs d'un feuilleton. Ils peuvent avoir une influence considérable (cf De gaulle, Gandhi, Churchill & co) s'ils le veulent. Ou plutôt s'ils le sont (de vrais dirigeants).

Mais le pouvoir qu'on leur prêt est faux : il ne tiens pas à leur fonctions mais à leur individualité, au sens de leur vie.

Au sujet de l'OMC, tu sais bien que ce sont les grands lobbys du marché qui pilotent tout ça, non ? Quand Chirac se transforme en VRP, tu crois que c'est pour quoi ? Pour sauver des emplois que des dirigeants médiocres mettent en otage, je crois.

Quand je parles de grand projet, je pense projet collectif (pas marketing). Je ne veux surtout pas du projet de Mr X pour la France mais de son projet AVEC les Français.

Le seul projet motivant est celui où chacun a une place,un rôle, un sens. Tant que les politiques voteront des lois dans leur coin sans demander à la base de participer à un projet de société, tout le monde trainera les pieds.

C'est tellement évident que je me demande ce qu'ils apprennent à l'ENA. Moins qu'à la cafet' en tout cas.


C'est vrai Stephane et sur ce point je crois que
Mitterand avait raison: il souhaitait que tous ses ministres soient des élus.Je me souviens de cette réflexion de Roger Fauroux à l'époque sur
France-culture: "cela a été plus difficile pour
moi d'etre maire de ST-Girons que d'etre patron de ST gobain".

Peut-être appliquer plus nettement aux impôts sur les sociétés les mêmes principes que ceux appliqués à l'impôt sur le revenu ?
Au delà de leur vocation de redistribuer la richesse, nous favorisons par exemple via les réductions d'impôts et les "parts" les investissements et la natalité.
Je pense que celà devrais être plus marqué dans l'impôt sur les sociétés : mécanisme de "parts" en fonction du nombre de salariés, réductions d'impôts incitatrices de comportements écologiques, crédit d'impôt pour la formation continue...
Evidemment, il faudrait associer à cette politique pour qu'elle soit efficace un mécanisme limitant l'évasion fiscale légale que constituent les filiales francaise toujours déficitaires, d'entreprises domiciliées dans des paradis fiscaux, auxquelles elles achètent fort cher les prestations fictives qui les maintiennent systématiquement non imposables sur les bénéfices en France... un impôt sur le chiffre d'affaire réalisé en france ?

Thierry,

Je crois que les sociétés paient suffisamment d'impots et de taxes comme ça.

Il faut leur offrir un choix qui ait du sens au niveau "business" (le seul langage qu'elle doivent comprendre).

Si elle délocalise --> option business 1
Si elle ne le font pas --> option business 2

Ex : restreindre/favoriser l'accès aux marchés publics

A elles de faire leur comptes pour savoir quelle option adopter.

Il faut traduire le "social" en termes "business" si on veut faire bouger les entreprises.

C'est juste une question de langage.

la rentrée s'annonce riche et intelligente, ... enfin du débat économique de fond, concrêt à gauche. Chouette.

voici quelques remarques :

1- contrairement à ce que j'ai pu lire, les délocalisations ne sont pas un phénomène simple. elles touchent autant les PME que les multinationales, elles peuvent être négatives (simple prise d'intérêt, donc socialement, éthiquement, moralement condamnables) ou positives (donc stratégiques, ie: nécessaires à la continuation de l'activité).

2- quand Sellière pousse à la roue pour obtenir de l'état des abaissements de charge, il fait comme n'importe quel chef de rayon qui demande 5% de réduction à son fournissuer de cassoulet : il abaisse les coûts autant que faire se peut, car à court terme, il est gagnant. c'est con, mais c'est comme ça.

3- quand la PME X trouve un service ou un produit ailleurs qui lui permet de se recentrer sur son métier de base, de dégager du cash et une nouvelle capacité d'emprunt, et d'investir, donc de pérenniser ou sauver sa peau, ne pas délocaliser serait suicidaire.

4- il serait donc bon de ne pas donner dans la démagogie : à ce jour TOUT circule, donc les relations fournisseurs deviennent elles aussi mondiales. il convient donc de faire respecter les droits sociaux partout, mais aussi de jouer plus finement que les multinationales dont l'éthique est souvent ... déficiente.

5- mais le plus important me semble de permettre aux PME (ultra créatrices d'emplois) de naître, se développer, assurer leur avenir et NE PAS MOURIR. or, les PME sont les plus grands risqueurs. Je ne suis pas pour la baisse des charges, mais pour un dégrèvement total, suivi de moratoires si nécessaire, puis un rétablissement progressif de ces charges. en effet ces PME n'ont pas ou peu accès au capital, trusté par les multinationales, d'autant que le comportement des banques est très conservateur. il faut donc abaisser leurs points morts, jusqu'au moment où les effets d'apprentissage peuvent prendre le relais des dégrèvements tels que décrits plus haut.

6- en leur permettant d'investir dès la création, on peut éviter les délocalisations opportunes, les faillites, et surtout de devoir mettre en place une structure d'état qui serve de garde fou (l'idée est bonne, mais mieux vaut prévenir que guérir).

7- en revanche, subventionner les grosses boites (ex: toyota à lille) et leur offrir des cadeaux monstrueux est à moyen terme dangereux : une fois le chèque empoché, on disparaît, ou on en demande un autre (ex: le chantage au temps de travail).

8- ce qui m'amène à la notion de paix sociale. ce thème me parait central. il induit un contrat donnant - donnant et surtout gagnant -gagnant entre les citoyens, l'état et les partenaires sociaux. on ne peut plus en faire l'économie. cette paix sociale a un coût et un résultat, peut permettre de faire reculer le nombre de jours de grève (pourtant pas bien élevé, mais ça fait plaisir aux centristes qui éliront dsk un jour).

9- sinon, hors sujet, encore merci pour votre prise de position pour le mariage gay. hop ! ciao a tutti.

Intéressant débat.

Il y a en effet deux dimensions au sujet :

- l'assistance à la reconversion quand les délocalisations ont lieu :

Les dispositifs d'aide à la reconversion existent déjà pas mal. L'essentiel est de donner du pouvoir et des moyens aux collectivités locales pour les mener à bien. Je ne connais pas bien le corps égislatif sur le sujet, et suis donc en peine de dire s'il faut renforcer ceci. J'aurais tendance à souhaiter une plus grande implication, et donc délégation de pouvoirs aux collectivités locales dans la gestion du développement économique (avec une coordination région/département/communes simplifiée). Je connais un cas de fermeture d'usine à cheval entre deux départements, qui a été une catastrophe sociale du fait de la rivalité entre les deux conseils généraux...

- la prévention des délocalisations : nous devons adopter une stratégie offensive, et non pas de sauvegarde, de protection, timorée et malthusienne. La clef est à mon avis dans la constitution de pôles de développement économiques régionaux, qui créent des synergies entre éducation et formation, recherche, entreprises, financements, à l'instar des clusters américains...

Le rapport de la Datar en parlait de manière un peu jargonneuse. Celui de Christian Blanc (Pour un écosystème de la croissance, disponible sur http://www.christian-blanc.net) est limpide et propose une foule de propositions concrètes pour réanimer notre tissu économique régional. Que pensez-vous des propositions de ce rapport ?

versac> je me demande si des fonctionnements associatifs ou innovant (un mélange d'investisseurs privés et institutionnels) ne seraient pas plus efficaces que des agences régionales (véritables paniers de crabe en majorité).
cela dit, la notion de proximité me semble plus efficace qu'une politique de filière comme il m'a semblé en apercevoir une ombre dans les mots de dsk.

Stephane a dit «fermer les marchés publics aux entreprises qui délocalisent : ça me parait juste, simple à mettre en oeuvre, et surtout cela favoriserait l'accès des PMEs aux marchés publics squattés par des grands groupes sous perfusion.»

J'ai essayé de retrouver mes sources, mais comme je n'y arrive après une heure de recherche, je vais travailler de mémoire.

En Afrique du Sud, ils ont mis en place un indice boursier «mesurant» trois critères de l'action de l'entreprise :
- sa durabilité environnementale
- sa durabilité sociale
- sa durabilité économique
Cet indice boursier est utilisé comme critère discriminant pour les appels d'offre de marchés publiques.
(si quelqu'un possède les liens sur les documents officiels décrivant cet indice, j'aimerais bien les avoir à nouveau, car j'enrage de ne pas les retrouver)

Personnellement, je parlerais plutôt de responsabilité environnementale, sociale et économique, mais l'idée reste. On pourrait penser a priori que la responsabilité environnementale est un critère, soit tout à fait indispensable, mais qui ne nous aide pas pour la question particulière des délocalisations. Mais c'est oublier que les transports sur des milliers de kilomètre, ça pollue, ainsi, pour les services délocalisables, le critère environnementale jouerait en faveur de la relocalisation des entreprises. Quant au problème, très justement cité par Rosalie, des entreprises sous-traitantes, d'après mes souvenirs, il rentrait dans les sous-critères de la durabilité économique (la stabilité des relations avec les partenaires économiques).

Bien sûr, comme tout ce qui est proposé, cela ne résoudrait pas tout à lui tout seul, mais il aurait l'avantage de permettre à l'État de prendre en compte un minimum les responsabilités environnementales et sociales des entreprises sur la base de critères transparents pour tous (citoyens, états, entreprises) et durables (même si le calcul de l'indice boursier peut évoluer, son objectif réel est connu de tous, donc il n'y aura pas de mauvaises surprises pour les entreprises visant l'obtention d'une valeur élevée pour cette indice particulier).

wam > Il ne s'agit pas simplement de la création/superposition d'agences régionales, mais bien de la mise sous tension de réseaux. Ce qui manque au développement économique régional, ce ne sont pas les structures (il y en a plutôt trop), mais les liens, les flux et les échanges, et leur coordination intelligente, entre éducation, recherche, agents économique et gestion du territoire.

Je sens comme toi dans le discours de DSK une pointe du tropisme français habituel : créer de grands programmes nationaux de filières, générer des "grands champions français", etc... Je crois que la revitalisation économique de notre pays passe par une profonde et effective décentralisation de la gestion du développement économique, au lieu d'immenses programmes nationaux sur 2 ou 3 technologies, comme nous savons si bien le faire. L'emploi est dans les PME, leur création, dans les régions.

hormi des mesures contraignantes, voire illégales si l'on en croit les regles de commerce, l'attrait d'un salaire à 20 euros est et restera forte.

Les usa ont un protectionisme de fait, de culture , meme si c'est plus cher, on achète americain....chez le consommateur
C'est encore le contraire ici.
Cela peut en partie changer mais ne suffira pas . D'un autre coté, en poids de consommateurs, c'est un atout à considerer, surtout que ce sont souvent des grosses entreprises qui vendent ici .
L'avantage de l'Europe est qu'elle peut limiter les dégats, en préservant la richesse produite en son sein. On a "notre Chine" à nous, des pays ou la main d'oeuvre est peu couteuse, si je puis dire.
En coordinant des infrastructures, des moyens de communication, en tenant compte ou en specialisant chaque pays un bloc économique solide avec une croissance interne peut se dégager mais ce n'est pas sure.

L'interet de s'installer en France ou en Europe ne passe pas par des aides, mais par des infrastructures et un cadre de vie, une motivation pour les salariés.

le truc mou politique europeen fait pas avancer les choses, et le bipartisme politique national non plus...

Aucun politique n'a tapé du point sur la table, par exemple, quand les tarifs téléphoniques et internet de France telecom etaient scandaleusement chers et ont pénalisés la France jusqu'à la disparition du monopole. on ose s'etonner ensuite que des boites francaises fassent leur callback d'ailleurs.
et les salaries francais en espagne qui repondent d'espagne touchent moins qu'ici mais vivent bien plus cool, dans un pays plutot réputé moraliste..
Et c'est pas parcequ'ils ont moins de taxes sur l'alcool, les clopes ou l'essence qu'ils boivent plus, fument plus ou roulent plus...
au contraire...
c'est quand même curieux...
Pourtant, moi, français, je les envie....

le minitel francais fut visionnaire et aussi un choix technique contestable, basé sur une restriction et ce n'est jamais bon mais typique français (un serveur qui envoit)
pourtant Internet aurait pu etre le systeme du minitel....
les differents gouvernements de l'époque ont eu la possibilité de choisir tcp/ip...relire N. Negroponte.

Je ne sais si on imagine bien, mais la France serait devenue la Silicon Valley ..

L'inde produit actuellement un ordi, simple mais performant, pour tous...Ils se demandent pas quelles licences ils vont acheter, ils prennent du libre. a dix ans un gamin indou d'un coin paumé en sait parfois plus sur linux qu'un jeune ingénieur francais...

On parle d'internet, pirate, danger, blahblahblah
c'est quoi les pays européens les plus costaud actuellement ? et ou vont les entreprises?
et ou c'est le plus LIBRE coté informatique, pirates, etc...
tiens, les mêmes, curieux...
même ouvrir un site internet personel en france on a rendu cela compliqué !!!
on avait (a ?) les noms de domaines les plus chers DU MONDE !!! avec les conditions LES PLUS DIFFICILES au MONDE !
c'est une manie ou quoi ?

Par contre, niveau securité des sites, on en est encore a l'an 2

actuellement , si je peux me délocaliser, je prends suisse, hollande, espagne ou d'autres, juste pour un facteur simple cela s'appelle cannabis.. Ce n'est pas qu'ils fassent mieux ou moins bien, c'est au moins qu'ils essaient de faire, et de tenir compte de tous les cas, de discutter, d'avancer... sans se demander si c'est bien ou mal politiquement.
A partir du moment ou j'assure au boulot, de quel droit vient on m'emm...r au 21 eme siècle ? idem pour ceux qui se soignent avec..

Dans une délocalisation il n'y a pas que l'économique, il y a aussi les choix et conditions de vie des dirigeants..et des salaries. L'ambiance de travail.

je terminerais ce coup de gueule, si si, en disant que nous avons de facon certaine en France une des meilleures main d'oeuvre du monde, avec des tx de productivité très élevé..
Faut juste qu'elle ait un peu plus envie d'aller bosser..qu'elle se sente un peu plus libre.
car le bien plus grave que les delocalisations, c'est l'attrait des pays etrangers pour les français.. et leur moral.

pourquoi-pas?

en réponse à pourquoi-pas? Bernard Spitz dans Libé: "Comme toujours seule la vérité est révolu-
-tionnaire.Or la vérité,admise dans toute l'Europe réformiste,c'est que le fonctionnement du viel Etat-providence nr répond plus aux nécessités du temps.Qu'il dépense plus qu'il n'encaisse,qu'il gache des ressources,qu'il entretient des sinécures et que l'argent ainsi perdu manque ailleurs,par ex au financement de santé.Qu'il met ainsi en péril notre contrat
social,endette nos enfants,ruine notre compétitivité par rapport à nos concurrents,
entretient le chomage et condamne les plus démunis à un système de protection à 2 vitesses.
Pour sauver l'état il faut le réformer.Et pour le réformer il faut inventer les règles d'une
social-démocratie réconciliée dans toutes ses
générations et ses classes sociales,avec la politique contractuelle dans la gestion du marché du travail,avec une mondialisation économique dont les émules sont en Chine,en Inde
ou au Brésil,et avec la dynamique d'une société
ouverte s'appuyant sur les leviers des nouveaux
savoirs et des nouvelles technologies."

Oui c'est vrai il fait très bon vivre en Espagne
mais renseigne toi sur les taux des accidents, sur les ravages de l'alcool ect...Les Espagnols
faisaient une campagne TV sur l'obligation de mettre la ceinture de sécurité en Juin 2004.


L'alcool tue moins chez eux, il doit y avoir quelque chose:
La suede a des mesures extrèmement sévères, ils ont le plus fort taux de morts ethyliques de jeunes d'europe... bref...

L'état se mêle souvent de ce qui ne le regarde pas, en France, on deresponsabilise...
A chaque accident, ca y est, une loi...
On va donner un brumisateur à un pépé mais on lui interdit de soigner son glaucome avec du Thc..

ce n'est pas l'état qu'il faut réformer, l'état, c'est nous, mais ce sont nos élus et une partie du fonctionnement politique... c'est leur esprit qui est vieillot, timoré ,attardé, apeuré, surtout faire attention à sa carrière, ne pas choquer son électorat.....
Ce sont eux les plus gros poids morts a un changement consensuel.
Notre systeme politique n'a pas avancé , n'a pas tenu compte des évolutions techniques, ne veut pas en tenir compte. Il se trouve parfait, modèle du monde...
On est loin du ministre slovène qui visioconference le conseil des ministres sur son ordi..
Comment un ministre peut il juger et discuter sur un sujet qu'il ne connait pas autrement que par les rapports d'enarques..

on parle des paysans, de la pac, etc... on parle de grandes orientations pour aider l'agriculture.
mais ce n'est même pas le probleme.. ou c'est le cacher !!!

le souci du paysan est qu'aujourd'hui s'il vend une laitiere, en fin de vie apres 10 ans de production intensive, donc une carne, il touchera 2 à 3 francs de moins seulement que celui qui va produire une vraie race à viande, avec bien plus de soin et de temps, bien meilleure, etc..
par contre, le 19/21 francs des deux va se retrouver à 150 dans votre hyper ou boucher.
Le probleme, il est en france, entre les intermediaires.
Il est Franco-français, ce ne sont pas les délocalisations...
il suffit de 3 francs de plus pour sauver la production de viande en France .
Hors, ces 3 francs, le consommateur les paye déjà..
c'est là qu'il faut agir, quitte à bousculer un peu l'establishment en place, les lobbys..
malheureusement, on peut appliquer cet exemple à beaucoup de domaines.
j'habites dans une region de pèche ou les pécheurs ne peuvent plus vivre. j'achete 120 francs a 10 km ce qu'ils ont vendus 6 francs.. Ca passe par rungis, 1900 km aller-retour. J'ai pas le droit de leur acheter en direct, evidemment.."pour me protéger"..Ils n'ont pas le droit de vendre en direct.
RIEN N'EST PLUS SIMPLE: il suffit de les autoriser à le faire, une concurrence pourra enfin s'instaurer entre le prix de la criée et les consommateurs. Car ils sont pour le moment pieds et poings liés à leurs acheteurs à cause de la loi.

Par contre, on a construit une sidérurgie, espagnole, (nous on sait pas faire , parait-il..) qui tourne très bien... et qui soit dit en passant, est venue s'installer en France..... et pas en Espagne...

Comment voulez vous ne pas avoir envie de hurler au quotidien ?

L'alcool tue moins chez eux, il doit y avoir quelque chose:
La suede a des mesures extrèmement sévères, ils ont le plus fort taux de morts ethyliques de jeunes d'europe... bref...

L'état se mêle souvent de ce qui ne le regarde pas, en France, on deresponsabilise...
A chaque accident, ca y est, une loi...
On va donner un brumisateur à un pépé mais on lui interdit de soigner son glaucome avec du Thc..

ce n'est pas l'état qu'il faut réformer, l'état, c'est nous, mais ce sont nos élus et une partie du fonctionnement politique... c'est leur esprit qui est vieillot, timoré ,attardé, apeuré, surtout faire attention à sa carrière, ne pas choquer son électorat.....
Ce sont eux les plus gros poids morts a un changement consensuel.
Notre systeme politique n'a pas avancé , n'a pas tenu compte des évolutions techniques, ne veut pas en tenir compte. Il se trouve parfait, modèle du monde...
On est loin du ministre slovène qui visioconference le conseil des ministres sur son ordi..
Comment un ministre peut il juger et discuter sur un sujet qu'il ne connait pas autrement que par les rapports d'enarques..

on parle des paysans, de la pac, etc... on parle de grandes orientations pour aider l'agriculture.
mais ce n'est même pas le probleme.. ou c'est le cacher !!!

le souci du paysan est qu'aujourd'hui s'il vend une laitiere, en fin de vie apres 10 ans de production intensive, donc une carne, il touchera 2 à 3 francs de moins seulement que celui qui va produire une vraie race à viande, avec bien plus de soin et de temps, bien meilleure, etc..
par contre, le 19/21 francs des deux va se retrouver à 150 dans votre hyper ou boucher.
Le probleme, il est en france, entre les intermediaires.
Il est Franco-français, ce ne sont pas les délocalisations...
il suffit de 3 francs de plus pour sauver la production de viande en France .
Hors, ces 3 francs, le consommateur les paye déjà..
c'est là qu'il faut agir, quitte à bousculer un peu l'establishment en place, les lobbys..
malheureusement, on peut appliquer cet exemple à beaucoup de domaines.
j'habites dans une region de pèche ou les pécheurs ne peuvent plus vivre. j'achete 120 francs a 10 km ce qu'ils ont vendus 6 francs.. Ca passe par rungis, 1900 km aller-retour. J'ai pas le droit de leur acheter en direct, evidemment.."pour me protéger"..Ils n'ont pas le droit de vendre en direct.
RIEN N'EST PLUS SIMPLE: il suffit de les autoriser à le faire, une concurrence pourra enfin s'instaurer entre le prix de la criée et les consommateurs. Car ils sont pour le moment pieds et poings liés à leurs acheteurs à cause de la loi.

Par contre, on a construit une sidérurgie, espagnole, (nous on sait pas faire , parait-il..) qui tourne très bien... et qui soit dit en passant, est venue s'installer en France..... et pas en Espagne...

Comment voulez vous ne pas avoir envie de hurler au quotidien ?

Je crois que nous vivons la fin de la révolution industrielle pour entrer dans l'ère de la connaissance.

Comme dans toute fin de règne, les empires en place se débattent, ne comprennent pas ce qui se passe.

Nos hommes politiques ont été (et sont encore) éduqués avec des valeurs du siècle dernier. Quelle est leur moyenne d'age au fait ?

Devant un monde en transformation, comment pouvons-nous demander à cette génération-là de nous piloter ?

Pourquoi nous obstinons-nous à garder cette culture de la révérence, du servage, du respect de l'autorité de droit divin ? Nos journalistes ont encore peur d'aller en prison...

L'avenir appartient aux rebelles (c'est déja le cas sur Internet), à ceux qui remettront en permanence en cause les idées bien-pensantes.

Fiez-vous au plus bizarre des hommes politiques, à celui qui contredira tout ce que vous avez toujours entendu, à celui qui parlera de concepts inconnus, à celui qui fera les actions les plus incongrues. Celui-la saura prendre les commandes de la F1 France, parce qu'il aura vu le futur.


Catégorie A >> Tu parles peut-être de l'ASPI, l'indicateur de développement durable (Advanced Sustainability Performance Index)? Sur la page d'accueil de Vigeo, l'agence de notation sociale dirigée par Nicole Notat, on peut suivre l'évolution de l'ASPI pour la zone euro ( http://www.vigeo.fr ).

Veuillez m'excuser d'intervenir hors sujet, mais la question que je veux soulever est marginalisée et c'est cette marginalisation qui est le sujet de mon commentaire. Il y a de fortes chances pour qu'à son énoncé les yeux se détournent, les souris cliquent ailleurs mais tant pis :

Monsieur Strauss-Kahn, avez-vous conscience du recul constant de l'influence de la langue française dans le monde ? Comptez-vous le palier ? Comment ?

Il se peut que vous pensiez, et c'est légitime puisque vous ne seriez pas le seul, que tout va bien ou que tout est de toutes les façons perdu. Il se peut que cette question vous tienne à coeur et que vous ayez vos idées déjà prêtes. J'aimerais le savoir.

Dans l'attente, je vous invite à consulter Accent Grave : http://www.accentgrave.org

Il s'agit de refuser par principe l'abandon tacite qu'on nous souffle constamment. Peut-être y trouverez-vous des suggestions intéressantes, peut-être penserez-vous qu'il est temps de faire de cette question un thème de campagne.

L'anglophonie galopante de l'UE soutenue par nos fonctionnaires (Affaire Trichet et départ des députés), le mépris affiché du français au niveau international (Quid de l'accord bafoué avec la Grèce à propos du français pendant les JO ?), mépris entretenu par l'absence de réaction de notre pays, tous ces événements jouent structurellement sur la marche du monde et de notre économie.

En espérant ne pas être enfermé dans toutes les caricatures habituelles, repoussoirs classiques de ceux qui enterrent leurs propres inquiétudes. Car je suis comme tout le monde, ni fanatique, ni nazi, ni illuminé, ni royaliste, ni vieux con, ni jeune exhalté. Un citoyen de la République terriblement inquiet, voilà tout.

En tout cas si il en a un qui se tient au courant
des nouvelles techniques c'est DSK,avec cette note sur les délocalisations par l'intermédiaire
de son blog il nous démontre une fois de plus son
besoin de dialogue avec les Françai(ses),je trouve l'exercice réussi de la part d'un homme qui maitrise bien les langues étrangères.Le résultat aurait été moins bon en Catalan lol
maintenant tu peux sabrer le champagne!!!!!!!!!

Rosalie:
d'accord avec toi sur le blog et l'attrait de DSK pour les nouvelles technologies. Respect d'ailleurs depuis longtemps à celui qui fit un grand site internet des finances, en avance à l'époque.
Si je poste ici, c'est justement parceque dans d'autres domaines, il a su dépsser (un peu) le cadre politique de son partie.
Un blog, c'est bien, un forum serait encore mieux, peut-etre à rajouter?
Nous avons besoins d'hommes compétents en économie, mais humaniste.
j'espère qu'à force de lire les commentaires, il se penchera sur celui du cannabis.
j'en profites donc pour balancer les grandes lignes d'un projet qui me tient à coeur et sur lequel je serais ravi de lire vos avis.
c'est totalement hors sujet mais sinon, comment la faire passer?
-----------
proposition d'amendement ou de loi, dites proposition "pourquoi-pas?" :
----------
Toute citoyen francais majeur peut demander volontairement à cultiver uniquement pour sa consommation personnelle jusqu'à 24 pieds de cannabis sativa ou indica.
la demande est annuelle et l'imprimé de déclaration nominatif se retire auprès de son médecin traitant. Il comporte une enquete totalement anonyme que l'on renvoit à part, sur les motivations, le type de culture, les graines, et l'usage. (genre escapad), une partie nominative pour la securité sociale et une partie nominative pour l'utilisateur.
chaque pied donne lieu à une contribution forfaitaire versée directement à la securité sociale, proposée entre 10 à 15 euros , le paiement se fait par prelèvement automatique en 12 mensualités ou par chèque au moment de la déclaration. Je propose que cela soit inscrit sur le dossier médical de la carte vitale et que le fichier soit géré par la sécu.

- la culture doit se faire dans un lieu privé, à l'abri des regards du public.
- des controles aléatoires pourront être réalisés sur le nombre de pieds. est considéré pied tout ce qui à développé la 2 eme paire de feuilles.
le récepissé de déclaration sert à la personne comme preuve de la légalité de sa consommation, tant qu'elle reste dans un domaine privé, ou pour l'achat des graines. Cela exclue toute consommation sur la voie publique ou des endroits publiques.
En cas d'infraction, à la première récidive, l'autorisation est supprimée.
En cas de vente, l'autorisation est supprimée d'office.
--------

Cette mesure peut être provisoire, l'état s'engageant alors à laisser l'autorisation de production et consommation à vie à ceux qui s'étaient déclarés, sous couvert qu'ils respectent bien le terme privé.

Il ne s'agit ni d'une dépénalisation, ni d'une légalisation.

Le but est d'arriver à une responsabilisation de l'usage, tout en maintenant l'interdit actuel. c'est une mesure qui vise à réduire le trafic, les produits coupés, et sort de l'illégalité de 500 000 à 1 000 000 de personnes pratiquant l' auto-production. C'est aussi une mesure garde-fou contre toute dérive monopolistique sur une vente du thc (cannabis) et une lutte efficace contre les réseaux actuels, en permettant une alternative sure au consommateur.
Elle permet de donner le temps de la reflexion à la collectivité nationale et ses représentants tout en mettant enfin en place une source documentaire et statistique fiable.

je ne suis qu'un des consommateurs de ce produit parmi 8 millions d'autres électeurs, mais j'aimerais que vous considériez avec bienveillance cette proposition .

Par ailleurs, toujours sous le mode de demande volontaire, je propose qu'une association de commerce équitable avec les pays producteurs de cannabis puisse voir le jour afin d'étudier des solutions expérimentales permettant de concilier qualité et contrôle du produit avec juste rétribution des producteurs. Cette association doit comporter des consommateurs, une partie médicale afin d'analyser les différents produits mais aussi des représentants de l'état , ne serait ce que pour résoudre les problèmes de douane et de légalité du transport.


Je me permet de vous signaler que l'on peut payer le cannabis plus cher en afghanistan que ce que le paysan touche actuellement en produisant de l'opium, et ainsi lui faire arreter de cultiver de l'opium, tout en ayant en France une résine de qualité et à un prix, cotisation sécurité sociale comprise, propre à décourager le marché noir ...
L'afghanistan consomme très peu d'opium, ce n'est qu'un produit d'exportation, mais il est le principal producteur mondial, uniquement pour des raisons financieres basées sur un prix de vente supérieur pour des risques légaux quasi - identiques. Malgré une campagne d'interdiction, on assiste à une explosion des zones de récoltes et de la productivité, grâce en partie à des terres irriguées. Aucune culture de substitution ne peut lutter en terme de prix.
le Kilo d'opium se vendait entre 80 et 120 dollars sous les talibans, avant leur campagne d'éradication, combien maintenant, alors que la culture est repartie de plus belle...? les cours les plus haut ont été 700$ le kilo,.ils sont encore de 600% mais la production augmente.
cela fait o,70 centimes d'euro le gramme le plus cher. Le mauvais haschich que l'on trouve en france coute, par moyenne quantité 4 euros..le gramme.
Un commerce équitable peut être l'arme absolue pour supprimer cette source de production d'opium aux portes d l'Europe.
Encore faut -il avoir les consommateurs et le courage politique.
Si les premiers existent largement, il manque encore les hommes qui auront le courage politique de s'attaquer enfin au commerce de la drogue...

100 % de l'héroine produite à base de l'opium afghan est écoulée en Europe et en France...

En vous remerciant, Monsieur le ...., blah blah blah

si vous voulez réagir directement, pourquoipas @ walla.com (enlevez les espaces) ou l'autre boite.

Avez-vous vu cette photo, elle est pas mal du tout je trouve :)http://fr.news.yahoo.com/040828/202/410ob.html

Pour fx : non, ce n'est pas celui-là, même s'il relève du même principe, à la double exception :
- qu'il n'est pas utilisé par un état pour ses choix d'investissement (l'Afrique du Sud a créé le sien exprès pour ça)
- il n'y a pas le découpage en trois : économique, social, environnementale. Ce n'est pas grave en soi, mais je trouve que ça rend plus lisible les critères de l'indice cette première séparation en 3, ça fait bien apparaître les «3 étages».

Merci tout de même pour l'info, car je ne le connaissais pas celui-là.

Quant à l'indice dont je parle, les moteurs de recherche ont encore des progrès à faire, car je n'arrive toujours pas à retrouver les infos (ce qui me désolent, j'aurais du mettre tout ça en signet à l'époque :()

Si la photo est belle c'est que martine, anne,
dominique et bernard sont heureux de revoir lionel à la rochelle, et ça c'est bien.

Les délocalisations sont traumatisantes pour tous. Mais les causes invoquées sont des prétextes.
La Sécurité Professionnelle doit être crée, et gérée par une Chambre Sociale qui serait pour le social le pendant constitutionnel du Sénat et de l'Assemblée Nationale.
Enfin, il est faux de croire que les services aux personnes âgées ne sont pas délocalisables.

Les délocalisations sont traumatisantes pour tous : pour ceux qui en sont les victimes directes et pour ceux qui se sentent menacés. Elles constituent un moyen de chantage pour les entreprises. Indirectement, elles démonétisent la valeur citoyenne des entrepreneurs, à laquelle je n'ai jamais cru.

L'unanimité semble se faire sur leur cause : le coût du travail.

A mon sens, l'analyse est inexacte.
La cause directe et profonde de la délocalisation est l'augmentation de la rentabillité, en d'autres termes une répartition differente du profit entre le capital et le travail, au bénefice du capital.
Le chef d'entreprise (qui est maintenant dans les grands groupes et même dans les moyens, un salarié aux ordres des actionnaires) arbitre en faveur de ce qui rapportera le plus au propriétaire de l'entreprise.
Ce n'est pas honteux, c'est son rôle.

Nous avons vu depuis maintenant quarante ans à l'oeuvre une idéologie qui considère le libéralisme comme la solution ultime et optimale.

Rappelons nous que d'autres écoles ont eu la même aura, même dans les sociétés libérales. Elles ont permis le developpement économique en harmonie avec le social.

J'ai bientôt 60 ans (si, si!) et j'ai vu depuis 1970 rajouter toujours plus de libéralisme, au nom de l'éfficacité économique, avec des promesses de bonheur pour tous plus tard, toujours renouvelées, jamais tenues.

La triste réalité est que la France n'a jamais été aussi riche par habitant, mais qu'il y a un million (1 000 000 ) d'enfants pauvres, les Restos du Coeur qui bientôt fonctionneront toute l'année, Médecin du Monde obligé de s'installer en France, ...
En résumé, une France riche et une France qui a un niveau de vie de pays sous developpé.

Il me semble donc qu'il s'agit bien plus pour nous d'un problème de répartition de la richesse que d'un problème de quantité de richesse.

Mais dire cela, ce n'est pas trouver une solution.
Les entreprises délocalisent parce que le travail est trop cher. Admettons que ce soit vrai.
Elles accusent les charges sociales, qui, c'est vrai, leur semblent excessives.

La question est : à quoi servent ces charges ?
Réponse : à financer les services sociaux.

Question : pourquoi asseoir la ressource des services sociaux sur le salaire ?
réponse : par habitude.

Il faut se poser la question de savoir si un changement est possible, dans un premier temps en théorie.
Pourquoi ne pas asseoir les ressources sociales sur autre chose que les salaires ?
Qu'est ce qui empèche, en théorie, de faire financer le social par le prix de l'eau, du timbre, une TVA sociale (là, c'est l'Europe), la consommation d'électricité de l'entreprise, une taxe sur les ordinateurs, ...
Par exemple (mais je ne suis pas économiste), par une part fixe en pourcentage des revenus des personnes physiques, sachant que les revenus des entreprises se retrouvent tôt ou tard dans leur poche ?
Si les charges représentent 1/3 du cout, on impose tous les revenus sur la base de 33 % au titre du social (c'est commencé avec la CSG) et le reste selon un système progressif.

ce qu'il faut éviter, même si ça semble impopulaire, c'est la retenue à la source (le système actuel) par les entreprises. Mais les banques peuvent faire ce travail, puisque tous les revenus passent par elles.

On simplifiera beaucoup la vie des entreprises.

Ensuite, il faut simplifier le système d'aide, et créer une sécurité professionnelle, ou à tout le moins une sécurité des revenus.

Il est idiot de suspendre ou de réduire les aidesdes chomeurs pour que les gens reprennnent le travail.

Il y a en réalité un manque de trois ou quatre millions de postes de travail. Ce n'est pas la faute des chomeurs. Ceux qui reprendront le travail de force prendront le poste de quelqu'un qui voulait travailler !
Dans le pire des cas, il prendront le poste de quelqu'un qu'on licencie parcequ'il est trop cher.
On va forcer ceux qui ne veulent pas de gateau à manger la part de ceux qui en voulaient.
On va continuer à depenser des fortunes en stages bidons au lieu de former utilement !
Il s'agit simplement de transferer les charges des Assedics aux services sociaux. Beau progrès !

En fait, ce que j'appelle de mes voeux, c'est une Chambre Sociale, élue au suffrage universel pour les deux tiers, comme les députés, avec mandat unique (un seul mandat, pas de cumul) et par tirage au sort pour un tiers, qui aurait en charge la gestion du social au sens large : vote des ressources, des prestations, contrôle des executants, des administrations aux bénéficiaires.
En gros, sortir "un peu" le social du politique pour le rendre aux citoyens.
Il faudrait modifier la constitution une foi de plus... bof.
Bien sur, le Conseil Economique et Social disparaitrait, ou a tout le moins serait rebaptisé.
J'ai longuement réfléchis au sujet, mais je ne rève pas, "c'est pas demain la veille".


Enfin, en tant que fonctionnaire hospitalier longtemps responsable d'un établissement, je mets en garde ceux qui pensent que l'aide aux personnes agées constitue un gisement non délocalisable.

D'une par, la personne agée paie ses presations avec des aides, par par sa production. Le système ne fonctionne qu'avec une énergie extérieure, les retraites versées par les actifs.

D'autre part, il est faux de croire que ces activités ne sont pas délocalisables. Un minimum d'expérience montre que les établissements pour personnes âgées ou handicapées fonctionneraient très bien en Tunisie sous les palmiers, ou en Roumanie, pour ne parler que de la proche banlieu de l'Europe.
N'importe quel Conseil Général peut calculer qu'il lui reviendrait moins cher d'affréter des charters pour les familles (au demeurant fortement sous-investies et souvent totalement absentes) et de payer les prestations au tarif local que de financer ses établissements en France.
Sur place, la majeure partie des pensionnaires étant désorientés, il n'y aura pas de différence : le personnel parlera français, la télé aussi, ... Et comme 98% ne mettent jamais un pîed hors de l'établissement, et 40 % hors de leur étage...
Quand à la qualité des soins, il s'agit d'un problème de contrat de service, facilement résolu.

Et c'est dans ces établissements que se trouvent la sécurité de l'emploi, des emplois qualifiés correctement payés, ... Tel n'est pas le cas des emplois à domicile, payés au SMIC, à temps partiel, sans qualification...

Ne nous y trompons pas, la révolution est en marche sur ce point. Déja, les japonais investissent en ce sens dans les pays les moins chers d'Asie, et en Tunisie. Et des retraités français valides ont bien compris le niveau de vie que leur apporte leur retraite dans ces pays. Les baby-boomers aux familles éclatées qui ont déménagés toute leur vie pour leur emploi n'auront pas les réticences des personnes âgées d'aujourd'hui pour ces solutions, tant pour eux que pour leurs parents.

Pour ma part je ne suis pas très compétent dans ce domaine de l'économie.

Par contre il y a un secteur de délocalisation qui est très prisé et que je ne fréquente pas: celui des vacances à l'étranger.
Quand je dis étranger, je veux dire étranger à main d'oeuvre pas chère qui permet de se payer des hôtels ***, ou **** ou même ***** que la plupart des utilisateurs ne peuvent pas se permettre en France pour cause de prix de revient prohibitif

Il me semble que les gens qui prennent des vacances dans ces pays ont le même raisonnement que les patrons des entreprises qui délocalisent: avoir plus pour la même somme d'argent.

Bien sûr je suis contre ce raisonnement, et quand je pars en vacances à l'étranger c'est plutôt en zone euro. Mais peut-on dire étranger encore pour l'Europe ?

Les délocalisations....

Elles semblent être "la limite" de tout raisonnement socialiste, face à l'esprit du libéralisme globalisé. Celui-ci se caractérisant avant tout par le "contournement". Contournement des frontières bien-sûr, mais aussi des règlementations, de la fiscalité, des valeurs aussi.
Les délocalisations sont une modalité particulière de ce phénomène de contournement généralisé, comme l'est l'évasion fiscale.

Il existe cependant et tout d'abord des contraintes aux délocalisations. COntraintes linguistiques d'abord, mais aussi différentiels de formations, coûts de celles-ci. Il faut former les travailleurs qui exécuteront les taches autrefois dévolues aux travailleurs français.

Plus nous avancerons, plus les autres Etats se doteront de structures éducatives performantes. Plus les délocalisations seront facilitées, et surtout, plus elles concerneront des activités à fortes valeurs ajoutées. Ca ne m'étonne pas de lire dans ce rapport que certaines entreprises entrevoient de délocaliser leurs centres de recherche, même si ce serait une catastrophe pour la France.

Parfois, ce sont les employés qui viennnent se former dans la maison mère puis retournent dans leur pays. Plus souvent, ce sont des envoyés de la maison mère qui investissent sur place pour la formation des employés.

C'est donc sur ces contraintes de délocalisations que l'on peut agir en premier ressort.

Là, c'est évidemment la question de l'éducation nationale qui se pose. Celle de ses performances, de sa capacité à se moderniser en permanence pour donner aux générations futures le meilleur différenciel de formation. Pour cela, il faut des moyens, que ne s'est pas donné ce gouvernement. Idem en pire pour la recherche.

En ce qui concerne le travail non qualifié, C'est sur le coût du travail qu'il faut agir, et accroître l'attractivité française.


Dans un registre parallèle, il me semble nécessaire que les dirigeants politiques dénoncent plus fortement les chantages à la délocalisation de certaines entreprises; encore plus lorsqu'elles réalisent des profits. "Laisser faire" risque d'entrainer une radicalisation du conflit social qui pourrait se retourner contre les salariés français.
Utiliser la délocalisation comme baton illustre au passage l'absence de responsabilités sociales de l'entreprise, et de l'actionnariat. Pourtant, elle demande de plus en plus à ses employés d'obéir à "une culture, à des valeurs d'entreprise". Quelles valeurs sont possibles si l'on se doute que, d'ici cinq à dix ans, on risque de se faire "délocaliser" ?

Naturellement, dans un cadre mondialisé la marge de manoeuvre du patronat s'accroit par rapport à celle des salariés. Le capital, fluide peut s'évader des milliers de fois plus facilement que ne peut "s'exporter" le travail.

Face à ce phénomène les syndicats se divisent, entre ceux qui persistent dans des dialectiques de luttes de classe, dépassées par la capacité de contournement total, et ceux qui cherchent des solutions nouvelles. Cette division affaiblit les syndicats, plus en France qu'ailleurs, du fait de la persistance de la logique de lutte de classe chez certains d'entre eux.
Le syndicalisme européen est un espoir de rendre l'action du syndicalisme beaucoup plus efficace en égalisant les conditions de travail dans les différents pays européens. Voilà un biais par lequel on pourra freiner les délocalisations vers l'est, tout en les poussant à se développer avec leurs activités propres (qui peuvent être concurrentes)


Sur la question de l'attractivité française, les études se contredisent. Certains, comme Christian Blanc, font un tableau plutôt sombre de l'attractivité économique française. Baverez a fait la synthèse des déclinistes.

PLus récemment un rapport d'un cabinet de conseil Ernst and Young a fait un bilan radicalement opposé. Je cite : "En 2003, le "site France", selon le terme de Ernst & Young, fut le
deuxième pays européen à avoir accueilli le plus d'implantations
internationales (313 soit 16% du total, ce qui représente une hausse de
24% par rapport à 2002), derrière le Royaume-Uni (513) mais devant
l'Allemagne (111, en baisse de 28%). "(AFP)

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas se voiler la face, les délocalisations obligeront la gauche à réfléchir sur les conditions d'une économie attractive.

La proposition d'indexer les charges sur la valeur ajoutée et non sur la masse salariale permettrait d'ouvrir une bulle d'oxygène pour les entreprises en difficulté, et d'inciter les entreprises à embaucher plus, lorsqu'elles dégagent des profits.

DOnc :
1. Moderniser l'éducation nationale avec un budget renforcé pour que les travailleurs français gardent un avantage de productivité.
2. Accroître les moyens de la recherche française
3. Agir sur le coût du travail non qualifié
4. Indexer les charges sur la valeur ajoutée
5. Harmoniser au niveau européen, faute de pouvoir le faire au niveau mondial, les conditions sociales par le haut pour freiner le nivellement social par le bas.
Voilà peut-être quelques idées...

Bien-sûr une question subsiste: toutes les propositions du monde sont elles suffisantes face à l'instinct de contournement qui caractérise le libéral ?

Je suis assez déçu de l'article et des réactions (commençons par critiquer ;-)) et j'ai l'impression que comme d'habitude sur ce sujet, beaucoup de gens parlent sans connaître le fond des choses.
Tout d'abord, Tubbydev est une société qui essaie de vendre de l'offshore programming en France à partir d'une société de développeurs en Russie. Nous nous intéressons donc particulièrement aux problèmes de délocalisation, outsourcing et autres (voir notre blog tubbydev.typepad.com à ce sujet). Ce sujet est brulant en ce moment (alors qu il n y a pas d'élections) et on se demande pourquoi tant la réalité est éloignée de ce qui se dit et se fait.
Je me permets donc de vous livrer quelques éléments non pas de réflexion mais de réalité pour essayer de faire prendre en compte à Mr STrauss Kahn, aux politiques et aux gens qui lisent ce blog, d'autres éléments que ceux dont on parle habituellement.
1) La réalité du nombre des délocalisations est nettement moins élevé que celle dont on parle dans les journaux; Prenons comme exemple les services informatiques; L'offshore représente au doigt levé et à tout cassé 0,6% du total des services IT en France soient au maximum 2000 emplois dont personne n'est capable de dire si ils ont été pris à des emplois "français" ou si ils ont été créés PAR le fait que faire de l'offshore permettait de faire des choses moins cher. Ce que NOUS pouvons dire nous TUbbydev, est que 2/3 des contrats que nous réalisons le sont car nos clients n'avaient pas de budget et qu'ils n'auraient rien fait si ils n'avaient pas eu nos possibilités de prix.

2) les délocalisation concernent principalement des métiers et des savoirs faires qui sont trop cher en France. Ca semble évident mais mérite qu'on s'y attarde. Cela veut dire que le coût de formation de quelqu'un OU que son prix (fixé par les habitudes EN France) sont trop élevés par rapport au PRIS que paie le client final. Par exemple, un BTS informatique va avoir un salairemoyen en France d'environ 2000 euros BRUT et va coûter en gros 3000 euros par mois à une entreprise; Cela signifie 150 euros par jour de travail. OR, ce débutant ne va être capable de faire que des choses "basiques" que les clients de l'entreprise ne vont pas vouloir payer ou en vont pas POUVOIR payer au prix de revient de 150 euros/jour. SOn rpxi est simplement plus élevé que le prix d'achat. SOn prix dans l'exemple dépend du salaire des gens qui travaillaient avant lui MAIS les temps ont changé et les prix baissent SAUF pouir les gens qui veulent par habitude toujours gagner AU moins la même chose que leurs prédécesseurs, notamment dans les services. Signalons aussi que personne ne s'étonne de payer 15 euros par mois pour faire un blog alors que le même système en forme de site aurait coûté au moins 10000 euros il y a 4 ans!!!
NB important: il y a environ 50000 informaticiens au chomage en France. ce n'est donc pas la faute de l'offshore. Si on analyse le profils de ces chomeurs, on s'aperçoit que beuaocup ont des spécilaités qui ne sont plus utilisées OU que simplement ils réclament ou considèrent devoir être payés un prix qui n'est plus celui du marché..

4) Qu'est-ce que sont l'externalisation, la délocalisation, l'offshore de manière globale ? QUand on en parle en France, on ne considère que les flux ENTRANTS mais jamais les flux sortants..
Prenons là aussi des exemples:
L'offshore programming en IT représente 0,6% du marché total soit environ 100 millions d'euros. Thales a vendu un projet IT en Russie de 100 millions d'euros --> UN projet vendu à l'étranger par UNE SEULE société représente l'ensemble de l'offshore en France. Quand ATOS fait l'informatisation des jeux d'Athènes, combien cela représente t il ?
ET SURTOUT, comment ceci s'appelle t il à l'étranger pour des étrangers ? Hé bien cela s'appelle de l'offshore :-)) QUand les russes à Moscou voient par exemple débarquer une équipe de 20 spécialistes SAP allemands pour équiper Gazprom en SAP, c'est de l'offshore pour eux; De l'offshore non pas pour le prix mais pour les compétences et il y en a qui disent là bas: Attention, c'est une menace, ils prennent l'emploi de nos informaticiens ;-))
Prenons un autre exemple pour ne pas rester tout le temps dans l'informatique.
On se plaint des délocalisation de textile mais pour les étrangers à l'étranger, voir les magasins Vuitton ou DIOR est une forme aussi de délocalisation.
Carrefour est un des leaders de la DISTRIBUTION en Argentine. Des argentins se demandent POURQUOI faire appel à des français pour DISTRIBUER des produits dont bcp sont argentins En Argentine..
Un simple regard sur la plupart des chiffres montre que nous exportons + que nous importons par rapport aux pays "menaçants" et nous oublions la plupart du temps que NOS exports sont pour eux l'équivalent de ce que NOUS appellons des délocalisations quand le flux est inverse.

5) Comme dans bcp de problèmes sensibles les gens qui sont contre une chose sont pour cette chose dans un autre contexte. j'ai remarqué que les gens CONTRE l'avortement étaient POUR la peine de mort; que les gens POUR l'avortement étaient CONTRE la peine de mort; que les gens POUR le mariage homo étaient CONTRE la polygamie; Dans le cas des délocalisations, les gens qui sont contre les délocalisations sont en général POUR aider les pays du tiers monde à créer des emplois chez eux. N'est-ce pas là le signe d'un illogisme ? (je pose simplement la question ;-))
et je prends un autre exemple: Loic Le Meur le Patron de TYpepad a témoigné à propos du travail que nous avons fait pour une partie du back office d'ublog (son ancienne société) -vous savez tous que les blogs en sont pas cher et qu il faut donc minimiser les coûts d'infrastructure- En réponse à son témoignage il a reçu des dizaines de mails quasiment d'insultes l'accusant de détruire l'emploi français, etc, etc.. l'un des plus virulents critiques affirmait défendre l'emploi dans le Cantal. Comment est connu le Cantal ? Par son fromage, non ? Qui en mange ? Moi qui suis des ALpes, je vais donc en bonne logique me plaindre du fait que le Cantal concurrence le Beaufort ? ;-))
Autre exemple: Pourquoi tout le monde tombe sur Le Pen quand il propose un salaire maternel aux femmes françaises ?? N'est ce pas le même genre de mesures que celles proposées pour lutter contre les délocalisations ??

6) Dans TOUS les métiers, il y a toujours besoin d'un minimum de proximité. c'est vrai pour les centres d'appel, pour l'"informatique pour le textile et autre et donc aucun produit ne peut être vendu sans un service dont une partie est de proximité. De la même façon que les délires de l'ère Internet qui annonçaient parfois que nous allions tous vivre à la campagne en faisant du télétravail quand nous voulons sont irréalisables, les délocalisations ne peuvent exister SANS des éléments d'interfaces, de pivot (le mot est à la mode en informatique) qui aident les gens à se comprendre. Ceci crée des emplois et de nouvelles problématiques ou aide à réaliser des tâches nécessaires à la réalisation de l'ensemble du projet dont une partie est faite à l'étranger.

7) Parfois les délocalisations sont surtout le moyen pour une entreprise de conquérir de nouveaux marchés. Prenons le cas des trains ou de Veolia. Ces sociétés veulent conquérir la Chine. Les chinois voient aussi ça comme une intrusion; AU nom de quoi permettrait-on NOUS chinois à des sociétés étrangères de construire et gérer nos trains ou NOS systèmes d'eau dans NOTRE pays ??? Veolia par exemple peut signer 3 ou 4 ou 5 contrats et les chinois vont pouvoir ensuite faire eux-mêmes la même chose SANS veolia. Que devient ensuite Veolia ?? Hé bien Veolia disparait car ce n'est pas grâce aux contrat existants qu'ils pourront concurrencer financièrement une nouvelle société chinoise qui aura un marché captif (en Chine on peut aussi interdire aux société étrangères d'accèder aux marchés publics comme certains dans ce blog le suggèrent en France) bcp plus grand (prenons bien en compte que l'incertitude sur la population chinoise est PLUS importante que la population américaine et que nous subissons parfois la puissance américaine, c'est à dire d'un peuple 5 fois plus nombreux que nous alors q'avce la CHine on parle d'une peuple 5 à 6 fois plus nombreux que les américains !!!!)
La seule façon pour Veolia de continuer à exister est donc ?? D'investir sur place, de se chinoiser pour PARTICIPER au marché chinois.. Faut il rester droit dans ses bottes et couler avec le navire ?

8) POur finir un autre exemple qui pose pas mal de questions: Les SSII indiennes ont essayé de faire de l'offshore en France. Il n y a pas eu de succès au rendez vous. Les indiens soint habitués à travailler avec des anglo saxons dont les méthodes sont très différentes des méthodes utilisées en France. Bcp d'indiens du secteur IT considèrent (quand ils sont en inde ou aux USA et pas en France car ils sont toujours polis ;-)) que les français sont racistes et n'aiment pas les étrangers.
Les grosses SSII indiennes cherchent donc maintenant à conquérir le marché français en achetant des SSII françaises. Leur but n'est pas de proposer du bas tarif !! leur but est de devenir des sociétés de réputation mondiales au même titre qu'Accenture, Cap Gemini et autres !!
D'ailleurs, n'avons -nous pas externalisé et délocalisé les services de comptable à des sociétés étrangères depuis longtemps ? D'où viennent Accenture, feu Arthur, Ernst et Young, etc.. QUelqu'un critique t il l'externalisation ou la délocalisation des certifications de comptes à des sociétés étrangères ?
Une dernière anecdote qui à mon avis résume très bien l'"esprit français bizarre" qui règne à ce sujet: Au syntec (syndicat des SSII dont un des soucis principal est la défense de l'emploi en France et des SSII françaises), une commission offshore a été créée et il y a eu un appel à participation. AUCUNE SSII française (nom français, patron actionnaires français, obédience française) n'y participe; les participants les plus assidus et importants en sont: Accenture, Cap Gemini (oui c'est vrai on peut dire que c'est français ;-)), Schlumberger, IBM ...

Je finis en vous signalant bientôt la sortie d'une étude sur 'loffshore programming (que Tubbydev a réalisé pour Eurostaf-les Echos) et en vous demandant de ne pas hésiter à me contacter pour débattre de cet intéressant sujet dont nous essayons de mettre à jour quelques nouvelles et avis sur notre blog http://tubbydev.typepad.com

Quelques éléments et réactions complémentaires.

Pierre, si je partage ton analyse sur la focalisation excessive sur le thème de la délocalisation, je constate que :
- DSK a pris soin de bien cadrer l'impact des délocalisation en introduction d'article,
- il ne faut pas confondre délocalisations (de sites), outsourcing, et investissement à l'étranger. Quand Peugeot crée une usine au Brésil, ce n'est pas nécessairement de la délocalisation. On entend par délocalisation la fermeture d'une unité de production en France, liée à son ouverture dans un autre Etat. Ou bien, par extension, la prestation de service délocalisée, c'est à dire l'appel à un fournisseur employant des personnes à l'étranger, vs en France auparavant. Bercy estime à 10% des IDE (investissements directs à l'étranger) le mouvement de délocalisations. Celà est relativement peu. Rien à voir donc avec le fait qu'Accenture réalise les audits de nos entreprises... Quand on parle de délocalisation, c'est l'angle de l'emploi qu'il faut adopter, pas celui de l'actionnariat.

Pour compléter l'analyse de DSK, je ne saurai que suggérer la lecture du récent rapport du Sénat "Délocalisations : pour un néo-colbertisme européen" (juin 2004), du 23 juin 2004. Il est disponible à cette adresse : http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-374.html

Certes, ce rapport est très partial et ne valorise pas très bien le phénomène (qui reste difficile à évaluer), mais il dresse bien l'éventail des réponses possibles, sur différents plans (défense, politique d'innovation, territoires...). Il lui manque un volet d'accompagnement de la dureté des délocalisation, particulièrement dans les bassins d'emploi isolés.

Je partage votre analyse sur "l'économie de la connaissance". L'enjeu à mon avis est son ancrage territorial. Rien ne sera plus délocalisable que l'économie de la connaissance. Il faut créer les conditions d'un succès durable et ancré dans nos régions de cette économie. Pour celà, l'articulation intelligente des acteurs de la recherche, de la formation, de l'entreprise et de la gestion territoriale est fondamentale.

- Un rapport de 1999-2000, c'est des décisions prises en 97? Combien de telles décisions ont été prises depuis et reste-t-on sur un rythme de 5%?
- La délocalisation c'est aussi la re-concentration: dans les années 60 on a subventionné les entreprises pour qu'elles ouvrent des établissements dans toute la France et se délocalisent de Paris. Aujourd'hui, elles concentrent ces sites...

La TVA à l'envers pour la zone non euro

Recette
=======
- les entreprises payent la TVA sur leurs achats sur leurs inportations hors zone euro
- elles récupèrent la TVA sur leurs exportations hors zone euro

Le taux est évidement réglable.

Quel est l'objectif
===================
Répartir le gain sur les achats pour compenser les coûts de structures à l'exportation.

Bien sûr, la question est de savoir si l'OMC poserait un problème.

Il s'agit pourtant d'une question purement de justice interne à une zône donc à charge de l'état (ou des états pour l'Europe).
Des entreprises bénéficient d'un différentiel de coût de structure, dont elles ne sont pas les chevilles ouvrières, en achetant à bas prix (un ingénieur chinois = 1000€/mois, un français = 10000€/mois, en simplifiant).

Elles transforment ceci en marge en revendant sur nos marchés. Ce faisant, elles touchent une prime qui par ailleurs détruit des emplois.

C'est du devoir de l'état de faire que les conditions d'égalités soient respectées entres ces citoyens.

Il est donc naturel de prélever sur ces gains pour financer les ventes des entreprises qui travaillent sur le sol Européen.

Tout comme le dit si bien Versac je pense qu'un des grands problèmes de la France est qu'à gauche comme à droite on se concentre sur comment sauver le passé (cf les trois idées évoquées à part peut-être un peu la troisième) plutôt que de préparer l'avenir.

Pendant que la Suède ou l'Estonie ont préparé la population à l'Internet par exemple avec plus de 70% de citoyens connectés (la on pense vraiment à l'avenir), en France on cherche à mettre sous perfusion les entreprises en difficulté et c'est un des thèmes essentiels.

La France et l'Allemagne essaient de sauver le passé, les dix qui viennent de rejoindre l'Europe se concentrent sur l'avenir...

Pour éviter les délocalisations des hommes et des entreprises il faut que la France redevienne l'endroit ou il faut être dans le monde sur des secteurs d'avenir. Elle y parvient sur le Luxe par exemple.

Tenter de mettre sous perfusion des secteurs totalement à la dérive est à mon avis une erreur totale qui certes, saura apporter quelques électeurs, mais c'est du court terme.

Je voudrais réagir par rapport aux propos qui cherchent à minimiser l'impact des délocalisations.
Le nombre de "délocalisés" est peut-être encore faible, mais il faudrait je pense ne pas oublier les conséquences indirectes des délocalisations.

Quand IBM US délocalise en Inde, c'est pour mieux concurrencer Cap Gemini en Europe et dans les autres pays du monde. Croit-on que cela n'aura pas d'impact sur la compétitivité des entreprises françaises ? Et sur l'emploi ?

Il faudra je crois ajouter aux délocalisations le nombre des futurs chômeurs dont la boite aura vendu ses filiales à des groupes étrangers, voire mis la clé sous la porte.

Loïc a raison : ce ne sont pas de mesures colbertistes d'arrière-garde dont la France a besoin, mais d'entrepreneurs qui inventeront les emplois de demain.

Au lieu de proposer des mesures politico-sociales, allez donc voir votre patron pour lui parler de nouvelles opportunités de business...

digression...

Ci-dessous, l'extrait d'un article du journal Le Monde (2 septembre). Il s'agit de propos recueillis auprès de (jeunes) collaborateurs de N. Sarkozy, tous énarques comme il se doit. Entre un normalien, membre de la Cour des comptes et du comité de rédaction de la très conservatrice revue Commentaire (fondée par Raymond Aron en 1978) - où il se fait le thuriféraire de George W. Bush - et une ancienne élève de l'Essec (grande école de commerce parisienne), sortie major de l'Ena et membre du Conseil d'Etat, qui dit "aimer l'ordre", être favorable à la "privatisation totale de l'Education nationale" et croire, en bourgeoise accomplie et libérale orthodoxe, à "l'effort personnel" et à la "main invisible du marché" (c'est là sans doute que s'arrête son goût pour "l'effort personnel" : elle n'aurait pas moins manqué de cette rationalité que l'on est en droit d'attendre des experts les plus diplômés si elle avait annoncé qu'elle croyait à la numérologie ou à la divination égyptienne), on trouve aussi, cela n'étonnera presque personne, un ancien adorateur de la secte madeliniste. On comprend donc pourquoi cela va si bien en France...

" Parmi ses fidèles collaborateurs, certains présentent toutefois un profil plus idéologique : ainsi d'Armand Laferrère, 36 ans, qui n'a pas suivi son ministre de Beauvau à Bercy, mais qui demeure l'un des chouchous de la galaxie Sarkozy. Ce conseiller référendaire à la Cour des comptes, qui vient de rejoindre le privé (Framatome), est également membre du comité de rédaction de Commentaire, revue dans laquelle il signe des articles à l'ironie glacée, en défense d'un libéralisme atlantiste et botté. Publié au printemps, le dernier en date s'intitule "Plaidoyer pour George Bush".
Plus discrète dans ses engagements, Emmanuelle Mignon, 36 ans, n'en affiche pas moins de solides convictions : "J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale", confie cette juriste venue du Conseil d'Etat. "Place Beauvau, je me suis un peu donné les sujets de société que j'avais envie de traiter", dit-elle, évoquant les "nuits blanches" passées sur le voile islamique, la double peine ou les droits des homosexuels. Depuis son arrivée à Bercy, elle s'occupe des problèmes de consommation, tout en relisant le manuscrit du livre que Sarkozy s'apprête à publier sur les questions religieuses.
David Martinon, enfin, est le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Très tôt engagé dans la famille libérale, ce jeune homme de 34 ans décrit son parcours comme une lente rupture avec l'utopie madeliniste : "Pendant des années, j'ai biberonné du Madelin. A droite, c'était le seul qui moulinait vraiment. Il faisait de très bons papiers, sur Tocqueville ou Hayek... Mais j'ai compris qu'il n'aurait jamais le pouvoir, et Sarkozy m'a guéri de mon libéralisme théocratique !", s'enflamme-t-il."

A propos de la TVA: pour l'instant, toute entreprise qui achète de la marchandise à l'extérieur de l'europe PAIE la TVA lors de l'importation et c'est la douane qui en est chargée. Quand il y a export, les entreprises vendent HT. Quel est la système que propose Mr Brault ?
A propos des définitions de termes: certes les différents termes sont différents mais en double dimension car tout le monde a des définitions différentes par rapport aux autres. A priori, délocalisation concerne l'établissement géographique d'une entité de production. Qu'lle appartienne toujours au même groupe ou à un autre, qu'elle travaill pour le marché français ou pour un marché extérieur ne compte pas. Les voitures que Renault produisait en France pour les marchés étrangers seront maintenant produites à l'extérieur de la France. ce qui concerne le marché français, si important aux yeux de certains est "peanuts" comme on dit par rapport à l'ensemble.
Je vous conseille un bon article sur http://www.nsda.net/home.asp?artId=2687
avec une phrase intéressante:
The best companies are the ones that think globally, but act locally
On touche là une différence principale entre l'économie et la politique, surtout avec le fait que les hommes politiques en général ne connaissent que du "locally" quand encore ils en connaissent au niveau du "vrai" travail ;-)

Si l'origine des délocalisations réside dans le différentiel du coût de travail, celui-ci est pour partie dû aux différences de prestations et de règles sociales entre les pays. Pourquoi alors ne pas imaginer de 'rectifier' ces différences en ajoutant aux produits importés une taxe qui annualerait le différentiel social et qui serait reversée au pays exportateur à fin de développer ces dernières.

J'explique (un peu) plus longement l'idée sur mon blog, suivre le lien qu'est mon nom...

que pensez vous de l'idée d'une TVA mondiale décidée par l'OMC et reversé en fonction du montant des echanges internatioanux.

Le taux de TVA appliqué lors d'echange internationaux serait determiné en fonction :

1/ du secteur d'activité
2/ d'une grille de cotation multicritére du produit ou service échangé
Social du pays producteur
Environnemental (ratio d'impact ecologique, je crois que cela existe..)
Utilité (premiére nécessité, luxe)

je sais que c'est complexe mais une fois evalué le produit en fonction de ces critéres la taxe serait la même dans le monde entier et donc on regulerait les echanges au niveau mondial en evitant des concurrences entre pays liées uniquement au lieu de production.

Le risque serait d'asphixier le tiers monde mais on pourrait des lors calculer une quote part a reverser dans un fond de developpement (delta entre TVA nationale et TVA mondiale, ou quote part de reversion selon le developpement du pays producteur).

L'important est que l'avantage concurrentiel lié aux dégats sur l'environnement ou sur le dimping social soit compensé via une taxe servant a financer le developpement des pays producteurs et non le profit consolidé des groupes occidentaux.

je pense que ma proposition est utopiste et complexe et ressemble un peu à la taxe tobin mais cela doit être discuté via l'OMC et aurait un impact certain sur les delocalisations.

Car ici encore dans les solutions de DSK on assiste a une correction à posteriori des consequences et non en aval.