05 mars 2006

Soutien aux ouvriers de Stora Enso et aux géants de papier solidaires

Lors de ma visite dans le Pas de Calais, j’ai tenu à rencontrer l'Intersyndicale de l’usine Stora Enso de Corbehem. Il s’agit d’un site industriel appartenant à un groupe multinational de papier finlandais, menacé de 500 suppressions d'emplois en juin 2006.

La conjoncture dans l’industrie du papier est particulièrement difficile cette année : la demande n’est pas très soutenue, le coût de l’énergie est très élevé, les grands groupes semblent s’accorder pour diminuer la production et faire remonter les prix, le haut niveau de l’euro ne favorise pas les sites de production européens… A Corbehem, le groupe a investi dans une nouvelle machine (voir photo) qui ne donne pas encore sa pleine mesure. D’autre part, les contraintes de production imposées par le groupe au site (obligé de réaliser des petites séries) limitent depuis peu la rentabilité de l’usine. Deux des trois machines sont menacées à très court terme de fermeture.

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Dans un bassin d’emploi qui connaît de nombreuses difficultés, le plan social proposé par le groupe serait désastreux pour les salariés du site. Je tenais à mettre en lumière cette situation, déjà grave mais pas totalement dénuée d’espoir.

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Les syndicats, réunis dans l'association les Géants de Papier Solidaire, ont un projet pour faire évoluer l'activité des machines 3 et 4 (les plus anciennes), préserver le site et les emplois. L’idée, proposée par l’association, est de fabriquer un papier résistant pour la confection de sacs de caisse distribués dans la grande distribution, la production de sacs poubelle et autres emballages... Le besoin existe : l’Assemblée Nationale a récemment voté à l’unanimité un amendement qui interdira sur le territoire français la distribution et la commercialisation de sacs ou emballages plastiques non biodégradables à partir du 1er janvier 2010.

Chaque année en France, une quinzaine de milliards de sacs plastiques sont distribués, soit 80000 tonnes de déchets. Selon l’Ifremer, on trouverait près de 120 millions de sacs sur le littoral chaque année. Il s’agit donc d’un grand enjeu de développement durable. L’association propose, afin de donner de la résistance au papier produit à Corbehem, d’utiliser le chanvre industriel, qui permettrait d’avoir un papier plus écologique que le papier Kraft utilisé par exemple aux Etats-unis.

L’aboutissement de ce beau projet nécessitera encore du temps. Il est donc indispensable de donner ce temps aux salariés de l’entreprise et d’éviter une fermeture précipitée. Il me semble que, fondamentalement, l’usine est viable mais traverse une mauvaise passe. Je demande donc au Comité Interministériel d’aménagement du Territoire de s’emparer de cette situation lors de sa réunion de la semaine prochaine. Les élus socialistes du territoire (Catherine Génisson pour la circonscription, Dominique Dupilet pour le département, Daniel Percheron pour la région) sont déjà mobilisés et apportent le soutien de leurs institutions, je demande au gouvernement d’en faire de même.

D’autre part, si la fixation de la date du 1er janvier 2010 pour l’interdiction des sacs en plastique était un progrès par rapport à la situation antérieure, il me semble que nous devrions envisager de l’avancer encore. Je compte aussi entrer en contact avec les grandes enseignes de la distribution, afin qu’elles s’intéressent davantage à cette problématique générale et à la solution des sacs en papier en particulier, avant d’y être contraintes légalement.

Si vous souhaitez apporter un soutien moral aux salariés de Stora Enso-Corbehem ou que vous êtes intéressés par leur projet, je vous invite à visiter le site de l’association des Géants de papier solidaires : http://lesgeants.papier.free.fr/, que je remercie encore pour son accueil chaleureux.

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A très bientôt,

dsk

03 mars 2006

Décentralisation : la colère des élus socialistes et républicains

Bonjour à tous,

j'étais hier en déplacement dans le Pas de Calais. Comme d'autres départements, le Pas de Calais est confronté à des difficultés financières croissantes en raison des transferts de compétences de l'Etat qui ne sont pas compensés par des ressources équivalentes. Vous trouverez ici une note qui détaille le coût de la décentralisation pour ce département. Les charges liées au transfert du RMI y représentent près des deux tiers des 68 millions d'euros "manquants". Le scandale que constitue le report sur les départements et les régions de la charge des politiques sociales doit être expliqué et dénoncé. C'est pourquoi le Parti socialiste a lancé une grande campagne sur ce thème et créé un site : www.lacoleredeselus.com

Ce site vise à relayer l'appel que j'ai initié et que j'invite tous les élus socialistes et républicains à signer. Le site vous permet aussi de faire remonter vos propositions. Cette grande campagne s'achèvera par un rassemblement national à Lille le 1er avril, au cours duquel le parti socialiste présentera ses propositions pour une 3ème ère de la décentralisation.

dsk

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Au local de la section d'Arras : à ma droite Léon Fatous, Jacques Mellick et François Lemaire. A ma gauche Franck Heyde-Betancourt et Serge Janquin.

Au premier plan, de dos, Philippe Blet et Daniel Percheron.


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Avec François Lemaire, président de la FDESR

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Avec Franck Heyde-Betancourt, secrétaire de la section d'Arras.

Je remercie également tous les élus qui ont exprimé leur soutien à cette campagne, en particulier Dominique Dupilet, président du Conseil Général, que j'ai rencontré en début d'après-midi, Catherine Génisson, députée de la circonscription, Odette Duriez, Gérard Dué et bien d'autres. Merci enfin à Laurent Lamacz pour ces photos!

13 février 2006

Afrique du Sud encore

Après mes entretiens sur le Black Economic Empowerment, je suis allé à Soweto dans le service périnatal de l'hôpital de Baragwanath qui traite les petits enfants malades du sida.

Les chiffres du sida sont terrifiants en Afrique du Sud : 13 % de la population est séropositive, 700 000 personnes ont besoin d'un traitement immédiat - alors qu'à peine 50 000 sont traités. A Soweto, un tiers des décès sont dus au sida. Et la moitié des femmes enceintes sont porteuses du virus...

Cette situation est intolérable. Comment aider à la combattre ?

1. Les médicaments nécessaires doivent être mis à la disposition des populations qui n'ont pas les moyens de se les procurer. C'est une des grandes causes de l'humanité aujourd'hui. Comment ? Par le développement des médicaments génériques; l'accord sur les génériques à l'O.M.C. s'est avéré inefficace, il faut le réformer. Il n'y a par exemple aucun générique pour les enfants malades du sida ! Et par l'aide publique aussi, car même les génériques sont trop chers dans les pays les plus pauvres : le Fonds mondial contre le sida a été créé en ce sens, il est temps de respecter nos engagements et de lui apporter les fonds nécessaires.

2. Il faut un "droit d'ingérence sanitaire". On ne peut pas laisser les pays pauvres se débrouiller seuls avec une pandémie - sida, mais aussi malaria ou grippe aviaire - au motif que cela ne se passe pas chez nous, ou que ce n'est pas encore arrivé chez nous. C'est inacceptable sur le plan moral et absurde sur le plan de l'efficacité.

Voilà les premiers échos de mon déplacement en Afrique du Sud. A plus tard.

Black economic empowerment

Comme certains l'ont déjà noté sur mon blog, je représente la France au "Sommet des Progressistes", qui se déroule près de Pretoria. J'y reviendrai plus en détail dans un prochain post.

J'en ai profité pour organiser une visite auprès du gouvernement sud-africain. Un point clef de cette visite : mieux connaître sa réforme phare, le "black economic empowerment".

J'ai pu rencontrer trois acteurs centraux du B.E.E : Lionel October, en charge du dossier auprès du président ; Ronnie Ntuli, président du National Empowerment Fund et Bridgette Radebe, PDG de Mmakau, partenaire B.E.E de Total en Afrique du Sud.

L'objectif du B.E.E. est de corriger les inégalités économiques héritées de l'apartheid : les noirs n'avaient pas le droit de diriger une société ou d'être actionnaires ! La méthode : redistribuer 25 % des parts des sociétés sud-africaines aux noirs. Les communautés noires se structurent en sociétés et bénéficient de financements exceptionnels pour acheter les parts des groupes "blancs".

Trois bénéfices : l'émergence d'une élite économique noire, une redistribution massive du capital aux plus modestes et la création de nouvelles entreprises "noires".

C'est une réforme "révolutionnaire" et fondatrice d'une société solidaire. Elle peut certainement servir de modèle au reste de l'Afrique.

A plus tard !

dsk

10 février 2006

Peer to peer : numérique et création unis

Bonjour,

vous êtes nombreux à m'avoir interrogé sur ce blog à propos du P2P.

J'ai publié ce matin dans Libération une tribune qui répond à la plupart des questions qui m'ont été adressées dans les dernières semaines. Pour mémoire, le projet de loi a d'abord été examiné en procédure d’urgence devant l’Assemblée nationale, avant la volte-face du 13 janvier qui proposait un retour au téléchargement payant. Vous trouverez donc dans ce texte une analyse des différentes options possibles, accompagnées de mes principales propositions.

Merci de vos commentaires!

dsk

02 février 2006

La laïcité à la française, c'est aussi la liberté d'expression

Ce matin, je veux réagir à la polémique sur la publication, par certains journaux, de caricatures à connotation religieuse, après l'affaire danoise, et dire mon inquiétude après le licenciement du directeur de "France soir" qui a publié ces dessins.

J'estime que la démocratie et la laïcité sont des espaces de liberté que nous devons défendre. Liberté de croyance - ou de non croyance -, de religion, et évidemment liberté de la presse. Les caricatures font partie d'une tradition de libre expression ; elles peuvent choquer, mais elles s'inscrivent dans cette liberté.

Certains mouvements fondamentalistes s'emparent de ce sujet pour empêcher les caricatures utilisant Mahomet, comme certains catholiques se sont opposés à l'affiche du film "Amen" de Costa-Gavras, ou comme certains juifs assimilent de manière abusive critique d'Israël et antisémitisme. Il y a là une dérive préoccupante.

La France doit résister à cette version religieuse du "politiquement correct", qui revient à tout simplement réduire les espaces de liberté de chacun. Il faut, sur ces sujets, dialoguer (c'est d'ailleurs ce qu'a fait le président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur à la mosquée de Paris en recevant l'ambassadeur du Danemark) et lutter contre l'ignorance. Si certains journaux choquent et écrivent des bêtises, il faut le dire et protester, pas les interdire, et encore moins menacer les personnes.

dsk

PS : je vous donne rendez-vous dimanche 5 février : je serai l'invité du grand jury sur RTL à 18h30.

31 janvier 2006

L'affaire d'Outreau, encore...

Voilà que l'affaire d'Outreau revient sur le devant de la scène avec les auditions de la commission d'enquête parlementaire. C'est une affaire complexe, sur laquelle j'ai attendu pour m'exprimer car, à chaud, beaucoup de bêtises ont été dites.

Je viens d'ailleurs de terminer "La méprise", livre utile que Florence Aubenas a consacré au procès et que je vous conseille vivement. C'est dur, mais instructif.

L'enchaînement des faits tout au long de l'enquête et du procès laisse à penser : erreur collective de la justice finalement corrigée par la cour d'assises de Paris en décembre (au passage, heureusement que la gauche a toujours milité, contre la droite la plupart du temps, pour la possibilité de faire appel des décisions des cours d'assises !), pression des médias, dans des sens au demeurant contradictoires, sanctuarisation de la parole des enfants victimes, mauvais climat de la commission d'enquête parlementaire qui continue à maltraiter les innocents. Cela fait beaucoup. Cela fait trop.

Le livre de Florence Aubenas ajoute un éclairage que je trouve tristement précieux : le contexte social particulier de cette affaire qui nous fait devoir, nous à gauche, de nous interroger sur la question "Justice des riches, justice des pauvres". Il est absolument évident que le procès d'Outreau ne se serait pas passé ainsi si des habitants des beaux quartiers avaient été mis en cause. C'est pour moi inacceptable.

Un dernier point : le jeune juge d'instruction est durement mis en cause par le livre. Qu'il ait été négligent, avec de nombreux autres magistrats, soit ; qu'il ait commis, avec d'autres, des fautes sur lesquelles il faut se pencher et, éventuellement, sanctionner, c'est évident. Mais attention : il ne faut pas en profiter pour régler leur compte aux juges d'instruction en général, sans apporter des garanties suffisantes. Le juge d'instruction, par sa liberté structurelle, est le garant que les enquêtes sur les nantis et les puissants pourront toujours avoir lieu. Si on le supprime, et si dans le même temps on refuse de rendre les procureurs indépendants, cela revient à nier toute indépendance de la justice. La droite a bloqué notre réforme de la Constitution qui voulait garantir les conditions de nomination des procureurs, par l'exigence d'un avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature et les gardes des sceaux successifs, surtout D. Perben, ont multiplié les décisions tendant à "préfectoraliser" les juges.

C'est une évolution inacceptable sur laquelle il faudra revenir le plus vite possible et je vous présenterai dans les prochains mois mes propositions précises sur la justice.

dsk

PS : J'apprends que le Conseil constitutionnel vient de déclasser l'alinéa de l'article de loi sur "le rôle positif de la présence française outre-mer et dans les colonies", ce qui permettra au gouvernement de l'abroger par décret. Je suis évidemment heureux de voir disparaître ce texte, comme je l'avais demandé en lançant la pétition que nous avons été 47 000 à signer. Je regrette toutefois que le gouvernement le fasse en catimini, sans saisir la représentation nationale, ce qui aurait permis de tirer les choses au clair, de les dire publiquement, dans la dignité.

17 janvier 2006

Des propositions pour relancer la gauche

Mon équipe sur le blog a déjà mis en ligne quelques éléments, qui ont fait de samedi dernier, 14 janvier, une journée particulièrement riche.

Le matin, à Lyon, j'ai participé à l'initiative nationale pour le respect du numerus clausus en prison, lancée par Bernard Bolze. C'était l'occasion de dénoncer la surpopulation massive de notre système carcéral. Indignité pour notre Etat de droit. Inefficacité pour notre République : la surpopulation, c'est la garantie que les prisons deviennent criminogènes. Les discussions ont permis d'esquisser des pistes pour l'avenir, autour de solutions alternatives à l'incarcération pour la petite délinquance, et autour d'une meilleure préparation des détenus à "l'après-prison", afin de diminuer le taux de récidive.

Dans l'après-midi, j'ai retrouvé à Bruxelles certains de mes amis de la gauche européenne, pour la toute première initiative de relance de la construction européenne après les "non" français et néerlandais. Huit think-tanks socialistes européens, dont mon club AG2E, ont élaboré un texte commun, remis au parti socialiste européen (PSE), dont voici la version, seulement en anglais pour l'instant (RelaunchCitizensEurope). La clef de l'analyse : nous avons voulu faire l'Europe sans les Européens et il nous faut nous atteler à l'émergence de la conscience européenne. Il y avait là, entre autres, le président du PSE et ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien Premier ministre italien Massimo d'Alema, le Commissaire européen Joaquin Almunia et l'ancienne Commissaire Anna Diamantopoulou, les ministres Kinga Göncz (Hongrie) et Diego Lopez Garrido (Espagne)... Prochaine étape : faire porter ces idées au plan politique, au premier chef par le PSE.

Enfin, le soir, à l'Haÿ-les-Roses, meeting pour les voeux de la fédération du Val de Marne, et aussi pour marquer les 70 ans du Front populaire. Petite parenthèse, j'en profite pour vous remercier pour vos réactions à ma carte de voeux, que j'avais choisie avec soin et dont je suis heureux qu'elle vous ait plu. A mes côtés, notamment, il y avait Jean-Paul Huchon, le président de la région, Catherine Tasca, Pierre Moscovici, Michèle Sabban, Patrick Sève, Jean-Christophe Cambadélis, Marison Touraine... Le discours que j'ai prononcé est déjà en ligne, plus bas sur le blog. L'essentiel tient en deux mots : propositions et union ! Pour les propositions, le travail que nous avons accompli au sein d'AG2E est opérationnel et les prochains mois me donneront l'occasion, thème par thème, de proposer mes solutions pour la France. Quant à la stratégie, elle est simple : l'union. Lorsque nous sommes audacieux, lorsque nous écoutons, lorsque nous savons imaginer pour dépasser les contraintes, la gauche sait se rassembler et contrer la droite.

Voilà. Pardon d'avoir été long... mais la journée de samedi aussi l'a été ! A très vite.

dsk

16 janvier 2006

Félicitations à Michelle Bachelet !

Quel plaisir de se réveiller le matin, d'allumer la radio et de commencer la semaine sur une nouvelle comme la victoire de Michelle Bachelet au Chili ! Première femme d'Amérique latine à être ministre de la défense en 2002, la voilà élue à la magistrature suprême. Je salue son parcours, fait de combats, de courage, d'engagements et de convictions. Je suis très heureux pour elle et pour tous les Chiliens.

Le Parti socialiste français et tous les socialistes européens soutiendront maintenant Michelle dans la mise en oeuvre de son programme. Une femme - ou un homme ! - seule, ne peut pas tout. Mais avec de l'ambition et la volonté de changer la politique, on peut beaucoup.

A très vite.

dsk

15 janvier 2006

Coup de gueule contre le Dakar

Le Dakar est terminé : trois morts.

Pour le pilote décédé lundi dernier, on dira qu'il avait pris ses responsabilités, ce qui n'enlève rien au fait que c'est une vie perdue. Mais le décès de deux enfants, de 10 et 12 ans, heurtés par des véhicules de la course, laisse sans voix et la réaction des participants et organisateurs du rallye me heurte. La dernière spéciale n'a pas été chronométrée ? La belle affaire !

Je pose les questions suivantes : quelle course automobile, quelle manifestation, se serait poursuivie sur le territoire français ou en Europe après un tel drame ? La vie de deux petits Africains a-t-elle la même valeur que celle de deux petits Européens ? Les responsables du Dakar ont dit vouloir continuer à travailler pour que cela ne se reproduise plus. Mais c'est ainsi chaque année ! Ce ne sont pas des radars, des limitations et des contrôles qui empêcheront ceux qui considèrent l'Afrique comme un terrain pour leurs jouets modernes et qui l'aiment pour cela, de continuer encore.

Il faut s'interroger sur la poursuite du rallye. L'argent qu'il procure aux villages, les puits que l'on fore, doivent pouvoir être apportés aux populations d'Afrique sans que des vies ne leur soient volées.

dsk

23 décembre 2005

Joyeux Noël !

En cette veille de Noël, je veux vous dire tous mes voeux, en vous remerciant d'être si fidèles sur mon blog. Que l'année 2006 vous donne beaucoup de satisfactions et de joie !

Je pense aussi à ceux qui sont dans la détresse, en espérant que les prochains mois leur apportent du réconfort.

A tous, je dis Joyeux Noël et bonne fin d'année !

dsk

15 décembre 2005

Pétition unitaire pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

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Nous soussigné(e)s, Gilbert Annette (PS), Jean-Marc Ayrault (PS), Jean Michel Baylet (PRG), Olivier Besancenot (LCR), Patrick Braouezec (PCF), Marie George Buffet (PCF), Jean-Christophe Cambadelis (PS), Pierre Hardy (LO), François Hollande (PS), Bernard Kouchner (PS), Alain Krivine (LCR), Arlette Laguiller (LO) Jean-Marie Le Guen (PS), Victorin Lurel (PS), Pierre Moscovici (PS), François Pupponi (PS), Dominique Strauss-Kahn (PS), Christiane Taubira (PRG), Dominique Voynet (Verts), lançons une pétition pour obtenir l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 rédigé comme suit :

« Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence français outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l’étranger est encouragée ».

Nous vous invitons à nous rejoindre sur le site www.abrogation.net

Nous sommes aujourd'hui plus de 45 000 à avoir signé cette pétition!

03 décembre 2005

A vous de juger!

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Je vous donne rendez-vous jeudi soir 8 décembre, à partir de 20h50 sur France 2, pour l'émission "A vous de juger". N'hésitez pas, avant l'émission, à me faire part de vos conseils, de vos idées, de votre sentiment sur la situation de notre pays. A jeudi ! 

01 décembre 2005

Sida : l'urgence ne faiblit pas!

Ruban

Bonjour à tous,

en cette journée mondiale de lutte contre le Sida, je tenais à partager avec vous une tribune que j'ai co-signée avec Christian Saout, président de l'Association Aides. Vous pourrez lire ce texte sur le site de Libération.

Je tenais à rendre hommage ici au travail de cette association qui, depuis 1984, se bat contre le Sida par des actions d'information, de prévention et de soutien au malades. Il me semble d'autant plus important de soutenir les ONG, en France ou à l'étranger, que l'épidémie reprend sa progression. En France, les efforts de prévention s'affaiblissent : 7000 personnes ont été contaminées en 2004, contre 5000 en 2003. En Afrique, plus de trois millions de personnes décèdent chaque année du fléau. Vous trouverez dans la tribune quelques pistes pour enrayer l'épidémie. Je vous recommande également la lecture de cette brochure sur les enjeux internationaux de la lutte contre le Sida, éditée par Aides : c'est un travail remarquable. Elle expose en particulier le risque que les pays africains ne puissent pas accéder aux nouveaux génériques antirétroviraux, avec l'extension du droit de la propriété intellectuelle aux pays en développement dans le cadre de leur intégration progressive aux règles de l'OMC, ce qui pourrait remettre en cause les maigres progrès réalisés jusqu'ici.

Si vous souhaitez faire un don en ligne pour vous associer à cette journée, vous pouvez le faire sur les sites d'Aides, du Sidaction ou d'Act Up, et n'oubliez pas les Solidays de Solidarité Sida!

Je rappelle aussi l'existence du site d'information Sida Info Service.

dsk

16 novembre 2005

Fiscalité : la politique de gribouille continue !

L'Assemblée commence à discuter du budget 2006
préparé par le gouvernement qui a imaginé un brillant
dispositif démagogiquement baptisé "bouclier fiscal".
Il s'agit du plafonnement de la totalité des impositions
directes (impôt sur le revenu, ISF, taxe d’habitation et
taxes foncières) à 60% du revenu de certains ménages.

Je veux souligner ici combien cette réforme est injuste
pour les contribuables, coûteuse pour l'Etat et inique
pour les collectivités locales :

- Une mesure injuste puisque cette mesure aura
principalement pour effet de diminuer de quelque
18.000 euros en moyenne l’imposition d’à peine
9.000 contribuables en France assujettis à l'impôt
de solidarité sur la fortune ;

- Une mesure coûteuse, puisque  son coût s’élèvera
à 500 millions d'euros, soit la même somme que celle
consacrée à la hausse de la prime pour l'emploi.
9.000 contribuables bénéficieront ainsi d’une dépense
similaire pour le budget de l’Etat à celle qui concerne
8 millions de bénéficiaires de la PPE ! Comme si les
plus riches ne pouvaient pas attendre alors que les
classes moyennes devront patienter : c'est un symbole
désastreux.

- Une mesure inique puisque son financement pèsera
une fois de plus sur les moyens des collectivités
territoriales - à hauteur de 43 millions d'euros.
Ajoutée à la réforme de l’ISF et de l’impôt sur le revenu,
cette mesure est emblématique des priorités fiscales
du Gouvernement, qui continue à poursuivre avec
méthode une politique vouée à l’échec sur le plan
économique et à l’exaspération du sentiment d’injustice
sur le plan social.

dsk

14 novembre 2005

Rassemblons-nous pour préparer l'avenir

Après la semaine folle que nous avons vécue, c’est un sentiment d’extrême motivation qui m’habite pour relever les défis immenses que connaît le pays.

La France va mal, et certains semblent s’en rendre compte seulement depuis deux semaines. La réponse du gouvernement tient en deux mots : La force et la répression. Si le rétablissement de l’ordre public est nécessaire, cette seule réponse est insuffisante. Plutôt que de prolonger l’état d’urgence, objet d’un projet de loi adopté au conseil des ministres exceptionnel de ce lundi, il est nécessaire de rétablir l’ordre social, c’est-à-dire tout ce qui fait la vie en société dans les cités ; il faut, d’urgence, remettre à niveau les crédits aux associations qui, souvent, pallient les carences de l’Etat et bâtir un nouveau partenariat avec elles ; il faut recréer la police de proximité qui était pleinement dans son rôle lorsqu’elle contribuait à la prévention ; il faut rendre leur dignité à ces quartiers en leur donnant des perspectives. Tous les services publics devraient être mobilisés, par petites équipes partout sur le territoire, pour apporter des réponses concrètes aux difficultés de nos concitoyens et pour redonner un sens à l’idée de communauté nationale. L’Etat en France doit être capable de réussir.

Mais cette perspective-là, le gouvernement est incapable de la concevoir et de la mettre en œuvre. Quant au chef de l’Etat, il a purement et simplement disparu du paysage politique. La semaine passée a aussi été marquée par le vote des militants socialistes en vue du congrès. Il y a, pour moi, un vrai motif d’espoir dans ces résultats : une majorité s’est dégagée, et le parti est en ordre de marche. Nous devons maintenant aller de l’avant.

Je vous assure que le PS sera prêt à proposer une alternative forte et imaginative à la politique de la droite : notre projet sera prêt au printemps, et comme l’a noté un grand quotidien juste avant le week-end, ce ne sont pas les idées qui nous manquent ! J’appelle aujourd’hui tous les socialistes à se rassembler pour contribuer à la construction du projet qui nous fera gagner en 2007, pour une France plus grande et plus juste.

dsk

07 novembre 2005

Banlieues: il y a urgence!

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens d’abord à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des forces de police, les pompiers et les maires qui oeuvrent sur le terrain depuis onze nuits pour rétablir l’ordre public.

Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois.

Onze nuits depuis l’odieux assassinat d’un père de famille devant sa femme et sa fille et à Epinay.

Onze nuits de violences urbaines et d’incendies criminels sans précédent, qui frappent les personnes les plus fragiles au cœur de nos banlieues.

Onze nuits de silence coupable des autorités de l’Etat après l’agression d’un lieu de culte, la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois.

Gauche et droite doivent prendre leur part de responsabilité dans ces événements. Je l’assume en tant qu’ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin. En matière d’insécurité, sans doute avons-nous trop privilégié la prévention.

Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd’hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son travail. Et son travail, c’est de rétablir l’ordre et rien d’autre. Sans entrer dans une polémique politicienne, Nicolas Sarkozy est dépassé par ses trop nombreuses activités. On ne peut pas être ministre de l'Intérieur à plein temps, président de l'UMP à plein temps, président du conseil général des Hauts de Seine à plein temps et candidat, quasiment à plein temps, contre le président de la République.

Quand on baisse le nombre de fonctionnaires de police dans les zones sensibles, quand on supprime la police de proximité, quand disparaissent les moyens alloués aux associations chargées de faire de la prévention dans les quartiers difficiles, on rend plus difficile le retour à la paix civile. Parce qu’aujourd’hui, la première exigence que nous devons avoir c’est le retour de la paix républicaine dans ces quartiers.

Trois mesures d’urgence doivent être prises immédiatement.

- la remise en place de 50 000 emplois jeunes

- la reconstitution des financements des associations de quartiers supprimées depuis 3 ans

- le vote dans les 3 mois d’un service civique de solidarité de six mois ou un an pour tous les jeunes

Pour financer ces mesures, je propose un moratoire fiscal renonçant à ce qui est prévu dans le budget pour la baisse de l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune.

Ces mesures immédiates doivent s’accompagner d’une action de plus long terme autour de quatre axes.

- un débat à l'Assemblée nationale sur la doctrine d'emploi des forces policières pour mettre fin à la guerre des religions entre la police de proximité et la police d'intervention. A l’issue de ce débat les effectifs de police doivent être rétablis dans les quartiers.

- la mise en place d’instructions précises pour cesser les pratiques discriminatoires dans le recrutement de la fonction publique.

- des mesures d'urgence en matière de logement.

- la concentration des moyens sur les écoles de ces quartiers.

Enfin, je demande au gouvernement de réunir les sociétés d’assurance afin que les personnes victimes de l’incendie de leur voiture puissent être indemnisées au plus vite.

dsk

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Dernière minute :

Dominique Strauss-Kahn était l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL ce lundi 07/11

31 octobre 2005

Connaissance de l'Est

Avez-vous déjà visité la Chine ? Comme certains d’entre vous le savent sans doute, je m’y suis rendu la semaine dernière, à l’invitation du Parti communiste chinois. Evidemment, les images devenues classiques sautent aux yeux : le développement côtier y est phénoménal, les immeubles poussent en une nuit, les chantiers ne s’arrêtent jamais, les routes sont toujours bondées…

La Chine s’éveille – et quel réveil ! – et on ne peut que se réjouir que 1300 millions d’hommes et de femmes accèdent enfin au développement. Loin de tomber dans l’emphase ou dans l’alarmisme, cette visite a été l’occasion de faire un point d’étape. Car ce développement pose aussi des problèmes aigus. Daniel Cohen le résume en une formule : la mondialisation, c’est l’entrée de la Chine – et de l’Inde – dans le monde globalisé. Richard Freeman en quelques chiffres : doublement de la masse de travail internationale disponible, passage de 1,5 à 3 mds de travailleurs – et donc division par deux du rapport capital/travail.

En 1997, on parlait partout de mondialisation ; aujourd’hui, on en voit les effets : inégalités, chômage des travailleurs peu qualifiés, délocalisations. Mais l’évolution de la Chine pèse aussi – et peut-être surtout – sur les pays du Sud. Prenez l’exemple du textile. La levée des quotas en provenance de Chine, début 2005, a eu peu d’impact sur les importations françaises : elles n’ont pratiquement pas augmenté. En revanche, elles se sont fortement recomposées : la Chine y a supplanté la Pologne, le Maghreb, Maurice… Les Chinois n’ont donc rien à gagner dans une guérilla commerciale avec la France ou l’Europe. Et ils le savent – ma rencontre avec Hung Ju Wang, le Vice-Premier ministre, n’a pu que me conforter dans cette analyse.

Aussi que faire pour défendre nos intérêts ?

D’abord, aller en Chine discuter avec les Chinois – et c’est ce que j’ai fait. Ce voyage fut l’occasion de présenter la traduction en chinois de mon livre, Lettre ouverte aux enfants de l’Europe, devant les étudiants de l’Université de Quinghua. Leur accueil et leur enthousiasme prouvent que la France reste un référent incontourné, que l’Europe peut devenir un modèle incontournable.

Ensuite, gérer au mieux la transition, c’est-à-dire la transformation de la Chine en pays développé. Les droits de l’Homme sont une des clés de cette transition. Avec eux, la démocratie – politique et sociale – permettra la montée en régime plus rapide des salaires, des droits sociaux, des règles de droit comme la propriété intellectuelle. La transition en sera d’autant mieux maîtrisée. Les droits de l’Homme en Chine ne sont pas simplement un impératif moral ou un objectif stratégique. Ils sont aussi un enjeu économique fondamental.

dsk

28 octobre 2005

Rencontre des groupes LGBT socialistes européens

Bonjour,

j'intervenais aujourd'hui, à l'invitation d'HES, lors de la rencontre des groupes LGBT socialistes européens.

Voici le texte de mon discours

. Je tenais aussi à saluer la qalité de l'organisation de cette manifestation et la réussite d'HES, qui a réussi a réunir des intervenants de toute l'Europe : continuez! dsk

21 octobre 2005

L'exception culturelle reconnue par l'UNESCO !

Jeudi, à Paris, l'UNESCO a adopté la convention 
"sur la
protection et la promotion de la diversité
des expressions
culturelles".


C'est un évènement majeur qui montre que,
à une écrasante majorité (148 sur 154), les Etats
de tous les continents reconnaissent la place
particulière des
biens culturels, qui ne sont pas
des produits comme les autres.
Ce succès est
un succès européen, mais pas
seulement :
plusieurs pays d'Amérique, dont le Canada, ou

d'Afrique et d'Asie, se sont engagés. La
négociationa
pris plusieurs années et je veux
rappeler que Lionel Jospin avait
montré la voie
en refusant, en 1997, l'Accord Multilatéral
sur
les Investissements (AMI) dans le cadre de
l'OMC : mettant en jeu
des racines, des
traditions, des manières de penser
différentes,
le maintien de la diversité est un enjeu de
taille,
qui, contrairement à ce que dit Washington,
n'a rien
à voir avec le protectionnisme. On peut
aimer les "blockbusters"
américains, ce qui
est plutôt mon cas, et vouloir conserver dans
le même temps une place au cinéma
indépendant, notamment
européen, et aux
aides publiques qui le soutiennent. Le même

raisonnement s'applique à la politique du prix
du livre, qui a
permis le maintien d'une édition
de qualité, ou au spectacle vivant.


Il faut maintenant passer à la mise en oeuvre
de cette
convention, pour que sa valeur
juridique soit rapidement reconnue, y
compris
dans ses dimensions commerciales.


Pour moi, cet évènement de politique
internationale n'est pas
sans lien avec le
plaisir que j'ai pu prendre ces derniers temps
au
cinéma, par exemple en voyant
"Gabrielle" de Patrice Chéreau.

Je souhaite que, grâce à cette
convention, nous
puissions continuer à voir des films
français et
européens de cette qualité.
 

dsk
 

19 octobre 2005

Appel à l'insurrection des consciences

Chers amis bloggeurs,

Je souhaite relayer sur mon blog un appel qui me tient particulièrement à cœur. Face à la situation moralement et humainement inacceptable dans laquelle vivent des milliers de sans-papiers et leurs familles en France, j’ai décidé d’apporter mon soutien à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme en signant « l’Appel à l’insurrection des consciences ».

Vous trouverez ci-dessous le texte que je vous invite à diffuser largement autour de vous. L’homme de gauche que je suis ne peut être qu’indigné par l’attitude du gouvernement actuel, et notamment de son ministre de l’intérieur, qui veut « faire du chiffre » avec la détresse humaine. Les valeurs humanistes qui fondent mon engagement politique sont foulées au pied, et pas seulement dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Je ne peux donc rester silencieux. Signez et faites circuler cette pétition citoyenne qui porte haut les valeurs de notre République.

dsk

Pour une autre politique de l’immigration

Appel à l’insurrection des consciences

Des hommes, des femmes, des enfants sont aujourd’hui pourchassés, traqués, empêchés de vivre. Ce sont les sans-papiers, fuyant misère et dictatures souvent au péril de leur vie, victimes de réseaux mafieux qui vivent de la fermeture de nos frontières. Leur seul tort est de vouloir vivre à toute force et de construire un avenir meilleur pour leurs enfants.

Le gouvernement les transforme aujourd’hui en gibier et en boucs émissaires des maux de la société française. A l’arbitraire de la loi s’ajoute celui des pratiques administratives sous la pression d’une « politique du chiffre » ignorant toute humanité. Les drames deviennent quotidiens. Voir ses enfants arrêtés en classe comme appâts, en être séparés arbitrairement ; ne pouvoir se soigner décemment, se loger qu’entre des murs suintant la misère, parfois y laisser sa vie et celle de ses gosses ; se faire exploiter par des négriers sous l’œil complaisant des pouvoirs publics ; avoir la peur au ventre à chaque mouvement, la rue devenant un espace d’insécurité légale : c’est la vie quotidienne de dizaines de milliers de personnes dans la France de 2005.

Toutes les déclarations martiales n’y changeront rien. Et les étrangers en situation régulière sont victimes du même ostracisme, associés insidieusement au terrorisme et à la délinquance. Puis les Français qui leur ressemblent subissent les mêmes avanies, les mêmes violences policières. Enfin, tous les habitants de France sont fichés parce que simplement ils accueillent parents ou amis. Cette politique porteuse de désespoir, de haine, et de xénophobie semble être tolérée même de ceux qui, par leur histoire ou leurs principes, devraient y être les plus opposés. Elle est indigne des principes qui fondent une démocratie, elle est le contraire de la France que nous aimons et de l’Europe que nous voulons.

Nous n’admettons plus que ces souffrances s’étalent dans nos villes, sur nos trottoirs ou dans nos écoles. Nous ne supportons plus que des enfants soient embastillés, séparés de leurs parents, expulsés de l’école. Nous sommes révulsés de voir que des familles ont brûlé parce que leurs logements étaient dangereux et qu’on ne voulait pas les reloger. Il est intolérable que celles et ceux qui portent assistance aux plus faibles soient à leur tour menacés. Ce sont nos libertés à tous qui, de proche en proche, sont aujourd’hui en danger.

Nous trahirions nos principes et nos consciences si nous restions silencieux. Nous savons que tout n’est pas simple et que nul ne détient de solutions magiques. Mais nous avons vu l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal procéder à des régularisations massives sans être en butte à cette invasion dont tant de politiciens attisent le fantasme. Et la politique qui conduit notre pays – dans une logique qui est elle aussi celle, aussi irréaliste qu’insupportable d’une Europe forteresse – à un tel mépris des droits les plus élémentaires de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, n’est pas acceptable.

Nous refusons d’en être complices. Nous appelons, d’ores et déjà, à un moratoire contre toutes les expulsions. Nous en appelons à un large débat démocratique pour construire une autre politique fondée sur le respect des droits et des libertés de tous et qui fasse de l’immigré non pas un objet de rejet mais un sujet de droit et de dignité.

Pour signer l’appel de la Ligue des Droits de l’Homme

Envoyez un mail à

communication@ldh-france.org

ou par courrier

Ligue des Droits de l’Homme - Service communication -

138 rue Marcadet 75018 Paris

Fax 01 42 55 51 21-Tel 01 56 55 51 00

22 août 2005

Pour un nouveau compromis français

Bonjour à tous,

quelques jours avant la rentrée politique et l'Université d'été du Parti socialiste, j'ai répondu aux questions de l'Express, dans une interview parue ce matin.

Au programme : référendum européen, congrès socialiste du Mans, explosion du prix du pétrole, questions fiscales...

J'espère avoir l'occasion de poursuivre ces discussions dès vendredi à la Rochelle avec ceux d'entre vous qui feront le déplacement!

dsk

27 juillet 2005

De la lecture avant la pause...

De passage sur le blog, et avant de repartir jusqu'aux environs du 15 août, je poste plusieurs documents qui devraient vous intéresser.

D'abord, la contribution que j'ai rédigée en vue du congrès du Mans avec François Hollande, Martine Aubry, Jack Lang et quelques autres. Elle s'intitule "Volonté, vérité et unité". Vous la trouverez ici : Volonté, vérité et unité.pdf

Je vous signale aussi deux autres contributions. Le premier texte, "Vérités européennes", est signé notamment de Pierre Moscovici et concerne les leçons que l'on doit tirer du 29 mai (Contribution thématique, Vérités Européennes ). Le second est une contribution générale ambitieuse de jeunes politiques qui me sont proches, et qui tente une redéfinition idéologique de notre socialisme (Contribution générale, pour un Réformisme Radical ).

Un dernier mot pour solliciter votre indulgence quant à l'animation actuelle du blog. L'équipe est en format réduit en ce moment ! A tous, bonnes vacances et rendez-vous après le 15 août.

dsk

08 juin 2005

Demain, levé tôt et couché tard

Bonjour à toutes et à tous,

Ce post pour vous dire que je serai jeudi matin à 7h50 l'invité de RTL - Matin , où je répondrai aux questions de Jean-Michel Apathie.

Par ailleurs, jeudi soir à partir de 20h55, je participerai - avec d'autres - à l'émission 100 minutes pour comprendre, sur France 2. Le thème général retenu, "Et maintenant, quels changements ?", permettra de revenir sur la campagne du référendum pour en faire le bilan, mais surtout de nous tourner vers l'avenir: quelles perspectives pour la France et pour l'Europe après le "non" ? - telle est la question essentielle à laquelle il nous faut répondre aujourd'hui.

D'avance merci pour vos commentaires et réactions. Mais en fait, je sais qu'il n'y a nul besoin de vous y inviter pour que vous vous exprimiez en nombre sur ce blog ! ;-)

dsk

24 mai 2005

Derniers rendez-vous

Bonjour à tous,

encore cinq jours avant le vote! Je tenais à vous signaler deux rendez-vous, où j'invite tous les indécis à se rendre :

Le Rassemblement pour le OUI, qui aura lieu le 25 mai (gymnase Jean Jaurès, 87 avenue Jean Jaurès, Paris 19ème), à partir de 19h30, et le grand meeting de clotûre, le 27 mai à Toulouse à partir de 19h (Salle Diagora Congrès). Gerhard Schröder sera à mes côtés à Toulouse. En simultané, un duplex sera organisé avec le meeting de Lille- au Zénith à 19h, qui réunira Martine Aubry (dont le club de réflexion vient d'ouvrir un site : www.reformer.fr), Pierre Mauroy, Jack Lang, François Hollande, José Luis Zapatero et Elio di Rupo.

J'espère vous y voir!

J'en profite pour souhaiter une bonne fin de campagne à tous les militants, dont j'ai pu observer la constance dans l'engagement et la détermination aux quatre coins du pays. Si la campagne aura été aussi animée, c'est aussi grâce à vous. La participation au scrutin s'annonce d'ores et déjà élevée, avec un nombre de procurations établies par les mairies au dessus de la moyenne. Je compte sur vous pour que la mobilisation se fasse autour du OUI!

dsk

12 mai 2005

Référendum : et l'Outre-mer?

Bonjour à tous, comme vous le savez, le site www.leouidedsk.net est ouvert : vous pouvez y visionner le film "l'Europe sociale passe par le oui", qui est également disponible en DVD au prix de 3€ (FNAC, Virgin, Relay, kiosques à journaux NMPP...).

Dvd_2

Comme l'auront fait remarquer certains lecteurs de ce blog, la question de l'outre-mer n'est pas abordée dans ce DVD. J'ai récemment participé à une série de réunions outre-mer, dans le cadre de la campagne bien sûr,  et je voudrais partager avec vous quelques impressions.

L'Europe est une chance pour l'Outre-mer, comme l'ont parfaitement compris de nombreux élus d'importance, à l'image de Victorin Lurel (en photo plus bas), président du conseil régional de Guadeloupe brillamment élu l'an dernier. Les fonds structurels dans nos quatre DOM - qui font partie des régions ultra-périphériques de l'Europe (R.U.P.), avec les Açores, Madère et les Canaries - jouent un rôle déterminant dans l'investissement public, pour les routes, les écoles, les logements ou les hôpitaux, dans la défense de certains atouts de ces départements -et je pense aux aides accordées à nos producteurs de bananes -  et aussi dans la consolidation d'une forme de « continuité territoriale», par exemple pour les aides aux transports aériens. Pour les autres territoires et collectivités qui composent notre Outre-mer, que l'on appelle P.T.O.M , un régime particulier d'association à l'Europe leur permet de bénéficier de certains avantages (par exemple en matière commerciale) sans supporter toutes les contraintes (les Européens n'ont ainsi pas un droit illimité à s'établir et à acheter des propriétés dans les PTOM).

Au cours de ces réunions, j'ai essayé de montrer que, contrairement à ce que l'on entend ici ou là, le traité constitutionnel, loin d'affaiblir l'Outre-mer, le renforce.

Premier point, on dit que les mesures spécifiques prévues dans les textes antérieurs (le fameux article 299- 2 du traité instituant la Communauté européenne) ne seraient plus possibles. Si c'était vrai, ce serait effectivement gravissime. Mais c'est parfaitement inexact !
L'article III-424 du traité reprend au contraire mot pour mot les dispositions actuelles, en consacrant l'appellation de «régions-ultrapériphériques », qui ne figure pas dans le traité actuel.
Ainsi, il reconnaît la particularité très forte de la situation de nos départements d'outre-mer, leur éloignement, l'insularité (pour trois d'entre eux au moins), leur faible superficie, le relief, le climat et leur dépendance économique vis-à-vis d'un petit nombre de produits. Il admet une adaptation des règles en vigueur partout ailleurs, en matière de règles douanières et fiscales (on pense à l'octroi de mer) ou de politique agricole et de pêche. Il améliore même le traité actuel : en
effet, les aides publiques au titre de la solidarité sont confortées, par exemple pour favoriser le développement économique (article III-167), ce qui ne serait pas le cas si on gardait les textes actuels !

Deuxième point, le traité dégraderait le statut de nos départements et collectivités d'outre-mer, qui « pourraient à tout moment être exclues de l'Europe » (sic). Lisons le traité et comparons le avec l'état actuel des textes :

- nos quatre départements d'outre-mer figurent, chacun, nominativement dans l'article III-424 du traité constitutionnel. L'actuel article 299-2, lui, parle de DOM, en tant que catégorie juridique. Le traité permet ainsi aux collectivités de changer de statut, tout en restant une région ultra-périphérique et donc en bénéficiant des fonds structurels. Ceux qui sont attachés à la version antérieure des textes refusent en réalité toute évolution de la décentralisation outre-mer.
Voilà un faux-semblant démasqué ! Ne cédons pas à la paranoïa d'un «lâchage de l'outre-mer » là où il n'y a au contraire que la reconnaissance de l'identité individuelle de chacun de nos DOM.

- deuxième exemple, la collectivité de Mayotte pourra plus facilement devenir elle aussi une région ultra-périphérique et accéder aux fonds structurels, le jour où elle deviendra un DOM : dans l'état actuel des textes, il ne faut rien moins que modifier les traités. Avec le traité constitutionnel, une décision du conseil européen suffira et nos partenaires européens se sont déjà politiquement engagés à l'approuver. De fait, les élus de Mayotte ont massivement invité à voter oui.

En définitive, je pense que pour l'Outre-mer aussi, la Constitution européenne est une chance et ne comprend que des avancées et aucun recul. Nos outre-mers ont des opportunités et des qualités de jeunesse et de dynamisme, extraordinaires à faire valoir. Pour elles aussi, il faut avancer.

dsk

Photo prise lors de ma visite en Guadeloupe

Lurel_4

Plus récemment, j'étais à la Réunion.

Reunion_2

Extraits du DVD

Introduction Oui au Oui et Non au Non (1 Mo)

Le progrès social (2,5 Mo)

Une démocratie (3 Mo)

Voter non? (1,8 Mo)

non argument 1 : Un traité trop libéral (3,8 Mo)

non argument 2 : Gravé dans le marbre (2,8 Mo)

non argument 3 : Voter avec Chirac (2,9 Mo)

non argument 4 : La laïcité (1,5 Mo)

non argument 5 : Revenir sur l'avortement (2,8 Mo)

non argument 6 : Soumission à l'Otan (1,9 Mo)

non argument 7 : Provoquer un électrochoc (3,8 Mo)

Retrouvez l'intégralité des vidéos sur le DVD et sur www.leouidedsk.net

03 mai 2005

Commentaires sur l'Europe : du 3 au 12 mai.

28 avril 2005

Commentaires sur le DVD

Retrouvez les premiers commentaires sur le DVD "l'Europe sociale passe par le oui" et le site www.leouidedsk.net

27 avril 2005

Le oui peut encore gagner!

Comme je vous l'annonçais hier, j'ai réalisé un DVD : "l'Europe sociale passe par le oui".

Vous pourrez le consulter gratuitement dès jeudi 28 avril à 12h sur le site www.leouidedsk.net

dsk

26 avril 2005

Traité constitutionnel : sortie du DVD l'Europe sociale passe par le oui.

Bonjour à tous,

comme vous le savez, nous avons rendez-vous le 29 mai pour décider de l'avenir de l'Europe. C'est une décision lourde de conséquences, qui mérite un effort important de pédagogie et d'explication. Ni le sujet ni le texte ne sont simples d'approche, mais ils méritent mieux que des analyses expéditives. On me dit souvent que ce texte est trop compliqué et qu'il faut voter non pour protester contre cette difficulté. Je ne me résous pas à cette solution à l'emporte-pièce et c'est pourquoi j'ai souhaité réaliser un DVD, dans lequel j'explique en détail les raisons qui m'incitent à voter oui. Pourquoi le choix de ce support? Dans les meetings auxquels je participe, il est difficile de toucher plus de mille personnes d'un coup, et même en faisant près de cinquante déplacements en deux mois, comme mon programme le prévoit, je ne me serai finalement adressé qu'à cinquante mille personnes. C'est beaucoup mais ce n'est pas suffisant pour faire pencher la balance! Ce qui n'est pas suffisant non plus, ce sont les cinq minutes dont on peut disposer à la télévision pour expliquer ce texte, détailler ses arguments et développer une vision suffisamment large des enjeux européens. Je me suis donc prêté à ce nouvel exercice, en espérant qu'il permettra au plus grand nombre de se faire une opinion. Vous pourrez également consulter ce DVD gratuitement sur un nouveau site internet (http://www.leouidedsk.net ), qui sera ouvert jeudi 28 avril à 12h00*.

Que trouver dans ce film?

Il m'a semblé important d'expliquer d'abord ce que ce texte nous apportera concrètement. De nombreuses avancées sociales sont contenues dans ce traité, avec la constitutionnalisation de la charte des droits fondamentaux, qui aura ainsi une force juridique contraignante dans les domaines de compétence de l'Union. Mais nous aurons aussi une Europe plus démocratique et plus transparente, grâce à un parlement européen aux pouvoirs renforcés, un président de la Commission issu de la majorité politique du parlement et un président du Conseil européen stable, élu pour deux ans et demi. Enfin, le traité constitutionnel rendra la politique étrangère européenne plus efficace. L'Europe verra sa place dans le Monde renforcée, en parlant d'une seule voix sur la scène internationale, grâce à un ministre des affaires étrangères commun. En outre, la place de la France sera également plus importante en Europe, avec des droits de vote au Conseil européen qui passeront de 9 à 13%.

Les partisans du non ayant fait preuve, il faut le leur reconnaître, d'une grande créativité pour inventer des arguments divers et variés, il m'a paru souhaitable d'en réfuter les plus courants en répondant aux questions suivantes : ce traité est-il libéral? Menace-t-il le droit à l'avortement, la loi sur la laïcité française? Est-il gravé dans le marbre et peut-on le renégocier? Quel est le lien entre ce traité et la directive Bolkestein ou encore avec l'adhésion possible de la Turquie? Je comprends toutes les peurs que peuvent soulever ces interrogations, raison pour laquelle j'ai essayé d'y répondre. Enfin, la construction européenne ne s'arrêtera pas, quoiqu'il arrive, le 29 mai. Il faudra nous remettre au travail et proposer de nouvelles avancées pour construire une Europe plus moderne et plus solidaire.

La dernière partie du film est donc consacrée au projet européen et aux étapes à venir. J'espère que vous apprécierez ce film, à très bientôt,

dsk

*Le DVD, d'une durée de 35 minutes, est également vendu 3 euros dans la plupart des points de vente habituels.

12 avril 2005

Du Japon aux Antilles...

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Bonjour à toutes et à tous,

Pas de post ces derniers jours pour une raison simple : j’étais en déplacement en Martinique et à la Guadeloupe pour défendre le « oui » au traité constitutionnel. Je n’ai pas eu le temps, à mon grand regret, de profiter de mon séjour là-bas pour faire trempette… ! Le programme fut très chargé et les rencontres nombreuses.

Je vous livre aujourd’hui un post sur mon intervention la semaine dernière au Japon.

A l'invitation du 21st Century Public Policy Institute du Japon, et en tant que Président de la Délégation Européenne du « Trade and Poverty Forum », je me suis rendu du 1er au 4 avril à Nagoya pour participer à la réunion plénière des six délégations de cette mission internationale (Europe, USA, Japon, Afrique du Sud, Inde et Brésil).

Celle-ci a réuni pays en développement et pays industrialisés, dans l'objectif d'œuvrer à la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde, et cela dans le cadre du Cycle de Développement de Doha. Son Excellence Nobutaka Machimura, Ministre des Affaires étrangères du Japon, a honoré cette réunion de sa présence.

Le « Trade and Poverty Forum » lancé par le German Marshall Fund des Etats-Unis, avec le soutien en Europe de la Fondation du Roi Baudoin, rassemble parlementaires, ONG, chefs d'entreprise et personnalités politiques d'Afrique du Sud, d'Inde, du Brésil ainsi que des Etats-Unis, du Japon et d'Europe. Créé en 2002, ce Forum a pour mission de permettre le bon accomplissement du Cycle de Développement de Doha et s'attache à effectuer des propositions concrètes pour que les échanges commerciaux soient mis au service de la réduction de la pauvreté dans le monde.

Différentes propositions ont déjà été présentées pour permettre, par exemple, la mise à disposition de vaccins pour les pays pauvres ou d'infrastructures permettant un meilleur accès à l'eau potable, notamment par la réduction des gaspillages dans les pays développés. La réunion plénière de Nagoya doit conduire au lancement d'un appel à la multiplication des actions car la lutte contre la pauvreté ne peut attendre. La corrélation entre la pauvreté, les échanges commerciaux et l'environnement a d’ailleurs été l'un des principaux sujets de travail de la rencontre de Nagoya, qui s'insère dans la thématique du "développement durable" de l'Exposition Universelle d'Aishi.

Pour changer du débat sur le traité constitutionnel ;-), j'ai pensé que vous pourriez m'apporter vos avis sur l'aide au développement et la lutte contre la pauvreté.

dsk

06 avril 2005

Un vrai scandale humain et urbain

J'ai répondu ce matin à une interview publiée ce jour dans Libération sur les problèmes de logement, et plus particulièrement sur la vente à la découpe. C'est une question essentielle pour beaucoup de Français et révélatrice de l'ampleur des inégalités qui croissent dans notre pays.

C'est pour cette raison que j'ai souhaité que la question du logement soit au coeur du projet socialiste pour 2007. Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jacques Donzelot animent d'ailleurs un groupe de réflexion au sein d'A gauche, en Europe sur ce thème.

J'attends, comme d'habitude, vos nombreux commentaires sur cette question, ainsi que vos témoignages .