comme vous le savez peut-être, je viens de finir la rédaction d'un livre. J'y explique les raisons de mon soutien au traité constitutionnel, dont la ratification sera proposée aux socialistes le 1er décembre, puis aux Françaises et aux Français.
Je participe ce soir au journal télévisé de TF1 pour vous présenter ce livre et plus généralement exprimer ma vision de l'Europe.
Libération en a extrait quelques citations, mais je vous donne rendez-vous ce soir pour la version originale!
dsk
Dernière minute : retrouvez la vidéo du journal télévisé sur le site de TF1 ainsi que l'article du Monde.

bonsoir DSK eh bien , au oui je dis non ,car vous
élargissez l'europe sans consolider les 15 et ce que je constate ,c'est que les délocalisations s'accentuent, que mon pouvoir d'achat régresse et
que l'on se rerouve noyés dans un conglomérat ou je ne voie pas les issues ....FABIUS est un homme courageux de défendre cette position que beaucoup
de français de la france d'en bas partagent,
si j'ai toujours été favorable europe ,maintenant je lui dis NON et NON vu les résultats actuels.
Rédigé par: pelletier | 07 novembre 2004 à 21:07
moi je suis presque pro-européenne, je trouve que l'Europe apporte énormément d'avantages et je dis oui à la constitution car elle comporte de nombreuses avancées sociales, pourant je me pose des questions, notamment en ce qui concerne la facette économique de la constitution. En effet, on essaye de nous en mettre plein la vue en nous parlant toujours d'Europe sociale mais est-ce que en faisant ça on na nous cache pas plus ou moins tout le côté économique de cette constitution qui prône une économie libérale, ce qui pourrait nous nuire au niveau de la concurrence...
Rédigé par: Laetitia | 07 novembre 2004 à 21:24
Comment se présenter la rose au poing chez les abstentionnistes de toujours, en pronant l'Europe de paix et l'Europe fédérale, tout en refusant le TCE ?
Comment faire concilier sa réponse au referendum et sa volonté de construction européenne ?
Ces questions, j'espère ne pas avoir à me les poser après le 1er décembre 2004. Les socialistes peuvent émettre des doutes, faire vaciller leurs propres réalisations européennes, faire passer ce Traité à 51 % mais ils n'ont pas le droit de saboter une étape décisive, et historique, de la coopération européenne.
Alors, oui, vous avez raison de rappeler les "enfants de l'Europe" à la raison. La politique n'a pas de "rêves" à donner, mais de réelles constructions, démocratiques, pacifiques, ouvertes sur le monde et surtout volontaires et courageuses.
L'Alsace, où je vis, vous a écouté, vous, Catherine Trautmann et Pierre Moscovici, affirmer les ambitions du PS pour les dix ou vingt années à venir. La première marche est le 1er décembre de cette année, le sommet de l'escalier est l'année prochaine. Et il n'y a pas d'ascenceur.
Rédigé par: Laurent Haberkorn | 07 novembre 2004 à 21:47
Ta prestation sur TF1 fut très bonne. Je défends le oui, même si je sais que le oui a très peu de chance de l'emporter dans le Pas-de-Calais. Je me pose une question : Si le non l'emporte, comment notre premier secrétaire national, qui prône un oui de combat, pourra t-il mener la campagne du non??
Rédigé par: Laurent | 07 novembre 2004 à 23:00
(I) L’Amérique nous sert de miroir pour nous Européens et Français. On constate que la question des valeurs a été d’une importance capitale pour le vote républicain et donc, les Européens étant humainement constitués comme les Américains, on peut penser que cette question devrait occuper la politique prochainement. Mais une unité de constitution anthropologique n’implique pas une unité culturelle et sur ce point, il est évident que les deux situations sont incomparables. Pour preuve, l’éviction par le Parlement européen de ce commissaire italien pour propos conservateurs exprimés avec conviction. Une telle chose paraîtrait inconcevable pour les Américains. On peut donc penser qu’il existe une réciprocité dans l’incompréhension. Et pour ma part, je vois dans cette situation matière à penser avec la profondeur de vue que procure la vision binoculaire : je t’ai à l’œil Georges dabeuleuyou, et toi aussi Nico Sark !
En première approximation, on pourrait noter la place des valeurs chez nous avec le vote Le Pen qui séduisit bien des déclassés autant que des petits bourgeois de province mais qui question valeur a misé contre la valeur dominante en France, celle d’humanité et de tolérance. Ajoutons à cela que l’Europe a connu le nazisme et ses délires raciaux, et l’on comprend que notre Jean-Marie Bush ait été repoussé avec force. Mais les valeurs ont de la force si elles sont prises dans le sens de la société et sur ce point, notre ami des religieux, Sarkozy le calife d’un jour, a soigneusement étudié la vie affective des Français par le biais de ses conseillers, n’ayant pas l’empathie de Jacques qui, d’une poignée de main détecte une personnalité et d’une caresse, détecte la vache gravide au salon de l’agriculture. T1. Les valeurs ont de la valeur en politique, ne l’oublions pas. Quant aux socialistes, j’ai bien peur qu’engoncés dans leur opposition, ils ne saisissent pas l’occasion d’une réévaluation de leur position. T2. Les valeurs ont de la valeur en politique mais elles doivent être réévaluées. T3. Sans les valeurs, une politique est dévaluée. Corollaire : sans observer les trois théorèmes en 2007, le parti socialiste finira comme le parti démocrate de John Kerry.
Voilà pourquoi l’évolution de l’Amérique devrait nous interpeller !
Rédigé par: Fulcanelli | 07 novembre 2004 à 23:26
novembre 2004
Bush (6), le compte est bon grâce aux valeurs qui n'ont pas de prix et donc ne comptent pas dans le budget
Etrangement, après la dernière note écrite hier, ma pensée s’est retrouvée dans un état apparemment vide. Plus d’idées, plus de choses à écrire. Après tout, c’est peut-être naturel. Il faut laisser le disque dur neuronal se défragmenter afin que les pensées puissent à nouveau trouver le chemin de la conscience.
Je ne sais pas comment se situent mes analyses sur la société américaine. J’ai bien peur d’avoir écrit des propos d’une profonde superficialité, bref, du sous Alain Minc. Bon… quoi qu’il en soit, il me reste à compléter le tableau sur la base d’un point de vue du Monde du 5 novembre exprimé par deux spécialistes de la chose américaine. Autant dire qu’on a affaire à du solide. Lors des précédentes notes j’avais essayé de lier le politique et le social. Si on lit le texte de F. Douzet et B. Cain, on aura une explication plus politique, en terme de tactique électorale élaborée par Karl Rove, le mentor de Georges W. Bush. Cette fois et contrairement aux précédentes élections, il fut décidé que la bataille ne devait pas se jouer au centre mais en mobilisant une base populaire acquise aux Républicains mais peu encline à voter habituellement. C’est ce qui fut fait, avec le succès que l’on sait. Bush est allé pêcher des voix auprès des chrétiens radicaux, ces millions d’évangélistes qui ont répondu présent au discours sur les valeurs.
Ce que ne précisent pas nos deux analystes, c’est le volet comptable de la mesure. Promettre de défendre les valeurs n’engage aucune promesse financière. Ce ne sont que des biens symboliques, pouvant être gérés par des mesures législatives et qui donc ne coûtent rien. Il est évident que face à cet avantage tactique, les Démocrates n’ont pu lutter. Dire qu’ils n’avaient pas de valeurs ni d’idées est faux. Ils disposaient d’une cote habituelle auprès de leur électorat mais ne pouvant gagner au centre, ils n’ont pu gagner en mobilisant une base plus radicale parce que celui qui n’a rien à manger, ne peut pas se loger, ou alors travaille pour à peine subvenir à ses besoins, eh bien il s’en tape des valeurs et ce qui peut améliorer son quotidien, c’est pas qu’on interdise l’avortement mais c’est qu’un peu plus d’argent entre dans son budget et pour insérer la pauvreté, il faut un budget. Où le trouver ?
La politique, comme on s’en doutait, se joue aussi et surtout sur le front de la comptabilité. Il faut savoir promettre en dosant conformément aux règles des équilibres financiers. En chaque citoyen il y a un comptable, mais aussi un affectif. Savoir parler à l’affectif pourrait être un élément tactique plus déterminant qu’il ne l’a été auparavant. Verra-t-on un Karl Rove français conseiller la droite aux prochaines élections de 2007 ? Car pour ce qui relève de la gauche, le moins qu’on puisse dire est que la cagnotte sera bien maigre pour budgétiser un véritable plan d’équité sociale qui ne ressemble pas aux leurres du père Borloo.
Rédigé par: Fulcanelli | 07 novembre 2004 à 23:27
7 octobre 2004
Bush (7) Merci Georges Bush
Merci en fin de compte pour nous avoir (plutôt m’avoir) permis de mieux nous comprendre, vous les Américains et nous les Français. Les conflits sont toujours instructifs. Ce que j’en retire ? Une meilleure compréhension de l’Amérique mais pour le dire ouvertement, cela m’a demandé quelques efforts pour penser et écrire. Je me sens moins bête mais peut-on en dire autant de ceux qui suivent les médias ? A cette occasion, j’ai beaucoup appris sur la France et son anti-américanisme puéril ou bien sophistiqué comme celui du Monde diplomatique. Les Américains ont Bush, nous avons quelques répondants ici, activistes dont la cible est faite d’arriérés antimondialistes qui pour paraître plus crédibles se sont baptisés altermondialistes. Mais le résultat est le même. Ce sont des ignorants qui de l’autre côté croient aux sornettes religieuses et ici croient aux obsessions d’un José Bové ou d’un Ignacio Ramonet. Quant j’écoute Daniel Mermet, j’ai un sentiment de dégoût à entendre ce discours idéologiquement formaté et sans âme émanant de ses autorités invitées reçues telles des prêtres laïques censés former les citoyens à l’anti-capitalisme. Oui, sans âme comme de vieux apparatchiks du stalinisme. Et j’ai aussi quelque peine à écouter le répondeur et ces lamentations faite de ressentiments et de vindictes stériles. Le camp des intellectuels est divisé et différencié. Il n’y a pas de raison que le camp des ignorants ne le soit pas.
Pour un type de gauche comme moi j’avoue que c’est pas très sympa de fusiller les gauchistes du peuple. On pourra alors me mettre dans la case élite de gauche, condescendante et arrogante. Ce qui est faux mais les ignorants ont au moins cette sauvegarde que de s’en prendre aux élites, que ces ignorants soient de gauche ou de droite. Quant à moi, je ne défends pas les élites, loin s’en faut. Je les combats autant que je peux dénoncer la bêtise populaire ou populiste. La société se fait avec la participation de tous et si ça foire c’est la cause de tous et si ça peut s’améliorer ce sera grâce à tous. Alors fini ce misérabilisme compassionnel.
Merci Georges Bush d’avoir été une star et d’avoir dévoilé cette dévotion, ce dévouement, ces inféodations de notre caste journalistique vis-à-vis de toi, ô Georges dabeuleuyou, les médias sont à tes pieds, qu’ils te contestent ou qu’ils te vénèrent ou qu’ils te craignent. Allah est grand, Georges Bush est grand et nos journalistes sont ses mollahs. Nos journalistes ont aussi décrété que Sarkozy serait grand, presque autant que Bush. Nos journalistes sont les ministres du culte des stars qu’elles soient intellectuelles, politiques ou people.
Ce qu’on a omis, hélas pour l’opinion publique mais qui se soucie du public du moment qu’il est un cochon payeur, c’est que Bush ne représente qu’un prédicateur, une sorte de télé-évangéliste assez doué comme le fut un certain Adolphe mais que comme sous le régime d’Adolphe il y a un système. Attention, je ne compare pas Georges à Adolphe, je compare des structures ! Bref, les capitalistes profiteurs prédateurs parasites vont gagner la lutte des classes. Ce qui est logique puisque l’issue de ce combat est déterminé par les journalistes et qu’un journaliste s’achète. Et que par ailleurs le système envoie suffisamment de leurres pour aveugler le peuple et que le peuple lui-même se complaît pour sa contrepartie potentiellement révolutionnaire, dans un hédonisme divertissant. Cela dit, l’ascétisme des militants des cellules communistes était pire.
Le capitalisme est la vérité. Le capitalisme éthique fait face au capitalisme de la puissance. Le premier œuvre pour la civilisation, le second est au service d’une oligarchie et se moque de la civilisation. Sa stratégie est de jouer sur la démission des peuples et leur soumission face au diktat des désirs infinis que le Dieu marchandise peut assouvir sans jamais l’éteindre et c’est tant mieux parce que le peuple continue à s’activer durement.
Les journalistes ont choisi ici ou chez Bush le camp de l’oligarchie. Merci Georges Bush de nous avoir offert ce scoop… enfin pas offert puisque la vérité ne se dévoile qu’à travers un travail d’analyse et d’effort de compréhension. Pas comme font les journalistes qui jouent sur les émotions bien souvent.
Il n’y a qu’une seule alternative intelligente face à Bush. Ou bien s’en foutre et vivre sa vie comme elle va, dans son univers restreint, ou bien y aller de la plus profonde intelligence et de tout sonder, tout peser, tout relativiser, tout penser, ce qui se passe là-bas mais aussi et surtout ici. Si on s’en tient à une vision superficielle, partielle, partiale ou partisane, on passe à côté de la vérité. Certes on est un peu savant mais pas assez pour prendre la mesure du monde.
Cela dit, la grande leçon à retirer de toute cette affaire, c’est que l’humanité a une propension à s’ignorer, à s’isoler, à vivre dans sa bulle et que de tous temps, depuis Alexandre jusqu’à Bush en passant par Auguste, César, les Templiers, Napoléon etc… hélas funeste constat, les guerres ont façonné les relations entre les peuples autant sinon plus que le commerce. Les guerres sont-elles l’essence de l’homme en relation avec son prochain ? Les guerres sont-elles le résultat de l’impuissance des hommes et des nations à se faire reconnaître et apprécier ? Mais le désir de reconnaissance n’est-il pas dévoyé quand il se conjugue avec la puissance. L’homme est resté quelque part un singe qui reconnaît ses chefs. L’homme se divinise et s’élève quand il parvient à tirer un enseignement du partage et de la rencontre mais on se demande si sur terre, l’homme ne se nourrit pas du conflit et si la guerre ne se nourrit pas des désirs inassouvis de l’homme ?
Toujours est-il qu’à travers la guerre en Irak, nous nous sommes intéressés à nos amis américains. Sans cette guerre nous aurions ignoré cette élection comme les précédentes et je dois avouer que j’en aurais fait sans doute autant. Pourtant, l’Histoire des Etats-Unis est digne d’intérêt et traduit bien des évolutions de l’humanité si bien que le laboratoire social est situé là-bas alors qu’il le fut ici en Europe pendant une longue période, avec des temps forts, de Louis XIV à l’ère hitlérienne. Les Etats-Unis sont passé à l’ère post-hitlérienne et l’Europe voudrait entrer dans son ère qu’elle ne connaît pas alors elle se contente d’une constitution, voulant singer les Etats-Unis alors qu’elle a sans doute un autre destin voire aussi aucun destin, éventualité à ne pas négliger.
Je l’avais noté alors autant l’évoquer. Cette remarque de Marc Ferro l’historien à propos du cinéma américain qui pendant les années 1935-1950 renvoyait aux States une image profonde de ce qu’ils étaient. Kazan par exemple mais on aurait pu mettre Chaplin, Sturgess ou Capra ou qui vous voulez parce que ma culture cinéphile n’est pas à la hauteur de ce thème qui me paraît des plus intéressants. Bref, une belle époque qui peut-être a duré plus loin que Ferro le pense, sans doute vers les seventies. Je plaide en faveur d’Easy rider comme un film décrivant l’Amérique tout en anticipant l’élection de Bush. Dommage que Ferro ne soit pas en phase avec la génération Woodstock. J’en suis, et je peux aussi me syntoniser avec les époques précédentes.
Enfin, last comment ! La victoire de Bush avec 52 points de votes populaires n’a rien d’un événement exceptionnel contrairement à ce qui est dit. Reagan a fait mieux (59 % en 1984) mais le révisionnisme est édifiant d’une époque qui ne veut plus voir les choses en face et qui préfère se construire une réalité conforme à ses idées. Le monde prend le virage du totalitarisme individuel et ce n’est ni inquiétant ni réjouissant. La société ne sombrera pas mais elle ne s’améliorera compte-tenu de la situation actuelle. Seule une machine de guerre intellectuelle hyperpuissante peut changer le cours de l’Histoire et comme cette machine ne peut se concevoir vu l’état des forces médiatiques, alors l’Histoire n’a plus cours mais la guerre à de longs jours devant elle !
Rédigé par: Fulcanelli | 07 novembre 2004 à 23:28
Un simple électeur de gauche qui ne vota qu'une fois à droite dans sa vie (devinez quand)vous donne son avis après vous avoir écouté ce soir sur TF1 :
Il faudrait dire OUI à l'Europe parce qu'on est anti-américain,anti- bush dites- vous pour faire politiquement correct et mode sans doute ;je trouve cet argument débile et même dangereux et je ne pensais pas que vous aussi vous y sucomberiez (pour faire du chiffre aux élections?).Laissez cet argument à Jack Lang qui radote et n'a plus qu'une courte vue des choses.
Ceux qui diront NON seraient pro- bush ,pro américains objectivement??
Et si on s'abstient , on est pour Poutine ou pour le Président Chinois?
Quel grand objectif enthousiasmant que de faire l'EUROPE contre Bush!
Non,il faut dire OUI à l'Europe pour des raisons positives,pour exister nous aussi de façon autonome et fière dans un MONDE où sont déjà forts et fiers les USA ,la Chine, et deviennent forts et fiers quelques autres grands blocs qui se dessinent et qu'il y a un ennemi bien visible ACTUELLEMENT qui se nomme l'Islamisme (comme existaient à l'époque le nazisme puis le communisme soviétique) et qu'il nous faut nous défendre.
Niez-vous la réalité de cet ennemi actuel qui nous a désignés?
Là aussi insécurité réelle ou sentiment d'insécurité ?
Danger mortel réel ou sentiment de danger mortel réel?
L'angélisme d'un DSK ne mènerait pas plus loin que celui d'un KERRY , vous devez sentir l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus secret si vous voulez convaincre sinon vous déchanterez comme les Démocrates AMERICAINS.Ne vous fiez pas à ce que disent de nous(les gens) les sondages et les médias qui donnent le ton comme Le Monde , Libération ou France 2.
Malgré tout, en ce moment, c'est vous que je trouve le mieux pour socialiser le capitalisme et vous avez posé la vraie question l'autre jour, le PS va choisir enfin sa voie et ce sera irrémédiable.
Si par malheur le PS disait NON, eh bien, je voterais OUI de toutes mes forces et Sarkozy l'Américain s'approprierait ma voix et il aurait bien raison, l'Adversaire ( je n'ai pas dit l'ennemi ).
Ce serait de bonne guerre!
Rédigé par: bernard | 07 novembre 2004 à 23:39
pourquoi réafirmer son OUI dans un livre, tout simplement parce que l'heure est grave pour le
parti socialiste; une crise déclenchée par le vote militant déboussolera pour longtemps les
électeurs de gauche.
redire OUI parce que DSK, Martine Aubry, Bertand
Delanoe se sont engagés très tot(novembre2003) et qu'à l'époque on ne parlait pas encore des
échéances futures. tous s'interessaient avant tout au projet européen, tous avaient pris conscience que la france n'avancerait pas sans une europe forte.
libre à d'autres de se réserver pour un NON tranquille.
un homme politique se doit d'etre courageux et
ambitieux: en quoi serait il honteux de briguer
la présidentielle?
faut-il pour faire des voix avec une france défavorisée, énoncer des contrevérités à n'en plus finir: "la constitution facilite les délocalisations". DSK répond: "il n'y a rien dans ce traité qui facilite de près ou de loin, les délocalisations. ce qui est donc visé explicitement, ce n'est pas le traité mais l'élargissement à l'est."
dire OUI enfin pour la désinformation la plus
flagrante: "ce texte marque l'avènement de l'europe ultra libérale". la formule "libre concurence" n'est pas intégrée dans ce texte, puisque c'est une dispositon du traité de rome,
donc elle restera dans les textes, et ce n'est
en aucun cas une invention de la convention.
Rédigé par: Brigitte | 08 novembre 2004 à 11:17
Depuis quelques semaines, on est entré dans la deuxième manche de la campagne interne au PS et maintenant que les arguments de fond des uns et des autres sont connus, ceux dont les arguments sont courts essayent maintenant de les ralonger par tout ce qui peut leur permettre de frapper les imaginaires. Révisionisme, souverainisme et populisme sont les registres dans lesquels on puise désormais pour jouer sur les peurs. La convergence Fabius Giscard sur la Turquie est indigne d'un homme de gauche, d'ailleurs, ce n'est plus en tant qu'homme de gauche qu'il s'exprime sur le sujet. Encore ce matin, sur France 2 n'a-t-il pas dit que la Turquie n'était pas une démocratie ?
Le traité est cause de tous les maux. Alors pour me consoler, je me souviens des élans de sagesses d'Emmanuelli en 1992 : jugez plutôt : "1992 ! Cinq siècles après la découverte de l'Amérique, le Nouveau Monde à bâtir s'appelle l'Europe. Mais certains voudraient nous faire croire que construire l'Europe, c'est renoncer à la France et enterrer l'idéal républicain. Je suis convaincu du contraire. Construire l'Europe, c'est consolider la France, être fidèle à son idéal, chercher à lui donner un avenir. Les termes du choix sont malheureusement brouillés par trop d'assauts démagogiques. L'alliance de la carpe nationaliste et du lapin conservateur conjugue crispations et archaïsmes. On en rirait si, par malheur, ce beau mariage ne risquait d'enfanter demain le pire des renoncements. Récusons les pessimismes et les confusions, refusons que de nobles principes habillent les plus mesquins calculs, dénonçons les obscurantismes qui nourrissent les grandes peurs, osons la vérité et l'espérance ! Certes, tout n'est pas pour le mieux dans la meilleure des Europes possibles. Parce que je crois que l'Europe sera ce que nos convictions et nos volontés en feront il me semble utile de dire pourquoi, comme Français et comme socialiste, l'Europe est le choix que me dictent et ma raison et mon coeur. Je te salue, Europe ! "
Rédigé par: Pierre Kanuty | 08 novembre 2004 à 12:05
Je commence à me demander (naïvement ?) si le débat sur le Traité, au moins à l'intérieur du PS, a réellement d'autres enjeux que la mise en orbite présidentielle de celui-ci ou celui-là...
Comprenons-nous bien, je suis moi-même convaincu de l'importance du « oui » mais, à un an du référendum, je suis déjà fatigué de ressasser les mêmes arguments en face des mêmes objections dans un dialogue de sourds sans fin.
D'une certaine manière, les extraits des derniers bouquins de DSK et de Fabius, sur lesquels ce site pointe obligeamment, sont assez symptomatiques de cette impasse. Mais lorsque les arguments politiques se transforment en exégèse biblique, chacun se balançant à la figure ce qu’il voit comme autant d’évidences de la dérive libérale des uns ou de l’aveuglement gauchiste des autres, c’est le vide qui prévaut.
Au risque de paraître monomaniaque dans ma défense des propositions du rapport Camdessus (voir mes posts sur ce site ou mon propre blog), je rêve d’un discours politique qui accepterait d’intégrer une série de positions fermes et fondamentales sur le projet de société qu’il sous-tend. DSK, à mon avis, est le mieux placé pour produire ce genre de discours, mais je dois dire que je ne suis pas particulièrement épaté, ces derniers temps, par son impact sur le débat public.
D’ailleurs, maintenant que tout a été dit sur l’élection américaine, un constat moyen émerge : l’adéquation de la vision bushienne du monde aux aspirations de la grande majorité des Américains. De l’autre côté de l’eau, les gens demandent donc plus de sécurité intérieure et extérieure, moins d’Etat, plus de Dieu, moins d’impôts… Kerry, qui proposait, selon les interprétations, à peu près la même chose en moins radical, où le contraire exact, a donc été battu.
Ici, chez les Européens subtils, que veut-on au juste ? Quel projet pour la France et pour l’Union ? Quand le PS en est encore à arbitrer sur les mérites éventuels d’une rupture avec l’économie de marché, quant Sarkozy se demande si une société basée sur la morale religieuse n’est pas plus légitime qu’une société de mécréants, on se demande où se situe le consensus global de notre société si raffinée. Dans le temps, Giscard faisait marrer tout le monde avec son credo du « Deux Français sur trois ». Pour lui, la France aspirait à être gouvernée par une sorte de centrisme mou qui ne ferait de tort à personne. La réponse française au bushisme serait-elle là, dans un entre-deux stérile ?
De mon côté, mais je ne représente évidemment pas grand monde, j’ai des convictions et je parviens généralement à définir à quoi ressemblerait ma France idéale, dans une Europe idéale, dans un monde idéal. Je perçois, d’après ce que je lis et j’entends, que notre ami DSK a quelque chose en tête qui ressemble assez à cette vision du monde. Je perçois aussi que pas mal de gens partagent, grosso modo, ce type de points de vue (une France dynamique, innovante et fraternelle, dans une Europe « fédérale » politiquement et stratégiquement capable de promouvoir ses valeurs de justice sociale vers l’extérieur, etc.).
Le Traité, l’approche économique du rapport Camdessus, la Turquie dans l’Union, la question énergétique ou les OGM… Tout ça c’est un peu la même chose. Si DSK et Fabius s’empoignent sur les virgules du Traité, ça ne nous dit pas ce qu’ils veulent faire de la France et de l’Europe et comment ils se proposent de le faire concrètement : quand Bush dit « je vais faire la guerre », il fait effectivement voter des crédits qui lui en donnent les moyens et part faire la guerre.
Quand Fabius dit : « je vote contre le Traité pour en faire émerger un autre encore mieux », il ne dit ni ce que serait ce nouveau Traité, ni comment il ferait pour l’imposer aux autres. Il dit non, c’est tout. Il est pur.
Quand DSK dit « oui », il nous dit juste qu’il est indispensable de ne pas bloquer la marche en avant de l’Europe et que l’on verra bien comment on fera avancer les choses le moment venu. Moi, je suis assez d’accord avec ça, Ok, mais pourquoi ne pas nous livrer, en prime, sa vision de ce vers quoi nous avançons ultimement ?
Dans Le Monde de ce week-end, il y a une citation de Nicole Notat qui me plait beaucoup, citation datant de l’époque où, à la tête de la CFDT, elle se faisait conspuer par ses propres troupes dans les manifestions pour « collaboration avec l’ennemi » : « la révolution est l’ennemi du changement, c’est une idéologie, à présent caduque, qui consiste à différer tous les possibles jusqu’à une étape impossible ».
Tout ça est bel et bon. Mais l’action syndicale est une chose et l’action politique en est une autre. Le job de DSK, c’est de nous dire ce qu’est l’étape impossible tout en mettant tous les possibles en œuvre.
Rédigé par: Hugues | 08 novembre 2004 à 12:07
J'ai trouvé cette intervention bien construite et convaincante, même si, comme Hugues, je commence à trouver lassant de répéter sans cesse les mêmes arguments pour la défense du TC et d'entendre toujours les sempiternels mêmes reproches à l'égard d'un texte qui, franchement, ne mérite pas tant d'infamies.
Deux petits reproches, toutefois :
- il était trop manifeste que la petite incise sur la situation en Côte d'ivoire n'était pas préparée, si bien qu'elle ressemblait un peu à de la langue de bois...
- les arguments étaient solides et nombreux... mais un peu trop si bien que je ne suis pas certain que beaucoup de télespectateurs ont pu suivre la pensée de DSK et mémoriser l'ensemble de son propos...
Rédigé par: Jan | 08 novembre 2004 à 12:44
lassitude quand tu nous gagnes, le problème c'est
que le parti socialiste a demandé un référendum
sur la question, donc dans ces conditions il faut
assumer.
pour répondre à Jan je vais citer Hugues "parier
sur l'intelligence des gens peut se révéler payant" (concerne votre dernier reproche).
Rédigé par: Brigitte | 08 novembre 2004 à 19:08
Réponse (amicale) à Brigitte : Je suis tout à fait d'accord avec Hugues et avec toi sur l'idée qu'il est préférable de s'adresser à l'intelligence plutôt qu'aux instincts et aux mauvais penchants. Cela étant dit, parler et communiquer suppose non seulement de transmettre un message mais également de donner forme à ce message de sorte qu'il puisse être compris et apprécié pour ce qu'il est. Autrement dit, je ne prône pas la démagogie, et une stratégie de "comm'" style Raffarin ou Sarkozy, mais la clarté et l'intelligibilité. On peut parier sur l'intelligence des Français, mais il faut l'être également soi-même.
Concernant l'interview, je l'ai trouvée passionnante, mais je soupçonne DSK d'avoir privilégié ce que les rhéteurs antiques appellent la copia, cad un très un grand nombre d'arguments qui convainquent autant en eux-mêmes que par leur densité. Il m'a semblé que, concernant le débat sur la Constitution, il eût peut-être mieux valu faire preuve de davantage de clarté... ce qui n'enlève rien à la qualité du discours de DSK...
Rédigé par: Jan | 08 novembre 2004 à 19:14
réponse amicale à Jan je te trouve fumeux pour la
simple raison que ce qui frappe les gens quand ils parlent de DSK c'est avant tout son intelligence, après son coté sympa et ça on l'entend beaucoup quand on est sur le terrain.
D'ailleurs on entend beaucoup de choses interessantes de la part des Français mais ils n'ont pas toujours la possibilité de s'exprimer.
Rédigé par: Brigitte | 08 novembre 2004 à 20:39
Réponse toujours aussi amicale à la réponse amicale de Brigitte :
Je ne suis pas en désaccord avec toi sur l'intelligence de DSK, voyons... Dans le cas contraire, je ne vois pourquoi j'écrirais ici et que je tresserais les louanges de son discours social-démocrate. Cela étant dit, et en essayant d'être un peu moins "fumeux", je crois que l'intelligence, c'est aussi l'intelligibilité (le côté "sympa", je n'en ai rien à faire), et il me semble que son débit et le rythme général de son propos ont peut-être quelque peu nui à sa clarté, si bien que je crois que ceux qui ont le plus et le mieux goûté à son analyse sont ceux qui la connaissait déjà et étaient au fait des débats concernant la TC.
Cela étant dit, je te l'accorde : je préfère 100 DSK à un 1/2 Sarkozy se contentant de gesticuler pour agir et de déclamer pour résoudre... Et, après tout, peut-être est-ce, comme tu le dis, cette densité intellectuelle qui plaît chez DSK. Mais je serais toutefois un peu plus pessimiste que toi ou Hugues, et pense qu'un peu de pédagogie et de séduction dans l'intelligence ne peut pas lui nuire pour autant qu'elles ne la dénaturent pas...
Rédigé par: Jan | 08 novembre 2004 à 21:04
personne ne connait DSK dans mon entourage, et le
fait qu'il soit soit sympa a beaucoup d'importance et franchement en 5 minutes je l'ai
trouvé convaincant dans le journal de Claire Chazal.
Rédigé par: Brigitte | 08 novembre 2004 à 22:53
Chère Brigitte,
Je dois t'avouer quelque chose : moi aussi, je l'ai trouvé particulièrement convaincant lors de son intervention. Je ne sais toutefois pas si une majorité de Français partage notre opinion, mais j'espère sincèrement me tromper...
Rédigé par: Jan | 09 novembre 2004 à 07:10
Complément :
Je viens de lire les deux articles consacrés aux ouvrages sortant actuellement sur le TC. Fabius est absolument ridicule, et ses arguments ne tiennent pas, même s'il est toujours louable que de (déclarer) vouloir défendre la primauté du "social" sur l'économique.
Surtout, le ton pathétique et enflammé de Fabius tranchant avec la faiblesse ou la fausseté de ses idées me fait presque regretter d'avoir dit que DSK était un peu trop dense. Compte-tenu de la complexité de la TC, et sans doute pour opposer au pathos de Fabius une résolution plus ferme, DSK a sans doute, finalement, eu raison d'adopter cette attitude...
Rédigé par: Jan | 09 novembre 2004 à 07:58
Je viens d'écouter DSK à l'antenne de Stéphane Paoli, sur France Inter. Quel brio ! Alors que j'étais resté un peu sur ma faim dimanche, il a eu, cette fois-ci, le temps de développer un certain nombre de ses arguments, et je crois que, franchement, il faut être ou complètement demeuré, ou terriblement de mauvaise foi pour pouvoir défendre après cela le NON à un TC qui, s'il n'est pas un grand bond, est un premier pas.
J'encourage tout le monde à écouter cet entretien ainsi que Radiocom pour se faire une meilleure idée encore de la pertinence de ses remarques.
Rédigé par: Jan | 09 novembre 2004 à 18:15
Comme me le disaient quelques personnes à l'instant il a été excellent et puis il n'a pas
attendu le 25 septembre 2004 comme Laurent Fabius
"face à 300 personnes, il a compris que les militants voulaient comprendre"!!!!
Je rassure tout le monde, certains s'étaient procurés un exemplaire de la constitution en 2003
la lecture n'était pas évidente pour des citoyens(es) sous diplomé(es): je dis ça par rapport à la revue de presse de FI qui signalait les intellos et les BAC+5!!!!
l'ouverture du blog de DSK a vraiment été un outil utile pour la démocratie: seul lieu où l'on
a parlé d'Europe et où l'on a compris l'essentiel
Rédigé par: Brigitte | 09 novembre 2004 à 18:44
Petite question : J'ai vu sur le site de Socialisme et démocratie, dont je conseille vivement la consultation régulière (voir liens) la présence prochaine de DSK sur plusieurs médias ces prochains jours :
9 novembre : France inter - chez Stéphane Paoli à 7h50
10 nov. : i Télé journal de la mi-journée - chez Laurent Kouchner
11 nov. : France 3 - 19-20
14 nov. : France 5 - Ripostes à 18h (le même jour : Pierre Moscovici sera sur LCP - Parlons en à 14 h)
15 nov. : LCI - 11h-12h
17 nov. : Europe 1 chez Elkabbach à 8h20 et Respublica sur France inter - 19h20
18 nov. : France info/LCP - 20h et Canal + chez Denisot puis dans Campus sur France 2 à
19 nov. : RMC chez J-J Bourdin à 8h35
21 nov. : Paris Première chez Philippe Gildas à
22 nov. : BFM chez Edwige Chevrillon au 12-14
24 nov. : TF1 dans Vol de nuit à 00h20
26 nov. : France culture à 20h
Pourrons-nous, humbles lecteurs et blogueurs déessequiens, lire les transcriptions écrites ou, tout du moins, avoir accès au résumé de ces rdv ? (Je pense notamment aux interventions sur I-Tele et LCI que tout le monde possède pas). Merci d'avance
Rédigé par: Jan | 09 novembre 2004 à 19:10
Sans oublier LCP: il parait que nous ne sommes que 4 à regarder dixit Charasse!
Rédigé par: rosalie | 09 novembre 2004 à 22:20
NON ! NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !NON !
Rédigé par: | 19 novembre 2004 à 23:43
si c'est tout ce que vous avez trouvé pour vous faire remarquer, c'est pas gagné. Je vous conseille plutot d'aller battre la campagne, vous
entendrez surement un autre son de cloche.
Rédigé par: Brigitte | 20 novembre 2004 à 11:30