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14 septembre 2004

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Voici les sites qui parlent de Rendre l'école plus juste, autres textes. :

Commentaires

Fulcanelli

Bonjour,

Vouloir l'égalité dans l'éducation est une lubie idéologique contre la Nature humaine. C'est comme imposer à tous de courir le 1500 mètres en moins de quatre minutes. Le véritable enjeu c'est l'intégration et la place pour tous car il n'est pas besoin d'avoir le bac pour s'acquitter de son devoir citoyen et d'avoir un travail. Combien ont réussi par le passé à mener une existence digne sans instruction ? Cette obsession égalitaire me semble être un emplâtre qui cache les vrais problèmes que sont la ségrégation sociale, la bureaucratie, les profits déraissonable, l'aservissement généralisé des citoyens autant par le privé que par l'Etat et le tout, par la faute d'une absence de vision des politiques, droite et gauche confondues, depuis 20 ans. La démission des citoyens est associée à l'emprise d'un Etat devenu obèse. Là est la vérité

Cordialement

signé, un libéral de gauche

Jérôme

Ben oui, Fulca, l'obésité de l'Etat, n'est-ce pas indéfectible de la gauche? La gauche n'est pas près d'être efficace tant qu'elle n'aura pas résolu son problème de rapport à l'Etat. Tant qu'elle comptera sur les fonctionnaires pour se faire élire, eh bien je ne voterai pas pour elle.

Adam

Bonjour,

J'ai assiste a une partie de cette journee memorable, je fecilite les personnes à l'initiative de cet evenement et les intervenants qui nous y ont livre leurs travaux et reflexions

3 petites remarques...
- Je pense qu'il a manque dans la synthese finale un element sur le fait que l'ecole est un fusil à un coup seulement. Tant que l'ecole n'est pas percue par un individu comme une fin pour arriver à un moyen, elle ne sera qu'une usine de tri uniforme vers l'inconnu et pas des multiples voies possibles à de multiples stades de la vie pour obtenir toujours plus.
Dans le meme ordre idee, developpons les cours du soir en universite, instruisons nous par plaisir autant que par necessite et nous aurons une des bases de la societe des connaissances.

- Les Sciences ont permis de lutter contre un certain obscurantisme, tout en preservant une part de mystere, de gout pour la quete et donc a permis (ce que je trouve positif, meme si je suis personnellement athée). Mme Valter a parle des Sciences pour comprendre le monde. Je pense que le monde complexe que nous connaissons a encore plus besoin d'un peu de connaissance economique et geopolitique. Les vocations pour la recherche viendront de debouches dans la recherche... (c est a dire, des organisations toujours aussi exigeantes scientifiquement mais plus professionnelles dans leur gestion/organisation par une reflexion sur le management public)

- On a parle un peu de periscolaire.
D'une part, je pense que les collegiens et lyceens devrait pouvoir passer une partie de leur cursus dans des associations de tout types sous contrat d'objectif avec les collectivites locales et les etablissements. Des retours reguliers sous forme de presentation de projet puis de rapport d'activite serait alors encadres par les professeurs.
D'autre part, ou en sommes nous dans la reflexion sur l'autonomisation des eleves a tous niveaux (rehabilitation des cours d'education manuelle et technique??? qui sont une base des loisirs creatifs) voire meme de l'esprit de la responsabilite d'un collectif. C'est pour moi l'essence meme de la resistance face à un monde qui offre à ces individus la plus grande diversite de produits manufactures et culturels, les meilleurs comme les pires.

Bonne continuation,

Adam.

Thomas

Fulcanelli,
ce qui me gêne dans ton raisonnement, c'est que tu sembles renoncer à essayer de lutter contre les inégalités de destin sous l'argument qu'on peut très bien vivre dignement sans instruction.

Il me semble important de distinguer dignité et émancipation. Pour faire simple, la première c'est bien mais la seconde c'est mieux. Je ne vois pas pourquoi l'émancipation devrait être un privilège de classe. Que notre société connaisse d'autres problèmes, c'est un fait, mais ne manquons pas d'ambition en rejetant d'emblée toute velléité de promouvoir une société où chacun ait, notamment grâce au système scolaire, sensiblement les mêmes chances de réaliser ses projets.

Jérôme, une analyse toute en délicatesse...

Anna

Fulcanelli,
ce qui est amusant, si on s'interroge un peu autour de ton raisonnement, c'est que les personnes qui vivront dignement sans éducation ne seront que très rarement issues des milieux favorisés de la société...

Fulcanelli

Lutter contre les inégalités c'est lutter contre un fantôme idéologique. Je préfère lutter contre la ségrégation sociale et contre ce qui oblitère l'avenir d'une nation. Je pense à la bureaucratie, au partis politiques inféodés aux technocrates. Mais il se peut qu'il n'y ait pas de meilleure solutions que le système auquel cas, je ne souhaite plus lutter.

Je sais c'est du verbiage posé contre le verbiage idéologique mais tout aussi légitime et tout aussi vain que le discours des partis, UMP ou PS.

Je n'ai jamais dit que l'émancipation devait être un privilège de classe d'autant plus que vous ne savez pas ce qu'est l'émancipation, sauf à concevoir cette notion de telle manière qu'elle soit adaptée au champ praxique du PS, autrement dit instrumentalisée pour ne pas dire docte démagogie. Il faut ouvrir sa conscience et voir où on se situe.

Quant à vivre dignement avec ou sans éducation, moi ce que j'en sais, c'est que le système technicien à fait que la question ne porte même pas sur l'éducation mais sur le vivre. Nous sommes dans une société d'exclusion et les mesures prises par les gouvernements successifs n'ont fait qu'aggraver la situation. Mais c'est sans doute ainsi que l'efficacité économique doive se gérer. Comme dans un club de foot. Il y a des remplaçants et des titulaires. Le problèmes c'est que le PS comme l'UMP a amélioré la situation des titulaires. Avec quelques miettes pour les remplaçants, ex. emplois jeunes ou RMA.

Une politique équitable n'a aucune chance, ni pratiquement vu le contexte financier planétaire et local, ni vu le contexte idéologique des partis politiques. Il est temps d'en prendre conscience

Henri Rouquier

Thomas,
Fulcanelli ne renonce pas à lutter contre les inégalités dans le post auquel tu réponds, il lutte contre l'idéologie socialiste "ultraconservatrice" pour employer une manière de souligner que j'ai lu ailleurs. L'échec de notre projet pour l'éducation se lit noir sur blanc dans "le projet des socialistes" écrit par Clotilde Valter où dès la deuxième page elle écrit "Quand ouvrirons-nous les portes des grand lycées parisiens aux jeunes les plus méritant de Seine Saint Denis ou du Val d’Oise ? " qui est en soit un monument du jacocobinisme et qui montre à quel point l'idée qu'on laisse s'ouvrir un grand lycée en Seine St Denis ou dans le Val d'Oise et impensable. Lutter contre les inégalités, c'est que tout le monde ait une chance de se couler le moule à énarques et polytechniciens. Cette caricature de programme est bien une lubie idéologique dont le parti socialiste ne parvient pas à se sortir.

Fulcanelli

Tout à fait, je ne renonce pas encore à participer au combat pour une société équitable mais il faut liquider les lubies idéologiques.

Soit 30 élèves, 10 iront à polytechnique puis un job, 10 auront un CAP puis un job, 10 seront SDF.

Le mec de droite (du 16ème pour faire cliché) trouve normal que parmi les 10 qui vont à l'X, 9 soit issus de la bourgeoisie, et inversement pour le CAP.

Le mec de gauche, lui il vaut que l'égalité des chances fasse que le pourcentage soit modifié, par exemple 5 fils d'ouvrier à l'X.

En quoi serait-on plus avancé ? Le vrai pb ce sont les 10 SDF. Et ce n'est pas l'éducation qui est en cause mais la structure de l'économie.

Enfin, pour ceux qui aiment les boîtes à idée, j'ai inventé le concept de monéthique pour une économie à pression réduite et équitable

http://www.u-blog.net/FulcanelliEconomie/note/34

Alors c'est le moment de foncer Dominique !

Cordialement

F

den666

Bonjour
Je viens d'essayer trois fois l'accés au U-bloc.net Fulcanelli.
Trois essais:
-Une pub de rencontre,c'est un coup à me faire enguirlander (sans être couvert de guirlandes).
-Deux pub pour jouer au Casino.
Excusez, mais là ,je ne prends pas le temps de lire ,je suis parti de votre U-blog.
Désolé.

Tonio


Fulcanelli,

Je ne vois pas de contradiction entre combattre l'existence des SDF et faire en sorte que les fils d'ouvriers soient admis à l'X. Il n'y a pas de choix à faire entre les deux, il faut les mener de front.

C'est d'ailleurs je pense ce que signifie les expressions de DSK sur la valorisation d'un "socialisme de la production" face à un "socialisme de la redistribution" qui ne corrige les inégalités qu'une fois qu'elles sont installées.

Quand à la dignité de la vie... Relève-t'elle d'une appréhension personnelle (formation familiale, personnelle et scolaire), de la possibilité réelle de choisir sa vie (école et milieu), ou d'une modification des valeurs sociales ("finalement, le travail d'éboueur n'est pas sans noblesse")?

Fulcanelli

Mais si, il y a contradiction en toutes choses, car tout a un coût et que des arbitrages sont nécessaires. Bien sûr que je suis le premier à souhaiter qu'un fils d'ouvrier puisse accéder à l'X mais je ne pense pas qu'il faille mettre en place des mesures financières spéciales car il existe d'autres priorités. Quant à l'inégalité scolaire, elle est entretenue par le système éducatif lui-même avec la complicité des profs. Quand j'étais au lycée dans les années 1970, il y avait des classes de bons et de moins bons élèves. Les bourgeois et les employés négociaient avec le proviseur et le censeur (héhé, un censeur n'est qu'un prov adjoint mais ça s'appelait comme ça). Et comme par hasard, les meilleurs profs étaient dans les classes de bon élèves. Toujours est-il que j'ai passé deux ans avec des mauvais profs puis deux ans avec des bon profs, le reste, pas grand chose à raconter, vous ne comprendriez pas.

Donc pour ce qui est de l'éducation inégalitaire, je crois qu'il n'y a pas de solution. Il y a tant de place à l'X, aux Mines, dans les IUT etc... alors que les meilleurs gagnent. Et je pense que si l'éducation avait encore une valeur, les fils d'ouvriers réussiraient mieux. Mais l'époque veut que l'on se sente intégré du moment qu'on a une paire de Nike ou je ne sais quoi. Là est le vrai problème.


Pour ce qui est de mon blog, désolé pour la pub. En fait, c'est la faute au blog gratuit. Je n'ai pas d'argent à consacrer pour payer un blog. Mais si on utilise Mozilla, alors il n'y a aucun problème vu que les pop ups sont filtrés.

Thomas

Fulcanelli,
il ne suffit pas d'être fataliste pour avoir raison sur un blog :-)
Il y a quand même quelques systèmes éducatifs étrangers qui produisent à la fois moins d'inégalités et moins d'exclus (Danemark, Corée).
Ca coûte mais ça rapporte aussi (cf le rapport Education et croissance de Aghion et Cohen)...
Par ailleurs, j'adore que tu dénonces le verbiage idéologique, c'est délicieux (heureusement ton autodérision te sauve la mise)!

Fulcanelli

C'est le comble de mon orbe sur la toile que de passer pour un fataliste, sauf à admettre que mon idéalisme étant hors de portée de société, je me laisse gagner par un scepticisme de circonstance.

Sceptique oui fataliste non. Réaliste, oui, par expérience

Quant au Danemark et à la Corée, des facteurs spécifiques font que la situation permet quelques expérimentations intéressantes. Oui, on peut investir dans l'éducation mais cela suppose que l'on liquide les prétentions de l'Armée et des tas d'autres postes budgétaires contre productif.

C'était il me semble l'enjeu de la France dans les années 1950. En finir avec les guerres de colonisation et limiter les dépenses militaires pour un avenir économique et culturel. La France ne prend pas ce chemin. Et le PS, est-il prêt à envoyer Chirac dans le décors sur la politique de défense ou bien sacrifier à propagande de la menace planétaire terroriste ?

C'est au PS de se déterminer sur le budget de l'armée et sur d'autres orientations. C'est à ce prix que la politique mettra le prix sur l'éducation. Et rien ne dit en plus que ce soit une priorité.

Pour ma part, je subventionnerais le rock progressif

rendre l'école plus juste c'est ne pas y laisser faire des descentes de gendarmerie pour chercher 2 gramme de h , c'est ne pas y laisser circuler des chiens policiers et leurs maîtres, c'est ne pas poursuivre un lycéen au motif qu'il a fumé un joint, c'est réagir contre ce genre de fait de plus en plus courant, c'est s'élever contre les prises de position de certains substituts , de certains ministres...

Rendre l'école plus juste en évitant soigneusement de parler des 53 % de lycéens qui fument ou ont fumés du cannabis, record d'europe, et en les laissant ainsi de fait condamnés d'avance par une loi et un système totalement inique et dépassé ???

Rendre l'école plus juste sans tenir compte d'un fait de société, sans essayer de l'encadrer , sans en parler, y réfléchir ???
Mais il n'y a qu'en France que tous, vous éludez la question ... !

Et vous parlez de justice à 8 millions de personnes qui fument , des enfants, des parents et de plus en plus souvent des grands-parents...?
Et vous parlez d'Europe ?

Pensez vous que la prévention à l'école contre les drogues est juste, intelligente, efficace ? qu'il est juste que l'on y parle pas de l'alcool et de l'alcoolisme , des benzodiazepines ?
les jeunes connaissent l'ivresse DEUX ANS avant le cannabis...(escapad)
C'est aussi à l'ecole qu'on peut leur apprendre les veritables dangers mais surtout les regles d'usage, de consommation.
Pour lutter contre les accidents de scooters chez les jeunes, interdit-on les scooters et les magazines qui en parlent?

atterrissez, pitié !
Ce sont nos enfants que VOUS condamnez à l'illégalité juste pour un plaisir interdit à tort , en faisant comme si ce problème n'existait pas, en laissant renforçer l'épée de Damoclès actuelle.

cela, c'est laisser perdurer l'injustice sociale, judiciaire, pour tous, toutes classes sociales confondues, à l'école, et ailleurs !

Pourquoi-pas?
pourquoipas at walla.com

Bonjour,

J'aimerais savoir si une etude est disponible sur la collecte et l'utilisation de la taxe d'apprentissage.

Merci,

Adam.

thomas

c bien mignon tout ça, mais moi qui suis étudiant en filière technologique, j'aimerai bien savoir (si c'est pas trop demander) quel est le texte de loi (pardon... le projet de loi)exact qui serai en question. comme chacun est en mesure de comprendre, j'ai pas envie de finir dans la rue à éponger les conneries d'un ministre incompétant! d'avance, je vous remercie pour toute information au sujet de cette merde qui serai sensée nous servir de loi...

Diogène

Monsieur Strauss-Kahn, je suis enseignant dans le 93 (prof de lettres en collège), j'apprécie beaucoup les quelques idées générales (trop générales à mon sens!) que vous avez mises en avant jusqu'à présent. La suite viendra sans doute plus tard. Mais après avoir lu la contribution de Clothilde Valter, je touve qu'elle contient beaucoup d'idées reçues, d'idées fausses aussi sur les raisons de prendre telle ou telle mesure. Il semble, à la lire, qu'elle n'a jamais lu les ouvrages savants sur les questions qu'elle aborde et qui ont déjà taillé en pièce les préjugés qui souvent sous-tendent sa pensée sur ce qu'il conviendrait de faire ou de ne pas faire.

Par ailleurs, sur le terrain, de nombreuses initiatives existent qui ont montré leur efficacité (système de tutorat avec Normale sup ou le CNRS pour des lycéens du 93, notamment). Ne pensez-vous pas qu'il conviendrait que vous puissiez prendre contact avec les auteurs de ces initiatives pour les intégrer à votre réflexion (qui va dans le bon sens) sur les ZEP et une politique de l'éducation de masse digne d'une grande démocratie comme la nôtre?

J'ai aussi lu les études savantes de votre groupe de réflexion qui analysent souvent en profondeur et avec pertinence les problèmes des ZEP, mais sans proposer une politique à la hauteur de ces mêmes problèmes. Il reste à mon sens à développer vos projets, qui, encore une fois, me semblent aller dans le bon sens. Mais ça urge, si vous voyez ce que je veux dire...!
Cordialement

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

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