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02 décembre 2004

C'est oui...

Le résultat de la consultation des militants socialistes est désormais quasi-définitif : c'est oui à 59%!

Equipe DSK

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Voici les sites qui parlent de C'est oui...:

» Malheureusement, c'est oui... de http://www.delcasse.net --- Le blog
Le oui a remporté ce référendum avec 59% des voix, contre 41% en faveur du non. Après quelques attaques que je juge insultantes en commentaire de billets de mon blog (notamment de la part de "socdem" qui illustre bien tout ce que j'avais dit dans mes... [Lire la suite]

» Malheureusement, c'est oui... de http://www.delcasse.net --- Le blog
Le oui a remporté ce référendum avec 59% des voix, contre 41% en faveur du non. Après quelques attaques que je juge insultantes en commentaire de billets de mon blog (notamment de la part de socdem qui illustre bien tout ce que j'avais dit dans mes... [Lire la suite]

Commentaires

Les militants socialistes, par un vote massif, ont fait preuve de responsabilité politique et donnent une grande leçon de démocratie.
C’est Oui sans aucune hésitation ; un OUI de confiance et d’avenir.
Avec un score dépassant les 70% pour la Constitution européenne dans le département du Bas-Rhin, c’est aussi un OUI de fidélité aux engagements européens des alsaciens.

Le résultat obtenu hier au soir est le signal fort que tous les socialistes européens attendaient ; il renforcera, demain, la position de la France.

Oui ! C'est une belle victoire. Je crois que nous avons franchi une étape importante. Il semble néanmoins, à chaud, que le rapport de force issu du Congrès de Dijon se confirme. En gros, 60/40. Ce qui signifie que si le PS confirme son ancrage réformiste et une lente évolution vers une social-démocratie à l'européenne, il devra compter avec une culture protestataire bien présente. Le "non" opportuniste a perdu, le "non" indentitaire s'est maintenu.

Je pense que maintenant, François doit bénéficier d'une majorité rassemblée mais surtout clarifiée dans son projet. Il devra s'appuyer sur les talents qui se sont révélés dans la campagne.

A Paris, le oui l'emporte à 65.4%, dans le Rhône à 70.6%, en Meurthe et Moselle, 57.8%, dans le Tarn et Garonne (62%). Le non l'emporte en Gironde (57%), en Seine Maritime (68%); dans l'Aude (60%), en Saône et Loire, dans les Pyrénées Orientales (75%).

Quelques scores supplémentaires dans Libé :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=258551

Les résultats de Seine-Maritime sur le site www.normandiepourleoui.org

http://www.normandiepourleoui.org/article.php3?id_article=31

En tant que nouveau militant socialiste, je n'ai pas pu participer au scrutin mais, ayant fait campagne pour le OUI, je ne peux que me réjOUIr du résultat, notamment dans ma fédération (67).
Il nous faut dès maintenant rassembler les socialistes et la gauche autour d'un projet réformiste radical et travailler avec nos camarades du PSE à l'élaboration d'une vision commune de l'Europe. La prochaine campagne référendaire doit être orientée vers un OUI au nouveau traité, mais un oui exigeant, ambitieux pour l'Europe et les Européens.
J'attends dans un premier temps des socialistes européens un rejet unanime de la directive Bolkenstein et de son "principe du pays d'origine" qui ouvre la voie à une libéralisation "sauvage" des services.
Quel est l'avis de DSK sur ce sujet ? Je crois savoir que Pascal Lamy est pour la directive. Lui qui a dirigé un groupe de travail sur l'euroscepticisme antilibéral devrait comprendre que cette directive va renforcer ce dernier.

Je ne comprends pas

Comment Laurent Fabius espérait gagner alors que touts les ténors du PS sont pour le oui : DSK, Lang, Hollande...?

Résultat ca fait 59% contre 41%

C'etait ecrit d avance

Malgré cela je pense que seul Fabius ou DSK sont capables de remporter les presidentielles de 2007 face a Sarkozy ou Chirac.

Un internaute, non militant, de passage...

Maintenant, il faudrait que pour la prochaine étape de la construction de l'Europe, se bouger avant que le texte soit soumis au vote. Que faisait les partisans du non pendant l'écriture de la constitution ?

Maintenant que le Oui a gagné, on va peut-être enfin savoir à quoi on a dit oui. A ce texte qui se veut définitif et qui essayer de se faire passer pour une constitution, ou est ce un oui pour aller vers une véritable constitution démocratique.

Que pensez vous de ces résultats

soit les partisans du non sont tres bons soit le traité n'est pas si bon que cela

Pour moi la différence entre le oui et le non n'est pas si grande et pour le referendum national elle rique d'être encore plus serrée.

Bien que DSK et Co soient convaincus des avancés de ce texte, décidement il ne convainc pas !

Je suis triste du score du Non. Je me suis battu contre ce traité que je continue de juger trop libéral. Je refuse, aprés avoir milité pour le Non, de voter Oui au référundum. On a réaffirmé sans cesse que cette consultation n'était pas l'investiture pour les présidentielles, et dès les résultats connus tout le monde se tournait vers le messie Hollande. C'est scandaleux. Avec Holland comme candidat, on fera encore moins que Jospin en 2002.

Bonjour,

Je suis heureux que le oui l'emporte. Mais je suis encore plus satisfait de l'écrat avec lequel nous remportons la victoire : Cela signifie que, par rapport au score de Dijon, de nombreux camarades ont rejoint la position qui est la nôtre, celle du réformisme de gauche, proeuropéen, et ancré dans la social-démocratie européenne.
L'heure est maintenant au projet et il faut lui donner un contenu en cohérence avec l'issue de ce scrutin.

Quant à ton livre, dominique, je n'ai pu lire que le début, non qu'il me déplaise, mais tout simplement parce que j'ai un ami procommuniste qui en a plus besion que moi.

Faisons travailler la matière grise maintenant !

Regardez la Géorgie,l'Ukraine,bientôt peut-être le Belarus, Cuba,la Révolution existe encore mais elle se fait contre des systèmes autoritaires,bureaucratiques,ex-communistes(socialistes),étatiques. Les peuples bougent pour la liberté et l'économie de marché.
Nous l'avons ,nous , cette économie de marché ,nous voulons avec raison la rendre SOCIALE,le PS tel qu'il sort du référendum interne devient un bon outil pour cet objectif en EUROPE.Ses militants,ses électeurs à une majorité de 80 % je dirais ,rejettent enfin les vieux rêves marxistes qui ont apporté tant de misères et de morts au 20 ème siècle chez tant de peuples.
Les 20 autres % veulent rêver avec la "vraie gauche" comme ils l'appellent.
Besancenot,Laguiller, Lemaire et même Emmanuelli et Mélanchon, en Ukraine, avec leurs solutions ,on les chasserait des manifestations,non ?

Un électeur socialiste.

"Maintenant que le Oui a gagné, on va peut-être enfin savoir à quoi on a dit oui. A ce texte qui se veut définitif et qui essayer de se faire passer pour une constitution, ou est ce un oui pour aller vers une véritable constitution démocratique"

j'aime beaucoup ce post. Savez vous sur quoi vous avez voté ? Ce texte est tel qu'il est. Le PS a dit oui à tout le texte !

Ou alors vous êtes déja en route pour demander la révision ?

Pour le post de bernard confondre mélenchon et emmanuelli et les poutiniens est injurieux.
Confondre un republicain démocrate avec un dictateur mafieux est injurieux. Je vois que cela commence fort.

En tous cas moi je vous le dis à force de se charger de carcans p

Je ne suis pas militant PS et je suis profondément social-démocrate et pro-européen. Et c'est en tant que social-démocrate et pro-européen que je n'aurais pas voté OUI mais NON. Parce que je considère que ce traité "constitutionnel" ressemblait à pas grand chose.
Je pensais que le NON nous permettrait de sortir de cette construction européenne essentiellement fondée sur la négociation entre Etats et non sur une réelle amibition européenne. Où est la citoyenneté européenne ? En fait, elle n'existe pas. Et elle n'existe pas parce que l'Europe est le terrain de jeu d'une négociation entre Etats. Je te donne cela, tu me donnes cela.
Je suis peut-être un peu rêveur et irréaliste. Mais je pense que les européens sont prêts à franchir le pas et à se sentir pleinement européen.
Et autre question : où est l'Europe politique sans pouvoir de lever l'impot ? Piketty (entre autres) l'a écrit et dit, Rocard a repris l'idée, pas de capacité d'agir sans impôt. Je ne parle pas de rajouter un impot mais de transférer un impôt du plan national au plan européen. Et de transférer une compétence, la recherche par exemple.
Aujourd'hui, je ne sais que penser. Le débat va maintenant changer de nature et être sceptique vis à vis de cette constitution sera un signe anti-européen. Parce que dire Non n'aura plus aucun sens.
Et l'Europe devra retrouver un sens.
Benoit

Ce soir je dis OUF, parce que c'était pas gagné
et que si on se repasse le film on se dit que l'on revient de loin.
Les engagements de certains furent long à venir.
Je n'ai entendu que l'intervention de Mélenchon,
donc je vais la fermer.
Très sympa le post de Catherine Trautman.
Bonsoir à tous.

Je trouve que Fabius a extremement bien joue avec le vote non. Je pense qu'il doit etre en fait satisfait du score de 40%. C'est en fait un tres bon score quand on pense a toute la pression mediatique ou autre mis derriere le oui. Ca veut dire que, en tenant compte des socialistes penchant pour le oui mais qui ont opte pour le non par peur du foutoir qu'aurait provoque le oui, le nombre de socialistes de la tendance "gauchisante-social-anti-liberal" est en fait majoritaire. Et Fabius va se retrouver le "meneur" de cette tendance!

Fabius ne souhaitait evidemment pas la victoire du non. Ca l'aurait mis dans une situation embarassante. Pour s'en rendre compte, il suffisait de l'ecouter a la tele ou il etait moyennement percutant.

Et en 2007, quand on aura oublie toute l'histoire du referendum, il restera le fait que Fabius a resolumment pris fait et cause pour la tendance "social pousse". Et ca, ca comptera certainement beaucoup au moment de choisir qui s'opposera a la droite du cote socialiste. A mon avis, Hollande ne fera pas le poids (surtout s'il y a un autre referendum!) Je ne sais pas ce que pense reellement Strauss Kahn de la strategie de Fabius. Sa strategie est peut etre oppose: rassembler les socialiste mais en demarrant de l'aile droite. Ca a l'air pour l'instant plus risque

Madrid, samedi dernier.

Les chefs de partis ou de gouvernements socialistes Européens ont dit non à un plan pour l'harmonisation fiscale alternatif au projet de la Commission Baroso.
Le programme de Pascal Lamy pour donner un sens social au "oui" est déjà pour une bonne part à la trappe, et par le PSE lui-même... Le "oui de combat" du PS français n'aura pas dépassé l'enceinte de la rue de Solférino...

Comme l'a si bien dit Michel Rocard, l'Europe est maintenant vouée à l'intendance, elle est le domaine exclusif de l'argent, du travail, du capital...
La "culture de gouvernement" où PPE=PSE dans la soumission à la finance internationale est en train d'avoir la peau du rêve européen, et je pense que la participation des électeurs résignés au prochain scrutin européen sera encore en baisse...

encore des félicitations

bravo

Une fois n'est pas coutume, un certain nombre de dirigeants de l'UMP ont félicité hier les militants socialistes d'avoir «fait le choix de la responsabilité et de la cohérence», selon les termes de Bernard Accoyer. Le très chiraquien président du groupe UMP de l'Assemblée a ajouté qu'«en choisissant la voie référendaire, Jacques Chirac a voulu associer directement tous les Français, au-delà des clivages politiques, à cette nouvelle étape de la construction européenne». Même satisfecit de la part de son homologue au Sénat. Le résultat interne au PS «est de bon augure pour le pays» et va «faciliter la tâche du président de la République, comme de tous ceux qui sont convaincus que cette Constitution européenne est quand même un plus», a affirmé Josselin de Rohan. Egalement proche du chef de l'Etat, le président du groupe UMP au Sénat est d'autant plus soulagé de ce résultat qu'un succès du non au PS «aurait, selon lui, rendu l'issue du référendum (en France) très aléatoire».


De façon inhabituelle, Valéry Giscard d'Estaing, le «père» du traité européen, a pour sa part salué avec optimisme la victoire du oui au PS, jugeant qu'il s'agissait d'un «grand pas en avant sur la voie de l'adoption définitive de la Constitution par référendum». Ajoutant, dans un communiqué, que ce vote «sera salué comme la confirmation de l'engagement fondateur de la France pour l'Union européenne».

Je pense également que les résultats confortables du scrutin en faveur du oui sont un grand soulagement. Avoir la sensation d'être en phase avec les orientations de mon parti, sur un sujet aussi fondateur que l'avenir de l'Europe, n'est pas un luxe intellectuel !
Je suis désormais curieuse de voir comment les différentes forces du PS vont se réorganiser autour de ce message réformiste assumé.

Tout a fait d'accord avec Danielle, sur cette base, parviendrons nous à augmenter le nombre de militants du parti? et comment les reformistes vont ils les accueillir?

Il y avait déjà quelques militants qui sont venus au parti pour participer au débat, même si ils ne pouvaient voter.

Je suis en tout cas heureux du résultat.
Bravo Dominique.

ok, le oui a gagné mais ce n'est pas pour cela que le oui au niveau nationale sera victorieux...
a part ça un autre sujet me preoccupe, c'est quoi ces conneries avec hollande comment est-il possible de croire qu'il peut battre sarko??
au moins fabius a eu le courage d'annoncer qu'il y pense quand "il se rase le matin".
cela fait le jeu de l'ump.
une chose est sur, si en 2007 le combat est sarko-hollande moi je change de pays.
ps:lionel jospin l'annonce quand son retour??
ça aura au moin le mérite d'etre clair( vu de l'exterieure solferino n'a pas l'air d'etre si tranquille que ça)

Je suis fasciné et consterné par l'obnubilation du résultat de ce référendum interne au parti socialiste.

Que le débat, surtout mené entre des militants informés, réfléchis (quoique...), impliqués, préfigure le débat qui pourra avoir cours au sein de l'élite lors du vrai référendum (oui, parce que n'oublions pas que lorsque la presse se gargarise de la tenue d'un débat "national", c'est toujours un débat entre éditoriaux, tribunes de quelques ténors dans le monde et libé, petites phrases de personnels politiques, et le français moyen lui, n'a qu'une alternative, fermer sa gueule et constater une fois de plus que l'on prend en son nom les décisions pour lui) est une chose, son importance symbolique est une autre, mais j'ai l'impression qu'il y a une non pensée, ou mal-pensée sur l'alignement de l'electeur de gauche sur la position du parti-socialiste.

Je crois que les adhérants, que le militantisme rendent con (c'est humain, le sentiment tribal d'appartenance subjectivise sa vision du monde en une dialectique d'affrontement idéologique et de justifications personnel de son appartenance au camp de la morale), ne représentent personne, en tout cas surtout pas les electeurs de gauches.

Le parti Socialiste, nous dit-on, est doté de 120000 adhérants. Ce qui est fort peu.
Pour y être allé et avoir observé, j'ai remarqué que :
- Ce parti est constitué d'élus, de salariés d'élus, et de militant qui aspirent à être élus ou salariés d'élus, d'une couronne de militant sureprésentant l'emploi public, proche du syndicalisme (le parti socialiste est le seul endroit ou j'ai rencontré des gens qui pense que l'on peut faire confiance au syndicat, ce que 95 % des salariés publics/privé confondus ont intégrés depuis longtemps) et assez agé (plus de 45-50 ans)
- Ce parti se Boboïse fortement, comme l'a très bien relevé J-P Chevènement, qui pour une fois n'a pas dit de connerie.
--> Qu'est-ce qu'un Bobo ? c'est un "gosse de riche" qui se rend compte qu'il fera de toute façon partie de l'élite et de ceux qui profitent le mieux de notre formidable niveau de vie, qui sera cadre (sup) comme papa, et, qui voyant Papa/Maman, importants, très aisés, dotés d'un carnet d'adresse conséquent, essaye de se convaincre que non, il n'est pas un salaud, et qu'il peut se le prouver tout en se constituant un carnet d'adresse tout aussi interessant, mais un carnet d'adresse, Madame. Parce qu'il faut quand même qu'il soit à la hauteur de Papa/Maman sinon, il serait un raté. Ca tombe bien, il parle bien, il a un esprit rapide, rompu à la conceptualisation (pas trop quand même) et les dents qui rayent le plancher de sa section.

Ce genre de comportement le porte à ne récupérer les vieilles lunes idéologiques, à ne surtout pas avoir d'analyse critique du monde. Comme le plus souvent, ces gens là ont une formation littéraire, on ne leur apprendra jamais à penser, à envisager le monde en terme de structures, à renouveller leur vision du monde en prenant l(a) (bonne) habitude de se mettre au courant des dernières découvertes en sciences sociales(primatologie, anthropologie, ethnologie, etc...), en informatique fondamentale(théorie des systèmes multi-agents) et en math (théorie des jeux).

En passant : http://chavalarias.free.fr/invite/index.htm
http://www.automatesintelligents.com/interviews/2002/dec/chavalarias.html
Suivez bien ce chercheur, il va démontrer scientifiquement que le libéralisme économique est non-viable.


L'electeur de gauche, n'est pas toujours un bobo.
Il constate, en regardant devant son nez, tout les jours, que le libéralisme économique n'est pas viable (parce que lacher les chiens ammenera certains mieux doté à en profiter, parce qu'il y a inégalité à la base, etc...), qu'il convient d'être ouvert, tolérent, que l'Europe, c'est fondamental, pour espérer s'en sortir face aux zones géo-économico-politiques existant et émergeants.
L'electeur de gauche est en général sincerement de gauche et il n'a rien à prouver ni à lui même ni à d'autres. Il ne ressent pas le besoin de rejeter le social-libéralisme pour se rassurer sur son appartenance à des idées de gauche et à son attachement au "couche populaire".
Lorsqu'on evoque ce terme avec un militant PS, son visage s'empourpre et une colère mal maitrisée se met à poindre et cela d'autant plus que le milieux social du cobaye que j'ai testé est élevé (j'aime beaucoup les expériences de psychologies congnitives).

Donc, j'aimerai rappelé à DSK et à son équipe, qui est assez lucide en général (DSK, l'équipe je ne la connais pas, mais je suppose), que les électeurs de gauche sont peu ou prou dégouté par le comportement du PS en général.
Que la façon de penser, de réagir, les motivations d'un militant et d'un non militant n'ont absolument rien à voir.
Que l'électeur est totalement résigné sur la disparition progressive de la démocratie pour son simulacre, et cela d'autant plus qu'il est jeune.
Qu'il en a marre de la démocratie représentative ou on le prend intrinsèquement pour un con, en lui demandant de voter pour tel ou tel autre bande de militants politiques qui ne vivent pas comme eux, ne comprennent pas grand choses à leur problèmes, même quand il essayent sincèrement (ce qui est le cas de la majorité des "petits" élus), et qui rêvent de devenir professionnel de la politique.
Un homme politique devrait pratiquer 10 ans, pas plus. Marre de voir toujours les mêmes depuis 40 ans.

Que malgré l'effroyable complexité des dossiers que les hommes politiques ont à traiter, une grande partie de la population est moins stupide qu'on veut le croire et qu'elle est capable de comprendre des dossiers complexes (mais un énarque c'est pas foutu d'être clair et synthétique (si, mais pour un autre énarque) parce qu'une bête à concours n'a jamais appris à penser par soi-même).
J'en veux pour preuve, les ritournelles que l'on entend souvent dans les médias "je suis désolé, je vais être technique".
Sur TF1 je peux encore comprendre, mais sur F-Inter, c'est un comble !

Que la gauche doit activement mener sa modernisation idéologique. Merci DSK, yen a un qui a compris, merci Zaki Laïdi, parce que ça vient qd même de lui à la base. Que le marxisme, c'est bien gentil, mais qu'après 150 ans, ça reste brillant mais totalement dépassé sur le plan scientifique (et épistémologique).

Que le misérabilisme (dont le principal héraut est Jack Lang par exemple) recurrent des ténors socialistes et de leur militants devient totalement insuportable. Surtout de la part de grands bourgeois bien à l'abri du besoin.

Que le discours tournant autour de politique politicienne et lieu communs politiquement correctes, yen a marre.

Essayez de comprendre, s'il vous plait, que l'électeur a une bien piètre image des parti, des syndicats, surtout quand il est jeune, qu'il aimerait bien qu'on lui demande son avis, mais pas dans le cadre du PS, ça ne marchera pas, les gens ne voudront pas adhérer. Quand on arrive au PS, on a deux alternatives : Fermer sa gueule et écouter gentiment, ou suivre le courrant dominant.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'être aussi dur ,non exhaustif et rapide, mais c'était un coup de gueule épidermique.

comme la majorité des sympathisant du ps, je dis ouf! mais un petit ouf...

Comment le parti va-t-il pouvoir faire une campagne saine alors que le cœur de sa direction compte des partisans du non ?

Comment faire une campagne saine si certains des partisans du non, continuent à prendre ouvertement parti contre le oui ?
... 40% / 45% de militants qui se pronocent pour le non, n'est-ce pas une portion suffisante pour destabiliser la campagne à venir ?

et enfin, le parti divisé sur un sujet aussi fort que l'europe, n'est-ce pas un serieux handicap pour les présidentielles / legislatives de 2007 ?

bref j'ai bien peur que la crise que nous redoutions en cas de victoire du non, ne voit le jour lors de la campagne...

J'ai voté non à la consultation interne, je voterais non au référendum, et comme l'a dit François Hollande, ceux qui ont remporté la consultation mèneront la campagne, et ceux qui ont défendu la position inverse se tairont.
Mais si la suggestion qui suit te plait, appliquons la : UNE BONNE PURGE à la mode PCF des années 1950.
Je plaisante évidemment.
J'ai une question pour toi : comment pourrons nous trouver un accord avec la gauche non socialiste qui votera non, qu'il s'agisse d'électeurs verts, communistes, tentés par la gauche radicale ?? Comment rassemblerons nous la gauche autour d'un projet de gauche en 2007 ?
Je souhaite que les camarades qui défendrons la position du parti pour le référendum restent pondérés et laissent le champs des possibles ouvert sur notre gauche. Sans quoi nous vivrons à Sarkoland en 2007.

l'intervention de Pierre-Alexandre mérite que l'on s'y arrete 2 minutes, meme si je ne souscris
pas à 100%à ce qu'il dit, il est souvent dans le vrai.Simon tu t'es beaucoup insurgé contre
les adhérents qui ne se rendent pas aux réunions,
trouves tu normal que certains ne reçoivent pas de convocations?
Un parti qui compte si peu de militants est-ce bien normal?
Les conditions d'adhésion au PS te satisfont elles?
Quant aux sympathisants, j'ai entendu le 1er
secrétaire à la radio évoquer la possibilité de
les faire voter pour la désignation du candidat
à la présidentielle. Cela est impossible mais bon
continue de te marrer.

un homme rassemblant 40% des militants ps, vous trouvez que c'est une défaite vous ?

un homme a fait trembler le ps
un homme a fait trembler la France
un homme a fait trembler l'Europe...

et on dit cet homme dans l'impasse...

laissez moi rire

Arrete ton lyrisme va-t-en battre la campagne tu
entendras un autre son de cloche.

Il y a des gens au yeux desquels on ne trouve jamais grâce. Pour ma part, je considère que le débat interne au PS et le vote qui l'a clos est une formidable leçon de démocratie. Alors qu'il est de bon ton de cracher, parfois avec raison sur les partis politiques, le Parti socialiste vient de montrer que la démocratie ça veut dire quelque chose. Rendez-vous compte : pendant trois mois, 120 000 personnes ont parlé d'Europe, se sont plongés dans un texte difficile et se sont battues à coups d'articles et de partie III (la désormais fameuse). Ce qu'il en sort, un parti plus intégré dans le débat européen, 120 000 personnes qui sauront de quoi elles parlent lors de la campagne nationale de 2005.

C'est aussi, de mon point de vue, un moment de maturité.

Maintenant, il faut clarifier cette majorité européenne et la renforcer.

Comment accepter que Laurent Fabius puisse rester le n°2 alors que de nombreux militants ont voté OUI pour ne plus le voir...???

Ah, Ah, ah! 40% pour Fabius ! Je dirais plutôt 4% soit la différence entre le vote Non et le score des minos à Dijon.

Fabius a pris les militants pour des cons et s'est pris en retour une sacrée raclée.

Ce n'est que justice.

maintenant que le OUI a gagné auPS, il est temps que DSK demande rapidement à hollande, et fasse part dans la presse,la tenue d'une campagne commune pour le OUI de la part du PSE . je sais que certains pays votent plus rapidement,mais je sais aussi qu'il assez facile de faire ça rapidement : convoquez des agences de pub en un mois, choisir la meilleure, et hop, une ou deux affiches et un slogan phare. je sais que certains partis sont déjà n train d efaire campagne mais mettre des affiches du PSE à coté, ça serait bien.
en tt cas, je pense que si le PSE ne le fait pas, il montrera encore qu'il priviligie les stratégies nationales sur le parti européen.
de plus, je pense que les VErts vont mener une campagne commune (pour les partis Verts qui disent oui),comme ils l'ont fait pour les élections européennes.
ce serait là un signal fort pour des socialistes unis en Europe.
je vois pas pkoi si Rasmussen peut venir en France pour débattre, ilpourrait pas organiser une campagne commune.......
et le PS maltais, franchement, on s'en fout !

Fabius, Lienemann, Valls, Bartolone, Laignel... il ne suffit pas de changer leurs attributions, ils doivent quitter la direction et laisser leur place à ceux qui incarnent désormais la ligne européenne et réformiste du PS : DSK, Aubry, Cambadélis, Lang, Guigou, par exemple.

Cinq non contre cinq oui, chiche, on fait l'échange ?

Tout à fait d'accord avec Pierre (salutations, camarade).

Maintenant profitons de cette belle dynamique au sein du PS pour en faire un parti moins clanique, plus ouvert, plus démocratique. Le titre de la motion A "pour un grand parti socialiste" ne doit pas rester un simple slogan, il faut une vraie campagne d'adhésion adossée à des changements dans le fonctionnement interne capables d'attirer de nouveaux adhérents qui ne soient pas forcément des militants actifs, mais pour qui le parti devienne le lieu normal du débat démocratique (pas seulement sur l'Europe, mais sur le futur projet...) entre socialistes.

La focalisation en Europe sur le débat interne au PS aura aussi mis en évidence le nanisme de ce parti, une de ses faiblesses majeures : avec seulement 120.000 adhérents, pas étonnant que le parti soit souvent considéré comme en décalage avec la société, et que les scores électoraux tombent très bas, dangereusement bas, en cas de mauvais bilan (1993-94) ou de mauvaise campagne (2002).

La France doit avoir enfin son grand parti social-démocrate.

Bonsoir
59% des adhérents du P.S pour le oui!!!!!!!

41% ont conservés leurs mitaines pour ne pas s'enrhumer alors que les mitaines facilitent le levé du doigt pour le oui!!!!!!!! 41% recroquevillés sur leur acquis .Ils en ont oubliés,l'échange ,la soif de connaitre l'autre ,le fait de sortir de son cadre pour un autre.
Mais, bon sang ,serait-il des conservateurs de l'aile gauche,vraiment de l'aile gauche???????

Re :
Mince ,il semblerait que les résultats soit un peu plus de 55% pour le oui.
Donc 45 % ont mis de mitaines.
Zut!!!!!!!!

Un pas dans la bonne direction.
Mais il faut expliquer la Constitution aux citoyens, leur en montrer l'interet. Parler de "Europe sociale" contre "Europe liberale", c'est prendre en otage un enjeu geo-politque majeur pour notre Vieux Continent en perte de vitesse, au profit de propos politiciens a 3 francs (0,5 euros).
Je vis aux USA. La Constitution Europeene de 2004 est aussi importante que la Constitution americaine de 1787. Personne ne se souviendra de Fabius en 2050.

La réveillez pas
laissez-la
la réveillez pas
pas avant 2043
pas avant 2043
pas avant........
En souvenir de Peer to peer Thibault et tous les
autres, vraiment génial ce blog.................

Un internaute de passage se pose la question de savoir pourquoi Laurent Fabius a pu penser que le non pouvait l'emporter . la réponse me semble-t-il est simple : LF savait que le oui l'emporterait et c'était donc un moyen de se différencier ds le parti. Cette stratégie de type jeu d'échec (je perds un pion pour emporter la victoire) est vieille comme le monde . Les deux années qui viennent risquent d'être difficiles en france (croissance molle, délocalisations, débat sur la turquie...). LF pourra prétendre alors avoir prévenu des dangers d'une constitution d'inspiration libérale. Il sera l'un des seuls .

Prévalli, effectivement, je voterais oui au référendum sur la "constitution" tout en sachant qu'il ne s'agit pas d'une constitution démocratique mais d'un traité entre Etats qui laisse l'essentiel du pouvoir aux intérêts purement nationaux.. Je te rappelle qu'une constitution démocratique ne peut être issue que d'une assemblée démocratiquement élue à cet effet. Dès que ce "traité", qui se fait passer pour constitutionnel parce qu'il consent à laisser une parcelle de pouvoir au Parlement, je n'aurais de cesse de militer pour qu'il soit amendé pour en faire une véritable constitution démocratique qui donne l'essentiel du pouvoir aux citoyens européens.
Benoit, les citoyens européens existent. Ce sont les citoyens de tous les pays membres de l'UE.

Voir. Où sur mon site http://pheisserer.org rubrique Europe sous rubrique le débat sur le projet de constitution

Les leçons du Oui socialiste : L’essentiel est devant nous.

Si individuellement les socialistes français pouvaient hésiter quant à l’opportunité ou non d’approuver le projet de traité constitutionnel, collectivement il était nécessaire qu’ils le fassent. En effet, en votant positivement, le parti socialiste vient de montrer qu’il est fidèle à son passé européen, qu’il veut aller de l’avant avec ses partenaires du Parti Socialiste Européen, qu’il se pense comme un parti de Gouvernement et qu’il lui revient de préparer activement l’alternance (en France et en Europe).


I) Cinq questions politiquement réglées.

Premièrement, en votant oui les socialistes français ont choisi de se prononcer sur l’ensemble du texte (incontestablement meilleur que le traité de Nice) plutôt que sur certaines de ses insuffisances (procédure de révision, harmonisation fiscale, etc.).
Deuxièmement, ils ont exprimé leur refus d’une stratégie politique basée sur l’idée de rupture. Fidèle à leur engagement européen, ils accordent davantage de crédit à l’idée d’amélioration continue et progressive qu’à celle de transformation immédiate et violente.
Troisièmement, ils s’avèrent profondément optimiste sur l’avenir de l’Europe. Confrontée aux défis de l’élargissement et de son inscription dans la mondialisation, ils escomptent désormais que l’Union européenne réussisse le pari de l’Europe politique et sociale.
Quatrièmement, ils n’ont pas cédé aux prétendues vertus du vote négatif et d’un éventuel isolement par rapport au reste de la gauche européenne. Ils ont compris que cette posture en nous isolant nous aurait placé dans l’incapacité de bâtir collectivement un projet commun et ambitieux pour l’Europe.
Cinquièmement, les socialistes ont montré à l’opinion publique qu’ils désacralisaient les questions de personnes en préférant débattre sur un sujet essentiel. Comment ne pas remarquer que d’autres partis évitent de débattre et savent à peine consacrer leurs leaders !


II) Retenir certaines des inquiétudes, des frustrations et des espérances du NON.
Premièrement les partisans du Non ont souvent dit qu’ils ne comprenaient pas le sens actuel de la construction européenne. Au-delà de la volonté de faire de l’Europe un espace de paix et de sécurité et de l’ambition de créer un Grand marché où circulent « librement » les personnes, les biens, les services et les capitaux, où va l’Union européenne ?
Deuxièmement, ils ont concentré leurs attaques sur le déficit démocratique de l’Union européenne. Les exemples de la Convention et de l’élargissement étaient souvent cités pour rappeler que les citoyens sont trop rarement directement consultés. Qui décide véritablement du destin de l’Europe ? Le Peuple peut-il avoir un autre rôle que celui d’avaliser des décisions prises ailleurs.
Troisièmement, ils n’ont pas manqué de pointer le décalage entre le nombre d’articles du Projet de Constitution relatif à l’orientation « libérale » de la politique économique européenne et celui réservé aux autres politiques. Peut-on en rester là ?
Quatrièmement, ils n’ont pas eu tort de dire que les moyens (juridiques et financiers) consacrés aux politiques sociales sont dérisoires et indignes d’un espace économique et sociale aussi riche.
Cinquièmement, ils ont encore eu raison de dire que cette constitution ne doit en aucun cas durer 50 ans. Elle doit très rapidement être améliorée et révisée.

III) Faire fructifier les promesses du OUI.

Premièrement, il nous faut très rapidement avoir un discours clair, audible et ambitieux sur le sens de la construction européenne. Réjouissons-nous du fait que c’est bien parce que l’Union européenne ne sait pas où elle va, qu’il est dans notre devoir de lui fixer un cap, un sens et une direction.
Deuxièmement, faisons d’ambitieuses propositions pour que les élus nationaux (Président et Ministres issus de la majorité parlementaire) affichent clairement leurs priorités pour l’Europe et battons-nous pour que l’Union européenne, en plus d’un Parlement représentant les citoyens, ait une seconde chambre représentant les Etats et les régions de l’Union européenne.
Troisièmement, utilisons notre succès pour convaincre nos partenaires socialistes de la nécessité de réorienter une construction européenne où la concurrence règne en maître. Battons-nous pour augmenter substantiellement le budget européen. Il nous permettra notamment d’avoir une politique en faveur de l’industrie et de la recherche dignes de ce nom.
Quatrièmement, prenons à bras le corps la question sociale. Au-delà des slogans débattons de la question de savoir jusqu’où l’Etat-nation et les Collectivités territoriales doivent avoir le « monopole » de la définition et de la prise en charge de la protection sociale. Trop souvent ceux qui veulent que l‘UE s’occupe de politiques sociales sont aussi les premiers à vouloir maintenir le cadre national pour l’exécution des politiques de solidarité (retraites, assurances-maladie, etc.). S’il le faut organisons d’autres référendums sur ces sujets.
Cinquièmement, sachons concilier notre intention de réorienter le sens de la construction européenne et notre volonté de faire triompher le Oui lors du prochain référendum national pour exiger d’ores et déjà des améliorations.


Conclusion.
Au-delà de certains cercles bien informés, les citoyens restent étrangers au sens et à la signification de la construction européenne. Si certains d’entre eux ne savent pas que les socialistes viennent via un vote démocratique de s’accorder entre eux, d’autres ignorent qu’ils vont prochainement devoir se déterminer. Et parmi ceux qui sont au courant combien sont capables de situer ce texte dans l’histoire de la construction européenne.
C’est pourquoi il est de notre responsabilité d’expliquer l’Union européenne et de convaincre les Français que la Gauche peut encore faire beaucoup pour l’Europe, c’est-à-dire pour eux.
Mais il est vrai que ce sera plus simple. Après tout nous serons au moins 100 000 à pouvoir le faire….

Pascal Heisserer
http://pheisserer.org

Pierre Alexandre,nous dit ,plus haut dans le blog: Le parti Socialiste, nous dit-on, est doté de 120000 adhérants. Ce qui est fort peu.

Le parti socialiste est un parti de gauche!Il faut se mettre en mémoire la difficulté d'adhérer à un parti de gauche! Qui plus est, de s'y engager.Dans la vie active ,les employeurs sont de droite! Dans la majorité des cas! Il n'aiment pas trop avoir des gens de gauche (declarés) parmi leurs employés,surtout des militants. Si vous êtes un commercial ,vous devez vendre à tout le monde !Une étiquette politique,n'améliore pas le commerce avec les opposants de votre pensée!
Dans la fonction publique, la garantie de l'emploi vous permet de vous engager. Si votre supérieur se situe à droite ,bonjour la promotion ,mais au moins il ne peut vous licencier!
Ceux-ci, sont des éléments essentiels au fait des 120000 adhérents. Je ne trouve donc pas ce chiffre faible.
A gauche, nous y sommes par idéologie. A droite pour l'argent et bien souvent pour l'argent seulement!
Etant,élu, dans une commune de droite,je certifie qu'il y a du monde pour la soupe! Vous pouvez militer à droite votre carrière n'en sera aucunement affectée, au contraire.

La droite se fait élire pour absorber l'argent public!
Un exemple.... l'argent public pour la Présidence de l'UMP. Sarkozy en a déliré . Quel clown!

Stéphane Le Foll, secrétaire national à la coordination ? Ai-je vraiment bien lu ? Ou alors ce n'est pas le Stéphane Le Foll qui est déjà Conseiller Municipal au Mans, Vice-président au conseil communautaire, chargé de l'Eau et de l'Assainissement, député européen et, accessoirement, directeur de cabinet de François Hollande...

Déjà, mettre sur les listes européennes le dircab du premier secrétaire, c'était moyen, mais alors le nommer secrétaire national, ça frôle la caricature...

Vous en pensez quoi, vous ?

Bonjour,

Je suis simple sympathisant du parti socialiste et bien avant un certain 21 avril!!!!
Je n'ai donc pas pu voter pour la constitution europeenne mais si j'avais pu le faire, j'aurais voté OUI des 2 mains!!!
Le pbm au PS n'est pas de savoir qui est le mieux à même de nous représenter pour la présidentielle mais d'abord de construire un projet!!!
Pour moi ce projet ne doit pas se construire sur des promesses démagogiques (type baisse des impôts, transport gratuit....etc) qui ne sont que du saupoudrage mais plutôt un projet tel que celui de 97 et donc de se fixer un but à atteindre au cours de la legislature et les moyens pour y parvenir.
Prenons exemple sur nos victoires!!!! Ne tombons pas dans le piège de l'homme politique le plus démago de France (J. CH.--> non pas Jésus Christ)
Par ailleurs, losque je lis certains mails, j'ai l'impression d'être revenu 70 ans en arrière à l'époque du front populaire.
Je ne comprends pas certains militants qui pensent que le PS est un parti ouvrier et qui fustigent telle ou telle personnalité en la traitant de "social libéral"!!!
Je rappelle à ceux-la que le 1er parti ouvrier de France est le FN , (voir l'UMP)
et que le 1er parti chez les cadres est le PS.
La différence entre droite et gauche n'est pas uniquement économique mais surtout culturel entre conservateurs et progressistes (nous)!!!
Rappelons nous ce qui nous rassemble (droits de l'homme, liberté, égalité des chances, culture...)
Plutôt que ce qui pourrait nous diviser...(querelle de personnes....)

Bien amicalement à tous...

Il m'avait semblé que le 1er parti ouvrier de France était l'abstention ...
Il m'avait semblé que la gauche prétendait défendre l'intérêt général et non l'intérêt de ses électeurs ...

Il est vrai que notre projet doit être réaliste (pas de rétablissement de l'autorisation administrative de licenciement, comme promise en 1997 ...), mais il ne doit pourtant pas être moins offensif et ambitieux. La gauche doit être en capacité de proposer un projet alternatif aux régressions de la droite, digne de sa volonté de transformation social (objectif fixé en 1990 dans la déclaration de priincipe).
Il y a effectivement un différence culturelle entre progressistes, et les conservateurs ou libéraux de droite actuellement au pouvoir. Une exigence de clarté, de transparence, en un mot de démocratie ouverte et acccessible à tous. C'est ce qui m'a fait voter non.

Je tiens à féliciter DSK ainsi que les autres membres du Parti socialiste qui se sont mobilisés pendant les dernières semaines pour faire valoir les mérites (nombreux) du TC et pour rendre gorge aux arguments souvent très faibles contre ce texte, qui ne méritait décidément ni les éloges dithyrambiques, ni les insultes excessives. J'ai notamment apprécié que le débat se soit toujours tenu aux idées - tout du moins pour les partisans du "oui". Le livre de DSK est, en cela, exemplaire d'une forme d'action politique où priment les idées. Il faut dire aussi, à la décharge de Fabius, que sa réaction jeudi a été tout à fait "fair play", et tranche avec le jusqu'au-boutisme de certains (Mélenchon est pathétique, Emmanuelli égal à lui-même : un "coup de barre à droite" a-t-il samedi... je lui conseille de réviser ses livres d'histoire et de se plonger dans les deux volumes passionnants de l'Histoire des gauches pour découvrir que la gauche n'a pas attendu "Camba" pour être plurielle et réformiste, et ne pas se réduire à la révolution prolétarienne post-marxiste). Maintenant : le projet et, avec lui, je l'espère pour la gauche et le pays, la révolution réformiste !

Il semble que les derniers résultats soit :58.91% pour le oui! Chiffre qui doit être entériné par la direction du P.S.


Concernant la tranformation du débat autour du traité constitutionnel européen au PS en combat des personnes pour la présidentielle, il serait bon à mon avis, de pendre du recul face au médias et de ne pas confondre le discours des hommes politiques du P.S avec ceux des chasseurs d'audimat qui , il est vrai, ont souvent semblé vouloir réduire le débat à la course à la "sacro-sainte présidentielle française. Il faut avouer aussi que l'attitude de Laurent fabius a semblé "grosse" à bon nombre de citoyens informés des précédentes prises de position du plus jeune premier ministre de la Vème rép...

En observant les médias, j'ai pu constater que pas mal d'homme politiques du PS ont cherché à parler vraiment d'Europe... Ne leur faisons pas un mauvais procès d'intention.
En terme de bonnes émissions sur l'europe, je me permets de conseiller l'émission de Christine Okrent "France Europe express" diffusée le mardi soir vers 23h sur France 3 et France info... Il y a en tout cas dans cet émission un réel effort de pédagogie sur l'Union européenne...

Juste un mot pour rebondir rapidement sur les propos de Jérémy relatifs aux média,

Depuis une bonne dizaine d'années les émissions politiques ne font plus grande « recette » à la télévision en France.

Cela pose au moins deux problèmes à la communication politique :

a)celui de la cohérence du discours : distorsion entre le discours pour les militants et le discours pour la société (choisi par les journalistes). Exemple : les élections européennes, le thème « Pour une Europe sociale » est devenu « pour un vote contre le gouvernement Raffarin ». Bref, la campagne socialiste a été une campagne anti-Raffarin dans laquelle l’Europe n’a servi que de prétexte ;


b)le problème de l’image des « hommes » politiques. Là nous touchons la question du plan Marketing ou plan media. Delanoé, Sarkosy à « Vivement dimanche », ça peut nous donner une « autre » image des hommes politiques ou bien ça peut faire vendre des livres en plus. :) En tout cas, ça ne résout pas le problème de la représentation du politique et du rapport « élu-électeur ». Bien au contraire, ça contribue à rendre « semblables » et « interchangeables » nos dirigeants. Entre DASH et SKIP pas de grandes différences… :)

A cela, il faut ajouter les questions d’endogamie, des limites réelles de l’action politique (du non-pouvoir), des affaires juridico-politiques, du politiquement correct, etc. et le « bug d’avril » n’est pas loin…

ATTAC vient de trancher. 85 % des adhérents rejettent le traité et ATTAC fera campagne pour le NON.
Camarades socialistes, ceux de nous qui rejettons ce texte ont maintenant un cadre pour faire valoir un non de gauche au référendum ...

Ci-dessous une réponse à la propagande du « oui » orchestrée par les socio-démocrates (appelés aussi social-traîtres ou socialopes). Il s’agit d’arguments avancés par Raoul Marc Jennar, un citoyen éclairé, que je prends la liberté de citer.

Les partisans du « oui » au traité constitutionnel européen, singulièrement lorsqu’ils émanent de la social-démocratie et des Verts, ne répugnent pas à des manipulations du texte en lui faisant dire ce qu’il ne dit pas et en taisant ce qu’il dit.

L’argumentaire du PS en faveur du oui, intitulé « Le vrai / le faux sur le Traité constitutionnel », fournit un catalogue de citations tronquées, d’omissions, et de contrevérités. Il va devenir un modèle pour travaux universitaires sur le mensonge en politique.

Le livre de Strauss-Kahn, cette figure emblématique du libéralisme de gauche, invite à voter « oui » non pas à cause du texte, mais à cause de ce qu’on pourrait y ajouter le jour où on le changera. Voir en particulier les pages sur la démocratie où il n’hésite pas à affirmer que « la Commission va devenir le gouvernement démocratique de l’Union » - pages 41 à 47. Quand on sait que les électeurs n’ont aucune possibilité de sanctionner la Commission par leur vote, quand on sait que le Parlement européen, ni aujourd’hui, ni dans le cadre de la Constitution, ne peut imprimer de choix politiques à la Commission, on mesure l’inexactitude d’une telle affirmation.

Quant à l’appui de Jospin à ce traité constitutionnel, personne ne peut oublier qu’il fut, face au patronat qui fait des bénéfices et qui licencie, l’incarnation de l’Etat qui ne peut rien, qu’il fut, en France, le recordman absolu, toutes catégories, des privatisations et qu’il fut, à l’Europe, le soutien inconditionnel des politiques néolibérales proposées à l’OMC par Pascal Lamy. Le premier responsable du 21 avril ne peut faire autre chose que soutenir une Constitution qui lui ressemble.

Enfin, le chantage à la peur auquel se livrent ces sociaux-démocrates et ces écologistes est indigne de gens qui se disent de gauche. Une des valeurs de la gauche a toujours été de faire appel à la raison et à l’intelligence et non aux sentiments et aux passions. C’est la droite qui a toujours eu recours à l’argument « dites oui ou bien c’est le chaos. » En faisant appel à la peur, ceux qui usent de ce procédé signent ce qu’ils sont devenus.

Mon propos, en relevant quelques-uns - pas tous, loin s’en faut - des propos les plus mensongers est de m’appuyer sur le texte, rien que le texte, mais tout le texte, pour corriger ces erreurs volontaires de ceux qui sont contraints de mentir, espérant éviter que leur « oui » s’identifie au « oui » de Chirac, de Balladur, de Raffarin, de Sarkozy, de Madelin et du MEDEF et de la Table Ronde des Industriels Européens. On ne peut pas dire « non » à Raffarin en France et « oui » à la droite la plus agressivement néolibérale lorsqu’il s’agit de l’avenir de l’Europe.

« La Constitution sauvera les services publics en leur donnant, pour la première fois, une base légale » (Argumentaire PS oui, Aubry, Hollande, Jospin, Strauss-Kahn,….)

Ce n’est pas la première fois qu’un traité européen introduit, non pas la notion de service public, mais bien le concept de « service d’intérêt économique général.» Celui-ci est apparu dans le traité d’Amsterdam. On le retrouve à l’ Article II-96 de la Constitution : « L’Union reconnaît et respecte l’accès aux services d’intérêt économique général tel qu’il est prévu par les législations et pratiques nationales, conformément à la Constitution, afin de promouvoir la cohésion sociale et territoriale de l’Union.»

La Constitution ne fournit aucune définition du « service d’intérêt économique général.» Par contre les documents de la Commission européenne (Notes de 2000, Livre Vert de 2003, Livre Blanc de 2004) sont éloquents : les pouvoirs publics ne peuvent créer des services d’intérêt économique général (SIEG) que si deux conditions sont remplies :
a) que le marché (l’initiative privée) ne fournisse pas le service
b) que ce SIEG respecte les règles de la concurrence.

Les partisans socialistes et Verts du « oui » n’hésitent à dire tantôt que le passage des mots « service public » aux mots « service d’intérêt économique général » n’est qu’un « glissement sémantique » (les Verts) et que SIEG «signifie service public dans le langage européen » (argumentaire PS-oui). Rien n’est plus faux, comme on vient de le voir. D’ailleurs, l’annexe 1 du Livre Blanc apporte sur ce point une clarification intéressante : « les termes « service d’intérêt général » et « service d’intérêt économique général » ne doivent pas être confondus avec l’expression « service public » (p.23).

En outre, la Constitution précise en son Article III-166, 2 : « Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de concurrence. »

Enfin, le traité constitutionnel proclame que la liberté d’établissement et la liberté de circulation des services sont des « valeurs fondamentales » de l’Union européenne (article I-4). La proposition de directive déposée par le Commissaire européen Bolkestein sur « les services dans le marché intérieur » fournit la démonstration, confirmée par des experts de tous bords, que l’application intégrale de cette « valeur fondamentale » conduit à la disparition des services publics, de nos systèmes de sécurité sociale et du modèle européen de solidarité.

Avec cette Constitution, c’est la fin de la capacité des pouvoirs publics locaux, régionaux et nationaux de procurer des activités de service auxquelles tous ont accès et dont les coûts sont mutualisés. Et l’impossibilité de créer des services publics européens. L’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l’OMC pourra s’appliquer totalement sans que les Etats ne puissent s’y opposer vu l’existence de cette Constitution.

« La 2e partie du traité, la Charte des droits fondamentaux, correspond au Préambule de la Constitution française et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » (Strauss-Kahn, p. 33)

Dans le Préambule de la Constitution française (comme dans la Constitution belge, celle d’Allemagne, du Danemark, de l’Espagne, de Finlande, de l’Italie, de l’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de Suède), le droit au travail, le droit à un revenu minimum, le droit à un salaire minimum, le droit à une allocation de chômage, le droit à une pension de retraite, le droit à la couverture des soins de santé, à un logement décent sont garantis.

Dans la Constitution européenne, ces droits ne figurent pas. S’agissant de la santé et de la sécurité sociale, le texte « reconnaît et respecte » ce qui se fait dans les Etats. Sans plus. Ce qui n’engage à rien de la part de l’Union européenne. Le droit au travail devient le droit à en chercher. Ce qui est très différent.

L’Union européenne n’adhère pas à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) qui reconnaît ces droits sociaux collectifs. Par contre, elle adhère à la Convention européenne des Droits de l’Homme qui ne les reconnaît pas.

Il ne faut pas se laisser abuser par quelques paragraphes bien ronflants (comme l’article I-3). Cette Constitution contient ici et là des formules « tape à l’œil » qui n’engagent à rien juridiquement et qui sont vidées de tout sens par des dispositions contraignantes répétées systématiquement, comme par exemple, l’obligation de respecter « la concurrence qui doit être libre et non faussée. »

Strauss-Kahn manipule la présentation du texte pour le rendre acceptable.

« Le traité constitutionnel va donner au Parlement européen la capacité de prendre lui-même l’initiative de lois » (Hollande)

La Constitution réduit à néant ce mensonge : Article I-26, 2 : « Un acte législatif de l’Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission, sauf dans les cas où la Constitution en dispose autrement. »

Le monopole de l’initiative de la Commission est maintenu. Et la technique de la codécision tant vantée par les partisans du « oui » a pour effet que le Parlement européen ne peut modifier les textes soumis par la Commission que si celle-ci marque son accord.

« Le traité ne dit rien sur les orientations politiques que l’Europe doit prendre à l’OMC » (Strauss-Kahn, p. 97)

L’article III-314 qui introduit la politique commerciale commune et donc notre rôle à l’OMC, stipule : « l’Union contribue conformément à l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs et à la réduction des barrières douanières et autres. »

On se trouve clairement en présence d’un choix politique. Un choix politique dont même la Banque Mondiale remet en cause, aujourd’hui, l’efficacité pour la création d’emplois. Mais supprimer les restrictions aux investisseurs qui ne supportent pas les lois sociales, les lois environnementales, le respect des droits humains fondamentaux, c’est une exigence du MEDEF et des organisations patronales européennes.

La première tentative de supprimer les restrictions aux investissements étrangers directs porte un nom : Accord Multilatéral sur l’Investissement (A.M.I.). Strauss-Kahn y était d’ailleurs directement associé et soutenait cette démarche (voir ses réponses aux interpellations à l’Assemblée Nationale).

Si la Constitution est adoptée, il ne sera plus possible, comme l’a fait Jospin en 1998 sous la pression des associations, des syndicats, du PCF et des Verts, de dire que l’AMI doit être négocié non pas à l’OCDE, mais à l’OMC. Comme, depuis, la négociation a échoué à l’OMC, le patronat exige que l’AMI revienne dans le cadre européen. D’où sa présence dans la Constitution. On mesure ainsi l’incohérence de ceux qui ont combattu l’AMI en 1998 et qui le soutiennent aujourd’hui.

« La victoire du « non » réduira durablement la capacité de l’Europe à peser sur les grandes affaires du monde » (Aubry, Argumentaire PS-oui, Hollande).

Mais quelle est cette capacité aujourd’hui ? Sans parler des régions du monde qui nous sont éloignées, en quoi intervenons-nous efficacement dans l’interminable conflit israélo-palestinien ? En quoi sommes-nous capables de donner du contenu à ce dialogue euro- méditerranéen dont on parle depuis 30 ans ? En quoi sommes-nous capables de régler le problème de Chypre? Nous n’avons même pas été capables de régler un conflit entre l’Espagne et le Maroc à propos de quelques arpents de terre sur une île inconnue de tous ; c’est le Secrétaire d’Etat US Colin Powell qui s’en est chargé.

Est-ce que notre capacité à peser dans les grandes affaires du monde se résume à se féliciter d’un coup d’Etat inspiré par Washington contre le président démocratiquement élu du Venezuela avant d’apprendre qu’il a échoué ?

On ne peut pas affaiblir ce qui est déjà faible. Et ce n’est pas parce qu’on disposerait d’un ministre européen des affaires étrangères que celui-ci aurait de l’influence s’il n’est pas soutenu par les 25 gouvernements. Les profondes divergences entre Européens sur le principe de la guerre préventive, qui est la négation même de la Charte des Nations Unies, montrent qu’aussi longtemps qu’il n’y a pas consensus entre les 25, il est impossible de peser sur les affaires du monde. Avec ou sans « ministre des affaires étrangères européen ».

« La victoire du « non » sera une victoire des USA de George W. Bush » (Lionel Jospin, Claude Allègre et Pierre Mauroy)

C’est exactement le contraire ! Bush espère la ratification de la Constitution puisqu’elle consolide le lien de soumission des Européens aux USA : article I,41,2 : « La politique de l’Union (…) respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’OTAN et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre » et article I,41,7 : « Les engagements et la coopération dans ce domaine [en cas d’agression] demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’OTAN qui reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. »

Qui détient la plus haute responsabilité militaire à l’OTAN ? Un officier US. Qui est le chef suprême de cet officier ? Le Président des USA.

Il suffit de lire le Livre Blanc publié par le gouvernement de Tony Blair pour se rendre compte à quel point ce traité constitutionnel consacre la victoire du modèle anglo-saxon et l’avancée vers une zone euro américaine dans laquelle disparaîtra le modèle européen. D’ailleurs, un partisan du « oui » ne l’a pas caché. Dans « Le Monde » des 25-26 juillet 2004, Jean-Claude Casanova écrivait : « cette Constitution consacre le triomphe politique de la Grande Bretagne puisqu’elle aboutit à une Europe dans laquelle le Royaume-Uni serait à la fois le pivot politique parce qu’elle en aurait fixé les règles et les limites, et la charnière avec les Etats-Unis dont il est le voisin et parent. Dans l’Euramérique qui se profile, l’Angleterre tient un rôle central.»

« Ce traité est le plus dynamique de tous les traités européens » (Strauss-Kahn, p.99).

Invoquant ce que, dans le jargon, on appelle les « clauses passerelles » et les « coopérations renforcées », il prétend qu’ainsi la clause de l’unanimité peut être surmontée, ce qui fournirait des opportunités d’avancées significatives.

C’est passer sous silence que « en cas d’opposition d’un parlement national [à l’usage de la clause passerelle] la décision européenne n’est pas adoptée » (article III-444,3) et que « l’autorisation de procéder à une coopération renforcée est accordée par une décision européenne du Conseil, statuant à l’unanimité » (article III-419,2). Dans tous les cas de figure, on retrouve d’une manière ou d’une autre, l’exigence de l’unanimité. Une réalité s’impose : si cette Constitution est ratifiée, il sera impossible de la modifier avant de très nombreuses années. Nos enfants comme nos petits enfants auront à la subir.


« Un million de citoyens pourront modifier la Constitution » (Cohn-Bendit, Lipietz, Mamère)

Le droit de pétition (dont on sait à quel point il est peu efficace sur le plan national) ne permet pas de modifier la Constitution ; un million de personnes pourront proposer à la Commission un texte qui applique la Constitution. Et la Commission en fera ce qu’elle voudra comme le précise l’Article I-47, 4 : « Des citoyennes et citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatifs d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyennes et citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application de la Constitution. »


« Notre « oui » est un « oui de combat » (les partisans PS et Verts du « oui de gauche »)

Ces gens nous disent : le texte n’est pas franchement bon ; à bien des égards, il ne répond pas à nos attentes ; mais il faut l’adopter pour conserver les quatre ou cinq points positifs qu’il contient ; quant au reste, nous allons nous battre, après la ratification, pour l’améliorer ; notre « oui » s’inscrit donc dans la perspective de ce futur combat. Etrange perversion du raisonnement ! Pour trois raisons, au moins :

1) s’il s’agissait d’enregistrer les quelques progrès résultant des négociations, pourquoi ne pas s’être contenté d’un simple traité s’ajoutant aux quatre venus modifier le traité de Rome depuis 1957 ? Pourquoi avoir donné une force constitutionnelle (article I-6) à un texte qui, avant tout, va donner cette force à un projet politique néolibéral ?

2) parce que cela revient à dire : nous ne nous battons pas aujourd’hui contre ce texte, mais rassurez-vous, nous nous battrons demain, une fois qu’il sera devenu la Constitution. Quel crédit peut-on accorder à un tel engagement de la part de ceux qui, aujourd’hui, alors que la plupart des 25 gouvernements de l’Union sont conservateurs, promettent une Europe sociale qu’ils n’ont pas réalisée lorsqu’ils dirigeaient douze des quinze gouvernements de l’Union et la Commission européenne ?

3) ils savent pertinemment qu’ils ne pourront pas modifier ce texte. Parce que, cas unique au monde, la Constitution européenne va exiger l’unanimité pour être modifiée. Il sera plus aisé de modifier la Constitution des Etats-Unis que celle de l’Union !

Le « oui » de combat, ce n’est rien d’autre qu’une promesse. Comme celle de Jacques Delors qui, en 1992, promettait : « acceptez le traité de Maastricht et nous ferons l’Europe sociale tout de suite après » Il y a douze ans…

(Raoul Marc JENNAR est docteur en science politique, chercheur auprès de l’Unité de Recherche, de Formation et d’Information sur la Globalisation -URFIG, www.urfig.com)

Aucun des "arguments" avancés par Foxapoildur ou par son camarade Raoul Marc Jennar n'est véritablement pertinent. Ils se contentent de ressasser des "idées" déjà et souvent présentées lors de la campagnes des partisans du "non" et qui ont eu, on le sait, un extraordinaire écho auprès des militants... Les différentes réponses apportées par les sociaux-démocrates français et européens, depuis plusieurs mois, dans les différents journaux d'information et à travers leurs livres, à ces inquiétudes ou ces idées reçues suffiront assez largement à rassurer les plus sceptiques.
Je n'aime au demeurant guère ces "posts" énormes qui, pour la plupart d'entre eux, ne sont pas lus. Ceci étant, j'aime moins encore les mensonges et les faussetés. Alors reprenons certains points.

* "Quand on sait que les électeurs n’ont aucune possibilité de sanctionner la Commission par leur vote, quand on sait que le Parlement européen, ni aujourd’hui, ni dans le cadre de la Constitution, ne peut imprimer de choix politiques à la Commission, on mesure l’inexactitude d’une telle affirmation" : je pensais que la démocratie moderne pouvait être indirecte et supposer une délégation de pouvoir.

* "Une des valeurs de la gauche a toujours été de faire appel à la raison et à l’intelligence et non aux sentiments et aux passions" : le post de foxàpoildur prouve le contraire.

* "C’est la droite qui a toujours eu recours à l’argument « dites oui ou bien c’est le chaos " : je propose donc à foxàpoildur à adhérer au parti de M. Sarkozy. Ses idées sont différentes, mais elles mènent au même résultat.

* "On ne peut pas dire « non » à Raffarin en France et « oui » à la droite la plus agressivement néolibérale lorsqu’il s’agit de l’avenir de l’Europe" : la pensée accepte des nuances, je crois.

* "Ce n’est pas la première fois qu’un traité européen introduit, non pas la notion de service public, mais bien le concept de « service d’intérêt économique général" ; "La Constitution ne fournit aucune définition du « service d’intérêt économique général." : c'est juste et c'est tant mieux, car cela peut garantir, précisément, le service public à la française. Personne, dans cette campagne, n'a dit le contraire. Quant au contenu des Notes, Livres verts et blans, il est fort intéressant, même s'il ne constitue qu'une série d'observations sans réelle portée légale. En effet, nul ne peut imaginer aujourd'hui que les services publics européens ne méritent pas d'être modernisés et adaptés en fonction des contraintes liées à la concurrence. La question n'est pas celle de cette modernisation, mais de sa nature. Deux voies semblent ainsi s'ouvrir : celle d'un protectionnisme social et économique, visant à défendre les services publics à la façon d'un pré carré, contre les principes mêmes de la concurrence, et celle d'une transformation de ces services, ouverts à la concurrence, mais régulés par les obligations de "missions de service public". La première voie, même louable dans l'idéal, est vouée à l'échec et risque d'amener à l'inverse de ce qu'elle souhaite : l'implosion des systèmes publics. La seconde, plus modeste, certes, a le mérite d'être protectrice sans être protectionniste, et d'allier l'efficacité sociale et économique. On est encore loin du compte. Mais l'objectif est excellent. La concurrence n'est pas le diable qu'on nous présente souvent, pour autant qu'elle ne soit pas totale et sans contrôles : ce sont ces contrôles que le TC reconnaît légalement. C'est en cela qu'il constitue une avancée.

* Parler de "la liberté d’établissement et la liberté de circulation des services [qui] sont des « valeurs fondamentales » de l’Union européenne (article I-4)", voilà un scandale innommable ! Cela s'appelle l'économie de marché. Cela existe depuis deux siècles. Et il semble bien que certains la découvrent aujourd'hui. C'est bien. Mieux vaut tard que jamais. Maintenant, tentons de donner des règles à ce marché, pour qu'il soit plus juste et plus efficace. La proposition de directive Bolkestein ? C'est une proposition, distincte du TC. Elle est mauvaise. Rejetons-là.

* "Avec cette Constitution, c’est la fin de la capacité des pouvoirs publics locaux, régionaux et nationaux de procurer des activités de service auxquelles tous ont accès et dont les coûts sont mutualisés" : c'est faux. Le TC reconnaît l'intérêt et la possibilité des politiques décentralisatrices.

* Si, comme le dit justement Foxàpoildur, "dans le Préambule de la Constitution française (comme dans la Constitution belge, celle d’Allemagne, du Danemark, de l’Espagne, de Finlande, de l’Italie, de l’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de Suède), le droit au travail, le droit à un revenu minimum, le droit à un salaire minimum, le droit à une allocation de chômage, le droit à une pension de retraite, le droit à la couverture des soins de santé, à un logement décent sont garantis", pourquoi l'inscrire dans le TC ? Le TC, je le rappelle, n'est ni une compilation, ni un "best-of" des différentes constitutions européennes. Il est un moyen de donner un visage à l'Europe politique. Pour ceux qui, comme moi, souhaitent une Europe fédérale, il n'est certainement pas une bonne Constitution. Mais comme la fédération européenne n'existe pas, qu'elle en est loin... et que le TC n'est pas une constitution, ces peurs sont un peu naïves.

* "« Le traité constitutionnel va donner au Parlement européen la capacité de prendre lui-même l’initiative de lois » (Hollande). La Constitution réduit à néant ce mensonge : Article I-26, 2" : il n'y a pas de mensonge. Hollande parle d'une tendance, pas d'une réalité effective. Il explique que l'adhésion au TC permettra d'aller dans cette direction d'une autonomisation politique de l'Assemblée.

* "« Le traité ne dit rien sur les orientations politiques que l’Europe doit prendre à l’OMC » (Strauss-Kahn, p. 97)". C'est juste et incontestable. Le fait que soit stipulé que que « l’Union contribue conformément à l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs et à la réduction des barrières douanières et autres » me semble logique. Cela s'appelle, une nouvelle fois, une économie de marché. Et celle-ci n'empêche pas des recherches de régulation, précisément grâce aux grands organismes internationaux, à condition que l'Europe y pèse de façon conséquente. Le TC offre donc la possibilité d'un choix politique : celui de peser sur des négociations mondiales avec le poids de l'Europe et non plus le poids de chaque pays pris individuellement.

Bref. Ce type d'âneries, on les a beaucoup entendues beaucoup depuis plusieurs mois. Le devoir de chacun de nous est de répondre à ces inquiétudes, de convaincre les indécis mais ausis de rectifier les mensonges et, effectivement, les manipulations de certains partisans du "non" - heureusement, certains sont plus honnêtes. Une seule question : si l'on peut être "docteur en science politique" et faire ce type de déclaration, ne doit-on pas, décidément, faire une réforme profonde de l'Université qui puisse redonner de la valeur à des diplômes qui, visiblement, ont perdu de leur valeur ? Pensons-y.

le oui a gagné ???
chaque fois que je discute avec des sympatisants c'est la même incompréhension.
l'Europe pour l'instant ne tient pas du tout ses promesses ( elle n'est qu'un gros "machin" économico-libéral, l'Europe qui se profile m'angoisse encore plus.
Décidément le PS ne fait plus rêver à un avenir meilleur.

le oui a gagné ???
chaque fois que je discute avec des sympatisants c'est la même incompréhension.
l'Europe pour l'instant ne tient pas du tout ses promesses ( elle n'est qu'un gros "machin" économico-libéral, l'Europe qui se profile m'angoisse encore plus.
Décidément le PS ne fait plus rêver à un avenir meilleur.

Parler de "la liberté d’établissement et la liberté de circulation des services [qui] sont des « valeurs fondamentales » de l’Union européenne (article I-4)", voilà un scandale innommable ! Cela s'appelle l'économie de marché. Cela existe depuis deux siècles. Et il semble bien que certains la découvrent aujourd'hui. C'est bien. Mieux vaut tard que jamais.

Ainsi, les salariés ne savent pas ce que c'est l'économie de marché, les artisans n'ont plus, ni personne. Il découvre avec le traité l'économie de marché.

Maintenant, tentons de donner des règles à ce marché, pour qu'il soit plus juste et plus efficace.


Les socialistes ont la majorité à l'assemblée et les blairistes sont pour des règles... De plus, il y a plus de 20 ans que l'on entend ce type de discours.

La proposition de directive Bolkestein ? C'est une proposition, distincte du TC. Elle est mauvaise. Rejetons-là.


La directive Bolkestein est indépendante de l'orientation donné à l'europe par le traité d'amsterdam, et confirmé par ce traité constitutionnel. Les lois, les décrets sont indépendant de la loi fondamentale et de la loi de finance. La directive bolkestein surgit dans l'histoire!
Au fait le Ps n'a toujours pas la majorité...

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Manifeste de Socialisme et Démocratie

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